Bonsoir tout le monde, comme promis, un nouveau chapitre tout frais.
on remercie les reviews
Elder scroll appartient à Bethesda et les idées de nous. ^^
Chapitre 35 : Bordeciel réveille-toi !
Tout le monde leva les mains en l'air. Encerclé et en quantité inférieur. Runa se mordit les lèvres de rage regardant les elfes avancer vers eux avec leur air suffisant. Comment allait-il pouvoir se sortir de là ? C'était là, bien une question sans réponse et sans solution bénéfique. Elle souhaita néanmoins que les autres troupes puissent s'échapper.
Un des elfes s'avança vers Runa qui était descendu de la charrette pour affronter de face le regard, ceux qui les avait attrapés. Le thalmor passa alors ces doigts sous le menton de Runa avec un air alléché. Runa soutenu son regard mais Sahir fêla de colère et de Rage. Warth et Onmund essayaient de voir dans leur répertoire de magie si un sort pouvait les sortir de ce pétrin sans se faire repérer. Runa fit signe de rien faire, elle avait encore assez de culot pour faire de la politique dans une situation pareil.
- Par ordre de l'ambassadrice. Les chefs dissidents doivent se rendre et leurs compagnons exécutés.
- L'ambassadrice n'a aucun pouvoir exécutif ici. Sur Bordeciel. Il se trouve encore être une province de l'empire. Donc l'ambassadrice n'est qu'ambassadrice. Ce qui se passe ici est une atteinte à l'empire. Donc, c'est vous qui êtes en tort. Avança Runa d'une voix forte et posé.
Les elfes se regardèrent outrée avant de reprendre leurs airs supérieurs.
- Plus pour longtemps. Donc, que Ralof de Rivebois, Gunmard Rudepoing et Fenrir LameduNord sortent de leurs trous et s'avancent. Dommage pour vous jeune fille. Vous serez une des premières à mourir. Je promets une mort assez rapide et douce.
- Oh ! vous m'en voyez ravie. Mais j'ai aussi un cadeau pour vous.
L'elfe qui se trouvait en face de Runa se plia alors deux de douleurs. Personne ne comprit mise à part Sahir. Elle se posa même la main sur le front de consternation conservant malgré tout un petit sourire.
- Elle ne changera jamais.
- De quoi ?
- Elle vient de lui frapper dans l'entrejambe. …. C'est douloureux je crois pour la gente masculine.
La plupart des personnes qui avaient entendu Sahir se mirent à rire à l'incompréhension des elfes. Mais c'était peut-être la dernière fois qu'ils riaient. L'elfe au sol se releva difficilement et sortit son épée. Runa resta de marbre en regardant le sabre sortit.
L'elfe souleva son épée, prêt à transpercer la jeune fille. Dans sa manche, Runa prépara une dague. Elle ne mourrait pas sans combattre.
Un bruit strident fendit alors l'air. Runa reconnu alors le son d'une flèche. Elle tourna les yeux vers la charrette mais personne ne semblait avoir été touché. Elle retourna son regard vers celui qui allait être son bourreau. Ce dernier balbutia quelques mots avant de s'effondrer sur le sol, une flèche d'acier planté dans son dos. Les autres elfes regardèrent la scène avec les sombrages. Les thalmors se préparèrent alors à achever les rebelles lorsqu'une deuxième flèche fendit l'air puis, Runa distingua le bruit d'une trentaine de flèche. Les projectiles se fichèrent toute dans les hauts elfes de manière systématique.
Les sombrages en profitèrent pour reprendre leurs armes et s'attaquer aux elfes restant. Runa prit l'épée que venait de lui lancer Sahir avant de s'élancer contre les elfes et d'attaquer. Qui que soit leur aide, ils leurs devaient une sacrée chandelle.
Après quelques minutes de bataille où les elfes tombèrent sous les coups d'épée et de flèche. Les sombrages cherchèrent qui aurait bien put leurs apporter main forte. Runa s'avança, comprenant que ceux qui les avaient aidés ne pouvaient sortir en raison de leurs identités.
- Quelques soit vos visages ou vos noms, nous aimerions remercier en face ceux qui nous ont sortie d'une piètre situation. Qui que vous soyez, nous serions remplit de honte si nous vous attaquons. Et je précise que le premier qui sort son arme chez les sombrages, je le donne en pâture aux dragons.
- Soit ! nous venons ! dit une voix dans le brouillard.
La plupart des hommes regardèrent les ombres se former avant d'ouvrir grand les yeux de surprise.
Se dressant devant eux se tenait une compagnie de légionnaire de l'empire de Cyrodiil. Ralof soupira avant de relever les bras. Se rappelant vaguement un épisode avec une troupe de sombrages, un guet-apens et une ville nommé Helgen. Runa s'avança alors, sans peur vers la personne qui semblait être le chef au vue de l'uniforme.
- Je suis Runa MarcheOmbre. Chef de cette troupe. Nous vous devons la vie.
- Ex légal Rikke. Je crois que l'on peut se présenter comme déserteur. On les a vus s'installer, on les a contournés avant de les mettre à bas.
- L'empire ne mettra donc pas de sanction aux thalmors, c'est ça ? Pour ce qui s'est passé au haut Hrothgar ?
- Bien deviné jeune fille.
- Si vous cherchez un asile, allé du côté de Vendeaume de ma part, je suis sûre qu'Ulfric vous accueillera de bon cœur.
Ralof avança derrière Runa, lui faisant signe que ce n'était pas sûr. Mais la rougegarde fusilla du regard le nordique qui réintégra sa charrette, comprenant que s'il s'opposait à l'invitation, il finirait en steak pour dragon connaissant la fille de l'ancien empereur. Mais le légal fit un signe de la tête.
- Je ne pense pas que nous intégrerions la rébellion. Nous sommes partis car il n'avait rien d'autre à faire. L'empire ne tient que seulement parce que Bordeciel tient. Mais, si l'empire n'aide pas Bordeciel, alors, le thalmor réussira à prendre le pouvoir.
- … Tant que je n'aurais qu'un souffle de vie. Aucun de ces hauts elfes ne pourra prétendre à dominer sur Tamriel. Dit Runa avec conviction.
- Nous cherchions aussi à sauver un jeune garçon, l'enfant de dragon, même si il était sombrage, il est le seul qui comprenne pourquoi les dragons reviennent. … J'étais peut être une impérial aux yeux de mon peuple, mais je n'en reste pas moins une nordique dans l'âme.
- Je continue à garder ma proposition. A l'heure actuelle, les sombrages se rassemblent pour libérer tous les prisonniers des thalmors. … Une paire de bras en plus est toujours profitable. Même si vous restez neutre par rapport à cette guerre civile. Des gens se font arrêter chez eux voir tuer. Les hommes du jarl ne peuvent être partout. On vient d'en voir les frais, vous ne croyez pas ? et quant au jeune garçon … Fenrir est maintenant en sécurité. Il dort dans la charrette.
Runa présenta en même temps le champ de bataille autour d'eux. Le légal sourit avant de reprendre un sac caché derrière la roche avant de le monter dans la carriole et de continuer à pied avec Runa. Son geste fut imité par les soldats qui l'accompagnaient. La troupe s'en alla loin de la neige sanglante pour un lieu en sécurité.
Ralof faillit étouffer de rire en voyant son ex meilleur ami parmi les déserteurs. Mais il s'arrêta vite de rire en entendant les pas de chevaux arrivant vers eux. Rapidement, les hommes se cachèrent dans la tempête de neige, laissant passer les cavaliers. Une troupe d'impériaux. Oui, ils étaient eux aussi chassé par l'empire et les thalmors. Entre rebelles et déserteur, on peut trouver un point commun sur ce qu'il fallait faire.
Un peu plus tard, profitant du relief rocheux, un camp se monta rapidement, cacher de la route. Runa demanda alors avec les officiers ce qu'il s'était passé pour qu'une trentaine de soldats de l'empire déserte. Rikke soupira avant de prendre la tisane que proposait Sahir. Elle les regarda et commença à parler.
Quelques jours avant, Solitude.
- GENERAL TULIUS ! C'EST UNE ATTEINTE A TOUS CE QUI VIT SUR BORDECIEL ! ET VOUS OSEZ ME DIRE QU'IL FAUT LAISSER PASSER ?
- … Ce n'est pas vraiment les affaires de l'empire. Et l'ambassadrice Elenwen m'a informé qu'il s'agissait seulement d'une arrestation d'adorateur de Talos selon le traité.
- …. ARRESTATION D'ADORATEUR DE TALOS ? ILS ONT ATTAQUE LE HAUT HROTHGAR AINSI QUE FORT-IVAR ! Heureusement que les citoyens ont été sauvés, et ça me fait peine à le dire, PAR LES SOMBRAGES ! s'égosilla la femme.
- Légat Rikke. Un peu de calme. Vous êtes membres de l'empire. Ne prenez pas les actions des rebelles comme de bonnes actions. Et l'ambassadrice m'a annoncé qu'ils avaient attrapé l'un des généraux sombrages. Un certain Fenrir je crois.
- CE FENRIR A-T-IL ETE ARRETE PARCE QU'IL ETAIT UN ADORATEUR DE TALOS OU PARCE QU'IL ETAIT ENFANT DE DRAGON SELON VOUS ?
- Je n'ai que faire de vos superstitions. Ce ne sont que des racontars de vieux nordique qui se donnent de l'importance pour avoir des foules qui les suivent.
La femme redressa son regard vers le général avec effroi, balbutiant des jurons. L'homme semblait plus intéressé par la carte du territoire que par les états d'âme de son légal.
- Je pense qu'Ulfric fait pression sur le jarl Balgruuf. Il serait peut-être temps que nous allions lui demander où vont ces loyautés. … Légal Rikke ?
- … Je demande à me retirer pour le moment dans mes quartiers, général. Dit la femme d'une voix aussi froide que sa terre natale.
- Autorisation accordée. Revenez dans de meilleures conditions d'obéissance et je ne veux plus entendre parler de vendetta contre les thalmors.
La femme sortit de la pièce avant de frapper avec son pied de toutes ces forces dans un casque qui trainait au sol. Ce dernier atterri parmi les hommes se trouvant dans la cours. L'un d'eux s'approcha alors du légal. Elle le regarda noir avant de l'autoriser à poser sa question, sentant que c'était quelque chose d'important pour l'homme.
- Est-ce vrai légal ce qui se raconte en ce moment ? Que le monastère des Grises-Barbes a été attaqué ? … Que l'Enfant de Dragon a été capturé ?
- Oui et oui.
- Il y a-t-il des sanctions contre les thalmors pour avoir brisé un lieu de paix ?
- … Aucunes. Dit la femme d'une voix glaciale mais pas diriger contre l'homme. … Ils ont donné comme excuse d'arrêter des adorateurs de Talos …. Je sens que je vais les donner à bouffer au prochain dragon qui passe.
La femme rentra dans les quartiers des soldats, claquant la porte dans un bruit assourdissant. Les soldats se regardèrent et certain commençaient à paraitre frustré, déconfit. … Comment l'empire peut-il laisser faire ça ? Laissez le thalmor attaquer l'un des lieux de paix les plus sacrés pour Bordeciel ?
On entendit alors dans la cour le bruit d'une décapitation. Tout le monde tourna la tête vers le mannequin qui perdait la sienne. Hadvar rangea son épée avant de partir d'un pas décidé vers la caserne. Plusieurs soldats murmurèrent entre eux.
- Il est furax …. Il respecte plus que tous les grises-barbes. Que le général refuse de donner sanction aux thalmors doivent le mettre …
- En rogne. Voir hors de lui. … ça ne m'étonnerait même pas s'il décidait de déserter. … Les thalmors ont quand même attaqué un des lieux des plus sacrés des nordiques. J'ai beau être rougegarde, je le comprendrais presque si il décidait de rentrer chez lui.
Hadvar rentra dans sa chambre et commença à faire les cents pas. Se demandant s'il devait écouter sa conscience ou les ordres qui lui avaient été donnés. Il plongea dans ces pensées, se souvenant d'Helgen. La bataille, l'immense dragon. Et le coup sur la tête qu'il s'était pris avec Ralof par le jeune Fenrir. Ce dernier leurs ramona les oreilles pendant un très long moment pendant qu'ils sortaient par les souterrains. Malgré le fait qu'ils étaient ennemis, à une époque ils étaient amis. Fenrir se foutait royalement de qui était quoi.
Pour lui, une vie était plus importante qu'une idéologie. Et à l'époque Fenrir avait un sacré coup de poing. Il se souvint par la suite que l'empire l'avait accusé de haute traitrise en aidant les sombrages à sortir. Heureusement qu'il avait gardé contact avec Fenrir mais il fut navré d'apprendre que ce jeune garçon dut entrer dans la rébellion.
Même si ils étaient ennemis, il lui devait la vie.
Et là, on ordonne à tous ceux qui sont natif de Bordeciel de revenir à Solitude. On leur ordonne alors de rester en caserne jusqu'à nouvel ordre. En allant dans l'auberge, le Ragnard Pervers, il entend avec des amis que le haut Hrothgar a été attaqué et que Fenrir LameduNord est porté disparu. Le pire, c'est que ce serait les thalmors. Et maintenant, personne ne voulait rien faire ? Et l'empire demandait de fermer les yeux sur ces actions ? Ralof n'avait pas tort sur un point, l'empire n'a que faire de Bordeciel et de sa culture. Même si il était le seul qui pouvait faire face aux thalmors, s'il ne protégeait même pas les cultures et les vies sur son territoire, alors pourquoi protégeait-il l'empire ? Était-ce seulement dans l'espoir de voir un jour le renouveau de la glorieuse nation qu'avait créé Tiber Septim ?
Il tourna en rond dans la salle, réfléchissant aux options qui s'offrait à lui. Il était quand même un des officiers de l'armée. Il entendit alors les voix dans le dortoir. Il alla dans le couloir pour mieux entendre ce qu'il se disait. Il vit une des portes de dortoir entrouvert avec de la lumière. En regardant dans l'embrasure discrètement, il vit plusieurs soldats faire des sacs, cachant des armes ainsi que des vivres et des vêtements. Ce n'était que des nordiques dans la pièce.
Il entra alors dans la pièce en balançant la porte pour surprendre les différents soldats. Ces derniers sursautèrent et frissonnèrent en voyant Hadvar rentrer dans la pièce, les prenant en flagrant délit de désertion.
- L'un de vous me donnera-t-il la raison de la préparation de ces sacs ?
- …
- J'écoute ? L'un de vous me donnera-t-il une explication ?
- … Non monsieur !
- Je vous demande pardon ?
- Je refuse d'obéir à nouveau à un ordre de l'empire qui laisse ma terre natale aux griffes des elfes. … Je me suis engagé pour défendre ma terre. … Je ne veux pas être celui qui aide à la détruire.
Hadvar regarda quelques instants le jeune nordique qui avait eu le courage de dire ce que tout le monde pensait tout bas. Il ferma les yeux. Lui aussi était rentré dans les armées pour défendre sa terre. Cette dernière était maintenant partager par cette guerre civile et l'empire venait de laisser les droits aux thalmors d'investir le territoire.
- Vous avez deux heures pour préparer une patrouille avec le matériel nécessaire. Prenez toutes vos affaires. C'est un ordre.
- … Hadvar … ?
- Je ne pense pas que vous avez du temps à perdre. Dit une nouvelle voix derrière Hadvar.
Ce dernier se retourna pour voir le Légal Rikke avec un sac sur l'épaule et ces armes accrochés à la hanche. Elle lui fit signe de faire aussi les siennes. Il se dirigea rapidement pour prendre son sac ainsi que toutes ses affaires. Ne laissant rien dans cette salle.
Deux heures plus tard, à la nuit tombée. Rikke ordonna qu'on ouvre les portes de la caserne pour laisser passer la patrouille. Une patrouille d'une trentaine de nordique portant leur matériel comme pour aller faire du camping. Les gardes de la porte les laissèrent partir, pensant avoir affaire à une ronde normale. Quoique la présence du légal était bizarre mais avec des dragons qui se baladaient depuis quelques mois dans le ciel de Bordeciel, une étrangeté en plus ou en moins, ça ne posait pas de problème.
Le lendemain matin, le général Tulius ordonna le rassemblement des troupes pour l'inspection comme chaque matin. Mais il nota l'absence du légal Rikke à ces cotés. Puis, lorsqu'un des officiers arriva pour faire le rapport, il apprit l'absence d'une trentaine de soldats.
- Vous êtes sûr ?
- Oui mon général ! Il manque plusieurs soldats ainsi que deux sous-officiers et un officier supérieur. Hadvar de Rivebois fait partie des absents, monsieur !
- Appelez-moi le légal Rikke !
Le soldat partit dans les appartements des officiers mais revint seul.
- Général, je n'ai pas trouvé le Légal. Elle n'était pas dans ces quartiers. Ni dans la salle d'arme.
- Elle n'est quand même pas partie ?
Un soldat de solitude entendu alors le cri du général. Il avança alors vers l'impérial.
- Si je puis me permettre, hier soir, une patrouille est partie sous les ordres du légal.
Le général s'arrêta quelques instants en regardant le soldat. Il se frotta alors les tempes de colère avant d'exploser.
- JE VOUS DEMANDE PARDON ? PARTIT ? HIER SOIR ? C'EST DE LA DESERTION ! SOLDATS ! J'ORDONNE QUE L'ON ME TROUVE CES DESERTEURS SUR LE CHAMP !
Les soldats commencèrent à se précipiter un peu partout dans la cour pour trouver leurs affaires. Plusieurs soldats parlèrent entre eux.
- Ils sont vraiment partis ?
- … Tu crois quoi ? Qu'ils vont rester de marbre. Le thalmor a attaqué l'un de leurs lieux des plus saints. Un lieu de paix depuis la première ère.
- Ajoute que l'empire ne va pas faire de sanction. … Il met même en avant que c'était dans le cadre du traité de l'or blanc. … Moi aussi, j'aurais craqué et serais partie.
Les soldats hochèrent la tête. Laissant leurs pensées pour leurs camarades qui deviendraient ennemies pour leurs décisions.
Retour en présent.
La troupe arriva devant l'entrée du col de Gelroche. Les soldats préparèrent alors un brancard et le reste s'occupait des sacs et provisions.
- Restez ici, je vais voir si la voie est libre. Annonça Runa en rentrant dans la grotte.
Après quelques instants d'attentes, les soldats virent alors une colonne de feu se profiler depuis l'intérieur de la grotte, manquant de faire griller les poils de Sahir qui était le plus près de l'entrée. Runa ressortit en tirant le cadavre d'un troll des glaces cuit. Ralof se tenait en riant à la barrière de la charrette à la tête que tiraient les ex-soldats impériaux. Hadvar demanda alors à Gunmard.
- Qui est cette femme ?
- … Une des officiers de l'armée sombrage. Une des meilleurs s'y je puis me permettre.
- On ne l'a jamais vu, et elle porte les emblèmes de l'empire.
- C'est propre à sa famille. Si elle veut parler de sa vie, faut lui demander. Moi, je ne dirais plus rien. Pas envie d'être confié à un dragon en tant que doudou. Pour le reste, tout le monde à pour ordre de lui obéir. La seule personne au-dessus d'elle est le jarl Ulfric.
Hadvar resta de marbre à la déclaration et regarda Runa plus attentivement. La présence qu'elle dégageait obligeait l'obéissance. Il avait l'impression de se retrouver face à un jarl ou devant un roi. Fenrir se fit installer dans la civière qui avait été préparée. Rapidement, les carrioles furent en feu et la troupe rentra dans la galerie. Le jour commençait à arriver.
- Runa, il faudra s'arrêter.
- Il existe un tertre de l'autre côté de Gelroche. On peut l'utiliser. Il a été nettoyé par Fenrir et moi il y a un moment.
- La proposition d'Onmund est assez bonne. Nous passerons la journée là-bas. Les soldats risquent de chercher sur les routes. Nous profiterons de la nuit pour rejoindre la maison.
En sortant de la grotte, un squelette se releva et brandit un arc. Mais les soldats éliminèrent le revenant avant de se diriger vers la porte du tertre. Sahir regarda au loin, dans la plaine.
- Des soldats ne sont pas loin. Il faudra rapidement rentrer dans le tertre pour se cacher.
Deux soldats firent sauter la porte avant de laisser s'engouffrer la troupe. Runa rentra la dernière avec Sahir. En refermant la porte, Runa se tourna vers l'entrée et gonfla ces poumons.
- Bex !
La porte se ferma alors hermétiquement. Les soldats impériaux ouvrirent la bouche de surprise. Rikke regarda alors Runa comme cherchant à comprendre.
- Vous êtes bien jeune pour connaitre l'art de la voix.
- Chacun ces secrets. Excusez-moi, je dois m'occuper de Fenrir. Je suis une des rares ici ayant suivi une formation de guérison.
Runa avança alors de la civière pour voir l'état inquiétant de Fenrir. Ce dernier semblait faire une poussée de fièvre. On pouvait même l'entendre délirer. La rougegarde s'assit à côté du brancard et prit un morceau de tissu qu'elle trempa avec sa gourde d'eau pour le mettre sur le front du Nordique. Tout le monde patienta durant la journée. Dormant pour certain, faisant des jeux pour les autres. Runa entendu vaguement le retour du jeu, qu'est-ce que je vois. Mais elle était plus inquiète pour Fenrir que d'y participer.
Vers le début de l'après-midi, elle décida enfin de se lever du chevet du jeune garçon pour se dégourdir les jambes. Elle trouva alors dans un coin de la salle Sahir dormant appuyé contre Onmund. Ce dernier avait entouré de ces bras la khajiit durant son sommeil.
- Ce n'est pas un truc que l'on voit tous les jours. Et dire qu'elle m'asticote en plus …. Elle va voir.
Warth sourit d'amusement en regardant Runa attacher les deux dormeurs avec une corde et mettre un sort runique sur la corde.
- Qu'est-ce que vous faite ?
- Petite vengeance personnelle. Vous n'inquiétez pas. C'est temporaire. Ça va juste empêcher qu'ils puissent se séparer. La corde est, comme qui dirait, collée.
Les soldats et le mage de guerre se mirent à rire comprenant ce qu'il allait suivre lorsque les deux se réveilleraient.
Plus tard, on entendit un hurlement de rage. Sahir, trainant Onmund accroché à elle, débarqua devant Runa qui était en pleine partie de dé contre Ralof et Hadvar.
- RUNNAAAAA !
- …. Je suis occupée Sahir. … Et je gagne la manche avec un double 6. Ralof, Hadvar, vous savez ce qui vous attend. … Vos Septim …. Si vous n'en avez plus, … L'une de vos pièces d'armure.
- Pff. Je joue plus contre elle. Elle me dépouille. Dit Hadvar.
- Dis donc, princesse des dragons … Qui a osé vous apprendre à jouer aussi … Sadiquement ? Demanda Ralof.
- …. Si je vous dis que, mon père, la seule fois qu'il est venu avec moi dans la guilde des voleurs de Cyrodiil. Il a plumé tous les membres de la guilde au dé. Je ne triche pas … J'ai juste la chance des divins. … Je suis même interdite de jouer dans l'enceinte de la guilde des voleurs.
Sahir regarda alors Runa avec supplication. Montrant son poignet accroché à celui d'Onmund. Les deux arborant une jolie teinte cerise. Runa passa alors les doigts sur la corde en murmurant quelques mots avant que cette dernière se délit toute seule.
La rougegarde rejoignit ensuite le chevet de Fenrir. Elle enleva le morceau de tissue qui était sur son front avant de le replonger dans une coupelle d'eau froide. Elle reprit le tissu et le remit sur le front du nordique. Ce dernier semblait paniqué. Faisant un mauvais rêve. Runa entendit alors son nom dans la bouche de Fenrir.
- Runa …. Non … Il va … Il va te … Non …
- Je suis là Fenrir. ….
Elle serra la main du jeune homme et ce dernier referma ses doigts. Puis, il commença à se calmer.
- Runa …. Je … Suis … Désolé … Je n'ai … pas réussi … à te protéger.
- Mais si crétin …. Par contre … Toi t'es en miette. Lorsque tu te réveilleras, tu me promettras de ne plus faire une pareille stupidité. …. Moi aussi, je te protégerais. … Plus de secret. Ma lame sera à tes coté dans tes batailles. Ma voix à ton service et de mon âme, ma vie sera lié à la tienne jusqu'à la chute d'Alduin et de tes ennemis.
Une sorte de lueur naquit alors de la main de Runa et entoura celle de Fenrir. Sahir arriva alors derrière sa camarade.
- Le serment des enfants de Dragon ?
- … Oui. Plus de marche arrière. Plus de fuite. … Je suis une enfant de dragon. Il est un enfant de Dragon. … Nous sommes ceux qui doivent apporter un équilibre dans le monde. … J'ai toujours rejeté mon rôle.
- Il y avait ton frère à l'époque.
Runa regarda alors Sahir comme pour lui faire passer un message. Puis elle baissa la tête.
- Mon frère n'a jamais montré les signes d'être enfant de Dragon. Il ne l'a pas voulu. Lui aussi à rejeter son statue. On était stupide à l'époque lui et moi.
Le soir tomba enfin, permettant de sortir aux soldats. Rapidement, ils partirent vers l'est, longeant la montagne pour arriver sur une petite forêt. Guidé par Onmund, tout le monde arriva devant l'ancienne maison de Fenrir. On mit le blessé dans un lit, laissant le reste de la troupe mettre en place un campement dans l'enceinte de la propriété. Caché par la forêt et par la roche. Personne ne pouvait les trouver sans connaitre le lieu. Et personne ne pouvait prendre la place. Une forteresse naturelle se dressait, protégeant de ces bras la maison et les alentours. Protégeant quelque chose qui valait la peine de se battre.
EEETTTT COUPER ! XD! bon, je vous rassure, la suite arrive d'ici la fin du week end. je vous souhaite un bonne fin de semaine ^^
