Un jour alors que j'étais en classe potion, pour récupérer mon sac, j'entendais un long sifflement douloureux qui me glaçait le sang mais je scrutais les environs cherchant d'où venait le son mais sans succès. Je me dis que c'était le fruit de mon imagination, en entendant une petite voix sifflante appeler à l'aide, je me demandais si je n'étais pas folle. J'étais seule dans la pièce et il n'y avait personne à l'horizon. En entendant la petite voix une troisième fois, je me dis que je n'étais pas folle qu'il y avait quelqu'un.

- Il y a quelqu'un ? Demandai-je peu sûr de moi

- Au-dessus de toi ! Dit cette petite voix douloureuse

Je levais les yeux et je vis un serpent qui me fixait. Je reculais en me disant que je devais être définitivement folle. Il me regardait sans bouger juste sifflant de douleur.

- Aidez-moi ! Demanda-t-il toujours douloureusement

Je devais être malade pour vouloir aider un serpent. Complétement malade. Si mon père l'apprenait ou me voyait il me tuerait à coup sûr. Alors que je réfléchissais à comment atteindre la poutrelle du plafond, il disait des choses bizarre et incohérente

- La légende disait vrai ! Dit-il en me regardant agir. Mais tu n'es pas encore prête, pas encore prête. Ajouta-t-il

- Je … je vais te sortir de là ! Dis-je en cherchant une chaise.

Je pris la première qui me tombait sous la main mais il s'avérait que même en me mettant sur la pointe des pieds que je restais trop petite. Je me souvins d'une fois où un homme était monté sur 6 chaises parfaitement empilés, je me dis que si je faisais pareil j'y arriverai peut-être. Je n'avais pas envisagé qu'il n'y aurait aucun passage de la première chaise à la deuxième chaise. Je faire une sorte d'escalier avec une chaise que je posais au pied de ma construction. Je montais prudemment sur les chaises, alors que j'essayais de me mettre debout, la chaise juste au-dessous de moi se mit à bouger

Ce n'est pas le moment de me casser une jambe, me dis-je à moi-même

Je me redressais le plus lentement possible évitant tout geste brusque. Je soufflais lentement et j'essayais même de rester calme car j'avais peur que mon cœur, qui devait je crois frôlait la crise cardiaque, me fasse tomber. Une fois à sa hauteur je me mise sur la pointe des pieds pour voir ce qui n'allait pas et je constatais qu'il était coincé entre deux petites planches qui semblaient instables. J'essayais selon ses indications de bouger les planches pour le libérer, après plusieurs minutes de combat acharné, je réussis enfin à le sortir de là.

Il se mit à longer mon bras avec sa peau froide qui me glaçait littéralement le sang. Je me mise à quatre pattes tout doucement pour ne pas tomber alors que j'atteignais presque le sol, j'entendis la porte s'ouvrir, je me posais le plus rapidement sur le sol. En me retournant avec le serpent sur mon bras droit et mon père qui me regardait furieux. Il posa son regard sur le serpent qui me fixait l'air agacé

Je le déposais à toute vitesse par terre. Il me dit merci avant de disparaitre. De mon côté je fis le tour de la pièce avant de fixer la porte devant laquelle il était.

Il s'approcha de moi, m'agrippa le bras avant de me tourner dans tous les sens et de lancer un sort de diagnostic. Je me demandais ce qu'il faisait, je venais de sauver l'emblème de sa maison, il devrait être heureux pas en colère.

- Au coin ! Ordonna-t-il, sortant de son état léthargique.

Je me dirigeais lourdement vers le coin qu'il m'indiquait du doigt, je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour qu'il soit aussi furieux. Une fois arrivée à destination, il m'ordonna de ne pas bouger, et lui il tira sa chaise pour s'asseoir. Je restais debout me balançant d'un pied à l'autre, me demandant s'il allait me punir et s'il était énervé contre moi.

Je ne savais pas combien de temps j'étais au coin, mais le temps me paraissait long. Il se donna le temps de se calmer les nerfs avant de se tourner vers moi toujours assis à son bureau.

- Approchez ! Ordonna-t-il

Je me retournais les larmes aux yeux, je savais très bien que j'allais être punie et c'était la dernière chose que je voulais vraiment.

- Expliquez-vous jeune fille ! Ordonna-t-il sèchement

- Je …, commençai-je

- Regardez-moi ! Ordonna-t-il toujours sur le même ton

- Je voulais aider un animal en danger ! Répondis-je sincèrement

- Et vous n'avez pas pensé une seule minute au danger que vous preniez en aidant un serpent et je doute que vous aillez réfléchi au danger en montant sur des chaises, dit-il sarcastiquement

- Je ne craignais rien ! Répliquai-je boudeuse, il a dit qu'il me revaudrait ça !

- Je me fiche de ce qu'il a dit ! Répondit-il en faisant sentir dans sa voix une touche de colère. Il aurait pu vous mordre ou vous auriez pu tomber petite imbécile, qu'est-ce que vous voulez ? Vous tuer ? Vous rompre le cou ?

- …, je baissais les yeux, ne répondant pas à sa question

- Vous avez agi sans réfléchir comme toujours ! Beugla-t-il

- Je ne vois pas pourquoi vous me passez un savon, j'ai sauvé l'emblème de la maison Serpentard ! Repris-je avec une petite voix

- C'était dangereux et irresponsable ! Que je sois le directeur de la maison Serpentard ne change rien à la situation ! Ajouta-t-il furieux, ce qui me préoccupe c'est votre santé et votre bien être chose qui apparemment vous passe au-dessus de la tête !

- Ça partait d'une bonne intention, répondis-je en reniflant

- Bonne intention ou pas, dit-il en insistant sur le dernier mot, c'était dangereux ! Comment voulez-vous que je vous fasse confiance après ce que j'ai vu ? Demanda-t-il toujours sur le même ton

- Mais ça partait d'une bonne intention, répondis-je en élevant la voix

- JE ne vous permets pas d'élever la voix jeune fille ! Dit-il en m'obligeant à le regarder

J'avais les sourcils froncés, je voulais qu'il comprenne que sa partait d'un bon sentiment.

- Avez-vous oui ou non vu le danger de la situation ? Demanda-t-il en baissant le ton de sa voix pour la rendre glaciale

- …, je le regardais toujours les sourcils froncés

- Vous êtes en train de marcher sur des charbons ardents Evans alors vous changer immédiatement de comportement ! Dit-il en me lançant un regard noir

Je ne pouvais m'empêcher d'être en colère face à sa réaction qui était exagéré sur le coup.

- Bien, passons aux choses sérieuses puisque j'ai l'impression que vous campez sur vos positions ! Dit-il en me tirant jusqu'à la chaise

Il me bascula sans aucun remord sur ses genoux avant de relever ma jupe et de descendre la culotte qui ne couvrait plus rien. Je frémis en sentant l'air frais des cachots sur mon derrière mais la première claque elle était assez féroce et je ne vous parlais pas des autres claques qui étaient tranchantes comme du rasoir. J'avais l'impression qu'il me décollait la peau des fesses et ceux au sens propre du terme.

Après plusieurs assez bien placé, je me mise à hurler à chaque claque qui me terrassait. Mon obstination cessa face à ses claques. Une fois qu'il fut satisfait, et je ne savais toujours pas sur quoi il se basait pour arrêter, il me remonta ma culotte qui me faisait souffrir.

- Papa ! Dis-je en sanglot, je suis désolée, ajoutai-je

- Je sais, mais tu es quand même consignée pour les prochains jours, dit-il en me serrant contre lui.

- Pardon ! Ajoutai-je sincèrement mais toujours en pleure

Il me calma du mieux qu'il put avant de m'envoyer m'asseoir sur une chaise aussi dur que du béton armé. Pendant que j'essayais de me concentrer sur DCFM, je gigotais ou j'essayais de ne pas mettre tout mon poids sur la maudite chaise qui faisait un mal de chien.

Après plus d'une heure à répondre à deux malheureuse questions, il m'envoya dans ses appartements. J'étais consignée cela signifiait que je n'avais pas le droit aller ou de sortir sans son autorisation. Mes fesses me faisaient mal, alors que je me dirigeais vers le salon, je vis un morceau de parchemin qui me demandait de commencer des lignes, j'en avais 500 à faire de « je ne me mettrai plus en danger ». Je devais les commencer maintenant ce que je fis sans me faire prier. Je m'étais allongée au sol en face de la cheminée et je me mise à écrire les premières lignes, ce qui me gonflait un peu.

Le soir-même après le dîner que je pris dans ses appartements, nous parlions un peu. Il me fit bien sûr la morale sur ma bêtise de l'après-midi avant d'arriver au sujet des serpents. Il me demanda si je l'avais réellement compris ou si je l'avais juste utilisé comme excuse.

Cela me surprit un peu, je pouvais sentir les émotions mais parler à un serpent, c'était nouveau. Mon père me regarda un moment pensif, je me demandais ce qui se passait dans sa tête.

- Il y a quelque chose qui ne va pas ? Demandai-je inquiète

- Rien qui doive vous préoccuper, dit-il toujours pensif.

- Alors pourquoi vous faites une tête pas possible ? Demandai-je toujours sur le même ton

- Peu de personne son apte à parler au serpent ! Commença-t-il, et jusqu'à maintenant on ne connaissait que trois personnes avec cette capacité. Salazard Serpentard, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas Prononcer-Le-Nom et enfin Potter.

- …, je l'écoutais dans ses explications

- La capacité de parler aux serpents s'appelle le Fourchelang, dit-il en me regardant un moment. Vous êtes apparemment doté de cette capacité.

- Mais Salazard Serpentard et VOLDEMORT, dis-je en accentuant sur le dernier mot, étaient à Serpentard !

- Oui, dit-il simplement

- J'ai entendu dire en début d'année que tous les sorciers qui étaient à Serpentards avaient mal tourné, dis-je

- Qu'insinuez-vous ? Demanda-t-il en me regardant interrogateur

- Que tous les Serpentards ont … ont un sale caractère, dis-je en regardant ailleurs

- J'ai donc un sale caractère ? Demanda-t-il malicieusement

- On va dire que j'ai hérité du père le plus sévère du monde, répondis-je

- Si vous ne faisiez pas de bêtise, je n'aurais pas à sévir à longueur de journée ! Répondit-il simplement, quoiqu'il en soit et si l'on prend en compte cette capacité, vous étiez censé vous retrouver dans ma maison

- Je vous supporte déjà comme père et professeur alors si on devait ajouter directeur de maison, dis-je avec indifférence

- …, il me regarda mais je sentais que cela l'avait touché

- Je plaisante ! Dis-je en lui sautant au cou, pas la peine d'être triste et dites pas le contraire je sais ce que vous ressentez, ajoutai-je sûre de moi

- …, il ne répondit pas

- Je suis désolée si par mes paroles vous ont blessé, dis-je en culpabilisant. Vous savez très bien que je n'aime pas quand je vous blesse et surtout quand je vous déçois, dis-je avec une boule dans la gorge

Je sentis son cœur s'apaiser après mes paroles qui l'avaient involontairement blessé. Ce n'était nullement mon intention mais je l'avais fait. Il me regarda un moment alors que je pris une grande respiration pour me contrôler et ne pas céder face aux larmes devant son silence

- Ne vous mettez pas dans cet état pour un truc aussi bête ! Dit-il en me serrant à son tour. Je suis beaucoup plus résistant qu'il n'y parait

Je souriais un moment avant de l'embrasser sur la joue. Malgré son mauvais caractère il était une personne formidable et sincèrement j'étais très heureuse d'être sa fille.

- Sincèrement, quelles sont les qualités que vous aimez et mes pires défauts ? Demandai-je intriguée

- Pourquoi cette question ? Demanda-t-il intrigué

- Juste comme ça ! Dis-je en le regardant. Vos qualités à vous y en a plein … ou est-ce plutôt les défauts ? Me demandai-je à moi-même

- …, il me regarda en soulevant un sourcil

- Alors commençons l'énumération : gentil attentionné; compréhensif qui sait me faire rire ET sourire protecteur sensible. Terminai-je d'énumérer

- Vraiment ? Demanda-t-il toujours avec le sourcil interrogateur

- Avec moi oui ! Répondis-je spontanément, bon vos défauts : susceptible colérique têtu sévère, trop sévère même et assez sombre quand vous êtes énervé ! Maintenant les miens ! Réclamai-je

- Vos qualités : généreuse, souriante, belle comme un cœur, aimable, toujours prêt à aider et doté de bonne intention, dit-il en réfléchissant

- C'est parce que je suis votre fille que vous dites que je suis belle, ajoutai-je sûre de moi.

- Je le pense réellement, répondit-il, vos défauts à vous sont simples : têtue, désobéissante, naïve, impertinente, enquiquinante ! Termina-t-il en regardant l'heure. Il est tard, allez-vous mettre au lit

- Je n'ai pas sommeil, dis-je avec des yeux de chien battu

- Dois-je vous rappeler que vous commencez par mon cours demain et si je vous vois fatigué vous aurez droit à la fessée avant votre prochain cours ! Prévint-il, me suis-je bien fait comprendre ? Demanda-t-il sévèrement

- …, je le regardais avec un air renfrogné.

- Evans, dit-il sévèrement

- Oui papa, répondis-je avant de me lever.

Je partis me coucher pour être en pleine forme le lendemain matin. La semaine malgré le fait que je sois puni se passa très bien. On apprit un peu plus tard que les sortis à Prés-Au-Lard étaient annulé jusqu'à nouvel ordre. Ron était furieux, lui qui avait prévu de m'acheter des bonbons.

Je marchais un peu dans le château réfléchissant un peu à tout cela, j'essayais de savoir ce que tout cela signifiait. Sur le chemin, je croisais Harry qui avait l'air dépité, je partis le voir qui prenait la direction des cachots.

- Eh ! Criai-je à son encontre. Tu vas où ? Demandai-je

- Rogue m'a collé, dit-il dépiter

- Pourquoi ? Demandai-je intrigué

Pendant qu'on marchait, il me raconta que par le biais de la carte du maraudeur, il vit un fantôme de son passé. Peter Petigrow ! Je fus surprise puisqu'il était censé être mort cet abruti et il voulait en avoir le cœur net, c'est pour cela qu'il se trouvait dehors après le couvre-feu. Je l'accompagnais à sa retenue, je me dis qu'un peu de compagnie lui ferait de bien surtout que j'avais l'impression qu'il était troublé ou plutôt je le sentais. Plus il me parlait plus je sentais qu'il se lâchait et je sentais qu'il se soulageait.

Lorsqu'il enfin qu'on entra dans la classe de mon père qui avait l'air de s'impatienter. Je passais devant, le tirant jusqu'à la réserve des étudiants laissant Harry seul un moment.

- Il ne faut pas être trop dur avec Harry ! Dis-je inquiète pour lui

- Etes-vous en train de me dire comment punir mes élèves ? Demanda-t-il sévèrement

- Non mais il va mal ! Je le sens bien, répondis-je en voulant mettre les choses au clair. Et de toute façon comment voulez-vous qu'il comprenne qu'il a fait une erreur si vous ne lui expliquez pas ? Demandai-je avec désinvolte

- Je ne suis pas son père mais le vôtre, par ailleurs il est bien plus âgé pour comprendre ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire ! Réprimanda-t-il

- Il ne va pas bien, croyez-moi ! Dis-je toujours inquiète. Vous devriez peut-être lui faire la morale et le faire sentir mal comme pour moi, non ? Proposai-je

- Je suis votre père pas le sien ! Résonna-t-il. Comprenez que ce n'est pas mon rôle mais celui de ses parents et son chef de maison !

- Mais il n'en a pas ! Affirmai-je. C'est l'un de vos élèves et vous avez le devoir morale de lui faire comprendre ses erreurs

- Et pourquoi pas lui mettre une fessée tant que vous y êtes ? Demanda-t-il sarcastiquement

- Ben s'il le mérite oui ! Répondis-je logiquement. Ça marche avec moi !

- Vous refusez de comprendre que je ne suis que son professeur ! Insista-t-il

- Ok c'est bon ! Répondis-je furieuse. Si tu veux que quelque chose soit bien fait alors fait le toi-même ! Ajoutai-je en partant

- Je pris une grande respiration avant de me lancer à l'eau. Je ne savais vraiment pas comment aborder le sujet et comment le remonter le morale. Je trouvais que sa retenue était un peu injuste, tout le monde chercherait à savoir le pourquoi du comment. J'avais demandé à mon père de lui parler mais lui parler de quoi ? Là était la question.

Je me postais devant lui avant le dévisageant et cherchant quelque chose à dire mais rien ne me vint à l'esprit. Mon père surgit une minute après moi et m'observa un bref instant. Je me dis que pour lui clouer le caquet j'allais devoir me lancer

- Tu sais que c'était mal de sortir après le couvre-feu ? Demandai-je tristement

- Je devais en avoir le cœur net, répondit-il sur le même ton que moi

- …, je le regardais sentant sa frustration, sa colère, sa tristesse

- Après tout c'est mon choix, j'en assume les conséquences, t'inquiète Lily, dit-il avec un sourire qui se voulait rassurant

- Comme c'est pathétique, gronda une voix derrière moi. Vous êtes d'une grande arrogance Potter !

- …, Harry ce contenta de le regarder avec un regard rageur et moi pareille !

- Juste pour votre information Mr Potter, dit-il en descendant d'une octave le nom d'Harry, le règlement mit en place est là pour une chose !

- …, il baissa les yeux les sourcils froncés en colère

- Lorsque je m'adresse à vous, vous me regardez ! Ordonna-t-il

- …, Harry leva lentement les yeux vers lui sans une once d'hésitation

- Je ne suis pas d'humeur à supporter votre insolence Potter alors un conseil, prévint-il, changez immédiatement de comportement !

- …, Harry me lança un regard intrigué alors que je ne compris pas ce qui se passait

- Etes-vous stupide ou faites-vous exprès de passer au-dessus des règles ? Demanda-t-il avec un regard neutre, un peu trop neutre à mon goût

- Je ne suis pas stupide ! Répondit-il outré

- Vraiment ? Reprit mon père. Alors vous pourrez peut-être m'expliquer ce que vous faisiez en dehors de votre dortoir qui plus est après le couvre-feu et sans oublier avec un tueur en liberté

- …, Harry changea d'expression en une fraction de seconde détournant le regard

- Regardez-moi Potter, vous avez clamé haut et fort que vous en assumeriez les conséquences alors c'est le moment de tenir parole, rappela-t-il

Je regardais Harry qui avait l'air perdu ou plutôt un peu déconcerté. Il c'était plus attendu à effectuer sa retenue en silence puis repartir mais sa punition terminé. Mais là, il était en train de se faire passer un savon par une personne qu'il ne pouvait pas encadrer et vice-versa.

- Vous n'aviez aucune raison d'être en dehors de votre dortoir, dit-il en rendant sa voix tranchante. Les autres professeurs et moi-même essayons de tout faire pour garder les élèves en sécurité, ajouta-t-il sévèrement, et vous, vous préférez marcher pour faire je ne sais quoi dans le château !

- …, Harry ne put détourner les yeux mais il commençait à se sentir coupable

- Tant que vous êtes à Poudlard vous êtes sous notre autorité et sous notre protection ! Reprit-il énervé

- Que je meure ou non cela ne regarde personne ! Répliqua-t-il en colère

Il alla près d'Harry avant de lui saisir l'oreille le plus fort possible et de reprendre son sermon.

- Pour commencer vous baissez d'un ton, je reste votre professeur ! Dit-il avant de tirer plus fort, bien que je ne sois pas un fervent admirateur de votre père, lui et votre mère se sont sacrifier pour vous protéger alors portez leurs un peu plus de respect

- …, il commença à pleurer

- Pleurer ne pas arranger le faites que vous êtes un parfait imbécile, reprit-il en lui tenant toujours l'oreille. Vous auriez déçu vos parents Potter, vous mettre en danger alors que d'autre personne font tous pour vous protéger

- J'aurais peut-être dû mourir, cela aurait arrangé tout le monde, répondit-il avec une voix tremblante

- Vous n'êtes qu'un petit égoïste, avez-vous pensé à la peine que vous laisseriez derrière vous ? Demanda-t-il plus calmement

- Je ne vois pas quelle peine j'aurais laissé à 1 an ! Rétorqua-t-il, et de toute façon, vous n'êtes pas mon père pour me passer un savon !

- Vous avez de la chance que vous ne soyez effectivement pas mon fils Potter, dit-il en resserrant ses doigts sur sa prise, je n'aurais eu aucun scrupule à vous punir comme il se doit et je vous garantis que je ne vous aurais pas donné l'occasion d'agir en parfait imbécile deux fois !

- …, Harry pâlit à ses propos et devint plus blanc qu'un fantôme avec les larmes aux yeux

- En ce qui concerne la peine que vous laisseriez, avez-vous pensé à vos parents ou à leurs proches ? Que croyiez-vous qu'il ressentirait ? Dit-il en le lâchant l'oreille

Cette fois les larmes perlaient sur son visage et un profond sentiment de culpabilité l'envahissait. Il n'osait même plus regarder mon père ou s'il le faisait il le faisait misérablement.

- Je suis désolé, dit-il sincèrement

- Allez-vous morfondre au coin et profitez-en pour réfléchir à votre comportement ! Dit-il en se tournant vers moi.

- …, je le regardais heureuse comme jamais

- Miss est satisfaite ? Demanda-t-il

- Je vous aime, déclarai-je. Merci pour tout

- Moi aussi je t'aime, dit-il tendrement

- Je lui sautais au cou avant de l'embrasser tendrement sur la joue. Il me sourit avant de me poser par terre.

- Qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous ? Demanda-t-il malicieusement

- Oh et puis zut ! Dis-je avant de lui sauter à nouveau cou. Vous êtes le meilleur papa au monde qui existe sur terre

- Je sais ! Dit-il fier de lui. Comment se sent-il ? Demanda-t-il plus doucement

- Il culpabilise et il a l'air de faire comme moi, murmurai-je

- Comme vous ? Demanda-t-il intrigué

- Oui ! Je pense qu'il aurait préféré ne pas comprendre son erreur et continuer à vous détester, et là ! Dis-je en observant Harry, il vient de vous balancer à la flotte pour la 4ème fois.

- Vous avez fini vos leçons au lieu jacassé ? Demanda-t-il

- On est samedi après-midi, informai-je. Papa, interpellai-je

- Oui ma belle ? Demanda-t-il en se dirigeant vers son bureau

- On mange ensemble ce soir ? Demandai-je en lui lançant n regard timide

- Si tu veux, répondit-il

- Cool ! Ajoutai-je en souriant.

- Descends ! Demanda-t-il gentiment, puisque tu es là je vais profiter pour regarder tes notes du second trimestre qui viennent juste d'arriver, dit-il en se saisissant d'une lettre

Il l'ouvrit pendant que je m'asseyais à sa place. J'avais une vue sur l'ensemble de la classe, je comprenais mieux pourquoi il arrivait à faire taire les bavardages et cesser les recopiages. Je me sentais observé, épié même. En levant les yeux, je le vis qui me regardait amusé pendant que moi je me m'étais à l'aise dans sa chaise.

- Bougez de ma place ! Demanda-t-il

- Si on échangeait nos rôles, cela pourrait être marrant ! Dis-je en le regardant

- J'ai d'autre chose à faire ! Des choses bien plus importante que de faire mumuse avec vous, informa-t-il

- Bon, je vais faire comme si vous n'aviez rien dit sinon je vais finir par me vexer et vous le payer cher ! Ajoutai-je sérieusement

- Et vous êtes professeur de ? Demanda-t-il intrigué

- Vous verrez. Allez-vous asseoir ! Demandai-je gentiment

Il se prit au jeu ce qui me surprise un peu. J'avais cru qu'il allait m'expédier à coup pied aux fesses hors de sa chaise. Je pris la craie et je me tournais vers lui attendant qu'il m'aide mais il ne fit rien.

- On va voir aujourd'hui la potion d'amnésie ! Dis-je en me rappelant de notre dernière leçon. Quels sont les ingrédients nécessaires à sa fabrication ? Demandai-je en le regardant

Il avait pris ma place et il me regardait nonchalant, les bras croisés sur la poitrine. Au fond je me dis qu'il ne savait pas ce que je lui réservais vraiment

- Pas tous à la fois surtout, dis-je sarcastiquement.

- Eau de fleuve Léthé, baie de gui, brins de valériane, dit-il simplement

- Oui ! Et comment peut-on utiliser cette potion pour piller une banque ? Demandai-je en le regardant

- Pardon ? Demanda-t-il sous le choc

- Une banque ou un muséum, c'est comme vous voulez ! Ajoutai-je en souriant

- …, il me regarda sans répondre bouche-bée

- Ici c'est l'école des voleurs pas des muets, ajoutai-je sévèrement, faites l'effort de faire marcher vos méninges !

- L'école des voleurs ?! Demanda-t-il amusé

- Très bien je vois que vous vous êtes creusé les méninges pour me répondre, dis-je en feignant un sourire, une nouvelle information vient de me parvenir à l'instant, vous ne connaissez pas la réponse ! Ajoutai-je sarcastiquement

- …, il secoua la tête ne s'attendant pas à cela

- Il suffit juste de remplir de mini-bombe et de les lancer une fois le vol fait ! Répondis-je à sa place. Qu'est-ce qu'un faussaire ? Demandai-je toujours en le regardant, attention si j'ai la bonne réponse c'est un point de plus sur le prochain devoir sinon j'enlève moins deux

- …, il me regarda amusé sans répondre

Je descendis de l'estrade où j'étais pour me poser devant lui les bras croisés. J'essayais de garder mon sérieux un minimum alors que lui avait l'air de s'en foutre royalement.

- Moi ça ne me fait pas rire ! Commençai-je énervée, ça fait un mois que les cours ont commencé et un mois que vous glander dans mon cours. Vous devez être la forte tête de la classe, constatai-je. Puisque monsieur a l'air de tout savoir mieux que moi, pourquoi ne prendrez pas-t-il ma place ? Demandai-je en lui lançant un regard noir

- …, il ne répondit pas préférant secouer la tête amusé

- Je m'en doutais ! Repris-je en ne le voyant pas bouger. C'est un zéro dans la moyenne plus une dissertation sur les plus grandes œuvres disparu depuis le 19ème siècle !

- Zéro ? Demanda-t-il feignant être sous le choc.

- Et je vous demanderais de remercier votre ami, cette partie que je n'ai pas traitée en cours sera à chercher et j'interrogerai. Chapitre suivant ! Dis-je en repartant

- …, il me regarda gardant la même position avant de jeter un regard à Harry

- J'ai plus envie de jouer ! Dis-je en m'asseyant à sa place. C'est difficile d'agir comme vous

- Vous êtes impitoyable, dit-il en se levant

- J'ai un bon professeur, répondis-je.

On parlait encore un moment avant qu'il ne se tourne vers Harry qui avait apparemment mal aux jambes

- Très bien Potter, venez ici ! Ordonna-t-il

Harry d'un pas très lourd s'approcha de lui, n'osant même pas le regarder dans les yeux une seule fois. Mon père prit une expression sévère qu'il me réservait lorsque j'étais partie sauver le chien. Je m'étais prise une sacré correction de sa part et je me promise de ne plus faire ce genre de chose.

- Regardez-moi Mr Potter ! Ordonna-t-il

- …, Harry leva les yeux remplis de culpabilité

- Vous êtes conscient qu'à la demande de ma fille, j'ai dû modifier mon programme pour vous, commença-t-il

- Eh ! Protestai-je

- Quoiqu'il en soit, cela ne sera pas sans conséquence ! Reprit-il glacialement, puisque vous agissez en enfant de 5 ans, je vous punirai comme tel, vous m'écrierez 500 fois « je ne dois pas sortir après le couvre-feu », 500 autre fois « je ne feindrais plus le sacrifice de mes parents en me mettant en danger alors que mes professeurs et tout le personnel cherche à me protéger » et enfin vous finirez par me recopier 10 fois le règlement, termina-t-il d'énumérer. Je les veux pour lundi matin à la première heure

- Oui monsieur ! Dit-il en baissant les yeux

- Et avant que vous ne partiez, n'avez-vous rien à dire à ma fille ? Demanda-t-il normalement

- Moi ? Demandai-je surprise

- Je suis désolée de t'avoir inquiété et merci de m'avoir fait comprendre mon erreur, dit-il sincèrement. Je ne recommencerai plus.

Il m'adressa un petit sourire avant de partir. Cela signifiait qu'il ne m'en voulait pas et j'en étais très heureuse. Je l'avais retrouvé au petit-déjeuner, il avait l'air fatigué mais apaisé. Hermione devait aider Ron à terminer son devoir sur les soins aux animaux magiques, pendant qu'Harry lui devait terminer sa punition. Il me révéla qu'il dormit tard pour pouvoir avancer dans sa punition qui eut l'effet escompté, le clouer dans sa chambre pour le week-end.

- Je me dis de mon côté que si cela avait été moi il m'aurait fait bien pire que quelques lignes mais je garderais cette pensée pour moi.