Auteur : Delicate Doll
Source : Harry Potter
Disclamer : Les personnages appartiennent à JKR.
Rating : M
Résumé : UA. Lord Voldemort à une devise : Il voit, il veut, il prend. Seulement, il ne suffit pas d'être riche, puissant, ou encore incroyablement séduisant pour obtenir tous ce que l'on désire. Mais surtout, être démoniaque ! LVHP.
Bonjour,
Je suis navré d'avoir tant tardé dans la publication de ce nouveau chapitre. Je suis consciente d'avoir mis votre patience à rude épreuve, veuillez me pardonner pour ce contre temps, j'espère à l'avenir ne plus vous faire ressentir ce genre de désagréments...
Par ailleurs, certain ont dû remarquer que je n'ai pas répondu alors qu'ils m'ont gentiment posté des messages. J'ai un petit problème avec mon compte (Et j'ai constaté que je n'étais pas la seule !) En fait, je ne peux pu répondre aux reviews comme je le faisais auparavant avec un lien spécifique, donc si je vois qu'il n'y a pas d'amélioration, je répondrais par message privé, alors ne soyez étonnés si sa arrive, ce ne sera que moi !
Autre petite chose, ce chapitre n'a pas encore était corrigé, je l'ai envoyé a ma bêta il y a peu, mais vous vous doutez bien qu'elle ne le corrigera pas en un claquement de doigts. Par conséquent, si certain préfère attendre avant de lire, je comprendrais tout à fait.
Pour les autres, je vous souhaites quand même une bonne lecture !
Chapitre 37 :
Ce fut une longue et pénible journée pour Severus.
Tout d'abord, il avait été assailli durant toute la matinée de coups de fils, dont un lui annonçant un important retard sur les exportations à destination du Portugal.
Vers 9H15, Narcissia elle-même était venu le trouver, expliquant que son marri était actuellement couché et qu'il semblait couvrir une vilaine grippe. Plus tard, ses soupçons furent confirmés par le diagnostique d'un médecin qu'il lui certifia que son époux resterait cloué au lit au moins trois jours consécutif ! De ce fait, Severus avait rapidement pris les devant afin de minimiser les dégâts. Il avait demandé à Lizzy d'annuler ou de reporter tous les rendez-vous que son collègue avait organisés ces prochains jours. Et pour ceux dont-il fallait à tout prix recevoir, de leur trouver simplement un moment adéquat dans son emploi du temps.
L'après-midi, il était convenu qu'il se rende jusqu'à la société de Mulciber, afin de conclure ensemble une affaire sur laquelle Lord Voldemort s'était beaucoup investi. Fort heureusement, Severus s'était montré suffisamment rusé et persuasif pour faire signer le client au bout d'une heure de négociation. En revanche, le trajet du retour se déroula beaucoup moins bien, puisque à peine eut-il quitté la ville, qu'un pneu du véhicule, éclata sans raison apparente.
Un autre contre temps, qui mit sa patience à rude épreuve !
Ce n'est qu'une fois rentré au manoir, et plus précisément dans son bureau que l'homme eut un peu de répit. Assis dans son fauteuil noir, il se massa les tempes, espérant faire partir cette migraine qui avait naquis lors de sa dernière mésaventure.
Malheureusement, il était loin de se douter qu'il n'avait pas encore affronté le pire…
Tout à coup, la porte s'ouvrit dans un grand fracas.
Severus écarquilla les yeux sous le choc, et lança d'une voix acerbe :
- Potter, qui vous à permit de…
- Est-il vrai que le Lord et vous connaissaient l'identité de la personne qui à renversé ma tante ? Coupa le garçon, sur un ton furieux.
Le visage de l'homme se figea.
- Qu...qui vous à dit une chose pareille ? Demanda-t-il, abasourdit.
- Oui ou non ? Répondez ! S'exclama Harry, en transperçant son regard.
- Non. Fini par lui dire Rogue.
Toutefois, cette réplique ne sembla aucunement satisfaire le jeune homme, qui secoua imperceptible la tête, en signe de refus.
- Vous mentez !
- Potter, qu'est-ce qui vous fais croire que nous pourrions savoir quoi ce soit à propos de l'accident de votre tante ?
- Ne faites pas semblant de l'ignorer, cracha-t-il. Vous savez des choses et vous allez me les dires immédiatement ! Ou faut-il que j'avance certains arguments pour délier votre langue ?
- Et bien qu'attentez-vous ? Fit Rogue qui ne voyait pas du tout ce que pourrait dire l'autre pour le convaincre.
Cette fois-ci, Harry arbora une expression typiquement méprisable, c'était la première fois que Severus le voyait dans un tel état.
- Pour votre information, sachez que c'est votre filleul qui m'à mis dans la confidence ce qui est, vous l'avouez, très imprudent de sa part. Il m'à dit que vous en aviez discuté avec Voldemort, ici même, et qu'il vous avez écouté en cachette, comme quoi dans ce manoir les mûrs ont des oreilles !
Intérieurement, Severus soupira.
Pourquoi avait-il fallu que cet imbécile aille vendre la mèche ? Pensa-t-il, précipitamment. A croire que ce gosse aimait les ennuis ma parole !
- Je ne porte pas uniquement le blâme sur vous. Je sais que vous n'êtes pas le seul responsable. Seulement, si vous refusez de me dire tous ce vous savez, je serais contrains de dire au Lord que votre filleul l'a trahi. Et vous connaissez suffisamment son tempérament pour savoir quel sort il lui réservera ? Dit-il, plus méconnaissable que jamais.
A cet instant, un cruel dilemme s'installa dans l'esprit de Rogue.
Il ne pouvait imaginer la réaction de Voldemort en apprenant que Drago avait volontairement divulgué un de ces secrets. Seulement, s'il décidé de le couvrir, c'est lui qui serait en mauvaise posture.
Parce que vis-à-vis de son patron, il n'y avait que deux personnes susceptibles de renseigner Harry : Lui et Lucius. Et nul doute que les soupçons de l'homme se porteraient en premier lieu sur sa personne.
- Vous avez pensé à Narcissia, Harry ? Dit-il, subitement. S'il arrive quelque chose à son fils, elle sera profondément bouleversée et tous ça par votre faute.
- Ma faute ? Répéta lentement le garçon. Là, vous inversé les rôles. J'ai beaucoup de respect et d'affection pour Narcissia, néanmoins c'est vous qu'elle a désigné pour être le parrain de son enfant. Par conséquent, c'est à vous que revient la tâche de le protéger.
- Si je fais ça, alors c'est sur moi que le Lord se vengera. Je risque de perdre à la fois mon travail et ma fille, c'est ce que vous souhaitez ?
- Allons, il ne va pas vous renvoyer, vous êtes l'un de ces meilleurs éléments ! Décréta l'adolescent, d'un ton léger. Par ailleurs, si vous achetez un logement, et je sais que vous en avez largement les moyens, vous pourriez y habiter avec votre fille, ce serez quand même mieux que de la laisser vivre ici.
Severus esquissa un demi-sourire, l'air désabusé.
- Croyez-vous que se soit aussi simple ? Dit-il, d'une voix caustique. Que je ne l'ai pas déjà envisagé ? J'ai l'impression que vous ne saisissez pas encore comment les choses fonctionnent ici. Une fois que vous avez intégré le cercle, c'est fini vous n'en sortez plus, à moins qu'il ne l'ait décidé. Et ne pensez surtout pas qu'en raison de la position que j'occupe, le Lord se montrera compatissant. A ses yeux personne n'est indispensable.
- Alors se sera toujours comme ça ? Vous comptez lui obéir toute votre vie, sans jamais essayé d'imposer vos propres conditions ? Pesta le garçon, qui se sentait plus impliqué qu'il ne le voulait dans cette situation. En réalité, vous êtes trop lâche pour vous dresser contre lui, c'est pour cette raison qu'il en profite !
- Ne me traitait pas de lâche, Potter ! S'exclama durement, Rogue. Vous n'êtes pas mieux que moi, alors ne venez surtout pas me faire la morale.
- Pardon ? Et en quoi ne suis-je pas mieux que vous ? Questionna Harry sur un air de défi. J'ai du faire des choses dont vous n'avez pas idée pour protéger ma famille ! J'ai eu le courage, moi, de quitter ce manoir...
- Oui, mais au bout du compte vous êtes revenu. Trancha l'homme. Que vous en ayez conscience ou non, vous faites également partis du cercle. Vous subissez l'influence de Voldemort, seulement vos sentiments à son égard vous aveugles voilà tout.
- Non, c'est complètement faux.
- En êtes-vous certain ? La base de données installée sur votre ordinateur, avant vous auriez refusé de l'utiliser, ou du moins, vous auriez remis en cause la plupart de ces fonctions, mais vous ne l'avez pas fait. Il en va de même lors de nos réunions, à aucun moment, je ne vous ai vu contesté la moindre décision. En fait, vous avez délibérément renoncé à vos principes pour vous laisser docilement guider vers des idées qui ne vous ressemblent pas. De votre part, je dois dire que j'ai été plutôt surpris, voir déçu. Vous n'affichez plus ce caractère fougueux et impertinent que vous aviez en arrivant, à présent, vous vous contentez de suivre les directives en abandonnant derrière vous toutes vos belles convictions pourvu qu'on vous en félicite. Alors dites-moi, j'aimerais savoir, de nous deux qui est le plus lâche ?
Harry ne répondit pas, considérant, malgré lui, les propos plus que troublant de son interlocuteur.
Il avait tout à coup eut l'impression de recevoir une violente gifle, faisant vaciller un court instant son esprit. Il voulu ouvrir la bouche pour dire quelque chose, mais les mots refusèrent de franchir ses lèvres, comme s'il avait soudain perdu l'usage de la voix.
Jusque là, il n'avait jamais pris conscience d'un tel dérèglement dans son comportement. Et pourtant, il devait admettre que l'homme avait raison, cette personnalité ne collait pas avec sa véritable nature. Il s'était bêtement raccordé aux idéaux de Tom sans penser un instant aux conséquences. Il avait voulu créer entre eux une plus grande complicité, le problème c'est que cette dernière c'était faite au détriment de certaines valeurs auxquelles il était attachées.
Eprouvant un profond mal aise l'envahir, Harry regretta aussitôt la façon dont-il venait de s'adresser à l'homme. Ce n'était pas contre lui que sa colère était dirigée, mais contre ce menteur et hypocrite de Tom qui allait bientôt regretter sa félonie.
Dire qu'il lui avait accordé son entière confiance, qu'il s'était ouvert à lui sans réserve et qu'il était même prés à faire abstraction de sa morale. L'adolescent se sentait bien stupide en y songeant.
Severus le regarda sans animosité durant plusieurs minutes.
L'atmosphère sembla soudain moins tendue.
- Potter, écoutez…
- Non, ne dites rien. L'interrompit celui-ci, d'une éloquence monotone. Je n'aurais pas dû agir avec autant d'impulsivité, mes paroles envers vous étaient déplacées et je m'en excuse. Dit-il, avec une lueur de sincérité dans le regard. Toutefois ne vous détrompez pas, je ne compte pas me raviser au sujet de ma tante. De toute évidence vous êtes au courant de certain détails que moi j'ignore. La seule faveur que je vous demande de me faire c'est de me confier ce que vous savez.
- Croyez-moi, cela ne me fais pas plaisir d'avoir à vous cacher de telles choses et j'aimerai réellement vous aider. Déclara vigoureusement son vis-à-vis. Seulement, le problème est toujours là. Si j'accepte de vous divulguer les informations que je possède, Voldemort me le fera payer très cher. Il est d'une cruauté implacable lorsqu'il est en colère.
- Je vous en pris…Supplia le jeune homme avec insistance. Je…je ne lui mentionnerai pas votre nom. Je ferais comme si cette conversation n'avait jamais eu lieu.
- Oui, mais dans ce cas qui portera le chapeau ? Questionna Rogue en s'avançant vers le plus jeune qui afficha une expression emprunte d'incompréhension. Voyons, mon garçon, si vous êtes avisé de la situation le Lord comprendra immédiatement qu'il y à eu une fuite quelque part. Avez-vous la moindre idée de ce que vous lui direz lorsqu'il exigera de savoir de quelle façon vous avez été mis au courant ? Avez-vous réfléchie à une réponse qui n'impliquera ni Drago, ni moi même ?
- Et bien…
Durant plusieurs secondes Harry chercha un prétexte qui serait susceptible de convaincre son amant, malheureusement aucun ne lui vînt à l'esprit. Il était obligé de dénoncer l'un des ses collègues s'il voulait rester parfaitement cohérant dans ses propos. Il avait aussi envisagé de ne rien dire, après tout, Tom ne pouvait pas le forcer à lui révéler la vérité, néanmoins le garçon avait le pressentiment que sa fureur retomberait sur Rogue.
En effet, comme l'avait souligné plus tôt ce dernier, le fait qu'il soit l'un des rares à partager le secret du Lord ferait que ses soupçons se porteraient en premier lieu sur sa personne, et Harry savait pertinemment que Voldemort n'avait pas besoin de preuve accablante pour à la fois juger et punir quelqu'un qu'il avait d'avance désigné coupable.
- Je suis coincé. Avoua-t-il, tout haut en ayant l'air dépité. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ?
Malgré son masque d'indifférence, Severus ne pouvait s'empêcher de se sentir peiné. C'était comme si la détresse du jeune homme était soudain devenu palpable. Il savait qu'il n'aurait pas du, mais il se sentait un peu responsable de son état.
La culpabilité qu'il avait éprouvé la dernière fois venait de refaire surface, mais elle était cette fois-ci accompagné d'un léger sentiment de révolte. Bien qu'il fermait souvent les yeux et notamment lorsqu'il s'agissait des agissements de son patron, il y avait de nombreuses choses qu'il qualifierait de cruellement injuste.
Dans ce cas précis, il ne trouvait pas normal qu'Harry ne puisse même pas connaître l'identité de la personne ayant renversé sa tante alors que de son côté, il se devait de lui cacher pour préserver les intérêts du Lord ainsi que sa propre sécurité.
Par ailleurs, il ne cautionnait pas non plus le comportement de ce dernier. Si dés le départ, il avait été sincère avec le garçon, Severus était persuadé que ce dernier aurait fini par lui pardonné. La preuve en était qu'Harry avait accepté d'entamer une relation avec un homme dont-il connaissait les côtés les plus sombres, par conséquent, il ne l'aurait pas jugé sur ces actes passés. Pourtant, Voldemort semblait penser que d'entre tous, le mensonge était la meilleure solution.
Visiblement, il n'avait pas pris garde aux retours de flammes…
- Je suis désolé, Harry…Murmura Severus en utilisant pour la première fois le prénom du jeune homme.
- Ce n'est pas votre faute. Je sais que vous avez une épée de Damoclès suspendue au dessus de vous, souffla le garçon en plissant légèrement le regard. Je ne veux pas que vous ayez des ennuis à cause de moi, ni que vous soyez séparé de Nelly, elle vous adore, vous savez. Dit-il avec un pâle sourire. En fait, j'aurais juste aimé rendre justice à ma tante et faire payer l'individu qui l'à laissé pour morte sur le bas côté de la route. Je voudrais le regarder droit dans les yeux et lui demandé s'il n'éprouve aucun remord pour toute la souffrance qui lui a infligé.
Appuyé contre son bureau, Rogue observa avec regret la mine résignée du garçon.
Il allait peut-être au devant de problèmes en faisant cela, néanmoins il savait que pour une fois c'est une bonne action qu'il entreprenait
- Vous ne le savez sans doute pas, mais la personne que vous recherchez à passé un contrat avec Voldemort dans le but de faire disparaître les preuves qui auraient pu le condamner.
Harry releva subitement la tête tout en écoutant très attentivement les paroles de l'homme.
- Bien entendu, pour ne pas que vous tombiez par inadvertance dessus, le Lord à effacé toutes les données informatique concernant cette affaire. Et bien qu'il ait prétendu ne rien avoir conservé, je suis persuadé que par pur précaution, il a déposé des fichiers quelque part.
- Pourquoi aurait-il fait cela ? Demanda Harry.
- Parce que c'est une preuve et un moyen idéal pour faire pression au cas où l'autre partie ne respecterait pas ses engagements. Expliqua Severus, d'un air suffisant.
- Est-ce que vous avez une idée de l'emplacement ou il aurait pu mettre ces fichiers ?
- Je sais qu'il y a une sélection de dossiers confidentiels qu'il garde précieusement dans ses appartements, par contre j'ignore ou ils se trouvent exactement. Mise à part quelques domestiques et maintenant vous-même, personne n'est autorisé à pénétrer dans la chambre du Lord. Je ne pense pas qu'il aurait eut la négligence de laisser ce genre d'information dans son bureau ou nous pouvons tous avoir accès. Je ne crois pas non plus qu'il les ait placés dans un endroit extérieur au manoir, c'est le genre de chose qu'il préfère garder sous la main.
- C'est étrange, songea Harry. Je n'ai jamais remarqué de dossiers auparavant. Il y a bien un bureau dans la pièce, seulement il ne contient que du matériel et des feuilles vierges.
- Evidemment, si c'était aussi simple, le jeu n'en vaudrait pas la chandelle. Réfléchissez, si vous n'êtes pas tombé dessus, c'est que l'attention était justement que cela ne se produise pas. C'est généralement le cas, lorsqu' on veut dissimuler quelque chose à quelqu'un.
- Je suppose, en effet. murmura le garçon. Et si les informations concernant ma tante ne se trouvent pas là ? Rien ne certifie qu'il ne les a pas cachées ailleurs.
- C'est vrai, mais il faut bien commencer quelque part. Déclara posément Severus. A titre d'information, demain le Lord sera absent une bonne partie de la matinée et ne reviendra qu'en tout début d'après-midi. Se serais le moment idéale si une personne voulait, sans crainte d'être déranger, entreprendre une investigation. Glissa-t-il avec subtilité.
Harry esquissa un demi-sourire.
- Vous vous rendez compte qu'en agissant ainsi, c'est en sa défaveur que vous jouez.
- Je fais uniquement ce qui me semble le mieux. Et puis, j'espère que de cette manière vous me pardonnerez de ne pas vous avoir plus tôt apporté mon soutien.
- Et bien, je connais un chouette diction qui dit : « mieux vaut tard, que jamais »
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Ce fut un nouveau jour qui s'éleva sur Plymouth.
Pour certain, le réveil avait été des plus brutal. Harry faisait partit de ceux qui en avait fait la désagréable expérience. Loin d'avoir eu une nuit paisible, le jeune homme n'avait cessé de repasser en boucle les récents événements, et alors qu'il s'enfonçait de plus en plus dans cet engrenage infernal, il ne s'était pas rendu compte que le sommeil lui avait complètement échappé.
Après sa longue conversation avec Severus, il avait finalement décidé de retourner travailler avant de rejoindre les autres pour le dîner. Le garçon avait l'estomac tellement noué qu'il avait bradé plus de la moitié de son assiette. Après quoi, il s'était discrètement éclipsé pour regagner sa chambre dans le but de prendre un bon bain chaud.
Tom était revenu tard ce soir là. Pour éviter d'ouvrir le dialogue, Harry avait feint de dormir. Il savait que son amant ne lui en tiendrait pas rigueur et ne sachant pas encore quelle attitude adopter au vu de ce qu'il avait appris, il préférait dans l'immédiat éviter toute confrontation.
Tout juste lavé et habillé, il descendit jusqu'au rez-de-chaussée.
N'ayant pas plus d'appétit aujourd'hui que la veille, le jeune homme bu seulement un verre de jus d'orange fraîchement pressé tout en savourant un pancake aux myrtilles.
Sans plus tarder, il se mit aussitôt au boulot et contre toute attente, il n'était pas le seul.
Drago Malfoy était déjà installé à son bureau, une détermination ferme modelait chacun des traits de son visage tandis qu'il s'atteler durement à la tâche.
Harry se demandait bien ce qui pouvait lui donnait autant d'entrain à huit heure et demi du matin ?
Cependant, craignant de le froisser en lui posant cette simple question, il l'ignora et alla à son tour s'installer devant son poste de travail. Il avait encore quelques petits détails à parachever avant de pourvoir remettre proprement son dossier à Severus qui l'attendait en fin de matinée.
Ainsi, durant plus d'une heure, le garçon s'efforça de donner le meilleur de lui-même pour qu'au final, il puisse présenter à l'homme un travail qu'il jugea digne et respectable !
Une fois sa besogne terminé, il veilla à enregistrer l'intégralité de ses recherches sur un dossier informatique avant de débuter une toute nouvelle affaire qui s'avéra beaucoup moins motivante que la précédente.
Très régulièrement, Harry surveillait l'horloge disposé élégamment sur la poutre de cheminée. En conversant avec Narcissia pendant le dîner d'hier soir, la jeune femme l'avait informé que s'était normalement son époux qui aurait dû accompagnerait le Lord aujourd'hui pour assister à un congrès sur les dernières technologies informatique. Cependant, Lucius étant malade, elle s'était gentiment proposé pour le remplacer.
En principe, ils devaient prendre la route aux alentour de dix heures.
Voyant qu'il était pratiquement moins le quart, le garçon emporta avec lui sa pochette et se passionna prés de la fenêtre, faisant ainsi semblant d'étudier le contenu de son dossier. D'ici, Harry pouvait percevoir tous ce qui se trouvait devant la façade du manoir. Il remarqua que la limousine était déjà garée et que le chauffeur, appuyé légèrement contre la carrosserie, patientait tranquillement en savourant une cigarette.
Il fallait qu'il attende que Tom monte à bord du véhicule pour être sûr de n'éveiller aucun soupçon chez lui lorsqu'il fouillerait leurs appartements. Cela dit, l'investigation des lieux risquait de prendre un certain temps. S'il devait explorer chaque tiroir, retourner entièrement le dressing, regarder derrière tous les tableaux et passer au peigne fin le moindre centimètre carré, il allait largement combler le temps que l'absence de Voldemort lui offrait.
A moins qu'il ne trouve un peu d'aide au passage…
Il jeta soudainement un coup d'œil à Malfoy en remarquant que son écran, dont-il ne voyait qu'une partie, était loin de refléter le travail sérieux et acharné auquel il s'était attendu.
Depuis combien de temps au juste le jeune homme se divertissait-il en jouant à des jeux complètement puéril ?
- Intéressante cette affaire, Malfoy ? Questionna-t-il tout haut d'un air innocent, tandis qu'il regarda à nouveau à travers le vitrage.
- Plus que tu ne le crois. Répondit brutalement l'autre, sans même lui portait attention.
- Tu sais, évidemment, que tous les ordinateurs disposent d'une mémoire ou d'un mouchard, enfin appel ça comme tu veux, qui permettent au Lord de voir ce que chacun de ses employés à accomplit en temps et en heure, n'est-ce pas ?
A l'énonciation de ces paroles, Drago se figea quelque instant avant de reprendre un air supérieur et arrogant.
- Bien sûr que je suis au courant et quand bien même, ce que je fais ne regarde que moi alors mêle-toi de tes affaires ! Bougonna-t-il, précipitamment.
Un demi-sourire étira les lèvres du brun.
A dire vrai, il n'avait aucune idée de la véracité de ses propos, mais connaissant la sournoiserie dont était capable le maître des lieux, cela ne l'étonnerait guère qu'il est effectivement eut recours à ce genre de procédé.
D'ailleurs en parlant du loup, voici que ce cher Tom, tout de noir vêtu, venait de sortir du manoir aux côtés de Narcissia Malfoy et qu'ils se dirigeaient d'un bon pas vers la limousine.
Ayant son feu vert, Harry quitta son poste d'observation pour marcher jusqu'au bureau de son collègue. Sous les yeux ébahit de ce dernier, il éteignit son écran et recula avec précaution d'un pas en arrière.
- Non mais qu'est-ce qui va pas chez toi ? Cria le blond, furieux.
- J'aurais besoin que tu me rendes un service. Fit Harry, calmement.
- Tu rêves, Potter ! Pourquoi je ferais ça ?
- Parce que d'après ton parrain, Voldemort cache des documents dans ses quartiers privés concernant ma tante ainsi que l'individu qui l'a renversé. Alors le calcul est simple, il sera plus aisé pour moi de mettre la main dessus si on est à deux plutôt que seul. Et en prime je gagnerais également un temps très précieux !
- Que je saches, je ne te dois rien du tout. En plus, tes histoires de famille ne me concerne pas, je suis donc au regret de te dire que tu devras te passer de mes services ! Et à l'avenir ne m'embête plus pour ce genre de futilité. Assena-t-il, méchamment.
- C'est drôle, on dirait que quand ça t'arrange, tu aimes bien t'immiscer dans les affaires des autres. Remarqua Harry. Seulement quand tu le fais ce n'est jamais pour les aider, non toi, ton seul plaisir c'est de les rabaisser et de profiter de leur vulnérabilité. Tu veux que je te dise à quoi tu ressembles, Malfoy ? Lança-t-il, irrité. A une fouine.
- Je me moque de tes comparaisons et entre nous je préfère être une fouine plutôt que la putain du Lord !
La réplique avait était sèche et brutal.
Malfoy avait pour habitude de divulguer tous ce qui lui passait par la tête, si bien qu'Harry ne prêtait même plus attention à ses paroles cinglantes. Mais cette fois-ci, il avait sentit quelque chose d'invisible lui entailler le cœur. Ce n'était pas un objet tangible qu'il l'avait blessé, juste des mots mêlés à une dose suffisante de haine.
- Tu n'à vraiment rien à voir avec l'image que ta mère donne de toi. Murmura-t-il, après un moment. Elle me disait que tu avais beau te montrer impulsif et caractériel, tu étais aussi quelqu'un de dévoué et d'attachant. Elle m'a confiée qu'elle ne comprenait pas que tu restes toujours seul et que tu n'es pas plus d'amis à tes côtés. Je n'ai pas osé lui dire qu'étant donné la façon dont tu traites les gens avec aussi peu d'égard et de respect, il est normal, qu'en retour, ces derniers ne te prêtent pas plus d'attention. Expliqua-t-il, en ne lâchant pas une seconde le regard du jeune homme. Comme je ne voulais pas juger sur une première impression, j'ai attendu de voir si elle serait la bonne ou pas. En fait j'avais espéré qu'on aurait fini par s'entendre malgré nos différences. L'expérience n'étant pas très fructueuse, je pense que c'est inutile qu'on la prolonge, n'est-ce pas ?
En prononçant cette dernière phrase, Harry s'était dirigé d'un pas lent vers son bureau pour y déposer son dossier.
- Cette petite comédie a assez durée et je vais y mettre un terme. Mais ne t'inquiète pas, j'irais moi-même l'annoncer à Voldemort et à ton parrain. Sur ce, je te souhaite une bonne journée. Fit-il, d'un ton froid, en quittant définitivement les lieux.
En entendant la porte claquer, Drago ferma momentanément les yeux en soupirant.
Il sentit tout à coup quelque chose bouiller en lui et sans parvenir à se maîtriser, il frappa un grand coup contre le meuble.
La pièce baignait dans un tel silence que le choc produisit un bruit sourd.
Cette réaction le dépassa quelque peu. Ne devrait-il pas se sentir soulagé de s'être enfin débarrassé de Potter ? N'est-ce pas pour cette raison qu'il s'était montré si cruel et injuste envers lui ?
Dés le début, et ce bien avant qu'on ne l'assigne comme son collègue, Drago l'avait détesté. Pourtant, lui et Harry ne s'étaient rencontrés qu'en de très rare occasion. Au dîner, ils ne se parlaient même pas et au sein de la demeure, ils s'étaient croisés trois ou quatre fois, mais là non plus, il n'y avait eu aucun dialogue.
Il était vrai qu'outre leur physique, il y avait beaucoup de choses qui différencier les deux jeunes hommes. Alors qu'Harry était d'un naturel aimable et généreux, Drago lui incarnait davantage les traits d'une personne arrogante et irascible. Ils étaient comme deux aimants qu'on ne pouvait rapprocher. Mais cela n'expliquait pas entièrement le ressentiment de l'un pour l'autre.
Lors de son arrivé au manoir, il eut beaucoup de conversation échangé sur Harry Potter. C'était en quelque sorte la nouvelle attraction du moment avant que vienne un autre garçon.
Seulement voilà, il n'eut pas d'autre garçon et l'intérêt que le Lord semblait porter pour son nouvel assistant attisa quelque peu la curiosité d'autrui.
A table, par exemple, on aimait le questionner, lui demander son opinion sur diverses choses. Harry répondait toujours avait politesse et franchise, et chose inhabituelle, il n'y avait aucun dédain, ni aucune fierté dans le ton de sa voix. Les mots lui venaient naturellement et son franc parlé était apprécié.
En fait, plus le temps passait, plus le jeune homme prenait une place importante au sein du manoir, si bien qu'il était difficile d'ignorer son existence. D'une façon ou d'une autre Harry se faisait brillamment remarquer, que se soit par son étonnante gentillesse, son travail acharné ou cette étrange complicité qui avait naquis entre Voldemort et lui.
Cependant, cet intérêt tout particulier commençait sérieusement à agacer le jeune Malfoy !
Combien de fois n'avait-il pas entendu le nom de « Potter » au cours d'une simple et banale discutions ? Combien de fois sa mère avait-elle répété qu'il était charmant et serviable ? Combien de fois avait-il attendu que le Lord et son parrain finisse d'échanger leurs idées à son propos avant d'avoir toute leur attention ?
Lui aussi avait des aptitudes et des qualités, seulement personne ne les remarquaient. Il pensait qu'en détenant un poste au sein du manoir on reconnaîtrait enfin son potentiel, mais ses espoirs n'avaient pas été réellement comblés. En plus, pour ne pas arranger les choses, Potter était revenu après plusieurs mois d'absence. Et comme un malheur ne vient jamais seul, Drago avait appris qu'ils devraient travailler ensemble.
Pour le jeune homme, c'était la cerise sur le gâteau !
Devoir supporter la présence de l'autre pendant toute une journée et plusieurs fois par semaines allait être un véritable supplice. Il imaginait déjà les éloges qu'on attribuerait au jeune homme alors que lui continuerai à demeurer dans l'ombre. Entre autre, il voyait s'échapper l'unique opportunité de montrer aux autres et surtout à son père sa vérifiable valeur. Et puis, il avait la désagréable sensation que le garçon lui volait quelque chose puisque à ses yeux il ne méritait pas tous ce qui lui était gracieusement offert.
Drago voyait en Harry quelqu'un de fourbe et d'opportuniste, il n'avait pas conscience que son jugement était altérer par sa rancœur. Ce n'est qu'en le côtoyant régulièrement que sa véritable personnalité lui était peu à peu apparu.
Au bout d'un moment, il en était même venu à se demander pourquoi il persistait à agir de façon aussi si méprisante ? En fait, ce qu'il refusait d'admettre c'est que son aversion pour le garçon avait aussi pour origine une légère pointe de jalousie et qu'en le dénigrant comme il le faisait, cela lui donnait l'illusion d'une plus grande estime de lui-même.
Drago avait toujours utilisé cette arme pour s'imposer aux autres. C'était sans doute la raison pour laquelle il n'était pas très apprécié des jeunes gens de son âge.
Mais peut-être que pour une fois, il pourrait mettre son orgueil de côté et tendre en signe de réédition une main secourable.
Après tout qu'avait-il à perdre ?
Au creux de ce silence assourdissant la réponse s'imposa d'elle-même : Il ne pouvait rien perdre tant qu'il n'avait rien gagné.
Déterminé, il s'extirpa de sa chaise et sortit rapidement de la pièce, en faisant pour la deuxième fois, claquer la porte. Sans réfléchir, il traversa en grande enjambé tout le couloir pour pouvoir rejoindre les escaliers principaux qui le mènerait jusqu'au troisième niveau.
De là, il traversa à nouveau un long corridor, en passant devant le bureau du Lord pour finalement arriver devant la chambre de ce dernier.
En apercevant les deux portes en bois sculpté, le jeune homme se rappela subitement qu'il y à des années, au moment ou sa famille venait tout juste de s'installer au manoir, il s'était retrouvé à cet endroit même à la suite d'une violente dispute avec son père.
A cette époque, Drago n'avait aucun repère et la demeure était si grande qu'il lui arrivait fréquemment de s'y perdre. Sans savoir pourquoi, ce jour là c'est ici qu'il avait atterri, et c'est également dans cette chambre qu'il s'était aveuglément aventuré.
Etant aujourd'hui parfaitement conscient des limites qui s'imposait à lui, le blondinet frappa deux coups sec avant de patienter.
Harry était là, il en aurait mis sa main à couper, pourtant le garçon ne vînt jamais le trouver.
- Evidemment…Souffla-t-il pour lui-même d'une moue contrarié.
Quelque peu mal à l'aise mais à la fois rassuré que le Lord était sortit, Drago entra prudemment dans la pièce qui le laissa étrangement songeur.
Minutieusement, il analysa tous ce qui se trouvait autour de lui et certaine choses était loin de lui être inconnues.
Les meubles dans leur ensemble n'avaient pas tellement changés, seuls quelques tableaux et bibelots confondus étaient venus s'ajouter au décor. Drago remarqua avec intérêt qu'au dessus du lit s'étendait une sorte de longue vitre qui avait du être installé ultérieurement. Il nota également qu'une petite bibliothèque été venu compléter une plus grande. Les étagères de cette dernière étaient toutes sans exception rempli de livres qui devaient receler en leur sein mille savoirs.
Alors qu'il pivota sur lui-même, l'expression de son visage changea radicalement tandis qu'il aperçu, posé contre le mur du font, un grand miroir conçu dans un style baroque très particulier.
Le garçon demeura interdit devant cette image qui lui semblait invraisemblable. Il n'avait plus mis les pieds dans cette pièce depuis prés de sept ans et le souvenir qu'il avait gardé de son passage était plutôt confus dans sa mémoire. Malgré tout, l'image de ce miroir l'avait drôlement marqué.
Quelle pouvait bien en être la cause ?
Il jeta tout à coup un autre regard dans la direction opposé ou trônait un grand lit recouvert de tissu sombre et soyeux. Il se souvînt alors que peu de temps après être pénétré dans la chambre, il avait entendu distinctement des pas résonner depuis le couloir.
Son premier reflexe avait été de se glisser sous le lit et de prier mentalement qu'on ne l'y trouve pas. Drago avait beau être jeune, il savait que s'introduire dans les appartements d'autrui sans y être invité n'était pas correct, seulement poussé par la curiosité, l'enfant n'avait pas résisté.
Ce fut un homme qui était entré à cet instant, bien que Drago ne pouvait distinguer son visage de là ou il était, il savait aujourd'hui qu'il s'agissait de Lord Voldemort.
Il perdit instantanément le fil de ses pensées, lorsqu'il entendit en provenance de la salle de bain un robinet couler abondamment. Cela eut au moins le mérite de lui rappeler pourquoi il était venu jusqu'ici.
D'une lenteur déconcertante, il se dirigea jusqu'à la salle d'eau qui se trouvait être dans l'autre partie de la chambre. Sans faire le moindre bruit, il observa à travers l'entrebâillement, une silhouette légèrement courbé devant le lavabo en marbre blanc. Il s'apprêta à pousser plus franchement la porte pour signaler sa présence, mais il se figea aussitôt lorsqu'il entendit des sanglots. Avec stupéfaction, il découvrit que ces derniers venaient d'Harry.
Sous les yeux de son collègue, le brun coupa l'eau d'un geste et redressa difficilement son visage pour pouvoir observer son reflet à travers la glace. Il aperçu tout à coup, au dessus de son épaule, quelqu'un qui le fixait.
Harry fit volte face, ce qui fit sursauter Drago.
- Je…
- Qu'est-ce que tu fais là ? S'écria le jeune homme. T'es venu prendre ton pied en me regardant pleurer ?
Drago l'observa longuement, comme s'il le voyait pour la première fois.
- Je suis venu pour qu'on trouve un terrain d'entente. Articula-t-il, calmement.
Harry eut un rire dédaigneux.
- C'est un peu tard, tu ne crois pas ? Après m'avoir fait vivre un enfer, tu voudrais subitement qu'on fasse la paix ? Dit-il sur un ton amer. Qu'est-ce qui t'arrives ? Tu as peur que j'aille me plaindre de toi ?
-Non, je sais que tu ne le feras pas. Fit immédiatement l'autre. Tu ne l'à pas fait auparavant, alors pourquoi maintenant ? En plus, depuis que tu sais ce que ton cher Lord à fait, je pense que la dernière chose que tu es envie de faire c'est de lui conter tes malheurs. J'ai tords, dis-moi ?
Le garçon ne répondit pas.
Même si le blond disait vrai, Harry n'avait aucune envie de l'admettre.
- C'est difficile de garder toute la frustration qu'on éprouve pour soi, n'est-ce pas ? Ta famille et tes amis sont loin. Et à part le Lord, tu n'a personne ici, du moins, personne avec qui tu pourrais vraiment te confier. En réalité, tu n'es pas plus entouré que moi. Conclu-t-il.
- Pourquoi tu me dis ça ? Demanda, Harry, suspicieusement.
- Je sais que j'ai été particulièrement odieux avec toi, il se trouve que j'avais des raisons qui ne regardent que moi. Seulement, je me suis rendu compte que ma première impression n'avait pas été la bonne. J'avoue avoir commis une erreur et je l'assume entièrement. Glissa le jeune homme, sur un ton réfléchi. Ce que je te propose, c'est qu'on reparte à zéro, qu'on laisse de côté nos préjugés et qu'on partage pourquoi pas…une certaine complicité . Attention, ne te méprends pas, je ne te parle pas d'amitié, je dis simplement que si l'un de nous a par exemple des ennuis, il pourrait compter sur le soutien de l'autre sans attendre forcément quelque chose en retour.
L'expression de méfiance arborée par Harry, s'effaça face aux paroles de son vis-à-vis. La tentative de rapprochement du jeune Malfoy était certes maladroite, mais le garçon sembla comprendre le message.
- Et qu'en sera-t-il de nos activités professionnelles ? Questionna-t-il.
- Puisqu'on à jamais vraiment essayé de travailler ensemble pourquoi pas faire une tentative ? Et si on constate que sa nous mène à rien, on trouvera une autre solution à ce moment là. Proposa Drago, en jaugeant la réaction de son collègue. Qu'en dis-tu ?
Harry était plutôt surprit de se revirement, c'est pourquoi il fut pris d'un doute. D'un côté, il lui était difficile de croire que le jeune homme désirait réellement enterrer la hache de guerre, malgré tout, il songeait fortement à lui donner sa chance en espérant découvrir sous ce masque froid et venimeux, un peu de compassion.
- Rien ne me certifie que tu sois sincère. Releva-t-il.
- C'est vrai, tu vas devoir te fier uniquement à ton instinct pour prendre ta décision. Répondit l'autre.
L'espace d'un moment les deux jeunes hommes se jaugèrent du regard.
Drago ayant fait le premier pas, Harry décida de faire le deuxième en tendant une simple poignée de main dans sa direction.
- Très bien, mais on est d'accord ? Il n'y aura plus d'insulte, plus de moquerie, de sous entendus douteux et surtout plus de sautes d'humeur. Si tu recommences, je n'aurais peut-être plus autant de patience qu'avant. Et tu sais ce qui passe quand la goutte d'eau fait déborder le vase ? Déclara sérieusement le jeune homme.
L'adolescent acquiesça légèrement tandis qu'il serra avec conviction la main de son collègue.
- Si j'ai quelque chose à te faire remarquer ou si nous sommes en désaccord, ce qui risque probablement de se produire, je m'engage à te le faire savoir avec calme et diplomatie. Mentionna-t-il en échangeant un regard entendu avec son interlocuteur.
Ce dernier esquissa un demi-sourire, et d'un accord commun, les deux garçons rompirent le contact pour finalement sortir de la pièce.
Harry alla s'installer dans le canapé, en soupirant faiblement.
- Si sa ne te dérange pas, j'aime autant pas reprendre le travail tout de suite.
Drago haussa les épaules.
- Aucun problème, ce n'est pas comme si on était payé à l'heure de toute façon. Souligna-t-il, en balayant une fois de plus la chambre du regard.
Il lui fallu plusieurs secondes avant de remarquer un engin très spécial, qui avait trouvé sa place dans un renforcement au coin de la pièce. Drago s'approcha et l'examina minutieusement. Il s'agissait d'une machine, style « Rube Goldberg » Celle-ci était particulièrement impressionnante non seulement par sa taille, mais aussi par sa complexité qui avait du donner du fil à retordre à son créateur.
Dans une petite boite en bois, le garçon s'empara d'une bille en verre, pour venir la déposer sur la longue piste en cuivre.
A peine lâché, cette dernière entama un prodigieux parcours. Le jeune homme semblait hypnotisé par les mouvements gracieux de la sphère qui montait, descendait, tourbillonnai selon une trajectoire minutieuse et méthodiquement calculé.
Impressionné, le blond se demandait se qui se passerait s'il modifiait ne serait-ce que de quelques millimètres une des courbes prédéfinie de la piste.
- N'y touche pas trop. Avertit Harry depuis le sofa. Le Lord est particulièrement maniaque avec ce truc. Les domestiques n'ont même pas le droit d'y faire le ménage.
- A ce point là ? Fit Drago en soulevant un sourcil.
Puis il songea que venant du maître des lieux, il n'y avait rien de très surprenant. L'adolescent se rappelait qu'à une époque pas si lointaine, il lui arrivait fréquemment de voir l'homme dans une colère monstrueuse lorsque son personnel commettait une maladresse.
C'était arrivé lors d'un repas, alors qu'une domestique allait amener une autre carafe de vin à table, elle avait accidentellement trébuché et une infime quantité du liquide bordeaux était allé se renverser sur la chemise du Lord. Rendu fou de rage, celui-ci l'avait violemment giflé et la bague qu'il portait à ce moment au doigt avait laissé une grande griffe sur le doux visage de la jeune femme.
Personne n'avait osé dire quoi que se soit, le dîner s'était terminé dans un calme quasi religieux.
Depuis, Voldemort c'était quelque peu assagi. Les domestiques craignaient moins ces colères, ce qui ne signifiait pas qu'il était devenu plus tolérable, ni moins effrayant. Seulement, l'homme avait appris à se maîtriser dans une certaine mesure. Parfois, il avait l'air si calme et détendu qu'il pouvait presque paraître sympathique pour son entourage.
Malgré tout, ceux qui le connaissaient suffisamment savaient qu'on ne se méfier jamais assez de l'eau qui dort…
Toujours focalisé sur la machine qui semblait s'imposait à lui telle une énigme, Drago remarqua un élément apriori insignifiant au niveau du socle en bois. C'était une sorte de pièce métallique brillante, mais à la différence des autres, cette dernière n'apportait aucune contribution au reste de l'œuvre, elle était juste inutile.
Bizarre, quand on voit toute l'ingéniosité qui à été déployé pour construire un tel engin, on imagine mal que ce détail soit juste le fruit du hasard ou d'une erreur.
Intrigué, le jeune homme ne put résister à l'envi soudaine d'y toucher. C'était comme un appel. Il fut surpris de voir la pièce se mouvoir à son contact et délivrer un son fort aigue qui lui paraissait presque familier…
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Harry en se redressant.
Instinctivement, Drago regarda derrière lui et dans sa tête le souvenir fut soudain moins brumeux.
Avec un léger sourire aux lèvres, il marcha vers son propre reflet tandis qu'Harry l'observa sans comprendre.
- Pour te prouver ma bonne foi et m'excuser de tous mes propos injurieux, je vais te fournir la preuve qui te permettra d'accuser le Lord. Assura le blond en lui faisant signe de s'approcher.
Sous les yeux ébahis de son collègue, il fit pivoter l'imposant miroir qui se révéla être une petite armoire ou était entreposer un lot de dossiers mais aussi quelques objets, comme un ancien médaillon, un écrin en velours, ainsi qu'un petit livre.
Harry releva les yeux et tenta de lui demander confusément :
- Comment est-ce que tu…
- Quand j'étais enfant, je suis venu me réfugier ici après une dispute avec mon père. Ne me demande pas pourquoi, je serais bien incapable de te répondre. Toujours est-il qu'en entendant quelqu'un venir, je me suis cacher sous le lit, c'est à ce moment que quelqu'un est entrée. Je suppose que tu devines de qui il s'agissait ? Fit Drago en laissant sa phrase en suspens.
- Lord Voldemort. Prononça le garçon. C'est là, que tu l'a vu actionner le mécanisme permettant de déverrouiller l'accès au miroir ?
- En réalité, j'ignorai qu'il fallait d'abord enclencher quelque chose avant de pouvoir l'ouvrir. C'est en entendant le déclique que je m'en suis rappelé.
- On peut dire que cette une chance pour moi que tu étais là. Fit spontanément Harry. Toujours au bon endroit au bon moment, hein ?
Drago lui lança un regard de biais.
- Tu n'a pas intérêts à redire que je suis une fouine !
L'autre garçon esquissa un petit sourire, mais n'ajouta rien.
A présent, il était focalisé sur cet assemblage de pochettes uniformes qui obstruait une grande partie de l'espace.
A vue d'œil, il devait bien y en avoir une vingtaine, peut-être même plus…
Imperceptiblement, Harry fronça les sourcils.
Si l'une de ses chemises contenait les preuves qu'il attendait, alors que pouvait bien contenir les autres ?
Le jeune homme n'était pas dupe au point de croire que son amant lui avait révélé tous ces méfaits. Il était certain que le Lord n'avait pas prévu de lui faire l'inventaire de toutes les actions nuisibles qu'il avait entrepris depuis qu'il était à la tête de son entreprise. Néanmoins, Harry songea qu'il aurait pu lui apprendre l'existence de ces documents ou encore de cette cachette secrète installée dans leur propre chambre.
Avait-il si peu confiance en lui ? Se demanda-t-il, tristement.
Sans réfléchir davantage, il s'empara de l'ensemble des dossiers pour commencer à les examiner.
Aussitôt, le brun remarqua que tous portaient une inscription en bas à droite servant sûrement à identifier l'affaire à laquelle ils appartenaient. Seule une pochette, celle située en haut de la pile, n'avait pas eu le droit au même traitement. Cette dernière était simplement vierge et plus mince que les autres.
Harry l'ouvrit afin de parcourir rapidement son contenu.
Il sentit soudain son cœur rater un battement lorsqu'il aperçu, écrit en toute lettre, le nom « Lupin » au milieu d'un paragraphe. En relisant plus attentivement, le garçon comprit qu'il s'agissait d'un contrat et que ce dernier avait été rédigé à l'attention d'un certain Cornélius Fudje.
Voyant que son collègue avait mis le doigt sur quelque chose, Malfoy se déplaça à ses côtés et jeta un coup d'œil par dessus son épaule.
Il eut un court silence jusqu'à ce que…
- Et bien, si je m'attendais à ça. Souffla-t-il. Alors le coupable c'est Fudje.
- Tu le connais ? Demanda immédiatement Harry.
- Ici les gens le connaissent tous, c'est le maire de cette ville et récemment, il a même était élu aux cantonales. Déclara le jeune homme.
A cette mention, le visage du brun se crispa. « Grand bien lui en fasse » Prononça-t-il sur un ton acerbe.
- Bon, et qu'est-ce que tu compte faire maintenant ? Questionna Malfoy.
- Je vais trouver cet homme et lui demander de s'expliquer. Répondit le garçon.
- De s'expliquer ? Répéta le blond avec une certaine pointe d'ironie. Pourtant, tu sais déjà ce qui c'est passé.
- Oui, mais je veux l'entendre de sa bouche.
Drago haussa les épaules et commença à s'intéressé au reste du contenu de l'armoire.
- Je ne suis pas certain qu'il te fera la moindre confidence, mais tu peux toujours essayer. Dit-il d'un ton placide. Seulement, dis-toi bien que tu prends des risques. Tu vas porter de sérieuses accusations et même si tu sais quelles sont justifiées tu ne pourras pas les prouver devant un tribunal étant donné que les seules preuves que tu détiens ne sont pas valables.
Harry s'apprêta à dire quelque chose, mais son collègue le coupa.
- Le contrat que tu as entre tes mains n'à aucune valeur juridique puisqu'il transgresse les lois. Même si Fudje l'à signé en toute connaissance de causes, il sera considéré comme nul. Expliqua le garçon en s'emparant d'un petit livre à la reliure noir et miteuse.
- Alors tous ces papiers ne servent à rien, finalement.
- Voldemort n'aime pas les accords passés à l'oral, c'est pour ça qu'il laisse toujours une trace écrite. La signature est comme un engagement pour lui, de cette façon, si une tierce personne ne respecte pas le marché qui a été convenu, il peut prendre certaine dispositions à son égard. Mais tous ça se fait évidemment, sans l'implication des législations de ce pays.
- Je ne m'étonne même plus d'entendre ce genre de chose. Soupira Harry, d'un ton lasse. Un jour, tous ça finira derrière les barreaux d'une prison…
Une expression désopilante vînt se dépeindre sur le visage du blondinet.
- Tu vois toujours la vie en noir comme ça ? Lui lança-t-il, en feuilletant une à une toutes les pages du livret. C'est bizarre, il n'y à rien d'écrit, je me demande qui cela peut-être. Murmura-t-il.
- De qui parles-tu ?
- J'ai trouvé ça avec les autres affaires, mais il n'y à rien, juste un nom. Regarde, fit-il en lui tendant l'objet.
Harry l'attrapa en comprenant tout de suite qu'il s'agissait d'un journal intime. Comme Malfoy, il tourna les pages sans plus de succès d'y trouver quoi que se soit.
Toutefois, sur la quatrième de couverture, situé tout en bas en lettre dorées, il put lire :
« T.E Jedusor »
Je ne sais pas ce que vous pensez de ce chapitre, je l'avez imaginé un peu prés de cette façon, bien qu'il y a certaine choses que je n'ai pas pu approfondir comme je le voulais, j'espère quand même que dans l'ensembre, il vous a plus. Cependant, je conçois parfaitement que vous êtes peut-être déçu par la tournure des événements si c'est le cas j'aimerai bien que vous me le fassiez savoir. De même, pour les autres, vous savez que petite ou grande review l'auteur aime toujours savoir ce que l'on pense de son travail.
Sur ce, je vous fait à tous de gros bisous !
A bientôt !
