Précédemment:

Secouant la tête, Harry repoussa ces vieux souvenirs. Sa voix était calme et sans émotions lorsqu'il dit, "J'ai eu un cintre."

Il ne fit plus jamais confiance à leurs promesses, après ça.

Severus regarda le jeu d'émotions sur le visage de Harry - qui étaient bien moins nombreuses que celles qu'il pouvait voir sur un enfant normal, mais bien plus que ce qu'il s'attendait à trouver sur Harry ; le garçon avait un masque neutre bien meilleur que ceux des gens que Severus connaissait - et il considéra ce que le garçon ne disait pas. Il y avait évidemment beaucoup plus à dire de cette histoire que, 'J'ai eu un cadeau une fois, c'était un cintre.' La pause entre les deux affirmations, déjà, et l'étincelle brillante et brève de tristesse dans ses yeux verts expressifs.

Sans parler de la question qui avait mené à cet aveu. En tant que Directeur de Serpentard, il avait au moins un ou deux enfants qui ne voulaient pas rentrer chez eux pour les vacances, comme Harry ne le voulait évidemment pas. Les raisons qu'ils donnaient étaient presque universelles, ils n'étaient pas désirés chez eux.

La négligence était l'une des formes d'abus les plus sournoises auxquelles il devait faire face, et l'une des plus difficile à combattre chez des enfants qui avaient déjà onze ans lorsqu'ils ont été à sa portée. Le plus gros problème, bien sûr, était que ces enfants subissaient une telle négligence depuis un très jeune âge, si bien qu'ils grandissaient en croyant qu'il n'y avait rien d'anormal dans le traitement qu'ils subissaient chez eux. Parce qu'habituellement ils n'étaient pas battus, c'était plus facile pour ces enfants de croire que leurs vies n'étaient pas si mal, ou que leurs gardiens les traitaient normalement, puisqu'on leur avait appris qu'ils ne méritaient d'attention, de soin ou d'amour par ceux qui étaient censé leur offrir tout ça.

Harry avait tous les signes classiques de ce genre de négligence, mais tandis que la tante et l'oncle ne l'avaient pas maltraité physiquement, apparemment heureux de prétendre qu'il n'existait pas du tout, lorsqu'ils ne lui disaient pas qu'il était inutile ou qu'il ne valait rien, il avait été apparemment maltraité chaque jour par sa limace de cousin et toute sa clique. Le garçon avait vécu le pire des deux mondes.

Par exemple, la simple affirmation de Harry à propos de son seul cadeau de Noël avait appris à Severus bien plus concernant sa vie chez les Moldus que le garçon pourrait se l'imaginer. Severus ne savait pas pourquoi il avait marqué une si longue pause - il y avait beaucoup à dire sur cette histoire, certainement - et il pouvait demander à ce qu'il clarifie et lui explique toute l'histoire s'il le voulait. Il avait toujours une question, après tout.

Mais Harry le regardait directement, soutenant son regard sans honte, à la surprise de Severus. Ce genre de questions à propos de la vie familiale - et ce n'était en aucun cas le premier marché du genre que Severus avait passé avec un Serpentard pour trouver des réponses - résultait habituellement en des têtes baissées et des regards évités. Pourtant, il avait su depuis quelques temps que ce garçon avait moins peur, avait moins conscience de sa propre valeur, que la plupart qu'il avait dû suivre. C'était troublant. A quel point ces gardiens l'avaient détruits pour qu'il puisse garder ce regard neutre et calme à propos de ce souvenir en particulier, cet épisode de sa vie qui aurait fait fondre en larmes la plupart des enfants?

Severus serra les lèvres. Que devait-il demander? Harry ouvrit la bouche, mais avant que le Gamin-Qui-A-Survécu-Pour-L'Interrompre puisse prononcer un mot, Severus dit, "Question suivante."

Comme il l'espérait, le garçon se rassit dans sa chaise, son expression toujours contenue derrière le masque neutre. "Oui, monsieur?"

Severus faillit sourire. Harry était quasiment toujours incroyablement poli. Pas qu'une telle attitude lui aurait fait beaucoup de bien chez sa famille, mais ce genre de manières avait été probablement été inculquées depuis l'enfance. Seul leur absence aurait pu attirer l'attention, et pas une bonne attention. Mais Severus ne sourit pas. A la place, il garda son ton parfaitement égal lorsqu'il dit, "Comment t'entends-tu avec tes camarades de Maison?"

"Tous mes camarades, monsieur?" Ou juste les Première Année?"

"Quel genre de contacts as-tu avec les années supérieures?" Il aurait parié que Harry avait beaucoup plus de relations chez les Serpentard plus âgés que les autres Première Année, à cause du sort auquel il avait survécu alors qu'il avait quinze mois, entre autres.

"Pas beaucoup." Le front du garçon se plissa alors qu'il réfléchissait. "L'équipe de Quidditch... Surtout... "."

Évidemment, Severus savait, puisque Harry avait évité son regard après son hésitation, qu'il se souvenait d'au moins une autre interaction. Mais Severus ne lui arracha pas les vers du nez, et lui fit signe de continuer.

"Je m'entends plutôt pas mal."

Si le Gamin avait cru qu'il s'en sortirait seulement avec ça, il avait dû recevoir un sort de Confusion. "Mais encore?"

"Moi, Teddy et Millicent sommes amis."

"Hmm." Severus avait été surpris de l'apprendre, en fait. Mais depuis, il avait vu les trois étudiants se rapprocher, passant la majorité de leur temps libre et de leurs études ensemble. N'étant pas confiant de nature, il gardait un oeil sur le garçon Nott, pour des raisons évidentes. Il doutait que le fils de Hiram Nott soit inactif - ou, encore moins probable, qu'il aide le Garçon-Qui-A-Envoyé-Le-Seigneur-Des-Ténèbres-En-Enfer alors qu'il vivait et apprenait dans le nid des Serpents. Il n'avait encore rien remarqué d'incriminant mais il n'arrêterait pas de le surveiller. Plus de douze ans d'espionnage l'avait forcé à prendre quelques habitudes.

Tout comme sa promesse de garder le garçon en sécurité.

Comme s'il voyait le doute dans l'expression de Severus, Harry défendit son affirmation avec un "Ils le sont" presque vindicatif. "Teddy m'a aidé à savoir si mes Chocogrenouilles étaient ensorcelées. Et Millie est toujours de mon côté face aux années supérieures.

Severus haussa un sourcil. "Des Chocogrenouilles ensorcelées?"

Sans protester face à la question supplémentaire, Harry sourit timidement. "Eh bien, ils n'étaient pas ensorcelés. C'était gentil, en fait. Hermione - de Gryffondor - m'a donné des Chocogrenouilles lorsque j'étais à l'infirmerie." Un autre regard timide. "Les deux fois. Mais elle n'avait pas signé la carte, donc je n'osais pas les goûter."

Severus hocha la tête, bien qu'il était surpris. Peu d'enfants étaient si suspicieux face à des friandises. Le fait que Harry était si suspicieux l'aurait déprimé, s'il l'avait laissé faire. "Qu'est-ce que tu as fait?" Il s'arrangea pour ajouter une note d'admiration à son intonation, qui faisait souvent des merveilles sur les enfants qui n'avaient quasiment jamais reçu d'éloges de leur vie.

Harry sourit, semblant content. Severus s'empêcha de lui sourire en retour, mais il était heureux d'en voir un sur le garçon ; ils étaient suffisamment rares. "Au début, bien sûr, on a essayé Revelio et Finite Incantatem, , j'en avais déjà entendu parler, mais Teddy m'a appris Ostendo Virum,, celui qui révèle les poisons, et puis un autre pour les sortilèges. On a fait quelques recherches -"

"A la bibliothèque?" interrompit Severus, les yeux écarquillés d'incrédulité moqueuse.

Le sourire du garçon devint insolent. "Oui, monsieur."

"S'il te plaît." Severus agita la main. "Continue."

"Très bien," dit lentement Harry, en une imitation plutôt juste de l'intonation de Severus, et Severus secoua la tête, un sourire s'affichant enfin sur son visage. "Donc, nous avons fait des recherches, monsieur, à la bibliothèque, et puis on a essayé Quiest Vomica, et... " Il lista encore quelques sorts de diagnostic, d'une façon assez enthousiaste, et Severus était légitimement impressionné.

Il décida de le lui dire. "Je suis impressionné par ta rigueur. Tu as fait bien plus que ce que je m'attends de la part d'un première année. Tu as découvert qui avait envoyé les sucreries?"

"Ouais! Euh, je veux dire, oui, monsieur. En éliminant nos propres signatures, on a trouvé la signature magique de celui qui a envoyé les Chocogrenouilles... et parce qu'on avait deux échantillons, on a pu les croiser pour en être sûrs. Puis j'ai vérifié les signatures de quelques personnes que je soupçonnais, et j'ai découvert que c'était 'Mione." Je veux dire, Hermione Granger."

"Les signatures magiques? C'est une partie assez avancée des cours d'enchantement. Je crois que c'est enseigné en Sortilèges en quatrième année."

Le garçon baissa la tête devant le compliment caché. Severus attendit que la tête ébouriffée se relève avant de ramener la conversation à sa question. "Donc, Mr. Nott t'a aidé avec un projet. Tu as dit que Miss Bulstrode t'aide vis à vis de conflits avec les autres élèves..." "."

"Pas des conflits, monsieur. Pas vraiment."

"Non?"

"Non."

"Tu éludes."

"Je quoi?"

"Éludes. Être délibérément ambigu. Il y a eu des conflits, mais tu ne veux pas les admettre, ou t'attarder dessus, peut-être?"

"Eh bien..." Harry fronça légèrement les sourcils, mordillant sa lèvre inférieure. Severus voulait mettre de la potion pimentée sur les lèvres du garçon, pour le sortir de cette mauvaise habitude avant qu'elle ne soit trop implantée. Montrer sa nervosité de façon aussi évidente était contre tout ce qui faisait un Serpentard. Pour le moment, cependant, il fit simplement une note mentale afin de régler le problème plus tard. "Je suppose. Je veux dire, personne ne peut s'entendre avec tout le monde, pas vrai?"

"En effet. Cependant, je pense que tes difficultés ont moins à voir avec le fait de s'entendre avec tout le monde, et plus avec ton histoire et la raison qui se cache derrière ta célébrité." Severus était en train de spéculer, n'ayant rien entendu à propos de problème dans sa Maison, mais il avait une bonne connaissance de la nature humaine, et plus particulièrement celle de ses Serpents.

"Mon histoire... Oh. Vous voulez dire à cause de Voldemort?"

Severus grimaça. "Ne prononce pas ce nom, Potter. Pas en ma présence."

"Je... " Harry fronça les sourcils, puis hocha la tête. "Oui, monsieur."

Inclinant la tête, Severus le pressa, "Des conflits?"

Harry baissa les yeux sur ses mains. "Teddy m'a montré quelques élèves dont les parents étaient alliés avec Vol... euh, avec lui, et je pense qu'il y en a encore quelques uns qui ne m'aiment pas à cause de ça."

Severus ne pouvait qu'imaginer. Mr. Nott détonnait parce qu'il ne semblait pas ressentir de ressentiment de la part de son père. "Quelle forme prend cette inimitié?" demanda-t-il.

"Oh, euh, juste des insultes la plupart du temps. Personne ne m'a jamais battu ou quoi que ce soit."

"Je suis content d'entendre ça."

"Sauf le Professeur Quirrell."

Avec un soupir, Severus hocha la tête. "Je sais. Je fais de mon mieux pour le faire renvoyer, mais je rencontre des obstacles inattendus."

"Comme le Directeur."

Ce n'était pas une question, et Severus fixa le garçon, encore une fois surpris d'à quel point Harry était conscient des difficultés qu'il rencontrait à Pourdlard. "En effet."

Harry hocha solennellement la tête et sa lèvre disparut entre ses dents à nouveau, pour être mastiquée quelques instants. Avant que Severus ne puisse le gronder pour ce comportement, il dit, "Monsieur? Est-ce que c'est le Directeur qui m'a laissé chez les Dursley?"

"Pourquoi cette question?"

Un coin de la bouche du garçon se releva. "Eh bien, je me suis dit, vous posez des question, donc je peux en poser aussi."

"C'était une présomption audacieuse."

"Oui, monsieur." Harry hésita, et Severus soutint son regard. "Est-ce que vous allez y répondre quand même?"

Severus pesa le pour et le contre. Il aurait voulu savoir ce qui avait mené Harry à poser cette question en premier lieu. Pensait-il que le Directeur, en refusant de se débarrasser de Quirrell, ne faisait que continuer de gérer sa sécurité de façon légère, ce qui avait commencé dix ans auparavant, lorsqu'il l'avait laissé sur le porche de ces Moldus? De plus, il voulait savoir ce que Harry ferait avec cette réponse.

"Pourquoi veux-tu savoir?" demanda-t-il encore une fois.

Le coin de la bouche de Harry se leva un peu plus haut, en ce qui pourrait presque être un rictus. "Si je vous disais que je voulais juste savoir qui je dois remercier, vous ne me diriez pas, pas vrai?"

"Peut-être pas." Severus s'appuya sur son bureau, pour ajouter plus de poids à ces mots. "La revanche n'est pas ce que tu dois viser en ce moment."

"Je ne -"

"Écoute!" Il fixa les yeux émeraude du garçon. Harry devait comprendre ça. "Il y a un vieux dicton : La vengeance est un plat qui se mange froid. Tu es en train de te rendre compte que ta vie aurait pu être complètement différente. Entre le Seigneur des Ténèbres, ta famille, et encore quelques facteurs, ce qui aurait pu être une enfance idyllique t'a été brutalement arraché. Tu as souffert, oui. Tu es furieux et frustré et tu veux un coupable."

Alors que Severus continuait, il pouvait voir Harry se tendre. Ses mains devinrent des poings, bien qu'il les gardait sur ses genoux. Ses épaules étaient en train de trembler. Et ses yeux étaient comme du feu grégeois. Oh, oui, les mots de Severus atteignaient leur cible. Il espérait juste pouvoir canaliser le garçon avant qu'il ne fasse quelque chose d'horriblement Gryffondor.

"Dans un tel état," dit-il, avec une intonation basse et claire que son expérience lui avait montré qu'elle hypnotisait presque ses élèves, "ta pensée est biaisée par de telles émotions. Tu feras des erreurs. Ainsi, ta revanche ne sera jamais aussi aboutie ou douce que tu ne le voudrais. Ce n'est pas possible. Tu ne peux pas complètement apprécier les fruits de tes efforts alors que tu es toujours sous l'emprise de ta rage et de ta détresse."

Lorsque Severus marqua une pause pour laisser les mots s'imprimer, Harry hocha lentement la tête. Le feu dans ses yeux se tamisa un peu. "Mais lorsque je... me serai calmé?"

"A ce moment là, tu seras sous contrôle."

Pendant un long moment, Harry soutint le regard de Severus, puis il baissa la tête et fixa ses mains. Sa voix était douce, et vide d'émotions, alors qu'il disait, "Mais j'avais raison. Le Professeur Dumbledore m'a laissé avec eux."

Severus laissa son silence parler pour lui. Puis il soupira. "Pour être honnête, tu n'avais pas d'autre famille. E ton parrain venait d'être emprisonné. Tu n'avais nulle part d'autre où aller."

La tête de Harry se releva brusquement. "J'ai un parrain?!"

Severus s'empêcha de gronder de justesse. "Oui."

Le garçon fronça les sourcils devant l'inimitié dans ce petit mot, et Severus grimaça. Il ne s'était vraisemblablement pas encore calmé pour - s'il devait rencontrer ce satané Sirius Black pour une raison obscure - accomplir sa propre vengeance contre ce cabot.

"Qui est-ce?"

Severus secoua la tête.

"Vous ne le connaissez pas? Je croyais que vous aviez dit -"

"Je ne veux pas en parler!"

Le maudit Gamin pencha la tête sur le côté et le regarda comme un Cerbère regardait un steak... ou une jambe de Maître des Potions. Puis il hocha la tête encore une fois, son visage prenant ce masque neutre encore une fois, après tout ce que Severus avait fait pour le démanteler ce soir-là. "Mes excuses, Professeur. Je ne voulais pas faire remonter de mauvais souvenirs.

"Ça n'a pas d'importance. Oublie ça."

"Oui, monsieur."

Severus se pinça l'arête du nez.

"On a terminé, monsieur?"

Sans lever les yeux, Severus dit, "Quelle forme, à part des insultes, ont pris ces conflits avec tes camarades?"

Comme il l'avait prévu, le garçon était suffisamment surpris par le changement abrupt de sujet pour cacher sa réaction. Il haussa les épaules et détourna les yeux. Ses épaules se tendirent. Mais au moins, il ne nia pas que d'autres incidents aient eu lieu.

"Dis-moi."

"Je ne suis pas sûr que -"

"Dis-moi."

Le garçon soupira, glissa ses mains sous ses aisselles, et, s'il avait pu le faire, il aurait probablement remonté ses genoux jusque sa poitrine pour se protéger. Il ne voulait pas regarder Severus. "Il y a, euh, ce type qui a... Je sais pas. Il m'a, euh... Il m'a touché."

Severus se leva et se mit à faire les cent pas sans réfléchir. Il l'avait touché!? Le garçon était censé être en sécurité dans leur Maison! "Est-ce qu'il t'a fait du mal?"

Harry sursauta lorsque Severus parla, ne s'étant pas attendu à ce qu'il soit si près. "Non... Je veux dire, il... Me met juste très mal à l'aise." Une épaule se leva un peu plus haut. "Je n'aime pas vraiment quand les gens me touchent."

"C'est compréhensible, Harry," dit-il doucement. Les enfants qui avaient été négligés et/ou victimes d'abus ressentaient souvent une aversion envers le contact physique. Les joues de Harry étaient en train de rougir, lorsque Severus ajouta, "Et il n'y a rien dont tu devrais avoir honte."

"Je suppose."

"Qui était-ce?" demanda Severus, parlant toujours doucement.

Harry secoua la tête.

"Dis-moi, Harry. Comme je veux savoir si tu as mal à ta cicatrice, ou si une interaction avec le Professeur Quirrell t'affecte négativement, ou même si tu as des cauchemars, je veux également savoir si des étudiants peuvent être un danger pour toi."

"Je ne pense pas qu'il soit un danger."

"Harry... " Il savait que dire le nom du garçon était suffisant pour baisser ses défenses - et il se demanda si sa famille l'appelait souvent Harry : pas du tout, il l'aurait parié - et il était prêt à utiliser toutes les armes de son arsenal pour percer ce garçon à jour. "Harry, tu peux me laisser être juge de ce genre de choses?" Il avança encore d'un pas et s'assit sur le coin de son bureau, juste en face du garçon. Croisant les bras sur sa poitrine, il haussa un sourcil. "J'ai un peu plus d'expérience que toi pour évaluer le danger que représentent des adolescents." Sans parler des fils de Mangemorts.

"Je suppose. Il a juste... Eh bien, il a juste dit quelques trucs après le match d'hier. Mais Teddy, lui et Millie m'ont dit que je devais faire attention parce que son père était un partisan de... de lui. Et puis hier soir, il... c'était juste bizarre." Severus hocha la tête et fit signe à Harry de continuer. "Je ne veux pas de problème. Pour moi ou pour lui."

"Je comprends. Comme tes amis, je garderai simplement les yeux ouverts."

"D'accord, d'accord. "C'était -" Harry s'interrompit, plaquant une main sur son front. Son visage se crispa de douleur.

"Harry?" Severus s'avança, attrapant son bras. "Qu'est-ce qu'il y a? Ta cicatrice?"

"Forêt," souffla-t-il. "Sang... Il... il a soif." lorsque Harry retira sa main de son front, elle était poisseuse de sang. Puis ses yeux roulèrent dans ses orbites, et Severus eut à peine le temps de l'attraper avant qu'il ne tombe sur le sol.


Note de la traductrice : Salut à tous ! Un nouveau chapitre alors qu'on touche presque au printemps. J'espère qu'il vous a plu, en tous cas moi j'ai pris pas mal de plaisir à le traduire. Pour répondre à un commentaire posté en tant que guest, j'update ma traduction relativement (hem, ne me tuez pas) régulièrement, donc ce doit être un bug du site qui fait que tu vois que la dernière update remonte à un an. Enfin, ce ne devrait plus être trop trop long maintenant. J'ai bon espoir que cette traduction sera terminée avant son troisième anniversaire ! Ce qui me laisse un peu moins d'un an. Mouais. Ce n'est pas une promesse, juste un espoir.

Passez un bon week-end les amis!