Voici la deuxième partie du chapitre qui j'espère vous plaira. Bon week-end !
Une minute plus tard. Harry chassa ses pensées à la vue du transplanage de Rita Skeeter en compagnie de son confrère mais aussi d'une vingtaine d'aurors mongols vêtus de leurs uniformes autour de Pansy. Ron se précipita aussitôt sur la sorcière qui sourit à sa vue et se détendit légèrement mais lui confessa son inquiétude. Le Gryffondor la rassura de son mieux puis tenta de la distraire en la complimentant sur son élégance. Effectivement, la jeune femme resplendissait dans sa robe qui sans être moulante, mettait particulièrement en valeur la finesse de sa taille. Toutefois, le discours de Ron fut interrompu par un second transplanage où Odval fit son apparition en compagnie des quatre enfants. Pansy surprise s'approcha de sa famille puis sa grand-mère affirma ne pas pouvoir rester à la Ger pendant son procès et les petits garçons insistèrent pour venir également. La maman voulut aussitôt les renvoyer mais Toorj lui montra la terreur des enfants avant de la convaincre de les laisser rester après lui avoir promis de les porter aussitôt dehors si l'audience semblait choquante.
Ensuite, Roger Davies s'approcha et demanda à Pansy de lui remettre sa baguette. Toorj méfiant intervint aussitôt en affirmant la garder lui-même mais son homologue britannique insista pour l'obtenir. Le Mongole vexé demanda aussitôt à l'Anglais si son statut d'auror ne garantissait pas son honnêteté à ses yeux. Devant le risque de provoquer une crise diplomatique, Harry proposa à Pansy de veiller sur sa baguette durant le procès. La jeune femme inquiète accepta, néanmoins, son visage anxieux révéla parfaitement sa préoccupation.
Roger Davies vexé par l'attitude de son supérieur ne dit rien mais fit apparaitre des chaines et des boulets avant de s'adresser à Pansy :
« _ Tendez vos mains et vos chevilles ! Ordonna-t-il.
- Vous voulez m'enchainer ? Interrogea Pansy abasourdie.
- Non mais ça va pas, elle comparait volontairement en tant que personne libre et non comme une criminelle ! S'insurgea Ron.
- C'est la loi : si vous refusez de vous y soumettre, vous serez poursuivie pour refus d'obtempérer mais également outrage à un agent. Menaça Davies sans se soucier de la stupéfaction d'Harry, des protestations virulentes de Ron ou des clameurs désapprobatrices des Mongols furieux.
- S'il vous plait, ne me mettez pas les chaines encore une fois, c'est vraiment un douloureux souvenir pour moi. Tenta d'implorer Pansy paniquée.
- Il n'a jamais été question de chaines ou de boulets durant les accords établis entre nos deux Ministères. Si vous insistez à tenter d'humilier ainsi la citoyenne mongole Pansy Panshriij, nous la ramenons tout de suite en Mongolie. Enfin, ce n'est pas elle qui sera poursuivie mais vous face au Magenmagot mongol pour mauvais traitements envers une citoyenne de notre pays. Menaça Toorj avant de positionner Pansy derrière lui puis ses confrères mongols les entourèrent aussitôt.
- Je ne fais qu'appliquer la loi : or, Miss Panshriij est à présent sur le sol britannique où les aurors Mongols n'ont aucune juridiction. Rétorqua fermement Davies.
- Détrompez-vous, nous avons non seulement obtenu l'autorisation de suivre le procès mais aussi d'intervenir si la sécurité de Miss Panshriij nous semble remise en cause. Votre gouvernement a également donné au mien la garantie d'un traitement digne et juste pour notre compatriote ou encore la possibilité de la ramener immédiatement en Mongolie sans autre forme de procès si nous jugeons la situation malsaine. De plus, elle ne peut être ni emprisonnée, ni retenue en Grande-Bretagne contre son gré et pourra repartir chez elle en Mongolie à la fin du procès quelque soit le verdict. Triompha Toorj avant de montrer l'injonction dûment signée par le Service de Coopération de la magie mais surtout le premier ministre du Ministère de la Magie britannique.
- Nous n'en avions pas été informés. Rétorqua sèchement Davies dépité par cette remise en place devant les autres.
- Ce n'est rien Auror, enchainez-moi donc si cela vous rassure. Je vous donne ma parole d'auror réserviste mongol de ne pas m'échapper. Déclara Pansy d'un ton résigné. _ »
L'assistance protesta aussitôt mais Roger ravi se précipita donc sur Pansy sous les flashes des photographes employés par les deux journalistes avant de l'enchainer de son mieux malgré les refus violents des Mongols qui s'en prirent aussitôt aux aurors Britanniques présents. Ces derniers honteux se défendirent de leur mieux puis affirmèrent ne pas cautionner l'initiative de Davies et tentèrent de les calmer pour éviter la rixe générale. En revanche, nul ne songea à retenir Ron qui flanqua son poing dans la figure de Roger sans se soucier des applaudissements des Mongols dont Toorj ou même l'approbation silencieuse des Britanniques.
En revanche, Roger affalé par terre resta un moment abasourdi par la soudaine vivacité du rouquin qui ne s'était jamais rebellé face à Hermione, ni contre lui, même lors de sa demande en mariage en sa présence. Enfin, l'auror contempla son reflet dans un miroir positionné sur le mur et se rassura face à l'absence de traces de coups car il devait absolument être présentable pour les photos de son mariage demain. Il tenta de se relever mais Toorj lui jeta aussitôt un Stupéfix afin de le faire valser dans la pièce pour lui apprendre à respecter les femmes sans susciter la moindre réaction de la part des Britanniques. Ensuite, l'auror, Ron, Harry, Odval et les enfants se précipitèrent sur Pansy qui avait les plus grandes difficultés à marcher à cause du poids des boulets beaucoup trop lourds pour son corps si menu.
Davies surpris se releva puis confessa son incompréhension :
« _ Comment se fait-il qu'elle a autant de difficultés à marcher avec ces boulets aux pieds alors qu'elle les endossait déjà durant sa détention préventive à Azkaban en attendant son jugement ?
- Non mais tu es aveugle espèce de crétin ? Tu ne vois pas la différence entre la musculature de Parkinson la géante et l'ossature menue de Pansy maintenant ? S'emporta Ron.
- Euh… Osa seulement dire l'auror.
- Retires-lui tout de suite ces chaines de malheurs bien trop lourdes et qui risquent de lui briser les os, sinon, je t'en colle un autre pour te convaincre ! Menaça le Gryffondor.
- La ferme toi, tu n'as rien à faire ici et tu cherches seulement à te venger car Hermione t'as quitté pour moi ! Répondit Roger.
- Mais je me fous d'Hermione, c'est de Pansy que je te parle ! Rétorqua Ron tout en essayant de briser les chaines de la jeune femme inquiète face à l'altercation entre les deux hommes.
- Ronald ne t'énerve pas pour moi je t'en prie : c'est le beau-père de tes enfants, tu ne dois pas te brouiller avec lui par ma faute. Tenta-t-elle de l'apaiser.
- Pansy je ne le laisserai certainement pas te briser un membre à cause de sa stupidité. Protesta Ron mais d'un ton plus doux pour s'adresser à la sorcière.
- Ne t'inquiètes pas, je suis persuadée que les Aurors vont m'aider à marcher jusqu'à la salle d'audience.
- Pansy qu'est-ce que tu dis ? Interrogea Ron surpris.
- Ils l'ont déjà fait après ma transformation en 1998 et m'ont conduite dans une salle avec les autres condamnés en attendant notre expulsion. Révéla-t-elle gênée.
- Il n'est pas question que je laisse Davies poser tes sales pattes sur toi encore une fois. C'est moi qui vais te porter aujourd'hui. Affirma Ron avant de la saisir délicatement. _ »
Si le poids léger de Pansy ne le surprit pas, il déplora cependant celui des boulets qui étaient bien trop lourds pour une femme même quand elle détenait encore l'ossature de Parkinson. Harry acquiesça puis ordonna à Roger de lui donner la clé. Davies honteux finit enfin par se rendre compte de la cruauté de ses gestes pour satisfaire la requête d'Hermione désireuse d'humilier Pansy dans l'espoir de la voir refuser de se présenter à son audience après un traitement pareil et rentrer en Mongolie. Ensuite, il contempla la petite asiatique, qui sans être une naine, ne lui arrivait même pas aux épaules et devait peser cinquante kilos au maximum. Il nota aussi les gestes de Ron en train de s'organiser avec Toorj chargé de porter les boulets pour ne pas déséquilibrer la jeune femme à cause du poids de ces choses sur ses chevilles extrêmement fines. Roger se ressaisit puis s'excusa aussitôt pour son zèle avant de s'approcher pour lui défaire toutes les chaines, néanmoins, l'auror n'osa pas regarder la jeune femme dans les yeux après son geste débile. Pansy fut ensuite reposée sur le sol par Ron et se massa doucement les chevilles.
Harry s'excusa aussitôt auprès de Pansy pour les bavures dont elle était victime avant d'affirmer que l'auror Davies devrait répondre de ses actes. Ensuite, il renvoya sèchement le fiancé d'Hermione au bureau des Aurors tout en se promettant de ne jamais plus le laisser s'occuper des Expulsés. Une minute plus tard, il jeta un sort à Pansy afin d'effacer les rougeurs apparues à ses poignets et probablement à ses chevilles également même si les chaussures de la jeune femme ne lui permettaient pas de les entrevoir.
Enfin, il reprit la parole pour s'adresser à la sorcière :
« _ Pansy veux-tu encore te présenter devant le Magenmagot malgré la méchanceté infligée par Davies ?
- Je ne sais plus… Confessa Pansy confuse.
- Je comprends ton refus et je te demande pardon en mon nom ainsi que celui des mes hommes. Affirma Harry.
- Non c'est bon, je vais me présenter quand même. Finit par déclarer Pansy après réflexion.
- Tu en es certaine ? L'interrogea Ron inquiet.
- Oui Ronald, je voudrais enfin clore le chapitre de Poudlard par un deuxième jugement au lieu de continuer à faire des cauchemars les nuits où j'oublie de prendre ma potion sans rêves. Confessa-t-elle._ »
Harry approuva son choix sous les flashes des journalistes ou le regard sérieux des aurors mongols qui entourèrent aussitôt leur amie afin d'éviter un autre geste malveillant de la part de leurs confrères anglais honteux après le geste débile de Davies.
Harry ouvrit aussitôt la marche avant d'inviter les autres à s'engouffrer dans l'ascenseur. Au bout de quelques secondes, ils parvinrent à destination puis Pansy déglutit à la vue de la foule de sorciers amassés devant les portes de la salle. Certes, la jeune femme avait demandé à ce que l'audience soit publique, néanmoins, elle avait espéré trouver les curieux déjà assis dans la salle. Aussi, la vision de tous ces visages pour la plupart curieux ou hostiles pour certains, la mettait mal à l'aise. Toutefois, elle s'efforça de prendre son courage à deux mains et continua de s'avancer. Malheureusement, sa progression fut interrompue par l'irruption d'une vieille femme qui l'accusa de tous ses maux dont la mort de son fils durant la bataille de Poudlard.
Ron, Toorj ou encore Harry voulurent la repousser, néanmoins, Pansy les en empêcha avant d'écouter la complainte de la sorcière :
« _ Mon fils est mort à cause de gens comme toi qui croient à la supériorité des Sangs-purs sur les Moldus ou les sang-mêlés. Vous semez la mort partout ! L'accusa-t-elle.
- Je n'ai jamais fait partie des Mangemorts, ni même des héros contrairement à votre fils. Comment s'appelait-il ? L'interrogea Pansy avec douceur.
- John. Répondit la mère surprise.
- Quel âge avait-il ? Demanda la Serpentarde.
- Il n'avait pas encore fêté ses dix-sept ans et admirait Harry Potter. Continua la mère.
- Votre fils est mort en héros et mérite tout mon respect Madame.
- Mais si des gens comme vous reviennent, la mort de John aura donc été inutile. Protesta faiblement la vieille femme confuse.
- Sa mort ne sera jamais inutile car il a participé à l'effondrement des Mangemorts et à la défaite de Vous-Savez-qui. John restera toujours un héros même après la fin de nos propres existences. Certes, j'aurais préféré le voir avec vous aujourd'hui mais sa mort ne sera jamais vaine et nul n'oubliera son sacrifice, ni le votre.
- Vous le pensez vraiment ? S'enquit la vieille femme surprise par la douceur de cette supposée traîtresse qui tenta de vendre Potter à Voldemort.
- John vivra dans chacun de nous et de nos descendants car son sacrifice a permis notre survie. Par contre, je regrette ma propre lâcheté qui m'incita à me terrer dans mon coin au lieu de me battre également contre Vous-Savez-qui. J'espère que les Poufsouffle se rendent compte de posséder un héros parmi les membres de leur Maison. En revanche, je continue de rêver de ma lâcheté les soirs où j'oublie de boire ma potion sans rêves malgré le pardon d'Harry Potter ou ma tentative de me racheter en tant qu'auror réserviste. Dit Pansy sans se soucier de la stupeur générale._ »
Les deux femmes continuèrent de parler un moment puis Pansy loua encore une fois le courage de John ainsi que sa loyauté digne de la Maison Poufsouffle. Son discours eut le don d'apaiser la mère éplorée qui finit par l'enlacer un moment sans se soucier des flashes des journalistes. Enfin, elle accepta de lâcher l'accusée qui put poursuivre son chemin avant de s'arrêter un instant devant les portes en songeant à son procès précédent vingt ans plus tôt. Toutefois, une pression de Ronald sur sa main la rassura car elle ne serait pas seule cette fois-ci. La jeune femme lui jeta un regard reconnaissant puis se décida à franchir les portes où elle fut assaillie par les Weasley désireux de la soutenir de leur mieux. Au bout d'un moment, Harry pria poliment sa femme ainsi que sa belle-famille de laisser Pansy rejoindre la chaise prévue pour son interrogatoire. La Serpentarde acquiesça et s'y rendit après avoir rassuré ses enfants. Ces derniers s'installèrent avec Odval ainsi que les Weasley sur les bancs les plus proches de leur mère…
Que pensez-vous de cette partie ?
- Comment qualifieriez vous le comportement de Roger ?
- Que pensez-vous de Ron: le coup de poing était-il justifié ?
- Comment trouvez-vous Pansy ?
