Et oui le petits amis ! Voici l'avant dernier chapitre avant la fin de l'histoire. Cette deuxième partie de la guerre est plus longue, plus gore, et plus décisive. Vous m'en direz des nouvelles ! Merci beaucoup pour les reviews ! ^^ Sur ce, bonne lecture !

/!\ Rated T pour violence et scènes sensibles.


LIEN INTERDIT

Chapitre XXXVI

Elle le fixait droit dans les yeux, plongeant dans son profond regard, puis sourit doucement. Ça tombait sous le sens. Elle même a énoncé la loi de la magie, et l'avait oublié. C'était bête, mais en y repensant c'était évident. Ça expliquait pourquoi il avait eu tellement du mal à lui dire qu'il n'avait rien ressentit, pourquoi il était si attentionnée avec elle, en y repensant elle se demandait même comment ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Alors en s'en rendant compte, Lissa sourit. Parce qu'elle avait cru avoir espéré pour rien, qu'elle avait souffert, qu'elle croyait qu'elle ne serait jamais heureuse. Harold ne lui avait jamais menti, n'a jamais voulu lui faire du mal. Et il était revenu pour elle. Ses souvenirs, ses craintes, ses peurs, son amour et toute cette confusion se tortillaient dans un énorme nœud qui n'arrivait à se défaire. Tout ces événements soudain étaient.. trop. Bien trop pour elle. Elle n'arrivait à dire quelque chose, lui répondre, et Harold le ressentit bien à travers les traits de son visage.

Il prit une inspiration, mais ne trouvait plus les mots pour la réconforter. Il fallait juste lui laisser du temps. Il se pinçait les lèvres, serrant un peu plus ses mains dans les siennes, puis en fixant ses yeux cyan, se penchait. Leurs lèvres s'effleurèrent à peine, préparant à s'embrasser.

- HAROLD ! Retentit la voix d'Astrid

Les deux adolescents tournèrent leur tête sur le côté à l'unisson, et ne poussèrent qu'un cri avant d'esquiver la hache de Sauvage qui volait jusqu'à eux. Lissa se plaquait au sol, Astrid se hâtant pour pouvoir l'aider, et Harold se retrouvait face à face avec Sauvage qui empoignait son épée, le menaçant du regard. L'adolescente reculait, le cœur battant par la peur en réalisant qu'il n'avait pas d'arme pour se défendre, Sauvage s'approchant dangereusement de lui avec ses cheveux devant les yeux, ses pupilles aussi fines qu'un dragon sauvage.

- Tu aurais dû mourir. Sur l'île des Traîtres ou chez toi, par la torture ou par le suicide, mais tu aurais dû mourir.

- Pourtant je suis encore là, dit Harold en continuant de reculer avec prudence

- Depuis le temps que je rêve de te voir mort. Tu mérites de crever, t'es une erreur de la nature, t'en a toujours été une. Je vais profiter de cette guerre pour enfin t'exterminer, personne ne pourra m'en empêcher.

- Pour un Traître de ton genre, tu as de bonnes ambitions.

Et apparemment il n'aimait pas ce genre de blagues, puisqu'il hurlait tout en donnant un coup d'épée en avant, ce qu'Harold réussit à éviter en allant de justesse sur le côté. Il se relevait du mieux qu'il le put, Sauvage se tournant vers lui avec ce regard de psychopathe, de chasseur prêt à tout pour faire saigner sa proie. Krokmou rugit derrière, déployant ses larges ailes obscures, Harold levant la main pour le calmer en gardant le regard rivé vers Sauvage face à lui.

- Laisse Krokmou. Ne bouge pas.

- Mais-

- C'est entre lui et moi.

Le Furie Nocturne ne fit que grogner, énervé, et Astrid courut jusqu'au dragon pour le calmer, et le maintenir sur place, le rassurant. Le Traître se mit à rire en reprenant main son arme.

- Ah. T'es pas si lâche que ça, p'tit oiseau.

- J'ai déjà dis que j'ai horreur que l'on m'appelle comme ça !

Il se mit à fonçait vers lui, mains nues. Sauvage fronçait les sourcils, ne comprenant pas ce qu'il comptait faire, et levait la lame de son épée en l'abattant à là où Harold venait de passer, le ratant de près. Harold passait entre ses jambes sous la surprise de l'homme qui avait raté sa prise, et attrapait aussitôt la hache qu'il avait lancé à terre, la brandissant face à son ennemi. Sauvage rit par sa maligne, et se retournait dans sa direction en continuant de sourire machiavéliquement.

- Comment c'était en rentrant chez toi ? Tu t'es bien réadapté ? Ou bien tu as perdu l'esprit ?

Le garçon ne répondit pas, restant neutre face à cette phrase si subite.

- J'en étais sûr, fit soudain le Outcast en haussant un sourcil, ça t'as marqué. N'est-ce pas ? Ces toutes petites cicatrices t'ont vraiment fait bobo ?

- La ferme, dit froidement Harold serrant les dents

- Alors quoi ? Tu n'arrivais plus à dormir ? Tu voyais du sang, ton sang ? Tu voyais des choses qui n'existent pas ?

- J'ai dit, la ferme.

- T'es encore plus fou que quand tu as quitté l'île. Je crois qu'une partie de toi est toujours restée enchaînée. Tu continues à être torturé au fond de toi. Et je te l'ai dit, tu continueras à l'être toute ta vie.

- TU VAS LA FERMER ?!

Il poussait un hurlement de rage, et levait sa hache avant de foncer vers lui, l'homme contre-attaquant avec son épée, les lames se fracassant l'une contre l'autre en se mélangeant avec les autres bruits des armes dans la guerre à l'arrière. Les lames se maintinrent serrées, les deux hommes serrant les dents alors que Sauvage appuyait, son épée abaissant petit à petit la hache de son adversaire. Harold gémit en perdant la force de ses bras, et au moment où la lame fut devant ses yeux, il se tournait de façon à se séparer du Traître et de lui tourner autour avant que Sauvage ne face volte-face et attaque à nouveau. Après avoir éviter plusieurs fois ses attaques, Harold reculait d'un pas, à la fois fatigué et énervé. Il semblait à bout, mais il était furieux, en colère et voulait aller au bout de sa vengeance.

- Harold ! Arrête, je t'en prie, s'exclamait Lissa derrière lui

Sauvage levait les yeux vers la rousse et fronçait les sourcils en l'apercevant. Elle aussi avait gâché son existence, et si il pouvait profiter de cette guerre pour éliminer Harold, il pouvait également supprimer la seule héritière des Outcasts, pour pouvoir, un jour, accéder au trône. C'était fourbe, perfide, mais ce fut un moment à saisir. Fixant l'adolescente qui sentit un frisson lui parcourir le dos, il fit un pas vers elle alors qu'Harold se mit devant elle, la protégeant. La protégeant comme il l'a toujours fait.

- Ne la touche pas. Ou je te jure que..

- Que quoi ?, interrompit soudainement Sauvage, Tu protèges ta putain maintenant ? OK. Je vais me faire un plaisir à trancher vos deux têtes insignifiantes !

Il fit rouler son épée, et fonçait. Insignifiant, inutile, faible, lâche, erreur de la nature, tu mérites de mourir. Harold en avait assez de tous ces jugements, de toutes ces critiques si souvent répétées. Il a dût en supporter toute sa vie, et les entendre de nouveau, fut insupportable. Combien de temps encore devra-t-il entendre le mot « inutile » dans sa vie ? Plus jamais. Plus jamais cet adjectif lui sera qualifié ! Il poussait alors un cri de rage, et courut vers son ennemi, engageant un combat armé avec lui. La hache lui semblait malgré lui très lourde, et il tentait d'être le plus habile possible face à l'agilité du Traître qui semblait prendre plaisir au combat. L'épée passait à l'horizontal, et Harold baissait à temps la tête avant de la relever et contre-attaquer dans un autre coup. Ils tournèrent, et au moment même où Harold entendit Krokmou rugir derrière lui, Sauvage grognait et reculait d'un pas, lui donnant un coup dans l'estomac avec le manche de son arme.

Le garçon ne poussait qu'un gémissement étouffé dans sa gorge avant de tomber lourdement au sol. Il se tenait l'abdomen avec douleur à cause de la force du coup, sa hache s'écartant à plusieurs mètres de là sur la glace. Il reprit difficilement sa respiration, essoufflé et frigorifié par les vents froids, et levait les yeux vers Sauvage qui s'approchait avec dédaigne, d'un air supérieur et offensant.

- T'es pathétique, crachait-il en le jaugeant de haut en bas

Il lui donnait aussitôt un coup dans le crâne avec son manche, et Harold fut aussitôt à terre, au bord de l'évanouissement. Sauvage affichait un sourire satisfait, puis se tournait vers Lissa qui parut livide. Elle fronçait cependant les sourcils, serrant les poings, fixant mauvaisement le Traître qui s'approchait à petits pas.

- C'est toi qui mérite de crever, Sauvage.

- Je sais, dit-il en haussant les épaules, je suis une pourriture. Et alors ?

Il levait son épée, et avant même qu'il puisse l'abattre, il sentit soudain son pied lui faire un mal de chien, se détachant de son mollet qui lui brûlait comme si de l'acide venait d'être versé dessus.

- AHHH !

Sauvage hurlait la mort, et lâchait son arme avant de s'effondrer à terre. Lissa écarquillait les yeux et plaquait une main sur sa bouche quand elle vit Harold juste derrière, soulevant sa hache ensanglantée du sol après avoir coupé le pied de l'homme. Celui-ci était resté à plat sur la neige, tandis que son mollet et le reste du corps de Sauvage se tortillait de douleur à terre. Harold reprit son souffle, se redressant en fixant le Traître avec une telle rage, une telle étincelle de colère dans ses iris que personne n'aurait pu reconnaître le Harold fragile et timide qu'il était réellement.

Tout ce qu'il était en ce moment, la personne qui habitait son corps, ce fut le Reflet.

- Dis moi Sauvage, ça fait quoi de perdre une jambe ? Ça fait mal, n'est-ce pas ?

Le Outcast gémit et soudain poussait un autre hurlement qui ressemblait plus à un rugissement de dragon quand Harold abaissait de nouveau sa hache sur sa deuxième jambe, la coupant cette fois ci jusqu'au genou. Il souffrait, énormément, et étrangement Harold adorait ça.

- Ce que tu ressens là, ce n'est RIEN comparé à ce que VOUS m'avez fait subir !

L'homme désormais cul-de-jatte clignait des yeux, se vidant de son sang, et tendit la main devant lui en l'espoir d'attraper son épée à seulement quelques centimètres de lui. Sa main tremblant dans le vide, il gémit une nouvelle fois fortement quand son bras fut coupé sous ses yeux par l'arme désormais incontrôlable du Berkien. Alors que Sauvage semblait éclater un sanglot entre ses dents serrées, Harold le retournait sur le dos en le poussant avec son pied, l'étalant dans sa propre flaque de sang comme ils avaient osé le faire sur l'île des Traîtres, et à peine était-il sur le dos qu'il tranchait son dernier membre intact jusqu'au coude. Il hurlait, sentant toute cette douleur le ronger de l'intérieur comme des milliers de rats affamés, et crachait du sang qui comblait sa bouche en ouvrant les yeux sur Harold qui était devenu incontrôlable, envoûté par les désirs de la vengeance, et du Reflet. Plus rien ne pouvait combler son envie de le voir souffrir autant que lui avait pu souffert.

- ARRETE !, hurlait Sauvage en levant son moignon ensanglantée en l'air, JE T'EN PRIE ARR-

Sa voix fut aussitôt coupé lorsque Harold abattait sa hache dans sa ceinture abdominale. Il hurlait de rage, ne pouvant s'arrêter, et continuant de frapper, de trancher le cadavre du Outcast. Son sang éclaboussait sur son visage et ses vêtements, et Lissa courait vers le jeune homme en tentant de l'arrêter, de le calmer à tout prix.

- Harold ! Arrête, s'il te plait !

Il ne l'écoutait plus. Astrid rejoignit Lissa et arrachait la hache des mains du garçon en transe. Elle lui hurlait de se calmer aussi, et ils le firent reculer, la rage du jeune homme s'atteignant enfin. Ses mains tremblaient, sa respiration était forte, et le Reflet finit par quitter une bonne fois pour toute son esprit tourmenté. Il clignait plusieurs fois des yeux, reculant d'un pas épuisé alors que Lissa continuait de lui dire des paroles apaisantes, le tenant fermement par les bras.

- Arrête, c'est fini. Il est mort, disait-elle

Harold frissonnait simplement en reprenant ses esprits. Il voyait le corps face à lui, et eut du mal à se dire que c'est lui qui ai provoqué ce massacre. Sauvage avait gardé les yeux et la bouche grands ouverts, tous ses membres coupés, le sang coulant toujours, et son corps séparé en deux au niveau de la ceinture abdominale, ses intestins comblant l'espace entre les deux morceaux. C'était immonde. Krokmou se penchait avec les pupilles fines et le reniflait alors qu'Harold se passait le bout de ses doigts sur son visage, fixant ensuite le sang qui s'y trouvait. Il réalisait alors que ce n'était pas le sang de l'Ebouillantueur qui avait éclaboussé sur lui, mais bien celui de Sauvage.

Il n'avait jamais tué quelqu'un, que ce soit un humain ou un animal, il était un homme de paix, et non un assassin. La vengeance était bien plus cruel qu'il ne l'avait pensé. Cette guerre lui était simplement montée au cerveau.

- C'est pas moi qui ai fait ça, murmura t-il avec horreur

- Tu n'avais pas d'autre choix, dit Astrid en gardant le regard rivé sur le cadavre du Traître, il nous aurait tué sinon. C'était un réflexe de viking, et de pur défense.

Il ne répondit pas à ça, gardant les yeux baissés vers le sol. Krokmou levait la tête et fixait la bataille qui continuait de se dérouler, sentant tous ses sens s'éveiller quand il vit plusieurs Berkiens et Outcasts tomber et mourir les uns après les autres. Le Furie Nocturne grognait, puis se dirigeait vers son dragonnier en le poussant du bout de son museau, Lissa le fixant avec une légère incompréhension mélangée à de la merveille en se rendant compte à quel point le dragon était proche du Conquérant. Ils semblaient tellement fusionnels.

- Il faut aider les autres. La guerre continue.

- Je.. je ne sais plus, répondit Harold aux gémissements de son ami

- Ton père aussi a besoin d'aide. On ne peux pas rester ici, et tu ne peux pas continuer à te lamenter. Tu as déjà passé ce cap, tu dois continuer à te battre.

Harold soupirait et fronçait les sourcils en apercevant des dragons tombés du ciel pour s'écraser sur le sol, et hochait la tête en tentant de prendre sur lui. Et puis, ce n'était que de la défense.

- Ok. Allons-y.

Le jeune homme sourit à Krokmou, et montait sur son dos en enclenchant sa prothèse avec le mécanisme relié à son aileron.

- Hein ? Qu'est-ce que tu racontes ? Dit Lissa en lui lançant un regard interrogateur

- Quoi ? T'es pas au courant la Traître ?, fit Astrid en sifflant Tempête par la suite, Harold et Krokmou parlent entre eux.

Astrid la jaugeait de haut en bas et fit claquer sa langue avant de pousser un «Yiah ! » à son dragon Vipère, s'envolant dans le ciel grisâtre. Lissa comprit que la blonde ne l'aimait pas beaucoup, et ça se comprenait. Harold soupirait, secouant la tête, et calmait le dragon avant de fixer la rousse.

- Cache toi, le plus loin possible, quand tout ça sera fini, je reviendrais pour toi, je te le promets.

- Et toi qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais aller aider mon père. Il faut mettre un terme à tout ça.

Elle le fixait avec appréhension, et se contentait de hocher la tête en se pinçant la lèvre inférieure. Elle se forçait à lui sourire, et ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais elle n'arrivait pourtant à parler. Elle se contentait alors de garder le silence, soupirant, puis attendait qu'il décolle dans le ciel. Harold lui sourit doucement, essuyant les dernières traces de sang sur son menton, et préparait ses mains sur la selle.

- Je t'aime aussi, Lissa.

Il avait réussi à lire dans ses pensées. Elle écarquillait d'abord les yeux, ne se faisant toujours pas à cette idée, puis sourit avec tendresse. Harold lui rendit son rictus, puis regardait dans le ciel en donnant une tape à Krokmou sur le cou, prêt comme jamais.

- Allons-y mon grand !

Le Furie Nocturne rugit, et sous les yeux de la rousse émerveillée, ouvrit ses larges ailes avant de s'envoler dans le ciel en une fraction de seconde. Le vent frappait son visage, et l'altitude augmentait de plus en plus et Harold regardait la terre à une soixantaine de mètres plus bas, avant de se pencher et de murmurer quelque chose à l'oreille de son meilleur ami. Le dragon semblait comprendre répondant par un petit gémissement avant de dévier son angle de vol, tournant en l'air avant de descendre en pic, rentrant ses ailes pour accroître sa vitesse. Le dragon prit une grande inspiration, provoquant un fort son aigu, puis lâcher une boule de feu au dernier moment sur une des dernières catapultes encore intactes. Il remontait en l'air, et Harold fixait le sol les sourcils froncés en regardant les réactions des soldats à terre. Et comme il l'avait prévu, plusieurs Traîtres se séparèrent des Berkiens en regardant en l'air ou bien en allant vers les flammes qui gisaient de la catapulte en morceaux. Le jeune homme sourit, puis le Furie Nocturne descendait de nouveau face aux deux clans. Ils se rapprochaient, et Harold haussait un sourcil.

- MAINTENANT !

Krokmou ouvrit sa gueule et crachait soudain un long chemin de flammes qui séparait les deux tribus en deux cotés distincts. Krokmou élevant les flammes jusqu'au bord de la haute falaise. Les deux tribus s'écrièrent en brandissant leurs poings et leurs armes en l'air, obligées à rester éloigner l'une de l'autre par les feu ardent, et Astrid et toute la bande comprirent les attentions de leur ami. Elle poussait un ordre, et les trois dragons suivirent la Vipère, avant de lâcher eux aussi des longs chemins de feu sur celui déjà haut pour ne pas l'éteindre. Astrid avait compris qu'Harold voulait séparer les deux tribus le temps de s'occuper d'Alvin. Alors avec ses amis, elle fit cela tout en combattant les reptiles ennemis qui eux étaient insensibles à ce mur de flammes. Harold cherchait son père depuis le ciel, se demandant bien où ils pouvaient être passés, et aperçut alors du coin de l'œil les deux hommes se réglant leurs comptes à l'autre bout de la falaise dans un combat à corps à corps. Stoik semblait de plus en plus fatigué, frappant une nouvelle fois son arme contre celle habile de Alvin, et Harold murmurait quelques paroles à son dragon tout en fixant le combat juste en dessous.

Stoik hurlait de rage, donnant un coup de pied au Traître qui se pliait ou moment même où l'épée de son adversaire passait par-dessus sa tête. Ils ne semblaient ne pas se faire de cadeaux, impitoyable l'un envers l'autre. L'un, au bord de la crise de nerfs et de rage après avoir retrouvé son fils à moitié mort dans ses bras, et l'autre persuadé de pouvoir désormais gagner la guerre à combat égal entre les deux clans. Les lames se fracassèrent une nouvelle fois, Alvin devenant de plus en plus colérique en voyant son acharnement sur lui, son entêtement. Alvin détestait perdre, et se faire humilier. Stoik donnait un autre coup dans le vide, entaillant la joue de son ennemi. Celui-ci fit un pas en arrière, reprenant son souffle tout en jetant un coup d'œil à la goutte de sang qui coulait sur son visage. Il passait sa main sur sa joue, fixant un instant le liquide rouge au bout de ses doigts, et sentit soudain sa soif incontrôlable de vengeance s'agrandir à un point inimaginable.

- VAS-TU ARRETER DE GACHER MES PLANS ?!

Il poussait un hurlement de rage, et sous les yeux surpris de Stoik, levait le manche de son arme et le cognait soudainement dans la gorge du chef, qui s'étouffait aussitôt, touché en plein dans la trachée. Il reculait en se tenant le cou à deux mains, puis Alvin s'approchait, et le frappait dans le crâne avec son poing et ses phalanges carrées. Stoik ne tint pas le coup, et tombait au sol, inconscient. Enfin. Alvin tentait alors de reprendre son souffle, à bout de nerfs, et balançait son poing bouillant dans l'air frais et crachait par terre avec hargne. Il était temps. Alvin esquissa un rapide rictus victorieux, puis reniflait en empoignant fermement son épée, s'avançant vers l'homme au sol avec menace, la levant en l'air en la faisant rouler par dessus son épaule.

- C'est fini Stoik. Les Outcasts ont gagné.

- PAPA !

Au moment même où il allait abaissait son arme, il levait les yeux vers le ciel et aperçut une forme noire descendre de là-haut à une vitesse vertigineuse. Il fronçait les sourcils, grognant comme un dragon, et le Furie Nocturne lâchait une boule de plasma devant Alvin, le séparant de son père sous plusieurs mètres environ. Le choc résonnait dans la pleine blanche, alors que le Traître manquait de tomber à terre, le dragon atterrit au sol dans un nuage de flocons, Harold sautant de sa selle en fixant Alvin avec la même intensité de colère que portait Stoik quelques minutes plus tôt dans les yeux.

- Ne t'approche pas de mon père Alvin !, hurlait-il à un cri presque à chaque mot

Il semblait fort, déterminé, confiant, et la lueur orangée du mur de flammes non si loin derrière donnait à sa silhouette une allure encore plus héroïque. Alvin se contentait de rire niaisement, secouant la tête avec pitié, et se redressait en poussant un long soupir amusé.

- Mais qui vois-je là. Le Conquérant.

- DRESSEUR !

Krokmou rugit en déployant ses ailes l'air menaçant, les pupilles fines, et Harold se contentait de serrer les poings et de froncer les sourcils.

- Ne t'approche pas de mon père, ni de mon peuple, ou bien des dragons sale enfoiré ! Tu mérites de mourir après tout ce que tu as fais !

- Le valeureux pacifiste souhaite la mort de quelqu'un maintenant ?

- TU AS BRISÉ DES MILLIERS DE VIES !, hurlait-il de rage en faisant un pas en avant tandis que Krokmou protégeait le corps inconscient de son père, Tu as tué des centaines de personnes, rendus orphelins leurs enfants, tu as rendu la vie de certains un véritable enfer et seulement pour ton plaisir personnel Tu mérites de crever pour ça !

Alvin commençait à perdre un peu patience, mais continuait de sourire victorieusement en fixant le jeune homme hors de contrôle. Il s'avançait d'un autre pas sûr, prêt à tout pour arrêter son plus grand ennemi. Après avoir tué Sauvage, il ne pouvait plus sortir de cette guerre sans avoir fait de même pour ce salopard.

- T'as fais de mon existence un cauchemar. Tu as fais du mal à Stoik, et tu as brisé la vie de Gueulfor en ayant enlevé sa fille.

- Oh, fit alors le Traître en agrandissant son rictus au coin des lèvres, tu as fini par comprendre.

Sa colère, ne fit que s'accroître.

- J'avais donc raison, sifflait Harold entre ses dents, tu l'as enlevé, arraché à sa famille.

- Par les dieux, que je suis cruel..

- Pourquoi avoir fait ça ?

Alvin sourit d'avantage, haussant les épaules en levant les yeux au ciel en soupirant avec mélancolie.

- J'avais une dent contre Gueulfor à cette époque. C'est sans doute à cause de lui que j'ai été banni de Berk. Même si Stoik en est parti coupable, c'est vrai.. Gueulfor m'a seulement trahi en allant raconter mes trafics à son chef adoré. Je planifiais simplement un plan pour me venger, et j'y suis parvenu 3 ans après..

Il s'avançait d'un pas, regardant Harold droit dans les yeux en continuant comme tout ça était tout à fait normal, que toute parole lui était concevable ou normale.

- On a rassembler des dragons sauvages et on les a énerver, les a mis dans une rage incontrôlable. Bon, ça a coûté la vie de quelques Traîtres, mais c'était pour la bonne cause.

- Une vengeance ?!, s'étonnait Harold outré

- Certes, répondit Alvin en haussant les épaules, les dragons ont attaqué Berk, et j'ai compris que mon travail a été facilité par ce dragon qui avait non seulement arraché la main de Gueulfor, mais avait aussi dévoré sa femme. Il a facilité la tâche ! Je l'ai vu ensuite se diriger vers sa maison et il a peine traversé la porte que je l'ai assommé. Ce n'est qu'après que j'ai aperçus sa gosse.

- Pourquoi ne pas avoir tué Gueulfor ? Pourquoi avoir enlevé Gwen ?

- Après sa femme, tout ce qui lui restait c'était elle. Et un deuil est déjà douloureux, le deuxième serait moins drôle.. alors je me suis dis, qu'est-ce qui est pire que la mort ? C'était d'ignorer où se trouve la personne que l'on aime le plus. Alors je l'ai prise avec moi, dit-il tout naturellement, je comptais la tuer par la suite, mais plusieurs idées l'esprit. D'abord, je manquais d'un héritier. Puis je me demandais si un Berkien pouvait changer, et se retourner contre son propre peuple. Et à ce j'ai pu constater, elle est beaucoup trop.. pff. J'aurais dû la tuer il y a bien longtemps. J'aurais voulu qu'elle se retourne contre les Berkiens mais elle me serre plus aujourd'hui que de souffre-douleur. J'avoue que ça me défoule assez.

- Tu m'fais gerber, juste.. je n'ai pas de mots pour te décrire sale enflure, raillait Harold en le fixant de haut en bas avec dégoût

- Alors tout est vrai ?

Alvin et Harold tournèrent leur tête à l'unisson, apercevant Lissa planté devant eux. Elle semblait chamboulé, les larmes aux yeux, mais aussi énervé. Déçue, et dégoûtée.

- Lissa, je t'ai dis de te protéger !, fit Harold en s'inquiétant

- 10 ans, reprit-elle sans se soucier du jeune homme, ça fait 10 ans que je vis dans le mensonge, que tu me mens, que je crois en quelque chose qui ne verra jamais le jour: TA FIERTÉ !

Alvin la jaugeait de haut en bas, soupirant doucement malgré tout, et haussait les épaules.

- Tu t'es foutais de moi durant toutes ces années, et j'ai rien vu venir.

- Tu aurais su la vérité un jour ou l'autre. Au fond t'as toujours su que je n'étais pas de même sang que toi.

Elle n'en revenait pas, non elle n'y arrivait pas. Beaucoup trop de sentiments se mélangeaient dans son crâne, elle ne savait pas où y mettre de la tête et soudain elle sentit une nouvelle forme de sensation évoluer en elle, quelque chose qu'elle n'avait jamais ressentit auparavant. Ça mélangeait son bouleversement, sa colère, sa rage, et cette envie de faire payer.

La vengeance.

Il lui avait pris son enfance, lui avait pris sa véritable famille, mais aussi sa vie. Elle fronçait les sourcils, serrait les poings, grognait en tentant de contrôler sa respiration devenue bruyante, des étoiles noires lui brouillaient la vue, la rendait aveugle. Alvin sourit doucement et la regardait avec dédaigne en faisant de nouveau tourner son arme par-dessus son épaule.

- Alors quoi ? Tu vas me tuer ? Vas-t-en Lissa. J'ai un travail à finir.

Il portait son regard vers Harold, lui lui jetant à la fois des regards vers lui, et à la fois vers l'adolescente au bord de la rupture. Alvin s'avançait d'un pas, faisant rugir le Furie Nocturne qui était sur le point d'attaquer, gonflant sa gorge à bloc. Le Traître levait son arme en l'air sous les yeux du Berkien et au moment même où il allait l'abaisser, il sentit soudain un poids sur son cou et son dos. Lissa hurlait de rage, s'accrochant à lui en tentant d'arracher son arme et de le mettre à terre, mais c'était comme essayer de faire tomber un mammouth. Alvin fit claquer sa langue et levait une main pour l'attraper par la jambe et la faire chuter lourdement au sol.

- Lissa !, s'écriait Harold

Krokmou rugit puis bondit en l'air en sautant sans prévenir sur Alvin qui s'étalait au sol sous le poids de la bête. Il lui griffait l'épaule avec férocité, et le Traître fronçait les sourcils dans un gémissement de douleur avant d'approcher son épée à quelques centimètres de son bras, frappant avec force son manche dans la tête du dragon. Il couinait de souffrance en se retrouvant forcer de lâcher prise son corps, et Alvin en profiter pour retourner son épée et d'entailler profondément son aile droite. Il gémit de nouveau, et le Traître entendit le prénom du dragon hurlé quand Harold courrait jusqu'à lui avec sa propre épée encore couverte du sang de Sauvage. Alvin se tournait à temps, et le fit reculer en fracassant son arme contre la sienne dans un nouveau combat acharné et cette fois-ci beaucoup plus intense. Fallait dire, un adolescent de seize ans contre le chef le plus redouté de toutes les tribus, il n'y avait pas photo. Sa force fut beaucoup trop importante, et il suffit d'un autre coup d'épée pour que le jeune homme tombe au sol comme une poupée de chiffon. Alvin s'essuyait le nez avec sa manche, affichant un grand sourire, et s'approchait de lui avec menace, le regard remplis de fureur.

- HEY !

Alvin fronçait les sourcils et n'eut à peine la tête en arrière qu'un poing frappait son visage avec une telle force que sa tête tournait sur le côté et qu'il reculait d'un pas. Son nez se mit à saigner, et lorsqu'il levait les yeux face à lui, il aperçut avec effarement Ronal.

- Toi ?, fit-il avec froideur

- Oui moi.

- Tu nous as trahis.

- Je suis un Traître. C'est dans mes fonctions, répondit-il avec un léger sourire las au coin des lèvres, je suis libre Alvin. Libre de toi.

Son chef grognait, sentant cette rage qui l'envahissait beaucoup plus intense dans son corps, et reprit son arme en mains avant de s'attaquer à lui sous les yeux surpris de Harold qui fixait avec fierté Ronal qui venait de prouver sa fidélité. Tout ce qu'il avait dit était vrai, et jamais Harold aurait cru qu'un jour il se le dirait, mais il venait de pardonner à son bourreau. Les deux hommes s'affrontèrent durement pour quelques instants et au moment où le blond s'y attendait le moins, Alvin lui donnait un coup dans le genou, et plantant son épée en plein dans son estomac.

- RONAL ! Hurlait Harold en voyant l'épée d'Alvin à travers ses omoplates

L'homme gardait les yeux grands ouverts, et alors que le chef retirait sa lame, il s'effondrait au sol comme s'il n'était plus rien. Lissa rampait jusqu'au mort agonisant de son ami, et le fixait avec inquiétude tandis qu'Harold sentit sa colère s'accroître de nouveau. C'était un monstre, Alvin le Traître était inhumain. Il hurlait soudainement et au moment même où l'homme se tournait face au garçon, celui-ci plantait le quart de sa lame dans son épaule. Alvin ne bougeait plus pendant un instant et alors qu'Harold reculait d'un pas en le fixant avec les yeux grands ouverts, l'homme regardait la lame dans sa chair et cessait de respirer en prenant dans sa paume le manche.

Il gémit comme un animal, et retirait petit à petit l'arme de son épée en laissant échapper un ruisseau de sang. Il hurlait et il lançait l'épée au sol lorsqu'elle fut enfin sortit de son corps. Harold semblait choqué, n'en revenant pas, et reculait d'un autre pas en n'osant ramener son arme à terre, Alvin s'avançant petit à petit avec menace du garçon, les dents serrées et les yeux rouges. Le Berkien à cet instant se sentait piégé à nouveau dans ses griffes.

- Sale ordure.

Le chef des Bannis donnait aussitôt un coup d'épée dans le vide avec son bras non touché, le brun tentant de l'esquiver du mieux qu'il le put. Lissa fixait Ronal qui semblait entre la vie et la mort puis en voyant Harold en difficultés, laissa échapper quelques soupirs paniqués, anxieux, au bord des larmes et de la folie. Le jeune homme roulait sur la glace mais il fit une grave erreur en se relevant, puisque Alvin réussit à le toucher au niveau du ventre, entaillant finement sa ceinture abdominale. Le garçon hurlait de douleur et reculait d'un pas en sentant cette douleur revenir en lui, montée dans une vague en restant bloquée. Il eut la respiration haletant et soulevait sa tunique avec horreur. Alvin l'avait touché en plein dans sa cicatrice horizontale, qui commençait à saigner. Le pire, ce fut que l'entaille fut tellement profonde et chirurgicale que la moitié de la cicatrice s'ouvrit comme une fermeture éclair, laissant son sang s'écoulait de nouveau depuis un mois. Un flash lui revint devant ses yeux, il voyait la cellule, les barreaux, ses mains enchainés, et le sang dans lequel il baignait après le fer noir. Il hurlait de douleur lorsque cette souffrance qu'il avait peur de ressentir refit surface.

- Krokmou !

Le dragon blessé levait ses yeux vers la rousse qui se relevait, lui lançant un regard inquisiteur.

- Reste avec Ronal, je dois aller aider Harold !

- Mais..

- FAIS-LE !

Le dragon semblait laissé échapper un soupir, tout de même mal au point, et s'approchait du bourreau qu'il connaissait bien malgré tout, Lissa s'approchait de son « père » et ramassait l'arme en sang à terre avec hargne et elle n'avait même pas eut le temps de s'approcher un peu plus qu'Alvin se tournait et la frappait aussitôt, puis se tournait et donnait un coup à Harold encore debout, le faisant chuter au sol. La rage d'Alvin était incontrôlable, plus rien ni personne ne pouvait l'arrêter, il était près à tout pour éliminer toutes les personnes qui croisaient son chemin sans aucune pitié. Harold tenait sa blessure ouverte avec sa main, son nez saignait par le coup violent que le Traître lui avait offert, et tendit son autre main vers l'adolescente à seulement deux mètres de lui.

- Gwen...

L'adolescente voulut paraître forte, et tentait de se relever pour faire face à l'ennemi, mais l'homme avait réussi à lui donner un autre coup dans la figure avec le manque de son épée, la faisant de nouveau tomber cette fois-ci plus près du jeune homme. Elle reprit son souffle, et tournait la tête vers Harold avant de tenter de s'approcher de lui, prenant sa main dans la sienne pour se coller contre lui.

- Il a fallu que tu reviennes, saloperie. Fit soudain Alvin en s'approchant dangereusement les yeux toujours imbibés de colère et de sang, Vous me faites pitié. Vous êtes dégueulasse. Mais estimez-vous heureux, au moins vous crèverez ensemble.

Les deux adolescents fixaient le fou furieux en face d'eux, et se serrèrent dans les bras en comprenant qu'ils étaient bien trop faibles pour luter, et seuls. Harold la serrait fort, la protégeant comme il la toujours fait dans sa vie passée, enfouissant le visage de la jeune fille au creux de son cou alors qu'il fixait Alvin les sourcils froncés et les yeux remplis de détermination malgré la souffrance qu'il ressentait encore à cet instant. Il tentait de rester brave, gardant la tête haute en plongeant sa main non en sang dans la chevelure rousse de la jeune fille. Alvin riait à pleine gorge, prenant son manche d'épée à deux mains et la soulevait en l'air, prêt à l'abaisser sur eux.

- Saluez vos mères de ma part en enfer.

SHLAK

Une giclée de sang frappait les corps des deux jeunes gens lorsqu'une hache vint se planter dans le cou du chef des Outcasts. Ses yeux s'écarquillèrent et il lâchait prise son arme quand sa tête se détachait à moitié de ses épaules sous les regards choqués de Harold et Lissa à terre. Une tête surgit derrière celle du Traître, laissant paraître Gueulfor.

- Ça, c'est pour avoir enlevé ma fille, enfoiré.

Il décrochait sa hache dans un bruit d'os vomitif, laissant le sang du chef s'étendre comme une nappe sur la neige et la glace. Alvin plaquait une main une main sur sa large blessure et il crachait son propre liquide rouge par la bouche qui s'accumulait dans sa gorge. Il s'étouffait, reculant sans le savoir à grandes enjambées, vacillant presque. Une traînée de sang le suivait et sous les yeux presque larmoyants de Lissa, il basculait par-dessus la falaise, et soudain, tombait en arrière. Il chutait de la hauteur d'une grue et s'écrasait au fond du gouffre, comme atterrissant en enfer, mourant sur le coup.

Ce fut la fin d'Alvin le Traître.

Gueulfor se penchait vers le vide, apercevant le corps en bas et sourit avant de cracher et de lancer sa hache à son tour dans le fond. Le silence qui se propageait sur cette zone de Mort gelée fut incroyablement morbide, et le forgeron se tournait en arrière en fixant les deux adolescents encore à terre, en particulier la rousse dans les bras d'Harold. Il voyait en les apercevant ensemble, les deux enfants innocents qu'ils étaient à l'époque. Et pour lui ce fut évident, c'était bien Gwen. La chair de sa chair, sa fille était bien vivante, et par les dieux, qu'elle avait grandi et qu'elle était devenue belle. 10 ans de recherche, et la voilà sous ses yeux, saine et sauve.

Enfin.

Lissa le fixait d'abord puis regardant la traînée de sang qu'il y avait sur le sol se mit à éclater un lourd sanglot. Elle pleurait alors et serrait de nouveau Harold dans ses bras, celui-ci lui rendant son étreinte avec toute l'affection qu'il pouvait lui transmettre, levant son regard vers Gueulfor, le regardant droit dans les yeux avec.. de la reconnaissance.

Ce cauchemar venait enfin de se terminer pour de bon.