NOTE : • Chewre est toujours derrière mes fesses pour rendre mes chapitres lisibles, on la remercie !

• Playlist YouTube avec toutes les chansons des début de chapitres, dans l'ordre d'apparition : https DEUX POINT DEUX BARRES www POINT youtube POINT com SLASH playlist ?list= PL7QlsDi2OGo1vYPBpDZapcuqri -wp76e5

Ce chapitre est pour Jlukes, j'espère que ça lui plaira, que je ne la décevra pas X_x ( Allez, je sais très bien que tu vois de quoi je parles, nee ;D )

POUR LE CHAPITRE : • RAITING M+++++++
• Je suis PRESQUE à jour dans les RaRs. Presque.

• POV STILES ( Ca fait un moment que c'est son point-de-vue, vous trouvez pas ? Allez, diversifions-nous).

• I'm-sexy-and-I-know-it PORN PORN PORN Fluffy Hurt Angst Fluffy Fluffy, PORN !

• De nouveau, et comme à chaque fois que c'est une chanson de Jaymes Young pour un chapitre, les paroles de la musique.. leur correspond tellement, c'est ULTRA flippant u_U Surtout pour Stiles en fait.

Bonne lecture !


- CHAPITRE TRENTE-SIX – GRIBOUILLE -

JAYMES YOUNG – Come Back for Me

Ainsi, Derek embrassa Stiles.

Le jeune homme haleta contre ses lèvres, qui se pressaient doucement contre les siennes. Il frissonna, alors que la main du jeune père remontait le long de sa nuque pour se perdre dans ses cheveux, glissant ensuite dans son cou, le pouce sous son oreille. La bouche de Derek happa le soupir de plaisir qu'il laissa échapper, et sa volonté flancha. Stiles répondit alors au baiser avec ardeur, s'accrochant un peu plus à lui, et emprisonna sa lèvre inférieure des siennes. Il gémit doucement quand Derek enlaça ses hanches un peu plus étroitement en s'appuyant contre lui. Stiles se pendit à son cou, haletant, et le père en profita pour franchir ses lèvres de sa langue pour lui offrir une danse sensuelle. Frissonnant, le jeune homme se laissa mener, prit d'assaut par des sensations qui lui avaient manquées et qui le rendaient désormais fou. Le cœur battant, les membres tremblants, il en oubliait le temps, le lieu, le fait que quelqu'un pouvait tomber sur eux, et occulta surtout qu'il ne voulait plus évoluer dans le noir dans cette situation avec Derek. Ses baisers étaient bouleversants, lui retournaient le cerveau, et quand Derek s'attaqua à son cou, son souffle s'était perdu quelque part entre le premier et le deuxième étage.

Lorsque les mains de Derek glissèrent sur son flanc, le cœur de Stiles s'emballa, battant à un rythme effréné pour tenter de sortir de sa cage thoracique et rejoindre son cerveau qui, je vous le rappelle, venait d'entamer son septième cocktail aux Bahamas. Il était désormais délicieusement pressé entre le mur et le corps sculpté du jeune père. Les yeux clos, le jeune homme se laissa submerger par la douceur des baisers papillons sur sa peau, se cambrant contre Derek alors que ses mains coulaient dans le creux de ses reins, le rapprochant un peu plus de lui. Il gémit quand les dents de Derek se pressèrent sur sa carotide, faisant dérailler son cœur.

Stiles avait chaud, trop chaud. Il ne pouvait plus penser normalement, son corps et son esprit étaient parasités par Derek, par son corps, par ses mains, par ses lèvres qui se posèrent avidement contre les siennes, encore une fois. De nouveau, son cœur s'emballa et il s'agrippa un peu plus à son col, comme pour se fondre en lui. La passion l'embrasait totalement, et il sentait celle de son bientôt-ex-ancien-amant se presser contre lui, le faisant hoqueter. Il lui avait manqué, beaucoup trop manqué.

Et soudainement, tout lui revint. Leur relation étrange ; les non-dits ; pourquoi ils ne se parlaient plus ; Kate...

Au terme d'un effort incommensurable, Stiles réussit à rompre le baiser, pressant ses mains dans le cou de Derek pour le tenir à une distance raisonnable afin de lui laisser le temps de rassembler ses pensées. Derek pressa son front contre le sien, la respiration aussi haletante que la sienne.

- Stiles... souffla-t-il d'une voix tremblante de désir.

Le jeune homme frissonna et se mordit la lèvre en évitant de gémir alors que Derek se frottait un peu plus contre lui, lui montrant tout son empressement.

- Je... Commença le jeune homme avant de se faire arrêter par un nouveau baiser.

Il succomba une seconde, ou une minute, il l'ignorait, avant d'avoir la force de le repousser. Il gémit un instant avant de prendre une inspiration et de rouvrir les yeux. Dans la pénombre, il distinguait à peine Derek devant lui, et chercha son visage du bout des doigts. Il atterrit sur son menton qu'il retraça du pouce.

- Dis-moi... J'ai besoin que tu me dises ce que tu veux clairement, parce que sinon... je...

Il repensa à la douleur qu'il avait ressentie durant ses deux derniers mois, à l'impression de trahison qui lui avait coupé le souffle quand Kate s'était ramenée ... Derek lui avait dit qu'elle ne viendrait plus, mais quelle garantie avait-il ? Il ne voulait pas revivre ce qu'ils avaient vécu, il voulait plus, et il voulait être sûr. Il frissonna en repensant à toutes les merdes qui leur étaient tombées sur le coin du nez.

- Je ... je ne pourrai pas supporter plus... Déclara-t-il d'une voix sourde en repensant à cette connasse de Kate et la plainte qui lui était tombée dessus.

Il réalisa qu'il tremblait. Voulait-il vraiment une réponse à cette question ? Il risquait gros, et surtout, il n'y croyait pas. Et pourtant ... et pourtant, l'espoir faisait battre son cœur-

- Juste cette nuit. Lui murmura doucement Derek en glissant ses lèvres sur sa joue. Laisse-moi t'avoir, juste cette nuit.

- qui se brisa.

Stiles ferma douloureusement les paupières. Derek ne leur voulait qu'une seule nuit. Une dernière, sûrement en souvenir du bon temps. Mais lui ne pouvait pas. C'était trop, ou alors pas assez, il ne savait plus où il en était. S'il succombait, il regretterait à jamais cette action. Mais...

- Je crois que je peux t'offrir ça. Soupira-t-il avant d'initier un autre baiser.

Mais s'il ne le faisait pas, il le regretterait tout autant, voire plus.

Une dernière fois. Se dit-il. Laissez-le-moi, une fois de plus.

Si les baisers précédents avaient été doux, celui-ci fut passionné, bestial, presque violent.

Dans ce baiser, Stiles abandonnait ses dernières miettes d'espoir pour n'offrir que sa rancœur et sa douleur à Derek. Il mordait, s'agrippait, pour l'empêcher de trop s'éloigner. Il refusait cette situation mais n'avait pas le choix, alors il le lui faisait payer. Il haleta un sanglot sec qui passa très facilement pour un halètement de plaisir, alors que les mains de Derek se perdaient sous son haut, le débarrassant du pull informe du Shérif. Le tissu tomba au sol dans un bruit sourd et Stiles l'écarta d'un coup de pied. Derek, quant à lui, n'était pas plus doux. Il rendait chaque coup de dents plus brutalement, chaque caresse, plus appuyée encore. C'était brut, sauvage, pressé.

Étroitement enlacés et se battant pour la domination de leur échange, ils se détachèrent du mur et se cognèrent dans un meuble avant de percuter brutalement une porte. Les lèvres toujours soudées, afin de mieux se dévorer, ils luttaient pour dissuader l'autre de cesser les caresses. Mais il fallait bien qu'un des deux ouvre la porte pour les laisser pénétrer l'antre noire qui allait accueillir leur dernier ébat. Ce fut Derek qui attrapa la poignée pour ouvrir précipitamment la porte alors que Stiles glissait ses mains dans son dos avec l'intention de le griffer.

La porte fut claquée d'un coup de pied et leurs hauts disparurent en un clin d'œil.

Frissonnant, Stiles s'arracha à ses lèvres avant d'enterrer son visage dans le cou du jeune père, mordant brutalement la jonction entre le cou et l'épaule, lui arrachant un grognement. Celui-ci passa une main avide dans ses cheveux pour les lui tirer, le faisant gémir de douleur, mais aussi de plaisir. Ils reculaient tout en essayant de se dévorer l'un l'autre. Derek serra un instant ses épaules avant de le repousser brutalement. Stiles tomba sur le lit en un halètement. Le jeune homme, à court d'air et frissonnant, se redressa sur ses coudes pour observer son amant se rapprocher. Sa silhouette se découpait dans la pénombre de la chambre, seulement illuminée par la lumière de la lune et des étoiles qui filtraient à travers la fenêtre. Derek le regardait avec envie, une lueur prédatrice brûlante dans ses prunelles. Il se rapprocha un peu plus, léchant ses lèvres en glissant son regard sur le tableau que lui offrait Stiles. Le jeune homme retint un gémissement face à ce regard pénétrant. Il avait cette impression étrange de sentir encore les mains de Derek qui glissaient sur sa peau, là où son regard passait. Il déglutit.

Les jambes de Derek percutèrent à leur tour le bord du lit et il se pencha pour attraper les jambes de Stiles afin de le tirer vers lui. Le jeune homme grogna en se sentant aussi facilement manipulé et chercha à se débattre un instant, mais Derek pesta et grimpa à son tour sur le lit pour appuyer lourdement sur ses cuisses afin de l'immobiliser. Puis ses mains agrippèrent sa ceinture, pour la lui retirer et il tira sur le tissu pour le faire glisser brusquement le long de ses jambes, faisant sauter le bouton dans la précipitation. Stiles essaya bien de le faire reculer, mais lui-même n'y croyait pas, lui-même n'en avait pas si envie que ça. De toute manière, quand Derek agrippa son boxer pour le lui ôter avec empressement, il abandonna le combat, préférant s'activer à son tour pour débarrasser son amant de son propre bas. Il refusait d'être le seul dans le plus simple apparat, mais le jeune père repoussa ses mains brutalement avant de se pencher sur lui et de mordre la peau de son aine. Ses hanches tressautèrent, son corps de nouveau parcourut par un savant mélange de plaisir et de douleur.

Un juron coloré s'échappa de ses lèvres quand il sentit la bouche de Derek se refermer sur le haut de sa verge, empoignant ses hanches pour l'enfoncer un peu plus dans le matelas, l'empêchant de bouger. Rejetant la tête en arrière, il agrippa les cheveux de Derek, ignorant s'il devait le repousser ou le tirer un peu plus contre lui. Mais son amant refusa de bouger d'un cran, préférant suçoter son gland sensible avec application, lui arrachant un soupir sonore. Il ne put que cambrer le dos en gémissant lorsque Derek inspira un peu plus avant de le relâcher, glissant son nez contre sa verge avant de passer un coup de langue sur ses bourses.

Merde.

Une des mains de Derek quitta sa hanche pour empoigner son érection, la pressant entre ses doigts chauds. Puis sa langue remonta doucement le long de son membre, avant qu'il ne l'emprisonne de nouveau entre ses lèvres. Stiles releva la tête, braquant son regard sur Derek, illuminé par un rayon de lune. Il l'observa aller et venir le long de son sexe, qu'il sentait se gorger un peu plus de sang à chaque va-et-vient. Ses doigts agrippèrent ses mèches sombres, griffant son cuir chevelu en gémissant, alors que la bouche de Derek glissait jusqu'à sa base pour l'avaler en entier, jusqu'à ce qu'il se retrouve à buter contre le fond de sa gorge. Ses muscles se contractèrent sous l'assaut du plaisir et de toutes ces sensations incroyables que Derek lui faisait ressentir. De nouveau, il était tiraillé entre jouissance et douleur, quand le jeune père planta ses ongles dans sa peau, le faisant frissonner et gémir de nouveau. Derek reprit ses mouvements, remontant et descendant en creusant les joues, aspirant un peu plus. Il cherchait à lui faire perdre la tête, ou à lui voler son souffle par le bas, Stiles en était presque certain.

Le cœur au bord des lèvres, il se cambra de nouveau entre les draps alors que Derek se redressait tout en soulevant ses hanches pour qu'il suive le mouvement, le décollant un instant du matelas. Son souffle se bloqua dans sa gorge quand il retomba brutalement, son amant l'ayant lâché sans prévenir. En un instant, son visage se retrouva pressé entre les oreillers, Derek agrippant son bassin pour le forcer à se mettre sur ses genoux, mordant avidement l'arrière de sa cuisse. Stiles gigota un instant pour se défaire de sa prise, mais les mains de Derek étaient comme imprimées sur sa peau, pressant fermement ses hanches. Stiles écarquilla les yeux en poussant un cri de surprise au moment où Derek attrapa une de ses bourses entre ses dents, avant de remonter doucement, traçant un sillon brûlant sur sa chair pour atteindre son entrée.

Plus que surpris, il chercha de nouveau à se défaire de cette prise en tentant de se redresser ; mais Derek appuya sa main brûlante sur son dos, le forçant à creuser les reins et rester le nez dans les draps. La caresse inédite, et encore un peu étrange pour lui, reprit, envoyant des vagues de plaisir qui remontèrent le long de sa colonne vertébrale pour s'échouer sur l'oreiller en un râle rauque. Il sentait à peine son érection pulser entre ses jambes, frôlant quelques fois les draps sur lesquels il était étendu. Non, il sentait surtout le souffle chaud de Derek, à l'endroit le plus intime de son corps, qui l'embrassait et jouait à le frustrer avec sa langue, ce qui le rendait fébrile et suppliant.

Très vite, il accompagna lui-même Derek dans ses mouvements, courbant l'échine en haletant alors que ses hanches étaient prisent d'assaut. Il ferma douloureusement les paupières alors que les frissons de plaisir remontaient le long de son dos jusqu'à sa nuque, semblant ne pas vouloir se stopper. Ses mains agrippèrent les draps, et ses doigts froissèrent le tissu alors que ses gémissements se faisaient plus perceptibles.

Stiles se mordit la lèvre à sang pour les étouffer le temps d'un instant, mais quand les doigts de Derek se frayèrent un chemin en lui, en plus de sa langue qui semblait vouloir tout prendre de lui, il cria. De surprise, de plaisir, de douleur aussi. Il sentait la fraîcheur de la salive de Derek, qui coulait doucement le long de ses bourses pour redescendre le long de son membre. Il se sentait si humide, de salive, de sueur, il avait même l'impression que son plaisir suintait par tous les pores de sa peau... il n'aurait jamais imaginé que les fluides pouvaient être aussi... érotiques.

Stiles jura. Ou grogna. Peut-être même qu'il gémit encore une fois. Il n'en savait rien, il était comme déconnecté de la réalité. Peut-être un peu trop, peut-être pas assez. Jamais il n'aurait pensé que cette douleur, cette brûlure due à l'absence de lubrifiant serait aussi... aussi... incroyable. Et pourtant le voilà, toute chaire bouillante offerte aux bons soins de Derek, qui le préparait minutieusement de ses doigts, de sa langue, avec pour seul lubrifiant une salive sèche. Et il aimait ça, le sentir aller et venir en lui, avec une certaine douceur.

Mais il fallait plus, pour l'un comme pour l'autre.

Très vite, Derek le quitta, le faisant grogner d'impatience. Stiles releva la tête des draps et regarda par-dessus son épaule pour le fusiller du regard. Il était tout bonnement hors de question que son amant prenne le temps de farfouiller la chambre, que pensait-il, la maison entière ! Pour trouver des protections. Bordel, ils ne s'en étaient jamais servis- ce n'était pas très bien tout ça - et malgré tout, Stiles n'avait eu aucun rapport depuis... eh bien, depuis leur dernière fois. Et il était convaincu que Derek avait eu autre chose à penser que de se perdre entre les cuisses d'amantes, voire d'amants.

Sauf qu'apparemment, et heureusement pour ses nerfs, Derek ne semblait pas vouloir non plus perdre plus de temps que ça, puisqu'il était en train de se débarrasser de son jean avec des gestes précipités. Stiles se mordilla la lèvre en le regardant faire, tremblant d'impatience.

Le corps de Derek contre le sien, enfin. S'il avait pu, et si la situation avait été meilleure, il en aurait soupiré de soulagement. Là, il ne pouvait que grimacer de frustration en le sentant l'allumer, alors qu'il se masturbait entre ses fesses à un rythme trop lent pour ne pas le rendre fou d'impatience. Il lui grogna de cesser de jouer, ce à quoi Derek répondit par un rire haleté tout contre son oreille, avant qu'un coup de hanche brutal ne les réunisse enfin.

Stiles écarquilla les yeux sous la surprise et la douleur. C'était brûlant, tant l'acte que le frottement. Il avait l'impression de revivre sa première fois, et allier cette idée à Derek lui arracha un gémissement. Le poids de son corps contre lui le faisait trembler, et le gémissement sourd de Derek contre sa nuque l'électrisa. Quand son amant se mit à se mouvoir, poussant ses hanches au plus profond de lui avant de sortir lentement, les jambes de Stiles se mirent à trembler sous le plaisir et l'effort fournis pour ne pas s'empaler lui-même. Un autre coup de hanche le mit à terre, littéralement, et il se retrouvait désormais étroitement pressé entre le matelas et Derek. Il gémit de douleur, alors que son érection sensible frottait brutalement entre son ventre et le drap rêche, avant qu'une main se glisse le long de son bras pour enserrer violemment son coude, comme pour l'empêcher de bouger. Comme s'il avait l'idée, l'envie, voire la possibilité de s'enfuir ! Sa nuque fut mordillée, puis son lobe malmené, avant que le souffle chaud de Derek se répercute au creux de son oreille alors qu'il lui grognait qu'il aimait le voir, là, comme ça, totalement offert sous lui. Stiles grogna, bougeant des hanches pour l'inciter à changer le rythme trop lent qui le brûlait bien plus qu'il ne l'appréciait. Derek sembla comprendre sa requête puisqu'il s'appuya un peu plus contre lui avant de se relever à peine en enchaînant quelques va-et-vient plus rapides.

Haletant un gémissement, Stiles se cambra un peu plus pour le sentir aller plus loin au fond de lui, malgré la douleur que cela pouvait engendrer. Il était fébrile, transporté dans des limbes jusqu'alors inconnues par cette catharsis physique. Ses entrailles enflammées hurlaient au massacre, à la libération, mais la jouissance était encore trop loin. Qu'allait-il choisir ? Douleur, ou plaisir ? En l'instant, il l'ignorait encore, même quand il sentait le corps chaud de Derek le percuter en rythme.

Sauf que ce dernier semblait vraiment vouloir le voir. Stiles allait enfin tomber définitivement dans le plaisir malgré les brûlures de frottements qu'il ressentait comme jamais, quand Derek le quitta totalement. Surpris, le jeune homme rouvrit les yeux sans réaliser qu'en effet, il les avait fermés. Il allait regarder par-dessus son épaule pour lui demander pourquoi il cessait si soudainement l'étreinte, mais Derek fut plus rapide. Attrapant son bras, il le fit basculer sur le dos pour lui voler un baiser aussi rapide que dévastateur, qui le laissa interdit et chamboulé, avant de replier ses jambes sur son torse et de revenir en lui. Stiles gémit en rejetant la tête en arrière. Ouais, comme ça, c'était tellement mieux... !

Quand Derek reprit ses coups de boutoir, le jeune homme ne put que gémir de nouveau, avant qu'un coup bien différent ne le fasse crier. Rien n'avait changé, si ce n'était qu'il avait un peu bougé pour l'accueillir un peu plus en son sein, et que l'angle avait donc sensiblement changé. Sensiblement, mais cela faisait tout. Derek avait buté contre ce petit quelque chose, cette boule de nerfs qu'il n'avait jamais réussi à trouver et dont il commençait à remettre l'existence en doute. Et c'était tout bonnement incroyable.

Stiles avait comme l'impression de sentir la naissance d'une étoile entre ses reins, et quand Derek se pencha pour le bâillonner d'un baiser, lui coupant le souffle en s'appuyant sur lui, ce fut peut-être trop. Le cœur battant une mesure désordonnée à la limite du supportable, les membres tremblants et le corps en feu, Stiles n'était plus que chair frémissante de passion qui griffait, mordait et gémissait pour montrer son accord ; et Derek n'était pas en reste, à gronder et grogner son plaisir. Ils étaient tous les deux revenus à l'état sauvage, deux bêtes cherchant leur propre plaisir dans l'autre. Malheureusement pour eux, et malgré le fait qu'aucun ne le réalisa, il y avait quelque chose d'autre. Il se passait quelque chose de plus et cet échange bestial, animal, avait une toute autre portée.

Mais transcendés par leur plaisir et par celui qu'ils procuraient à l'autre, ils en oublièrent jusqu'à leurs noms, ils en oublièrent l'endroit, pour finir par s'oublier eux-mêmes. Peut-être encore qu'ils ne voulaient pas comprendre ce qui se cachait sous cet empressement, sous cette douleur. Peut-être qu'ils ne voulaient pas espérer que leur rancœur soit la même.

Derek allait et venait en Stiles, qui ne réalisait même pas qu'il criait, que le rythme de son amant se faisait forcené et désordonné, preuves de son trouble grandissant ; et quand un énième coup de hanche fit buter Derek une nouvelle fois contre sa prostate, Stiles s'abandonna. Des milliers de petites aiguilles se plantèrent dans sa nuque, dans le creux de ses reins, sous ses paupières fermement pressées ; et alors que son dos se cambrait à s'en briser les os, la libération vint enfin, par vagues brûlantes et douloureuses.

Il perdit pied, littéralement, tandis que chaque respiration envoyait du magma épicé dans ses poumons. Quelques étoiles dansèrent devant ses yeux quand Derek s'enfonça une dernière fois en lui avant de se retirer, mêlant sa semence à celle qui tapissait déjà le torse de l'étudiant.

La suite fut floue pour Stiles. Il avait atteint un sommet de plénitude et les profondeurs du Nyx au même instant, et son corps tremblant lui était étranger, de même que la moiteur cotonneuse de son esprit.

Peut-être qu'il s'écoula une seconde, peut-être une dizaine de minutes avant qu'il sente de nouveau la fraîcheur de la nuit sur sa peau et la moiteur des draps dans son dos. Puis son corps lui revint, son esprit fut de nouveau sien et il bénit Derek en même temps qu'il le maudit pour l'avoir ainsi malmené.

Jamais... jamais il n'avait ressenti ça. Quant à ses muscles qui criaient douleur et vengeance, il ne les avait jamais autant appréciés.

Une main glissa sur son bras, et il s'accrocha à ce toucher pour définitivement revenir dans le moment présent. Son ventre avait été essuyé de toutes les preuves de ce qui venait de se passer, mais Derek était toujours là. Au vu de son regard trouble, il n'était pas mieux loti que le plus jeune, mais il l'observait avec crainte, et peut-être une pointe de regret.

La nuit n'est pas finie. Se dit Stiles en se redressant sur ses coudes, tremblant encore plus.

Alors il s'approcha de son amant tout retrouvé, mais déjà perdu, embrassant doucement et tendrement ses lèvres. C'était un Pardon, c'étaient des Regrets, c'était un Adieu. Et quand Derek lui répondit aussi fébrilement, caressant ses cheveux, sa nuque, sa joue, Stiles pria pour que cette nuit ne finisse jamais.

.*.

Stiles ne l'avait pas congédié. Et Derek n'était pas parti.

Ils étaient restés ainsi, installés l'un contre l'autre, étroitement enlacés. Stiles écoutait d'une oreille distraite le cœur battant de son amant, la joue contre son torse. Derek, quant à lui, avait drapé ses épaules de son bras et le serrait doucement contre son corps. Le plus jeune n'osait pas dormir. Il voulait profiter le plus possible de la présence du jeune père, là, dans son lit, tout contre lui. C'était leur soir, leur dernier soir. Ils n'avaient pas encore parlé, Stiles avait cette drôle d'impression que les mots n'allaient que ternir ce qu'ils venaient de vivre, ternir leur dernier moment. Les mots étaient de trop.

Le jeune homme bougea un peu et gémit doucement quand une douleur s'installa dans le creux de ses reins et remonta le long de son dos. Les doigts de Derek glissèrent sur sa colonne vertébrale en un touché aérien.

- Désolé. Murmura-t-il doucement.

Stiles secoua la tête avec un maigre sourire.

- Non, ne t'excuse pas. Pas pour ça.

Il cacha une grimace en bougeant un peu. Son corps entier n'était plus que douleur. Mais quelle douleur... ! Un sourire fleurit sur ses lèvres.

- C'était... assez impressionnant, je dois le reconnaître. Gloussa-t-il.

Il entendit Derek renifler un rire.

- C'était très sport. Reconnut-il.

- Si tu es aussi fougueux avec les demoiselles, tu dois les casser.

Stiles ferma les yeux en pestant intérieurement. Bien, 1000 points d'expérience pour la finesse ! Mais Derek eut un rire plus fort.

- Non, je dois reconnaître que non. Par contre, je me souviens très bien qu'avec Nicolas, c'était dans le même genre.

Le jeune homme se crispa, à l'instar de Derek. Finalement, peut-être qu'il avait eu tort, et que Derek était allé voir ailleurs.

C'était douloureux, mine de rien.

- Nicolas ? Demanda-t-il d'une voix neutre.

- Hm. Voisin de chambre à la fac. Ça ressemblait plus à un match de lutte qu'à du sexe … conventionnel.

Stiles sursauta et se redressa vivement, avant de grogner, voire gémir de douleur sous le mouvement. Derek se redressa sur ses coudes en haussant un sourcil.

- Euh... ça va ?

- Qu'est-ce que tu as dit ?

- ... Que coucher avec mon ancien voisin de chambre à la fac ressemblait à une partie de catch. Pourquoi ?

Le jeune homme le regarda, là, allongé dans son lit, à peine visible dans la pénombre de la chambre. Sa bouche entrouverte fit ricaner Derek.

- Quoi ? Ne sois pas si surpris. On dirait un poisson hors de l'eau.

Mais Stiles ne répondit pas, la révélation faisant son chemin dans son esprit.

- Stiles... pourquoi tu as l'air aussi surpris ? Demanda alors Derek, soucieux.

- Je... je... euh...

Le jeune père se redressa plus franchement, les sourcils froncés.

- Est-ce parler de sexe, qui t'indispose autant ? Railla-t-il. Tu sais, tu n'étais pas le premier, hein. Sarah n'est pas née d'une immaculée conception.

La brimade fit revenir Stiles sur terre avec un rire, avant qu'il ne déclare plus sérieusement et un peu penaud.

- Je me doutais bien que tu avais bien eu des amantes. Mais... pas... Enfin, pas d'amants quoi. Marmonna-t-il enfin en rougissant.

Le jeune père le fixait, perdu. Stiles grogna en rougissant et détourna les yeux.

- Ouais bah moi, j'ai toujours cru que tu étais hétéro. Continua-t-il d'expliquer.

- Et... et le fait que je n'aie jamais eu de ... je ne sais pas, de problème à coucher avec toi, à y prendre du plaisir, et surtout, à ne pas culpabiliser comme certains peuvent le faire, ne t'a pas mis la puce à l'oreille ?

- ... Hétéro curieux. Précisa le jeune homme en rougissant.

Derek rit de nouveau en se glissant contre lui, déposant un baiser sous son oreille.

- C'est seulement pour ça que tu n'as jamais émis l'envie de me prendre, ou est-ce parce que tu préfères être pris ?

Stiles hoqueta et frissonna à l'image d'un Derek sous lui, frémissant et tremblant alors que lui se perdait dans sa chaleur moite. Il se mordilla la lèvre en lui jetant un regard brûlant.

- Bah merde alors... Souffla-t-il.

Derek haussa les épaules en souriant doucement.

- Nicolas était du genre plus fort et entreprenant que moi. Et plus hétéro, aussi. Pas moyen pour sa fierté d'être... « en dessous ». Avoua-t-il en mimant les guillemets.

Cette fois-ci, Stiles gémit.

- Merde. J'ai raté une grande occasion. Se lamenta-t-il.

Et là, ce fut comme si cette simple phrase, cette constatation, cet emploi du passé les ramenait soudainement à la situation, leur situation. Le moment se brisa. Derek le regardait désormais tristement, un sourire nostalgique sur les lèvres. Stiles le fixa quelques instants avant de sourire de la même manière. Il attrapa doucement son oreiller pour l'enserrer sous sa tête, s'installant sur le ventre. Derek se rapprocha et l'embrassa doucement sur le front.

- Passe une bonne nuit, Stiles.

L'étudiant, qui avait fermé les paupières sous le doux toucher, les rouvrit et observa le jeune père se relever, se rhabiller un peu avant de quitter la pièce et rejoindre sa fille et Moon dans la chambre d'en face.

Oui. Le moment était bel et bien fini. Désormais, ils allaient revenir à une amitié polie, platonique et désintéressée. Demain, Stiles rejoindrait Derek pour le petit-déjeuner. Ils seraient courtois l'un envers l'autre, et Stiles lui confirmerait qu'il reviendrait s'occuper de Sarah. Parce que... parce que c'était Sarah, et qu'il l'aimait cette gamine, et elle lui avait manqué. Puis Derek repartirait à Beacon Hills, les laissant en vacances familiales qu'il ne pourrait pas apprécier à leur juste valeur.

Parce qu'il avait fait le con, parce qu'il avait attendu. Il s'était refusé de voir et maintenant, Derek lui échappait inexorablement.

Alors dans une semaine, il se taira et sourira pour la bonne cause, en revenant auprès d'eux.

Pour Sarah.

Et pour rien, ni personne d'autre.

.*.

Stiles avait passé une très mauvaise nuit. Dans ses rêves, Kate revenait et gloussait son amour idyllique pour Derek. Quant à lui, eh bien, il était toujours là, simple baby-sitter effacé pour la petite demoiselle Sarah. Mais cette dernière venait alors le voir et disait d'une voix claire, et trop mature pour son âge, qu'elle n'avait plus besoin de lui maintenant, que sa mère était revenue et qu'il ne servait plus à rien, désormais.

Il s'était réveillé en sursaut, une peur panique lui tordant les entrailles, avant que ses muscles endoloris le réveillent totalement et le sortent de sa léthargie. Grimaçant d'être aussi fourbu, il se traîna littéralement dans la petite salle de bains du premier étage, près de la chambre où Derek et sa fille avaient dormi. Mais il préférait ne pas trop y penser, encore un peu retourné par son rêve et par cette nuit. Il se glissa sous le jet d'eau presque bouillant, soupirant d'aise en sentant doucement ses muscles se détendre. Il était encore un peu poisseux de la veille, et l'eau lui fit le plus grand bien. Il ne se priva pourtant pas pour prendre un cacheton de décontractant musculaire, histoire que d'ici quelques heures, ses courbatures ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Enfin, si on voulait être précis, ses courbatures étaient un très, très bon souvenir.

Puis Stiles était descendu au rez-de-chaussée, jetant un coup d'œil dans le jardin. Scott y était installé, prenant un café et un peu de pain face à sa mère. Il sourit doucement en pensant que les chiens ne faisaient pas des chats, et qu'il aurait dû se douter que Mélissa n'allait pas rester amorphe, et faire comme son fils pour le piéger avec Derek.

Son sourire se fana en repensant à son éclat de la veille. Il allait devoir s'excuser bien sûr, mais leur expliquer aussi pourquoi ça ne lui avait pas convenu. Il soupira.

La porte des toilettes claqua dans son dos, le faisant sursauter. Il se retourna pour tomber sur une toute petite silhouette, les yeux bouffis de sommeil et sa peluche panda étroitement serrée dans ses bras. Il sourit tendrement en s'accroupissant.

- Hey, Sarah. La salua-t-il.

La petite fille sembla sortir un peu plus du sommeil en le voyant et trottina jusqu'à lui pour se blottir contre son torse, bayant aux corneilles. Il gloussa un peu avant de se redresser, Sarah installée sur sa hanche et la tête sur son épaule.

Derek lui avait pourtant dit qu'elle refaisait des crises au toucher humain... et pourtant, par deux fois, c'était elle qui avait initié un contact avec lui. Peut-être était-elle encore endormie... Ou peut-être était-ce parce que c'était lui. Son cœur se gonfla d'amour pour ce bout de chou, qu'il serra doucement.

- Bien dormi ? Lui demanda-t-il d'une voix douce en embrassant le haut de son crâne.

Elle hocha la tête avant de frotter ses yeux, qui étaient encore un peu embrumés. Il jeta un coup d'œil à l'horloge. Neuf heures. Il n'était pourtant pas si tôt que ça. Peut-être que sa crise nocturne l'avait laissée épuisée et que sa nuit n'avait pas été des plus bonnes.

Resserrant sa prise sur le petit corps, il sortit sur la terrasse pour saluer les McCall.

- Tu vas mieux ? Demanda Mélissa en le regardant de haut en vas, comme pour jauger sa bonne humeur.

Stiles rougit un peu avant de se dandiner d'un pied à l'autre, Sarah toujours dans les bras.

- Vous êtes levés depuis longtemps ? Éluda-t-il la question malhabilement.

- À peu près une heure. Commenta la mère en souriant, pas dupe pour un sou. Derek et Sarah sont descendus une demi-heure après.

- Où est-il ? Demanda Stiles en regardant autour de lui.

- Il avait une tête de zombie... Un peu comme toi, en fait. Je l'ai renvoyé se coucher et Sarah est restée, mais elle n'a pas voulu déjeuner.

Stiles reporta son attention sur la petite et haussa un sourcil.

- Tu n'as pas faim ?

Elle secoua doucement la tête en boudant.

- Tu dois manger le matin.

Elle fit la moue en tournant la tête.

- Tu es sûre que tu ne veux pas un bon chocolat chaud ? Lui demanda-t-il avec un sourire malicieux.

Elle hésita un instant avant de revenir sur sa décision, puis hocha vivement la tête. Stiles rit avant de rentrer dans la maison et de l'emmener dans la cuisine.

C'est comme ça que John les trouva, tandis qu'il descendait se préparer un café. Stiles avait installé Sarah près de l'évier, à une distance raisonnable des plaques chauffantes pour qu'elle n'y touche pas par inadvertance, mais tout de même assez près pour qu'elle puisse bien le regarder préparer la boisson chocolatée. Le shérif sourit tendrement en regardant son fils partager les secrets du chocolat chaud que sa mère lui avait confié, à une petite fille attentive et émerveillée. Alors il les laissa tous les deux se retrouver, quittant silencieusement la pièce avant que l'un des deux ne le remarque, rejoignant ainsi son amie et son fils sur la terrasse.

Son café pouvait bien attendre quelques minutes.

.*.

Quand Derek avait enfin quitté son lit, Stiles eut le temps d'expliquer à son père, à Mélissa et à Scott que oui, retenir Derek était parti d'une bonne attention, mais que l'idée en elle-même n'était pas vraiment bonne. Il avait tu ce qui s'était passé cette nuit, mais avait répondu à un Scott curieux que non, Derek et lui n'allaient pas former un couple. Son meilleur ami avait semblé déçu, et quand Derek était enfin apparu, il était toujours en train de bouder. Stiles lui, aidait Mélissa à préparer le repas du midi, et c'est, bien sûr, lui qui fut désigné pour l'inviter à rester manger avec eux. Le jeune père avait souri, moqueur.

- Ils comptent me garder en otage ? Avait-il demandé à un Stiles un peu mal à l'aise.

- Sûrement. Dieu seul sait ce qu'ils sont capables de faire. Avait soupiré le jeune homme.

Le repas avalé et le café en train de couler, Stiles proposa à Sarah d'aller promener Moon dans le champ en friche du voisin, qui ne pouvait plus cultiver les quatre champs à cause de son âge et de sa santé. La petite avait tout de suite accepté, sous le sourire de son père. Le jeune homme lui proposa d'ailleurs de les accompagner, sous le ricanement peu discret de son traître de meilleur ami.

- Est-ce que tu crois qu'on va à chaque fois en prison, si on étrangle un de ses amis ? Avait-il marmonné à Derek en l'entraînant par le coude.

- ... Pardon ?

- Genre, si c'est de très bons amis, ça passe non ?

- ...

- Mouaiiiiis... Ouais, ça passe. Avait conclu le jeune homme en hochant la tête et fusillant du regard le futur cadavre de son ami, mort par strangulation.

Ils quittèrent donc le cottage, marchant l'un à côté de l'autre en silence alors que Moon courait partout, voulant tout renifler, s'emmêlant les pattes dans les quelques racines qui traînaient ; le tout talonnée par Sarah, qui gambadait librement. Le champ n'était pas cultivé, et quelques cinq centimètres d'herbe brûlée par la chaleur tapissaient la terre craquelée de cet été sec. Toujours silencieusement, les deux adultes suivirent Moon qui courait désormais rapidement vers la barrière séparant le champ en friche de celui en jachère. Stiles courut jusqu'à elle pour l'empêcher de sauter dans le champ d'après, intriguée par ces énormes bêtes qu'elle n'avait jamais vues, et pour cause. Une superbe jument à la robe grise, tachée de noir, s'était approchée pour les regarder arriver. Stiles reconnut Garance, une jument qui avait mis bas l'année passée juste sous ses yeux. Resserrant sa prise sur Moon qui se débattait dans ses bras, il se recula un peu. Non pas que Garance était une jument sauvage et vilaine, au contraire, elle était douce et adorable, mais l'étudiant ignorait totalement comment elle pouvait réagir en présence de la petite chienne. Même si le vieux fermier avait un Berger allemand, Moon n'était encore qu'un petit chiot incontrôlable.

Derek le rejoignit et le débarrassa de son colis, accrochant sa laisse à son collier avant de la laisser toucher le sol à nouveau. Stiles sourit puis se rapprocha de la jument, s'appuyant contre la barrière en tendant la main. Garance se rapprocha en dodelinant de la tête et poussa son museau contre sa paume.

- Coucou, ma belle. La salua Stiles.

Il caressa un instant son chanfrein en souriant doucement avant de tourner la tête pour observer Sarah, qui les avait rejoints et qui se cachait désormais derrière les jambes de son père. Mais elle observait la scène avec de grands yeux pétillants et sa bouche était entrouverte d'émerveillement.

- Tu veux la caresser ? Lui proposa-t-il en souriant.

Derek le regarda, un peu pâle et soucieux.

- Tu... tu es sûr que c'est sans danger ? Demanda-t-il en fixant l'énorme animal.

- Ne t'en fais pas. Garance est un amour. Répondit-il en hochant la tête. Alors, ça te dit ?

Sarah leva les yeux vers son père avant de se rapprocher timidement. Stiles se pencha et la prit contre lui, lui attrapant doucement le poignet pour guider ses gestes.

- N'aie pas peur. C'est une jument que les enfants un peu plus grands que toi montent, habituellement. Tu la caresses tout doucement sur le nez, d'accord ?

Il guida le bras de la petite vers la tête de la jument pour poser sa main entre ses deux yeux. Sarah resta un moment sans bouger avant de faire doucement passer sa main de haut en bas, comme Stiles lui avait dit de le faire. La jument ne broncha pas. Alors Sarah passa doucement sa main dans sa crinière et Stiles la vit entrouvrir la bouche et les yeux en grand. Puis un rire cristallin franchit ses lèvres et Stiles tourna la tête pour regarder Derek, qui arborait un sourire incontrôlable. Ce dernier souriait aussi en les regardant, baissant son téléphone. Le jeune homme fronça les sourcils en grognant.

- Mon Dieu, un dossier photo.

- Petit souvenir pour Sarah. Commenta simplement Derek en haussant les épaules.

- Mouais. Tu gardes ça pour toi. Tout ce qui se passe ici reste ici. Grogna faussement le jeune homme.

- À vos ordres. Sourit Derek.

Sarah n'avait pas du tout fait attention à ce qui se déroulait entre son père et son baby-sitter, bien trop obnubilée par la jument qui s'était rapprochée et qui la reniflait. Stiles le remarqua enfin et empêcha que la petite se fasse manger les cheveux en reculant. Mais cette dernière voulait encore toucher le cheval, en trahissaient ses petites mains tendues vers la clôture. Derek la prit contre lui, échangeant la laisse de Moon contre sa fille. Stiles les regarda avant de reporter son attention sur le cheval.

- Tu as encore un peu de temps devant toi ? Demanda-t-il à Derek.

- Oui, pourquoi ?

- Je pourrais vous montrer les boxes et les chevaux du voisin. Proposa-t-il.

Derek jeta un coup d'œil à sa fille, qui le regardait en attendant son approbation avec toute l'espérance d'une petite fille de quatre ans.

- Pourquoi pas. Sourit le jeune père.

Dix minutes plus tard, Stiles présentait Derek et Sarah à Nina*, la fille de 29 ans du voisin. Son frère, Math, aidait son père aux champs et n'était pas présent, mais la jeune femme et Natasha*, sa mère, leur offrirent un pichet de limonade. Nina fut très heureuse de présenter les chevaux à Sarah. C'était elle qui tenait le haras en s'occupant de quelques chevaux mis en pension, en les soignant et en les montant, en plus des deux juments et des trois poneys qu'elle possédait. De fil en aiguille, la découverte des boxes et de leurs occupants se transforma en leçon de toilettage, pour finir par une petite Sarah dans des bottes un peu trop grandes et une bombe sur la tête, attendant impatiemment de monter Gribouille, le petit poney le plus doux et spécialement choisi pour les premières montées. Étant donné que Sarah n'en avait jamais fait, Stiles avait émis l'idée de monter avec elle pour la tenir, expliquant à mi-mot son état à Nina. Cette dernière hésita un moment, avant de regarder le poney puis le jeune homme en reniflant.

- D'un autre côté, ce n'est pas ta maigre constitution qui va épuiser Gribouille. Déclara-t-elle, moqueuse.

- Hey !

Vexé, mais amusé, Stiles ne monta donc pas Gribouille - qui lui arrivait à mi-torse, c'était affligeant - et décida donc de rester à côté de Sarah pendant qu'elle monterait.

Alors que Nina, talonnée par Sarah, allait chercher Gribouille, un Derek inquiet se posta à côté de Stiles.

- Je n'arrive pas à croire que tu m'aies convaincu. Souffla-t-il.

- Ça va lui plaire. Sourit Stiles.

- Et si le poney s'affole ?

- Il ne le fera pas.

- Et si Sarah s'affole ?

- Elle ne le fera pas.

- Et si elle tombe ?

- Je la rattraperai avant.

Stiles fixa Derek et explosa de rire.

- Ne t'inquiète pas, Derek, tout va bien se passer.

Et en effet, tout se passa bien. Au départ, Sarah était toute crispée sur sa monture, ses petites mains serrées fermement sur la selle. Puis, sous les conseils avisés de Stiles qui la rassurait d'une voix douce, elle se détendit, suivant les mouvements du poney. Souriante, elle fit un grand coucou à son père qui la regardait de loin, semblant lui dire " Tu as vu, papa ? Tu vois ? "

Après un petit quart d'heure et quelques tours de piste au pas, Nina montra à Sarah comment elle pouvait récompenser Gribouille en lui donnant quelques morceaux de pomme et quelques navets. Consciencieuse, Sarah présenta sa main tendue et plate à Gribouille qui goba les friandises, ses lèvres lapant la main de la petite en même temps, la faisant bondir de surprise. Puis elle éclata tout simplement de rire avant de tenter de lui faire un câlin, embrassant ses nasaux. Stiles et Derek la regardaient faire, souriant tous deux tendrement.

- Tu sais... Commença Stiles.

Derek lui jeta un regard.

- Hm ?

- Au point... au point où on en est, ça te dirait de... eh bien, rester ici ? Quelques jours ? Lui demanda-t-il en évitant son regard.

- Ah ? Tu... tu es sûr ?

- Regarde Sarah. Cet endroit lui plaît. Et puis... j'ai appelé Laura, tout à l'heure.

Derek ricana en imaginant le savon que sa sœur avait dû passer au jeune homme. Celui-ci grimaça d'ailleurs, confirmant ses pensées.

- Et elle m'a appris que ton oncle t'avait donné quelques jours de vacances.

- ... Oui.

Stiles haussa les épaules.

- Je repars avec papa dans six jours, vous pouvez rester avec nous. Je pense que tout le monde serait content.

- ... Et toi ?

Stiles le regarda enfin et lui sourit doucement.

- Moi aussi, ça me ferait plaisir. Dit-il simplement.

Alors Derek hocha la tête en souriant, faisant déraper le cœur du pauvre Stiles, qui se demandait si c'était vraiment une bonne idée.

Mais quand le soir arriva, que tout le monde fut rassasié et couché et que Derek entra dans sa chambre pour l'embrasser à pleine bouche, reprenant ses propres mots pour lui murmurer que " Tout se qui se passe ici, reste ici ", il envoya balader son cœur meurtri et ses décisions, voulant simplement profiter encore un peu plus de la présence de Derek contre lui.

Juste encore un peu. Cinq jours. Ils avaient cinq jours.


*Nina, Adam et Natasha, le retour x) Je les aimais bien dans Soleil, Kiwi, Patate et Sèche-Linge, alors les revoilà ! Un peu, en clin d'œil et voilà~


RaRs

Cleem : Toooouuus des manipulateurs, ahahaha XD Exactement, ces abrutis ne savent pas se parler, c'est une horreur ! Ils ont fait nawak, et on en est là ! J'espère que cette suite te plait :)

Guest : J'espère que ça t'a plus ! :D

Alumette : Héhéhé, et la suite du baiser ? Hm ? :D

Dest : Le Shérif est fourbe, ahahaha xD

Sasunaruchan : Mon dieu, ce pavé ma chérie... C'est énorme, comment je vais répondre à ça, hein ? Pffeu, j'adore ça mais en même temps, c'est long à y répondre ! Allez zou !

En effet, ça fait un moment que tu n'étais pas dans le coin... Bah alors, revient là ! :O *cache son balais dans son dos* p'i'tit p'i'tit p'i'tit ! Viens voir tata 'Win !

Et oui, ça avance tout ça, hein ? Bizarement, mais ça avance .w. Et ils sont trop entété... C'est une horreur U_u Moi non plus je n'aime pas trop Scott dans la série, trop niais pour moi, mais... Mais je l'aime bien mon petit Scott dans mon histoire. Genre "Attaque gro'z'yeux !" xD On va lui faire une statue comémorative en oréo et granola. Ca va être magnifique. Et trop bon. Shit, j'ai faim maintenant X_x Mais Laura est super dangereuse quand elle est en colère ! Et surtout quand elle est jalouse ! MON DIEU ! Tu verras le chapitre où elle va être jalouse... Un truc de fou xD LES VIDEOS SONT CUTES, HEIN ? 8D *remets les vidéos existentes juste pour l'fun xD* Tu dansais comme Stiles et moi. C'est vicérale, je l'entends, je danse xD

Des retrouvailles tendues ? Nooooon, pas du tout. *sifflotte* Exactement, bien sur que pour Derek, Kate était genre plus là du tout. Mais l'accumulation des trucs a fait craqué Stiles, ça a pas été bon du tout pour lui :/ Et ils ont un sacré problèmes de comunication aussi. DE peur de se prendre une veste, ils n'ont pas été sincère l'un avec l'autre et, comme tu peux le voir dans ce chapitre, c'est encore le cas. Mais si, leur éclat de colère, c'était une bonne chose, crois moi. Si ils avaient craqué après, genre bien après, pusieurs mois plus tard, ça aurait été... Déstructeur. La, c'est libérateur. Ils se mettent verbalement sur la tronche, et pourront faire table rase après. Et sa réaction, genre les remords juste après son éclats, c'est tout a fait moi. J'explose, je suis immonde avec les personnes, et deux minutes après, je suis calmer et j'ai d'énorme remords. C'est pas pratique quand tu veux vraiment en vouloir à quelqu'un, tu le peux pas :O

AHAHA, LE BISOUS ! LE BISOUS ! \O/ *relit le chapitre plus tôt* OWYEAH. MOUAHAHAHAHAH ! *kofkofkof*

Bien sur qu'à partir de là, ça va mieux se passer, ne t'en fait pas ! Ce chapitre là, c'était le dernier où tout était encore un peu bizarre et bancale. A partir de maintenant ? Plus du tout. Owyeah.

J'espère que cette suite t'a plus, nyaaa !

Moi, je retourne à mon chapitre des Direwolves .w. Je te fais plain de gros gros poutoux ! :coeur:

sandrine (35) : :D Merci ! Oui, mon Derek est un artiste en fait. Et Laura est complètement dingue, je l'adore .w.

(36) : Scott est cool dans ce chapitre, hein ? .w. Tu verras dans le chapitre 37 comment ça se passe et... Et pour ce chapitre, eh bien... Huhuhu ;)

Sushiie (35) : Oui, je trouve cette réalisation adorable .w. Et Shake it off... Mon dieu, maintenant je l'ai en tête, ahaha ! C'est énorme ! :D J'espère que la réconciliation, même si c'est un peu bizarre, j'espère que ça te plait .w.


Piapiapiaaa ! Et voilà un nouveau chapitre ! Je l'aime ce chapitre, genre pour de vrai !

Hm... Je sais pas trop quoi vous dire, mise à part que j'ai de plus en plus de mal à vous pondre des chapitres en ce moment. Pour être honnête, il y a plusieurs personnes qui m'ont envoyé des messages privés pour me demander si je comptais abandonner cette histoire, étant donné que je ne l'avais pas mise à jour depuis quelques temps. Alors, d'un côté, c'est adorable de savoir que mon histoire plaît tellement que les gens sont impatient de lire la suite, mais de l'autre, et c'est un problème, c'est que vous me stressez. Genre... Vraiment. Ça me mets la pression et je suis de moins en moins... Pas inspiré, mais ça me bloque un peu. Je sais pas si vous réalisez à quel point c'est long d'écrire des chapitres aussi long. J'essaye de tenir la distance, un chapitre par semaine, mais j'ai de plus en plus de mal. C'était aussi pour ça que je voulais publier un chapitre toute les deux semaines, pour lever un peu le pied. Mais j'ai de plus en plus de mal à tenir mes deads-lines, surtout qu'après l'écriture, il y a la correction, et Chewre n'est pas wonder-woman, je ne peux pas lui demandé de corriger le chapitre en 4ème vitesse pour pouvoir le publier le lundi alors que je lui ai envoyé le dimanche soir.

Alors voilà, juste pour dire que.. Eh bien, juste pour vous dire ça. C'était juste pour vous dire que oui, même si soudainement, vous n'avez plus de nouvelles de moi sur cette histoire pendant deux semaines, JE N'ABANDONNERAIS JAMAIS cette histoire ! Surtout qu'elle est bientôt finie.

Et pour ce qui est des nouvelles, justement j'en ai une. En papotant avec des amies, elles m'ont pousser à me créer une page facebook, et c'est ce que j'ai fait. Désormais, j'ai une page « auteur » sur FB, La Plume d'Eowin bien sur. Là dessus, il aura les annonces de nouveaux chapitres bien sur, mais aussi un partage de conneries, des petits teases pour les chapitres suivants, pourquoi pas des sondages, pour m'aider à me décider. J'aimerais aussi y poster les dessins et les montages photos que certains et certaines d'entre vous m'ont envoyé par mail et que je trouve adorables et voudrais les partager ainsi que, pourquoi, mes propres dessins pour mes histoires. Je sais pas encore, je l'ai crée qu'aujourd'hui x)

Donc voilà, venez me voir, je mord pas et j'ai même quelques cookies ! :D

Bon bah... Je crois que c'est tout. Ze vous aime .w.

Licorne, paillette et panda, j'vous cœur sur vos deux fesses.

xoxo, 'Win !

P.S : De nouveau, ET MEME SI JE SUIS AUSSI EN RETARD POUR LES REPONSES AUX MAILS, ceux qui veulent papoter via mail, juste m'envoyer un petit message ou autre choses, voici mon mail spécial fanfiction : plume POINT eowin AROBAZEUUUUUH gmail POIIIINT com