Ho ho ho chers Potterheads,
Je vous souhaite un joyeux Noël et j'espère que ce chapitre cadeau vous plaira ! Ce chapitre est dédié à tous mes lecteurs/reviewers assidus (je ne peux pas écrire tout le monde mais ils se reconnaitront aisément) et plus particulièrement à Watachi L Desu, sans qui je n'aurais jamais commencé à écrire cette histoire.
Chapitre 35 : La pâtisserie Made in France
Drago passa une nuit sereine et il s'éveilla au petit matin avec le sourire aux lèvres. Astoria n'était plus dans le lit. Il leva un sourcil. Astoria debout avant lui ? C'était étrange. Il l'appela et sa femme apparut dans une parure de lingerie beige. Elle monta sur lui.
-C'est notre dernier jour sans Scorpius…fit-elle en l'embrassant sur les lèvres. Nous devrions en profiter un peu.
Drago la renversa sur le lit. Il avait décidé qu'il serait un homme exemplaire. Il allait commencer dès maintenant. Au moment du petit déjeuner, quand Astoria descendit, Drago était déjà installé à table avec la Gazette du Sorcier. Il se redressa. Il y avait eu un couple de sorciers assassinés chez eux. C'était la Résistance Mangemort. Il en était sûr et certain. Son front se plissa. Il ne pouvait s'empêcher de penser à son père qui voulait qu'il aille voir Goyle. Il aurait finalement dû accepter d'y aller pour savoir ce que son père tramait.
-Tu as l'air soucieux, il y a un problème ?
-Non. Rien qui ne t'intéressera en tout cas. Toujours de la paperasse administrative. Et comme Mariam est absente aujourd'hui, je vais devoir me débrouiller avec cette sotte de remplaçante. C'est une Cracmol, ajouta-t-il. Enfin, pas vraiment mais parfois j'ai vraiment l'impression.
-Mon pauvre.
-En fait en parlant de Mariam, j'espère que tu n'as rien de prévu samedi prochain, nous allons à un gala de charité.
Astoria leva le sourcil sans comprendre.
-Le rapport entre un gala de charité et ta secrétaire ?
-Mariam est une Fawley.
Astoria s'étrangla avec sa gorgée de thé.
-Fawley.. de la famille Fawley du Registre ?
-Absolument et nous sommes conviés au gala de charité de sa mère le 28 décembre. Amusant non ?
-Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? Je l'ai utilisée comme si elle était mon esclave domestique ! Alors que.. mon cousin a épousé une Fawley, quand même. Je n'oserais plus la regarder en face.. et pourquoi elle est ta secrétaire ?
-Elle m'a menti sur son CV, elle s'appelle en réalité Édith Fawley. Elle voulait se détacher du reste de sa famille. Et elle a été promue au rang de secrétaire assistante depuis Pékin.
-Elle n'est pas la seule à vouloir faire ça, elle te ressemble beaucoup.
-À la différence que j'aurais refusé travailler pour moi-même à sa place, je la traite très mal, mais je compte changer ça, je ne veux pas avoir de souci avec les Fawley.
-Surtout pour Scorpius. Les familles de Sang Pur sont de plus en plus rares, si on compte l'hécatombe qu'il y a eu avec les Mangemorts. En tout cas, c'est avec plaisir que j'irais à ce gala. D'ailleurs, ne m'attends pas ce midi, j'ai suivi ton conseil et je vais déjeuner avec mon oncle Greengrass.
-Astoria. Les choses ne sont pas toujours ce qu'elle semble être au premier abord. Ne l'oublie pas. La relation entre ta mère et ton oncle était peut-être purement physique, ou alors c'était de l'amour. Tu ne peux pas le savoir alors ne sois pas trop brusque.
-Je ne serais pas brusque. Je ne le suis jamais, et j'ai eu le malheur de prévenir Daphné de son retour imminent et elle a insisté pour m'accompagner avec Owen.
-Au moins, elle s'occupe de celui-là, jusqu'à ce qu'il soit envoyé à Gryffondor.
-Tu imagines le drame que ça serait ? commença à pouffer Astoria. À côté sa crise à l'hôtel ne serait rien.
-Ce n'est pas grave, d'ici là, Ashton sera assez grand, il pourra vivre avec son frère. Ou alors Enguerran aura divorcé. Je ne sais pas comment il fait pour supporter ta sœur. Il doit vraiment l'aimer.
-Parce que tu en doutes ? Attends.. il a trompé Daphné pendant votre week-end à Paris ?
-Quel..
-Je sais que tu as été à Paris en revenant de Pékin. Une femme sait toujours tout. Tu devrais le savoir que tu ne peux rien me cacher. Alors ? réponds moi !
-Non. Bien sûr que non.
Une femme sait toujours tout. Drago faillit rire. Si sa femme savait ne serait-ce que le quart des choses qu'il faisait sans lui dire, elle aurait demandé le divorce aux torts exclusifs de Drago depuis une bonne décennie au moins. Astoria avait paru soulagé. Daphné pensait-elle que son mari la tromperait sous son nez ? Drago finit de boire son thé et se rendit à son bureau en transplanant. Il n'avait pas envie de prendre la limousine. Il arriva dans son bureau et vit la remplaçante de Mariam. Elle ne lui plut absolument pas et elle n'avait pas un brin de maquillage. Navrant.
-Bonjour monsieur Malefoy ! Je m'appelle Jul…
Il retira sa cape et il la jeta sans ménagement sur le bureau en chêne. Il arriva devant son bureau et il pinça la bouche.
-Mariam Trois !
Personne n'arriva. Il leva les yeux au ciel et il se planta sous les yeux de la jeune femme et il agita la main.
-Je viens de vous appeler Mariam Trois;
-En fait moi c'est Julie.
-Et alors ? Vous ne croyez pas que j'ai des choses beaucoup plus importantes à me rappeler que le nom de la remplaçante pour une journée de ma secrétaire ? Alors écoutez Mariam Trois. Le temps que je prends à vous apprendre comment faire votre travail, je ne fais pas le mien et quand je ne fais ce que j'ai à faire, des milliers d'emplois en dépendent. Alors, je vais descendre au service juridique et quand je serais revenu, je veux que les revues de presse que je consulte le matin soit en ordre alphabétique sur mon bureau, je veux un thé fumant et je veux que vous ayez lu ceci.
Il prit un document sur le bureau de Mariam où il était écrit en gros et en rouge : « Guide pour devenir la parfaite secrétaire par Mariam Yawlef » et il l'agita sous le nez crochu de la remplaçante. Il tourna les talons. Décidément, les sorciers venant de basses conditions sociales étaient vraiment nullissimes. Quand il revint, il trouva la secrétaire maquillée. Il y avait de l'amélioration. À part ça, elle n'allait pas assez vite pour lui. Il se rendait compte à quel point Mariam lui était indispensable et il songea que cela méritait une augmentation substantielle de son salaire. Il donna un coup de baguette dans la direction de son poste de radio et de la musique classique envahit l'espace. Il ferma les yeux. Drago se rappela avoir lu un article satirique expliquant la corrélation entre la musique classique et le fait d'être un psychopathe. Il sourit. Il devait probablement l'être mais il appréciait d'être un sociopathe. Il changea lorsque le morceau ne l'intéressa plus, c'était une vieille chanson du début des années 2000, Holiday de Green Day. Il la fredonna et frappa la mesure sur le bord de son bureau. Il se rappelait qu'il écoutait ça en courant le matin. Ça ne le rajeunissait pas. Il monta le son.
Cela lui rappelait ses "années d'errance" quand il habitait à New York. Il était sorti avec une fille qui était chanteuse dans un groupe de rock et elle avait essayé de lui apprendre à jouer de la guitare. Drago était d'une nullité absolue et il ne voyait clairement pas l'intérêt d'apprendre à jouer d'un instrument tel que la guitare. Il avait appris le piano et ça lui suffisait bien. Il se souvint de sa dernière année de piano quand il avait 14 ans. Il détestait son prof et avait réussi à faire croire à sa mère qu'il avançait beaucoup mieux sans lui. Pour ce faire, le jeune Drago avait ensorcelé les touches du piano et avait fait semblant de jouer une fois que son professeur était parti. Sa mère avait décrété qu'il n'avait pas besoin de cours de piano. Drago était véritablement un sociopathe à tendance manipulatrice. Il le savait et il trouvait ça tellement amusant.
Il mangea du fromage dans son bureau en guise de déjeuner vers 14h30 et avant de commencer son repas, il envoya un coursier aller lui chercher des pâtisseries de chez Dalloyau.
-En France ? lui avait demandé sa secrétaire avant d'aller prévenir un coursier.
-Non, au Sénégal, c'est vrai que ce pays est réputé dans le monde entier pour être les créateurs du saint-honoré ! Évidemment que je parle de la France. Je veux donc, un coffret de 24 macarons un assortiment fruité, un Bonheur au chocolat… Qu'est-ce que vous attendez pour prendre note ? Je ne répèterais pas.. et pour finir je veux un pop savarin Mangue-ananas. Ce sera tout. Oh et je veux ça dans 20 minutes, pour mon dessert. Qu'est-ce que vous faites encore là, Mariam Trois ?
Elle était décidemment très empotée cette enfant. En même temps, il n'aurait jamais donné à Mariam que vingt minutes pour aller lui chercher ses pâtisseries dans un autre pays. En y réfléchissant plus attentivement, Mariam aurait deviné qu'il voulait une pâtisserie avant même qu'il en ait réellement envie. Donc ce n'était pas entièrement sa faute mais celle de son empotée de secrétaire.
Il commença à savourer son chèvre et sa salade verte, il avait décidé de commencer par les fromages à pâte molle pour finir par les pâtes dures. Au moment même où il finit son dernier morceau de cheddar avec regret, elle arriva avec les pâtisseries. Elle avait mis 30 minutes. Elle s'était plutôt bien débrouillée.
-Sortez maintenant et apportez moi le dossier Elton John au passage.
Il mangea ses desserts en se disant qu'il devrait faire une diète avant Noël. Il regarda la boîte de Macarons en se demandant si il devait vraiment manger un troisième dessert quand on ouvrit la porte à la volée.
-C'est quoi ce bordel Mariam Trois, quand je dis que je suis indisponible, c'est pour..
Il ne s'attendait vraiment pas à voir la personne qui venait d'ouvrir la porte d'un coup de baguette.
-Tout le monde, termina-t-il.
-Je suis désolée Monsieur Malefoy, elle..
-Laissez-nous tout de suite et autant vous le dire, ne revenez pas jouer à la secrétaire si Mariam vous le redemande. Vous êtes une incapable.
Drago fusilla du regard sa secrétaire remplaçante qui baissa les yeux. Il retourna son attention vers Hermione Granger qui venait d'arriver dans son bureau comme une Furie Nocturne. Elle semblait littéralement hors d'elle. Elle attendit que la secrétaire referme la porte pour insonoriser la pièce. La discussion promettait d'être.. houleuse. Drago se redressa sur son siège, prêt à se battre.
-Que me vaut l'honneur de ta visite ? Prends un siège, je t'en prie.
-C'est quoi ce délire Malefoy ? hurla-t-elle.
Elle brandit sa culotte prune et la lança sur le bureau de Drago tout en restant debout. Elle était devenue rouge. Ses cheveux étaient encore plus défaits que d'habitude et ses yeux noisettes semblaient s'être assombrit sous l'effet de la colère. Drago se fit la réflexion qu'elle n'avait pas tellement changé depuis Poudlard et il eut une moue insolente. Miss-Je-Sais-Tout était de retour. Il allait parler mais elle ne lui en laissa pas l'occasion.
-Je peux savoir à quoi tu joues là ? Et comment tu es rentré en possession de … ?
Drago leva les yeux au ciel, un brin excédé.
-Je dois vraiment te rafraîchir la mémoire Hermione Granger ? Le matin de ton anniversaire, le confessionnal, toi m'embrassant, et moi te.. caressant buccalement ? Je dois vraiment te rappeler tout ça ? ajouta-t-il avec un sourire dédaigneux.
-Tu m'as volé ma culotte ! C'est quoi cette perversion encore ? Espèce de taré va ! Je savais que tu avais un sacré culot mais à ce point là, ce n'est juste pas possible !
-C'était un.. disons souvenir. Et si je me souviens bien, tu n'étais pas mécontente que je te l'enlève ta satané culotte. Je l'ai mise dans ma poche et je te l'ai renvoyée point barre.
Drago passa une main dans ses cheveux et il soupira bruyamment pour bien montrer son exaspération à la sorcière. Lui aussi pouvait se mettre en colère.
-Et puis arrête de jouer la moralisatrice à tout bout de champs comme ça ! C'est bon, c'était y'a 3 mois, y'a prescription maintenant ! On est le 20 décembre. Profite de la vie ! Demain, les enfants reviennent de Poudlard. Je n'ai fait que te rendre ce qui t'appartenait.
Hermione Granger était offusquée. L'adjectif semblait être fait pour elle.
-Que tu me rendes ce qui m'appartient, c'est une chose ! Mais tu me l'as renvoyé au bureau, hurla-t-elle. C'est ma secrétaire qui ouvre mon courrier, espèce d'andouille !
Ah. En effet, il n'avait pas pensé à ça. Il se remémora la soirée de la veille rapidement. Il était devant sa cheminée et tenait l'objet entre les mains. Il avait alors pris la décision de s'en débarrasser. Il avait voulu la jeter dans les flammes mais il n'avait pu s'y résoudre. Il avait fait un paquet et il l'avait envoyé à Hermione Granger. Il ne se souvenait plus quelle adresse il avait écrite. Et apparemment, il l'avait envoyé au Ministère..
-Heureusement que tu n'avais pas signé, ça aurait été le pompom, continua-t-elle d'un ton furieux. J'ai quand même réussi à intercepter le colis avant elle, mais tu as halluciné ! Mon lieu de travail ? Je peux savoir ce qu'il s'est passé par la tête ? Non en fait je ne veux pas savoir.
Granger avait mis les mains sur son bureau et s'était penchée. Elle portait Soif de Passion. Et le fusillait du regard. Il ne l'avait jamais vu dans un tel état. Elle était vraiment hors d'elle et ses yeux brillaient, d'une colère dévastatrice. Drago en trembla légèrement au fond de lui-même. Même si une autre partie de son être trouvait très très intéressante cette part d'Hermione Grange.
-Je ne veux plus jamais, tu m'entends ? JAMAIS avoir affaire à toi à l'avenir ! Jamais. Je voulais te le dire. Non seulement tu ne m'approches pas mais tu n'approches pas un membre de ma es un malade mental Drago Lucius Malefoy !
Drago tapa ses mains sur son bureau en se levant pour lui faire face. Il fronçait des sourcils. Il n'appréciait pas du tout son ton autoritaire alors qu'il était dans son propre bureau. Décidément il avait eu raison de lui renvoyer sa culotte et de décider de rompre tout contact avec cette Née-Moldue, aussi sexy soit-elle. Elle était complètement folle. Elle ne bougea pas d'un millimètre.
-Tu crois que je t'ai renvoyé ta culotte prune pourquoi ? Hein ? Pour ne plus rien avoir affaire avec toi Hermione Granger, lui siffla-t-il au visage. Et je l'ai fait par la poste pour ne plus à avoir à te croiser mais toi Hermione, qu'est-ce que tu fais là, sur mon lieu de travail ?
Ils étaient tellement proches l'un de l'autre, chacun rayonnait dans sa colère. Il ne comptait pas perdre cette bataille. Il plissa des yeux et contracta sa mâchoire. Certains de ses collaborateurs aurait déjà commencer à tourner de l'œil face à son regard, mais pas elle. Elle tenait bon. Elle n'était pas arrivée à son poste sans avoir les tripes nécessaires. Et il fallait dire qu'elle supportait Ronald Weasley au quotidien. Ce n'était pas rien.
-Qu'est-ce que tu fous là ? répéta-t-il un peu plus fort.
-Je voulais que les choses soient bien claires dans ta petite tête de piaf et je n'ai pas l'habitude d'envoyer des lettres pour m'expliquer avec les gens, moi, contrairement à certains. Je suis franche.
-Tu es entrain de dire que je suis un lâche ? C'est ça Granger ?
Il sentait soif de passion à plein nez. Mais il ne voulait pas se laisser distraire, il cessa de respirer et fit le tour de son bureau pour se retrouver face à elle.
-C'est exactement ce que je suis entrain de dire, ce n'est pas venu dans la langue courante Lâche comme un Malefoy ?
-Tu dois confondre avec Pauvre comme un Weasley, Orphelin comme un Potter, et Infidèle comme une Granger.
Elle le poussa de toute ses forces et il recula d'un pas.
-Tu es l'être le plus insupportable de la création, cria-t-elle d'une voix suraiguë.
-Et toi la femme la plus imbue d'elle-même qu'il m'a été donné de voir dans ma vie, alors que franchement, je suis le neveu de Bellatrix Lestrange.
Elle le gifla une fois, puis une deuxième fois sur l'autre joue. Elles le brûlaient désormais.
-Ne me compare jamais plus à ta tante, la fouine. Jamais. Plus.
Elle le frappa une troisième fois.
-Elle m'a torturée ta taré de tante et tu oses la comparer à moi. Tu oses me comparer à une mangemort !
Elle allait le frapper une quatrième fois, mais il réagit. Il lui saisit le poignet, puis le second comme elle commençait à se débattre et il l'embrassa de manière sauvage. Elle lui mordit la lèvre, il se recula en la lâchant, il avait du sang dans la bouche. Elle l'avait mordu très fort. Il porta une main à ses lèvres. Elle allait partir, furibonde mais il la retint, la plaqua contre la porte qu'elle s'apprêtait à ouvrir et l'embrassa de nouveau. Elle lui porta un coup dans l'abdomen mais il tint bon et il l'embrassa à nouveau.
-Excuse-moi, murmura-t-il en regardant ses lèvres. Excuse-moi Hermione.
Il se recula comme si il était saoul et se prit la tête entre les mains tout en avançant vers la vue superbe qu'il avait depuis son bureau. Il n'entendit pas la porte s'ouvrir et claquer. il n'entendit rien, pas un mot, elle avait transplané. Il posa sa main sur la vitre et l'autre sur son visage.
-Qu'est-ce que j'ai fait nom de Dieu ?
Il frappa la vitre de son poing et tomba à genou. Granger était perdue à jamais. Il le savait. C'était la phrase de trop. Il était d'une stupidité sans nom.. La comparer à Bellatrix Black Lestrange ? La femme qui l'avait torturée ? Qui avait tué certains de ses amis ? Des larmes lui bouchèrent la vue. Pourquoi était-il comme ça ? Incapable de discuter sans finir par insulter la personne. Cette insulte là était de trop. Il l'avait su au moment où elle franchissait ses lèvres mais il n'avait pas pu la retenir. Il était hors de lui. Il se haissait. Il avait vu plus que de la douleur dans les yeux d'Hermione Granger. Il avait vu de la haine à l'état pur. Les larmes coulaient de ses yeux et il sanglotait. Comme entre les bras de Tanya après avoir vu Granger blessée dans son bureau. Sa main était au sol, l'autre contre la vitre et il sentait ses larmes tomber sur sa main. Il serra son poing. Il devait se ressaisir. Il le savait. Ce qui est fait, est fait.
-Je dois me ressaisir. Je dois me ressaisir..
Il sentit soudain une main se poser sur son poing. Et Soif de Passion l'envahit. Elle était là. Elle était restée. Elle l'avait vu. Il leva les yeux vers elle qui s'était mise à son niveau. Ses larmes lui brouillaient encore la vue mais il la trouva magnifique. Comme un ange descendu du ciel, éclairée par le soleil qui passait par la baie vitrée.
-Tu ne t'étais jamais excusé auparavant. Jamais.
Et elle l'embrassa de sa bouche soyeuse et carmin. Il sentit la langue de Granger entrer en contact avec la sienne. Ses mains sur son visage chassant ses larmes. Elle posa ses lèvres sur chacun de ses yeux, buvant ses larmes. Elle retourna à ses lèvres lui donnant un réconfort dont il avait impérativement besoin. Il se redressa, Granger toujours suspendue à ses lèvres. Il l'enserra de ses bras et recula jusqu'à sentir son canapé derrière ses mollets. Il fit une rotation et la fit tomber dessus. Il la regarda. Elle ne disait rien. Lui non plus. Il n'avait plus envie de pleurer. Elle avait ses lèvres entrouverte, promesse de milles délices. Elle se redressa et se mit à genou, tout en retirant ses chaussures. Elle était un peu plus basse que lui. Il lui caressa la joue et elle baissa les yeux pudiquement. Il la sentait frissonner à ce contact.
Ils n'avaient pas besoin de parler. Elle l'attira par sa robe de sorcier et il bascula sur elle. Il retira ses chaussures avec ses pieds. Ils savaient pertinemment ce qu'ils allaient faire tous les deux. Il n'y avait pas d'alcool ou quoi que ce soit pour leur permettre de se justifier de leurs comportements contrairement aux autres fois.
Il plongea sur les lèvres de Granger, puis posa un baiser sur son menton, sur son cou. Elle remonta la robe de sorcier grisée de Drago après l'avoir déboutonnée, pour l'enlever. Elle posa ses lèvres sur son épaule tatouée et Drago se sentait léger comme l'air.
Il déboutonna le chemisier de Granger immaculé et ses seins apparurent dans un soutien gorge vert émeraude. Il embrassa son cou, son torse, son ventre plat. Il remonta sa jupe. Il avait eu raison quand elle était avec son fils et lui au Chaudron Baveur. Elle portait des bas autofixants. Il n'avait même pas besoin de les enlever. Elle portait une petite culotte verte émeraude assortie à son soutien gorge. Il retira sa lingerie et sourit juste avant de l'embrasser et de la titiller avec le pouce. Elle commençait à gémir et il sut que c'était le moment de donner un peu plus de sa personne. Comment lui avait-il dit déjà ? Il la caressait buccalement ? En tout cas, elle ne se retenait plus comme elle avait pu le faire dans le confessionnal. Elle avait toujours ses mains dans ses cheveux et elle murmurait inlassablement son nom.. Drago.. Drago… Il savait ce qu'il faisait, et elle le guidait par la pression de ses mains dans ses cheveux.
Son corps s'arquait sous la pression. Elle essayait de ne pas céder. Elle voulait garder un maximum de contrôle sur son corps. Elle avait retiré son soutien-gorge et Drago pressait ses seins, les caressait. Elle résistait ? Drago intensifia sa caresse. Il se considérait comme un expert dans le domaine de la jouissance féminine même si aucune femme n'était pareille. Et ce qu'il était entrain de vivre…Ce n'était pas comparable à sa relation avec Tanya quand elle avait prit le corps de Granger. Elle lâcha enfin prise et Drago se dégagea. Il s'essuya la bouche. Elle souriait les yeux fermés. Elle était heureuse. Drago pouvait le voir sur ses traits. Quand elle ouvrit les yeux, Drago sentit son cœur battre sous le regard noisette de Granger. Dieu qu'il trouvait ses yeux avec ces grands cils, magnifiques ! Il ne voyait plus ses petits défauts. Il ne voyait qu'elle, comme si son âme venait de se mettre à nu et il se doutait bien que la sienne venait de se dévoiler.
Elle se redressa, porta la bouche de Drago à ses lèvres et l'attira à elle.. Elle lui retira son caleçon, il lui enleva définitivement sa jupe. Il avait déjà une érection fabuleuse. Il hésita une seconde et il s'introduit en elle profondément. Elle rejeta sa tête en arrière. Elle lui embrassa le cou et Drago y alla tout doucement. Il voulait savourer chaque instant avec elle. Faire en sorte que cela dure le plus longtemps possible. Il allait probablement avoir un suçon mais il s'en moquait. Il entendit sa pendule. Il était 17h mais il s'en moquait royalement. Il accéléra légèrement le rythme. Il caressait ses cuisses, sa taille, ses hanches. Elle lui enfonça légèrement ses ongles dans le dos et il accéléra la cadence. Il se redressa et la regarda, regarda ses seins, ses lèvres qu'elle mordillait pour ne pas laisser s'échapper un cri.
Il posa ses mains de chaque côté de sa taille et l'installa sur lui en position assise. Il mit sa tête entre ses seins et lui laissa les commandes. Elle était cambrée et elle se mouvait avec aisance.
-Regarde-moi, lui demanda-t-elle
Elle plongea ses yeux dans ceux de Drago. Il était très concentré. Il voulait lui donner ce qu'elle attendait. Ils haletaient, emportés dans le même tourbillon de plaisir. Elle ne tarda pas à jouir et il la rebouscula sur le côté. Il lui donna de forts coups de reins. Ils avaient noués leur main et il voyait celles manucurées de Granger se serrer. Drago lâcha un râle extatique et guttural avant de se retirer et de déverser sa semence sur elle. Il n'avait pas mis de préservatif. Il ne voulait pas qu'elle tombe enceinte de lui et il ne savait pas si elle prenait des potions contraceptives. Ils étaient tous les deux essouflés, le cœur battant, Hermione entraina de nouveau Drago sur elle. Elle le retint entre ses cuisses. Elle le prenait dans ses bras. Ils basculèrent et Drago tomba sur le dos.
-Ça va ? lui demanda-t-elle.
Ils se regardèrent avant d'éclater de rire. Hermione s'assit sur lui et lui dit d'un ton légèrement essoufflé après l'avoir embrassé quand il se redressa.
-Nous sommes quittes.
Elle le repoussa sur le sol et se releva. Elle saisit sa baguette magique pour retirer toute trace de son infidélité. Drago saisit lui-même sa baguette magique et se rhabilla. Il jeta un sort sur son canapé pour retirer toute trace de sécrétions sexuelles. Quand il se retourna, elle remettait son chemisier du côté de son bureau. Drago s'approcha d'elle, referma la fermeture éclair de la jupe d'Hermione. Elle avait tapé dans sa boîte de macarons. Il embrassa sa clavicule et elle rit.
-Tu ne diras rien. À personne, lui dit-elle en croquant dans un macaron. Je te l'interdis.
-Ce qui est fait dans le bureau de Drago Malefoy, avec Drago Malefoy, reste dans le bureau de Drago Malefoy. C'est la devise de la maison.
-Et n'envoie plus rien à mon bureau, je suis sérieuse.
-Même pour faire une réconciliation sur canapé ?
Hermione Granger se tourna vers lui et le regarda très sérieusement de ses grands yeux noisettes.
-C'était la seule et dernière fois pour nous, je tenais à te prévenir au cas où tu te ferais des idées. J'aime Ron. Comme toi tu…
Il la saisit par les hanches et l'embrassa une dernière fois, pour l'empêcher de finir sa phrase. Elle avait un goût de macaron à la pistache. Il ne voulait pas lui mentir. Il ne s'en sentait pas capable. Il était encore à nu et il faudrait un peu de temps pour remettre son armure infranchissable. Elle se dégagea, prit un miroir dans son sac à main, repassa une couche de rouge à lèvres carmin.
-Tu fais erreur Granger. Si il y a bien une chose que je sais, c'est que tu en redemanderas. Pas aujourd'hui, pas demain mais un jour. Tu reviendras vers moi. Aussi certainement que le soleil se lève chaque matin, que la lune joue sur les marées ou que..
-Que d'arrogance et de prétention Malefoy ! C'était la seule et unique fois je te dis. Crois moi. Sur ce, adieu. Je t'ai assez vu pour toute une vie. Merci pour le macaron de Dalloyau en tout cas.
Elle hésita quelques secondes et elle posa ses lèvres sur sa joue, piqua un second macaron et transplana le laissant seul, debout au milieu de la pièce. Il éclata de rire. Un rire qui le secoua du haut jusqu'en bas.. Il tourna les yeux sur son sofa et il ferma les yeux. Il la revit et sentit sa virilité se raidir. Quelle femme ! Elle était sans conteste le meilleur coup sur canapé qu'il avait eu dans toute sa vie. Et son corps allait s'en souvenir encore longtemps. Il saisit un macaron et s'assit dans son fauteuil. Elle n'avait pas repris sa culotte et tel qu'il connaissait Hermione Granger, c'était nécessairement à dessein.
Alors, chers Potterheads, satisfait de ce cadeau de Noël ? Next Chapter : les meilleurs amis
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Je veux TOUT savoir !
(Ne vous inquiétez pas trop pour Mariam, on la reverra bientôt)
N'oubliez pas la Règle d'or : UN CHAPITRE = UNE REVIEW
