Chapitre 34 ou Restes auprès de moi.
Allez, un petit chapitre pour vous motiver. Normalement, je ne devais pas le poster avant l'année 2016, mais j'ai changé d'avis. C'est un peu votre cadeau de fin d'année. Surtout que je ne suis pas sûr de pouvoir poster la semaine suivante l'an neuf. Je vais me taper la tournée de la famille. Pourquoi mes parents sont les plus jeunes de leur frères et sœurs de chaque côté? TwT.
Je suis un peu déçue d'avoir eu beaucoup moins de reviews que d'habitude, j'en ai conclu que mon dernier chapitre n'était pas de qualité. Ca peut paraître bizarre, mais c'est ça qui ma motivé à écrire. J'espère que ce chapitre répondra aux attentes non fournies sur le dernier chapitre. Ce chapitre marque la fin d'un tournant de cette fiction.
Je tiens à préciser qu'il ne reste plus que cinq chapitres avant la fin de la première saison. J'espère vous revoir sur la deuxième saison, je compte sur vous.
En grand merci à vous! Nous avons passé les 23.000 vues! C'est énorme! MERCI. Que vous soyez des lecteurs qui se manifeste (c'est toujours mieux) ou non, merci! Les reviews m'aident beaucoup et me motivent, alors n'hésitez pas en poster!
Profitez de vos vacances et passez une bonne année.
Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews.
Droits d'auteur : Eiichiro Oda.
Mots : Environs 5000
Rating : K+
Correctrice : Muwnder, chapitre non corrigé pour le moment. Je lui laisse jusqu'au 3 janvier pour se manifester. Si elle ne le fait pas, je m'en désole, je serais obligée de chercher un nouveau Beta. Si vous êtes intéressé, n'hésiter pas à venir me demander des renseignements. [NAN LA VILAINE ET PAS BELLE MUWNDER EST LÀ.]
Réponses aux reviews postées hors-ligne:
Quelqu'un:
La phrase de fin est juste sadique , j'aimerais trop avoir la suite! Mais vu bonne année ce sera pour 2016 TWT
Bonne année à toi aussi !
Je sais =3, je suis sadique en période de fêtes, allez cherchez pourquoi même moi je l'ignore xD. Désolée de t'avoir fais croire ça, mais je pense que tu ne vas pas t'en plaindre. Bonne année à toi aussi, lecteur fidèle!
Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas sur le bouton review.
Petit rappel du chapitre précédent :
Clem sort enfin de cet enfer. Après avoir sauvé la petite famille de Clide et frôler l'étouffement grâce à Hopis, elle tombe nez à nez avec les Heart et Law lors de sa sortie. Son capitaine lui ordonne de la suivre d'un ton froid. Elle ne peut que le suivre sans broncher.
P.D.V. Law
Voilà déjà un petit moment que j'avais battu ce Carco. Moi qui pensais qu'il serait plus fort, j'étais déçu. Il était plutôt le genre de lâche qui se cachait derrière les autres et qui sortait de son antre quand ça l'arrangeait, quand la situation tournait à son avantage. Il n'avait rien d'appréciable, juste détestable. C'était le mot parfait pour le caractériser. Cet homme avait juste un fruit du démon peu commun. Je me renseignerais sur celui-ci, il titillait ma curiosité. Il pouvait être fatal s'il savait s'en servir. Il aurait pu me rendre sourd à vie. Toute personne qui perd inopinément son ouïe était déstabilisée un certain moment, car son corps ne pouvait plus compter sur ce sens. De cette façon, il pouvait facilement mettre à terre son ennemi le temps de son adaptation. Que ce soit un simple civil ou même un empereur, cela faisait la différence dans un combat. Mais ce combat, si on pouvait appeler ça comme ça, était passé. Je devais me concentrer sur quelque chose de plus important: Clem.
- Tss.
J'étais en rogne de chez rogne. En plus d'être énervé contre elle pour son imprudence, j'étais inquiet. L'idée qu'elle était morte prenait de plus en plus de place dans mon esprit au fur et à mesure que mes autres hypothèses s'envolaient. Non! Je refusais d'y croire, elle était assez maligne et forte pour s'en sortir toute seule. C'était tout bonnement impossible. Même si le risque zéro n'existait pas.
Je venais juste d'aller chercher mes hommes sur le sous-marin et maintenant nous étions en route pour le manoir. Je n'avais pas pris tout le monde, juste les plus fidèles.
- Vous aller bien capitaine ? Vous vous tenez la tête depuis tout à l'heure, me fit remarquer Bepo à mes côtés.
- Oui Bepo ne t'en fais pas, ça va passer, le rassurai-je. J'ai l'habitude.
Ce mal de crâne s'arrêtait tout doucement, mais il était encore présent. Ses ondes m'avaient surpris et ça martelait par petits coups irréguliers dans mon crâne. Tant pis j'allais devoir faire avec.
L'entrée du manoir se dessinait progressivement dans le brouillard. Je restais quand même en retrait derrière mes hommes et aux côtés de Bepo. Nous approchâmes du jardin. Une porte dissimulée s'y trouvait.
D'un seul coup, j'entendis mon mécanicien crier quelque chose, mais il était trop loin devant maintenant pour que j'entende ce qu'il criait. Il s'éloigna du groupe je me préparai à le rappeler à l'ordre, mais il cria de nouveau en faisant des grands signes.
- Oï Clem ! Dit-il assez fort.
Mon cœur loupa un battement, mais je cachai mon enthousiasme sous mon fidèle visage neutre ne laissant rien paraître qui pourrait me trahir. Je me postai derrière Bepo, accoudé à un arbre, de façon à être hors de vue de Clem. Je faisais ça pour mieux regarder ses blessures de loin sans qu'elle ne me crie dessus parce je savais qu'elle détestait ça. Elle détestait qu'on la regarde, qu'on l'admire. Elle ne se rendait pas compte de tous ses défauts, mais c'était eux qui la rendaient unique. Beaucoup de gens étaient intelligents, rusés, mais pas comme elle. Elle avait une logique bien à elle. Un peu comme son frère, ils arrivaient, autant l'un que l'autre, de se sortir de n'importe quelUne silhouette sortit de la porte dissimulée. Sachi sauta au cou de Clem en calant sa tête entre ses seins. Sa bouche fit un pli semblable à un trois et ses joues s'empourprèrent. Je fronçai les sourcils. Heureusement que Penguin lui rappela qu'il risquait gros en faisant ça. Il se décolla et je le fusillai du regard dans son dos. J'eus le résultat estompé, car il se raidit et sentant mon regard noir et froid sur lui. Je finis par reporter mon attention vers celle qui hantait mes pensées depuis des jours. Elle parlait avec Wakame. Je n'entendis pas leur conversation. Je fis signe à Bepo de s'avancer afin de mieux entendre. Je le suivis, tapi dans son ombre. Je lui fis comprendre de s'arrêter lorsque des brides de conversations arrivèrent jusqu'à mes oreilles encore sensibles.
- C'est Carco qui l'a sous-entendu, fit Penguin.
Elle écarquilla les yeux et je plissai les miens afin d'analyser ses réactions. Elle était donc au courant qu'il viendrait près de nous. Mais comment?
- Carco !? Où est-il ?
C'était le moment pour sortir de ma cachette vu que j'étais la seule personne apte à lui répondre.
- Je m'en suis occupé.
Je profitai du fait que Sachi soit face à moi pour le remettre en garde. Il prit peur et partit se cacher derrière son meilleur ami
Je souris, fier de cette réaction et tournai mon regard vers mon amante, mais je ne croisai pas son regard et j'en lançai un froid vers le blond à côté d'elle. C'était qui lui ? Et qu'est ce qu'il faisait avec Clem ? C'était louche tout ça. Il ne semblait pas aussi blessé qu'elle.
- Heu...je...je...m'appelle..Cli...Clide, se présentât-il.
Il trembla et des sueurs froides perlèrent son front. J'affichai un sourire sadique. Il tremblait de peur.
- Il m'a aidé à sortir et à retrouver mon katana, expliqua Clem.
Je repris un regard neutre à l'égard de ce Clide. Donc cet homme serait un adjuvant. C'était une bonne chose. Je baissai ma garde, mais pas complètement.
- Dans ce cas merci, mais tu veux sûrement quelque chose en échange.
- N..non pas du tout. On...on s'est déjà arrangé.
Je le fusillai à nouveau du regard. Qu'avait-il pu lui demandé ? Vu l'état dans lequel était Clem, elle serait capable de tout accepter pour sortir. Je me rapprochai d'eux et Clem soupira.
- J'ai libéré sa femme et ses enfants qui étaient retenus en otage par Carco.
Le blond se tourna vers elle en inclinant légèrement la tête.
- Je ne vais pas vous gêner plus longtemps. Heu... salut Clem-chan et encore merci. J'espère te revoir un jour. Maintenant que je sais que Carco ne peut plus rien contre nous, je vais aller libérer la population.
Elle lui sourit et il s'en alla. Je suivis ce gars des yeux et il disparut par la porte dissimulée par laquelle il était sortit en compagnie de la brune.
- Tu viens avec moi ! Ordonnai-je.
Je fis volte-face sans attendre sa réponse. Je savais qu'elle m'obéirait. Je pivotai légèrement vers mes hommes et donnai les ordres.
- Préparez le sous-marin pour un départ imminent. Nous n'avons plus rien à faire ici. Bepo?
- Capitaine, fit ce dernier pour montrer qu'il avait entendu.
- Diriges-les le temps que je revienne avec Clem. J'ai deux, trois mots à lui dire.
L'ours polaire-navigateur hocha vivement la tête plusieurs fois et je le remerciai d'une douce caresse derrière l'oreille droite. Je savais qu'il adorait ça.
Ne voulant pas perdre plus de temps, je me tournai vers Clem alors que mes nakamas se hâtèrent pour retourner au sous-marin.
Fin P.D.V. Law
P.D.V. Clem
Son ton était ferme et non discutable. Il ordonna aux gars de retourner au sous-marin afin de se préparer à partir. Progressivement, mes nakamas partirent les uns après les autres. Mais avant de s'éloigner, chacun me salua ou me fit un sourire. Je leur avais manqué tant que ça ? A cette constatation, mes doutes sur eux se dissipèrent. Avaient-ils vraiment donné des mains et des pieds pour me retrouver. Je commençai à le croire. Cette sensation d'être au centre de l'attention quand on est soi-même en danger me fit du bien. Je n'avais jamais eu ce sentiment, celui d'être aimé par des personnes qui savaient mon passé, du moins une partie, et surtout mon pouvoir.
Le temps passe et il ne resta plus que Law et moi. Je le regardai dans les yeux et remarquai que ses cernes étaient plus marquées que d'habitude, signe qu'il avait passé plusieurs nuits blanches d'affilées. Deux vu le temps que j'étais restée là dedans. Il regarda mes blessures. Je fermai les yeux en m'attendant à un savon monumental, mais au lieu de ça, il tourna les talons vers la forêt.
- J'imagine que tu veux t'entretenir avec Carco ?
- Oui, j'aimerais bien.
Je ne m'attendais pas à cette proposition, mais j'avais des choses à mettre au clair avec ce fou.
- Nous y allons alors.
- Bien, hochai-je.
Il avança dans cette immense forêt. J'avais intérêt à le suivre de près sinon j'allais encore me perdre. J'avais déjà assez attiré d'ennuis comme ça.
- Comment t'es-tu faite toutes ces blessures ?le situation.
Je ne répondis rien et baissai le regard. Comment allai-je pouvoir lui expliquer ça ? Genre, Oh rien juste des flèches volantes empoisonnées, un psychopathe puis une tentative de meurtre par strangulation. Rien de spécial. Une journée normale en somme.
En repensant à Hopis, je fermai mon gilet et remontai la tirette jusqu'à mon menton afin de cacher les marques violettes de ses doigts.
Depuis la première fois, j'avais faim. J'étais tellement préoccupée de trouver une sortie que je n'avais même pas pensé à m'alimenter ou même boire. J'avais soif et ma langue rugueuse me le rappelait. En plus de tous les tranquillisants auxquels j'avais eu droit, mon organisme avait été influencé et bouleversé. Mon ventre grogna.
Law s'arrêta brusquement et je manquai de lui rentrer dedans. Il pivota vers moi, mais je n'osai même pas le regarder. L'heure de l'engueulade arrivait, je la sentais. Je reculai de deux pas afin de mettre une distance de sécurité entre nous.
- Je te parle en tant que médecin. Dès qu'on rentre au sous-marin, je veux que tu me rejoignes à l'infirmerie pour que je te soigne, m'informa-t-il.
Je hochai docilement la tête. Ce n'était pas le temps pour faire ma tête de mule.
- Et que me dis le capitaine ?
- Que tu as été conne et que tu vas te faire sanctionner.
- Je me disais bien, soupirai-je.
D'un seul coup, il me prit dans ses bras. Il me serra tellement fort contre lui qu'il me fit mal, mais sa chaleur me le fit oublier. J'enfouis mon nez dans son cou en me mettant sur la pointe des pieds. Il mesurait un mètre nonante-et-un (quatre-vingt onze) quand même, je faisais un mètre septante-trois(soixante-treize). J'avais toujours l'impression d'être petite à côté de lui, pourtant j'étais grande pour une femme. Je sentis ses mains caresser mon dos et mes cheveux relâchés et totalement décoiffés. Je souris à ce geste. Il adorait mes cheveux, mais pas moi. Il me rappelait ma mère. C'étaient exactement les mêmes.
- Et moi, en tant que petit ami, je te dis que tu m'as fais peur.
- Désolée, fis-je honteuse.
- Tu le sauras la prochaine fois.
Il se décolla un peu et prit ma tête en coupe. Je plongeai dans son regard orageux qui était infiniment doux à cet instant. Alors que j'étais toujours sur la pointe des pieds, il pencha sa tête vers moi. Il plaqua ses lèvres contre les miennes avec douceur. Je ne fermai pas les yeux comme à mon habitude et nous plongeâmes mutuellement dans le regard de l'autre. Qu'elles m'avaient manquée ! Ce goût, cette douceur. J'entourai sa taille de mes bras et il fit de même. A contre cœur je rompis le baiser par manque d'air. Il posa son front contre le mien.
- Ne me refais plus jamais ça, me demanda Law.
- Promis, soufflai-je.
Il me vola un baiser et se décolla.
- Dépêchons nous de rentrer, proposa mon capitaine.
- Et Carco? Où il est ?
- Juste à quelques mètres d'ici derrière ce tronc.
- Bien merci.
- Je t'attends ici.
Je disparus de son champs de vision et marchai seule quelques instants. Je finis par déboucher sur une falaise.
- Tu es finalement venue ? Retentit une voix.
Je sursautai et me tournai dans la direction de la voix. Je le vis, Carco, sa tête collée sur un rocher.
Il ricana. Je ne le pris pas du tout au sérieux vu qu'il était collé à un rocher comme de la mousse.
- C'est que pour te voir collé vulgairement à des pierres et des troncs, c'est normal que je fasse le déplacement, fis-je moqueuse.
Il cracha en direction de mes pieds et ricana une fois de plus.
- J'ai l'impression de revivre la scène de la cellule, pas toi ? Sauf que les rôles sont inversés.
Je me vengeais, que c'était bon
- J'ignore comment tu t'es échappée et comment tu as fais pour te déplacer malgré la drogue que je t'ai donnée, mais la personne que t'a aidée va souffrir.
Je soupirai et pris mon den den personnel que je gardais toujours sur moi. Ce même petit den den qui m'avait tenu compagnie durant ce périple. Avec les chocs, il avait la coque craquelée. Je grimaçai. Il n'avait rien demandé ce petit den den muschi. Cela m'étonna que Carco, Clide ou Hopis ne me l'aient pas retiré lors de mon enlèvement. Peut-être qu'ils jugeaient cela inutile avec les ondes encore actives.
Décidant que ce petit être avait assez souffert, je pris l'initiative de le mettre dans la poche de ma tenue de combat. Celle de ma deuxième enveloppe corporelle. Il y serait plus en sécurité.
Je fus donc obligée de me transformer. De toute façon il savait qui j'étais. Il me regarda, dans ma tenue de combat, l'air fasciné. Ses yeux se stoppèrent sur la marque apposée sur mon ventre.
- Arrête ton pouvoir ! Lui ordonnai-je.
- Que comptes-tu faire ?
- Arrête-le ! Répétai-je l'air irritée.
- Et si je ne veux pas ?
Je dégainai mon katana et la posai sur sa jugulaire.
- Ce n'est pas parce que tu es « détaché » que tu ne ressens pas la douleur.
- Que veux-tu ?
- Que tu annule tes stupides ondes le temps que je contacte quelqu'un.
Il marmonna quelque chose entre ses dents, mais finit par faire ce que je lui avais demandé.
- Bien.
Je rangeai mon katana et m'éloignai afin de sonner. Je me mis assez loin pour qu'il ne puisse pas entendre ce que je disais mais pas de trop, afin de garder un œil sur lui.
Je revins quelques instants plus tard.
- Tu ne vas quand même pas me laissé comme ça ?
- Ne t'en fais pas pour si peu, la Marine va venir te récupérer.
- Quoi?! Tu ne m'as quand même pas livré à la Marine ?
- Et si, mon grand-père ne va pas tarder, pensai-je.
- Comment la Marine peut elle te croire ?!
- On va dire que j'ai des liens avec quelques hauts-gradés.
Bien sûr, j'avais contacté mon grand-père, mais je n'avais aucune envie de le voir maintenant, c'était trop tôt et puis j'avais besoin de repos. J'avais appris qu'il n'avait rien fait pour sauver Ace et avait même essayé de contraindre Luffy de ne pas le délivrer. Lui qui disait que c'était la famille avant le boulot et pourtant il avait fait exactement le contraire. J'allais lui faire comprendre que je n'aimais pas ce qu'il avait fait en ne l'attendant pas sur l'île.
Je m'assis au bord de la falaise et balançai mes pieds dans le vide.
- J'ai entendu dire qu'il y avait des plans précieux ici, fis-je songeuse comme si je parlais à moi-même.
Il tilta au mot plans et s'intéressa à mon monologue.
- Même moi je ne savais pas qu'il y en avait ici.
- Tss...Tu le sais. Seuls les dieux et déesses savent où ils se trouvent.
- Ce ne sont que des conneries tout ça, ris-je presque. Et toi, tu y as cru. C'est le Gouvernement qui a inventé ça, pour qu'on nous pourchasse et nous persécute. Comme ça ils ne font pas le sale boulot. Et oui, leur plan d'y il y a quelques années n'a pas marché et il y a eu des survivants. Alors ils ont décidé d'utiliser la cupidité des citoyens et autres chasseurs de primes pour nous tuer. Le Gouvernement Mondial ne se salit jamais directement les mains. C'est comme la Constitution pour eux.
- Peu, rétorqua le mauve.
- Oui, mais assez pour contrecarrer les plans du Gouvernement. Nous ne sommes plus des milliers comme auparavant. Et dire qu'il y a une centaine d'années, notre communauté était aussi commune que les pirates aujourd'hui, songeai-je. Mais je n'ai pas connu cette ère. Seulement la mienne, celle des survivants.
- C'est donc vrai, s'étonna-t-il. Le Gouvernement a vraiment exécuté des milliers de personnes issues de votre espèce sur votre île.
Je me relevai en haussant les épaules.
- Possible, fis-je.
Il grogna, mécontent de la réponse. Évidement que je la connaissais, mais il ne méritait pas la savoir.
Je m'apprêtai à partir, mais je me tournai une dernière fois vers lui.
- Ah oui, et il n'y a pas de plans ici. Tu as fais tous ça pour rien.
- Comment le sais-tu ?!
Il n'en croyait pas ses oreilles et je le laissai en plan. Nous n'avions plus rien à nous dire.
Je revins d'où je venais et aperçus mon amant accoudé à un arbre.
- On peut y aller ?
- Oui. La Marine va se chargée de libérer les prisonniers et de condamner Carco.
- Qui ?
- Mon grand-père, alors je veux me dépêcher pour ne pas le voir.
Il se contenta de hausser les sourcils et d'avancer. Je le suivis sans lancer un regard en arrière. J'avais bien stipulé à mon grand-père qu'il savait des choses assez dérangeantes à mon égard. Mon papy me protégeait et n'hésitait pas à falsifier des documents pour cela. Et puis, il n'avait rien à perde et il avait promis à mon père de me protéger.
En sortant de mes pensées, je marchai aux côtés d'un Law silencieux.
Le submersible jaune était en vue après avoir dévalé tout la colline. Law sauta sur le pont alors que je décidai d'emprunter l'échelle par peur de me blesser plus que d'avantage. Il m'attendit au sommet de celle-ci. Alors qu'il ne me restait plus que deux lattes en bois à monter, une main tatouée entra dans mon champ de vision. Je levai les yeux et la pris. Avec sa grande force, il n'eut aucune mal à me remonter. Il me lâcha la main alors que Wakame remontait l'échelle.
- Je t'attends à l'infirmerie, m'informa Law.
- Bien je vais me changer d'abord.
Nous rentrâmes et il donna l'ordre de plonger.
Je me dirigeai vers ma cabine. Je troquai mes vêtements déchirés et couverts de sang contre un slim noir et un T-shirt basique.
- Ils sont bons à jeter, soupirai-je .
J'avais la tête qui tournait et je fus obligée de m'asseoir sur mon lit pour ne pas m'évanouir. Je me couchai et fermai les yeux. Je ferais bien une sieste. Mes muscles ne demandaient que ça, mais je ne pouvais pas. J'étais à bout de forces, j'avais faim et soif.
Je me levai d'un pas lourd et en grognant. Je sentis que j'allais avoir mal pendant un bout de temps. Je me dirigeai vers l'infirmerie en me tenant aux murs. Bordel j'avais rien tout à l'heure. La drogue aurait-elle un double effet ? Je laissai mon katana dans son nouveau fourreau sur mon bureau. L'ancien fourreau que j'avais perdu était sur mon lit avec un mot signé de Sachi. Il avait été retrouvé par le mécanicien. Je le rangeai dans mon armoire. Au cas où je perdrai l'autre.
Après de multiples efforts, j'arrivai enfin devant la porte de l'infirmerie.
J'y rentrai et Law, comme il me l'avait dit, m'attendait plongé dans un livre. Il leva la tête vers moi et le déposa.
- Assieds toi sur la table.
Je m'exécutai en grimaçant pendant qu'il prenait le désinfectant dans une armoire.
- Enlève ton T-shirt s'il te plaît.
- Ça valait la peine de me changer, pensai-je.
Je le retirai sans discuter en grimaçant une fois de plus à cause l'effort pour lever mes bras et du frottement du tissus avec ma peau. Il fronça les sourcils et examina mes blessures ainsi que mes hématomes sur le haut de mon corps. Il s'arrêta sur les marques de strangulation.
- Tu m'expliques ! Comment as-tu eu tout ça ?
Je n'avais plus rien à perdre et puis il avait le droit de savoir. En plus c'était presque impossible de lui cacher quelque chose.
- Des flèches empoisonnées, des coups de pieds, de poings et de la drogue, une femme totalement folle.
Il ne dit rien et cela me surpris. Il enleva mes bandages, du moins ce qu'il en restait. Je pouvais enfin voir mes blessures mises à nues. Je retirai également mon pantalon en lui indiquant la blessure au mollet.
- Ouf !
Ce fut le seul mot que j'arrivai à sortir tellement j'étais sans voix devant ce que je voyais. La blessure faite par les flèches à mon mollet était plus importante que je ne le croyais. Elle était mauve et infectée.
- Du poison tu dis ?
- J'en suis sûre. J'ai déjà lu un livre dédié aux poisons. Il a toutes les caractéristiques que j'ai pu observer, mais on ne connait pas l'antidote. La personne est morte avant que je ne puisse trouve le remède.
Je me rendis compte de ma phrase. J'allais sûrement subir le même sort que cet homme ou cette femme.
Il se leva de son tabouret où il était installé et fouilla des tiroirs.
- Tu le connais ?
- Je pense. Ce poison est fabriqué à North Blue, affirma-t-il.
Je soufflai de soulagement et il revint vers moi.
Je fronçai les sourcils en voyant une substance bleue dans un flacon. Il allait devoir me l'injecter, avec une seringue. Je frémis en repensant à la drogue que Carco m'avait donnée dans la cellule. Cette tige froide rentrant sous ma peau pour m'injecter un produit qui me rendrait aussi molle qu'un morceau de papier. Je déglutis.
- Qui-a-t-il ? Me questionna-t-il froidement.
- Non, rien, fis-je peu sûre de moi.
Il était vraiment en colère de ma connerie. Je baissai les yeux et il continua de me soigner avant de m'injecter l'antidote avec une seringue. Je tremblai un peu à se souvenir, mais me laissai finalement faire. J'avais confiance en lui après tout.
- Voilà.
Il se leva et jeta les cotons et bandages usagés avant de ranger le reste du matériel. Il s'occupa ensuite des autres blessures plus futiles. Il ne pouvait rien faire pour mon cou, plus qu'à espérer que ça parte au plus vite.
Je sautai à terre avec douceur et me rhabillai une fois les soins donnés. Son antidote avait fait effet directement et je ne sentis plus rien, enfin presque plus rien. Les picotements étaient encore là.
Law n'avait pas parlé depuis que je lui avais demandé pour l'antidote et pour me dire qu'il avait terminé. Il était dos à moi et se lavait les mains.
- J'ai été conne et imprudente, je le sais très bien, avouai-je.
- Tu peux le dire, répondit-il sèchement.
Je soupirai et il se tourna vers moi en s'essuyant les mains.
- Tu seras..., débuta-t-il.
- Je veux être jugée comme une nakama normale, le coupai-je.
- Je ne te comprends pas miss.
- Je suis ta nakama et non ta compagne le temps de ma sanction. Je ne veux pas de favoritisme.
- Bien, comme tu voudras.
- Je t'en serais reconnaissante.
- Bref, je continue. Tu seras de corvées vaisselle, lessive, nettoyage pendant deux semaines et je veux que lorsque qu'on accoste sur une île, tu sois avec Bepo ou moi.
- Et Sachi ?
- Il sera sanctionné comme toi. Sauf pour les sorties lui il sera surveillé par Jean-Bart.
Je me contentai de hocher docilement la tête.
- Bien. Capitaine.
- Tu commences dès ce soir les corvées. Ne force pas trop sur tes blessures.
J'avais toujours la tête baissée. Ses pieds entrèrent dans mon champ de vision et de puissants bras m'entourèrent.
- Ne me refais plus jamais ça, souffla Law d'une façon plus calme.
Toute sa colère s'était évaporée.
Je me relâchai dans ses bras et passai les miens autour de lui. Je lui avais déjà promis dans la forêt, mais il était vrai qu'il valait mieux deux fois qu'une. J'eus un micro-sourire.
- Compris.
Il resserra son étreinte sur moi et je fis de même en ignorant la douleur. On resta comme ça un long moment, tous les deux accompagnés par le silence. Je finis pas me décoller.
- Je pense qu'il est l'heure de dîner, fis-je.
- Exact.
Je hochai la tête et nous partîmes manger. J'avais envie de rattraper les deux jours que j'avais perdus pendant mon emprisonnement. J'avais quelques heures aujourd'hui pour arranger tout ça. Je partis donc avec le sourire aux lèvres. Law en fut étonné, mais pas gêné vu qu'il ne me le fit pas remarquer.
Dans le couloir, il me prit la main. Je serrai la mienne timidement comme réponse. Je délaissai de trop notre relation à cause de mon pouvoir. J'étais bien décidée à me rattraper. Et ce n'était pas pour me déplaire.
- Je t'aime, soufflai-je faiblement sans me préoccuper de savoir si oui ou non il avait entendu.
Un grand sourire élargit ses lèvres. J'avais ma réponse.
Un nouveau chapitre de clôt. J'ai fais un peu plus long que d'habitude.
L'arc Carco est définitivement terminé. J'aimerai savoir ce qui vous a plu dedans. Si vous aimez ce genre de « méchant », j'essayerai d'en refaire un plus tard. Dites-moi tout !
Reviews pas cher, en plus c'est gratuit ! N'hésitez pas à suivre et/ ou mettre en favoris cette fiction. Je vous en remercie!
Encore une fois, BONNE ANNEE 2016 et je vous souhaite tout ce qui est souhaitable (dans le bon bien sûr). Déjà un an que je partage cette expérience avec vous! Je me sens vieille en disant ça xD.
A la prochaine, normalement.
