Chapitre 35 : Ce que je sais... :

Le lendemain, Camille serait sur le qui-vive. Elle ne dormit pas de la nuit et préféra continuer les robes de soirée de ses amies, à leur insue pendant qu'elles dormaient. Catherine les avaient rejointes durant la soirée et les quatre jeunes femmes avaient passé un agréable moment à rire. Et comme Hermione et Ginny, Cathy avait fini par s'endormir. Elle n'était pas au courant de la tradition et mieux valait ne pas l'inquiéter avec ça, plus qu'elle ne l'était déjà. Ainsi, Camille resta éveillée toute la nuit au coin du feu. Mais Ginny s'était réveillée et s'inquiéta de voir son amie toujours au travail à une heure aussi tardive. Elle la rejoignit donc près du feu. Camille ne sursauta aucunement, elle l'avait senti arriver.

_ Toujours pas couchée ? Demanda Ginny en baillant.

_ Je n'arrive pas à dormir, alors autant que cette insomnie soit productive. Répondit Camille avec un sourire en relevant la tête vers la jolie rousse.

_ Harry est un idiot. Assura Ginny au bout de quelques secondes.

_ Pourquoi tu dis ça ? Interrogea la brune, feignant l'innocence.

_ Oh, arrête , ne joue pas à ce jeu là avec moi ! Tu sais très bien qu'il a gâché toutes ses chances d'aller au bal avec toi en une seule phrase ! S'exclama Ginny, pas dupe.

_ Et qui te dis qu'il allait me le proposer ? Tu lis dans les pensées maintenant ? Plaisanta Camille, mais son rire sonnait étrangement faux aux oreilles de la cadette des Weasley.

_ Tu oublies une chose, j'étais là il y a quatre ans et même si je suis la seule à m'en rappeler, Harry était fou amoureux de toi ! Et je savais que le jour où tu reviendrais, il se tournerait à nouveau vers toi. Ça n'a pas loupé... répliqua Ginny, ne supportant pas l'attitude illusoire de son amie.

_ Ginny, si Harry et toi n'aviez pas rompu, vous seriez toujours ensemble à l'heure qu'il est et jamais il ne se serait intéressé à moi comme tu sembles le croire. Mas crois-moi, tu te fais des idées... assura Camille en évitant le regard de son amie.

_ Même après quatre années de séparation, je te connais trop... Je sais quand tu mens. Et là... Tu mens ! Sinon tu me regarderais dans les yeux. Rétorqua Ginny ayant vu clair dans le jeu de la brune.

Mais Camille ne répondit pas et resta obstinément plongé dans son travail de croquis pour la robe d'Hermione. Une robe rouge, longue, un grand décolté pour faire bavé ce cher Ron... Mais Ginny n'abandonna pas et avoua à sa « grande soeur », comme elle aimait l'appeler autrefois, ses sentiments.

_ Tu sais que j'ai longtemps aimé Harry. Je le vénérai avant même de le connaître comme une fille idolâtre sa star préférée. Et j'avais tord, Harry est un garçon fantastique et je suis contente d'être sortie avec lui. Finalement, ça m'a plus servie qu'autre chose lorqu'il a rompu. Ça m'a ouvert les yeux ! Je n'ai pas eu aussi mal que j'aurai pu le croire. Et je me suis rendu compte que si je n'avais pas mal c'est parce qu'il n'est pas fait pour moi. Maintenant, il y a Drago... avoua Ginny, rougissant en prononçant le prénom du Serpentard.

Camille deigna enfin délaisser ses dessins et tourna sa tête vers Ginny.

_ Alors tu veux me faire croire que tu n'aimes plus Harry et que tu t'intéresse à Drago ?! Ginny, je suis bien placée pour savoir que tu ne jurais que par Harry. S'exclama Camille en regardant tristement sa « petite soeur ».

_ C'était vrai ! Mais en quatre ans j'ai eu le temps de grandir, de faire des expériences et de me rendre compte qu'Harry était fait pour toi depuis toujours. Et tu le sais !

_ Ce que je sais, Ginny, c'est qu'il souffrira avec moi... répondit mélancoliquement la future reine.

_ Tu dis n'importe quoi ! Je sais que toi non plus tu ne l'as pas oublié. Tu penses que je suis un obstacle à votre histoire mais c'est faux, je ne le suis plus ! Il t'aime et tu l'aimes alors où est le problème ?

_ Il y a des choses que tu ignores Ginny. Mais moi, je sais que c'est impossible. Murmurra Camille les yeux perdus dans les flammes de la cheminée.

Ginny soupira, elle n'avait plus d'arguments pour convaincre la jeune princesse. Elle aurait bien aimé savoir le pourquoi du comment mais elle connaissait assez Camille pour savoir qu'elle ne lui dirait rien. Donc, à son tour, son regard s'évada à travers le feu qui ronfflait dans l'âtre, en se disant que la vie était décidément trop injuste.


Pendant ce temps, Ron avait invité Drago à faire une partie d'échec version sorcier dans la salle commune des Gryffondors. Harry était monté se coucher depuis un moment mais les deux jeunes hommes n'arrivaient pas à se départager. Ils finissaient toujours dans une impasse. Etant bien évidemment aussi têtus l'un que l'autre, ils ne monteraient pas se coucher avant que l'un d'eux ait gagné.

_ Bon Malefoy, maintenant qu'Harry est parti et que nous sommes seuls, ils seraient tant de passer aux choses sérieuses. Commença le rouquin avec un sourire en coin.

_ Mais j'attendais que tu entames la conversation Weasley ! Alors que veux-tu savoir ? J'imagine que tu ne m'as pas si cordialement invité dans le repère des lions juste pour jouer aux échecs. Répondit le blond, perspicace.

_ Notre animosité est trop vieille et dure depuis trop longtemps pour que je n'ai aucun doute sur ta bonne foie car, même si ma soeur semble l'avoir oublier, la mort de Dumbledore est en grande partie de ta faute. Lacha Ron, en toute sincérité, sans détour.

_ Je sais... Et cette mort me hantera toute ma vie. Aujourd'hui, je peux juste tenter de me racheter. Répondit Drago, tout en continuant la partie.

_ Bien, commençons les festivités ! Comment connais-tu la soeur de Camille ? Parce que son arrivée a été un grand bonheur pour toi si je me souviens bien...

Flash Back :

Remontons, deux jours en arrière. Remus, Sirius et Catherine venait de faire leur grand retour à Camelot. Lorsqu'ils entrèrent dans la Grande Salle en compagnie du trio d'or, un grand silence s'installa. Tout le monde reconnaissait bien sûr le tristement célèbre Sirius Black, ainsi que leur ancien professeur de Défense contre les forces du mal, pour les septièmes, sixièmes et cinquièmes années. Mais, ce qui les intéressait d'avantage, était la jeune femme qui ressemblait comme deux goûtes d'eau à Camille à part ses cheveux blonds et lisses comme de la soie. Tout le monde était tellement obnibulé par la nouvelle venue, qu'ils ne remarquèrent pas qu'un certain serpent blond s'était levé en reconnaissant la soeur jumelle de Camille. Cette dernière arborait un immense sourire en serrant dans ses bras son meilleur ami, son seul ami depuis toujours. Et Drago Malefoy, fils arrogant de mangemort, ne pouvait s'empêcher d'être heureux de retrouver celle qu'il considérait comme sa seule et véritable amie durant son enfance.

Fin du Flash Back

_ Catherine et moi, c'est une longue histoire... soupira le jeune blond en esquissant un sourire lointain.

_ Nous avons toute la nuit. Assura Ronald en regardant toujours intensément son ennemi d'autrefois.

_ Catherine a grandi dans un petit village d'Ecosse en tant que « prisonnière » dans un pensionnat pour jeunes filles. Mes parents l'y avaient envoyé à la mort du Seigneur des Ténèbres préférant ne pas avoir à leur charge, le bébé qu'il avait enlevé à la défunte reine du Millenium d'argent. Ils payaient donc son internat. Mais une Princesse, de surcroit sorcière d'une longue lignée de puissantes reines, ne passe pas inaperçue et ses pouvoirs se sont très vite manifestés. Elle a donc vécu quelques temps chez nous, faute de mieux. Ce fut les plus beaux moments de ma vie... Elle m'a appris à être moi-même, à être humain et surtout à m'aimer malgré ce que pouvait me dire mon père... Malheureusement, mon père a trouvé un moyen de l'envoyer au Mordor où son éducation de sorcière noire aurait pu être continuée. Elle n'a jamais pu me donner de ses nouvelles. Néanmoins, ils n'ont jamais osé levé la main sur elle là-bas. Ils n'ont pas osé salir une princesse, future reine et sorcière aux grands pouvoirs. C'est psychologiquement qu'elle a le plus souffert finalement. La solitude la rongeait jusqu'à ce que Camille fasse son apparition et qu'elle la sorte des ténèbres. Narra le serpentard d'un ton mélancolique.

_ Nos princesses n'ont pas eu une vie facile, je peux m'estimer heureux d'avoir grandi dans une famille qui m'a toujours aimé... Au moins, elles n'ont jamais été maltraitées ! Soupira le roux avec soulagement.

_ Je t'ai dit qu'ils n'avaient jamais osé toucher Catherine mais... Pour ce qui est de Camille, c'est différent... murmura le serpentard en soutenant le regard grave du gryffondor.

_ Tu veux dire que...

_ Camille a souffert mille morts... Elle ne voulait pas se soumettre à l'enseignement de la magie noire et à la supprématie du sang pur... Alors, elle a été sévèrement punie. Avoua sombrement le blond.

Les dires de Drago expliquaient les nombreuses cicatrices présentes sur le corps de la jeune femme, ainsi que lui avait raconté Harry. Ron ferma donc les yeux, ne voulant pas imaginer les souffrances qu'avait dues endurer Camille lors de ces quatre années. Puis, Ron se reconcentra sur Drago qui semblait gêné. Ce dernier esquivait le regard de son interlocuteur, curieusement...

_ Tu me caches encore quelque chose, Malefoy... soupçonna-t-il avec clairvoyance.

_ Le reste... C'est à Camille de te l'avouer. Affirma-t-il fermement.

_ Je suppose que tu as raison. Approuva le lion en se tournant vers la fenêtre qui laissait apparaître un croissant de lune entouré d'étoiles scintillantes.


Le lendemain, Harry descendit très tôt et trouva son meilleur ami et Drago assoupis sur leurs fauteuils, le jeu d'échec sur la table les séparant. Harry eut un sourire, ces deux têtes de bouriques avaient sans doute dû s'endormir au bout d'une énième partie. Si seulement, il savait...

Il était à peine sept heure, mais le survivant descendit et aira dans les couloirs vides du château. Il jeta un coup d'oeil par une fenêtre d'où il pouvait voir l'intégralité du parc enchanteur de Camelot. Mais ce qu'il y vit attira son attention, il ne perdit pas de temps et fonça au rez-de-chaussée afin de se rendre dans le parc an quatrième vitesse.

Pendant ce temps, Hermione venait de se réveiller, ainsi que Catherine, les deux jeunes filles descendirent ensuite de la chambre de Camille et trouvèrent Ginny, endormie sur le canapé avec une couverture sur elle. Aucun signe de Camille, où pouvait-elle bien être encore ? Cathy alla jeter un oeil dans la salle de bain, mais elle était vide. Camille était donc sortie, pour aller où, là était toute la question... Elle avait l'air perturbé hier soir, un peu ailleurs, en fait. Et cette constatation ne faisait qu'inquiéter d'avantage Catherine et Hermione qui se demandaient ce qui pouvait bien toumenter une fois de plus la jeune Princesse.

Le dernier des Potter avait vraiment descendu les étages qui le séparaient du parc à toute allure. Et arrivé à destination, il s'arrêta afin de reprendre son souffle et d'observer la jeune fille avec laquelle il s'était de nouveau disputé la veille. Mais il avait l'occasion de se rattrapper sans les regards indiscrets de ses amis et il n'allait pas la laisser filer. Enfin, c'était ce qu'il avait prévu...

Camille était en effet là, immobile, scruptant le chemin menant jusqu'au château. Elle semblait concentrée et impassible. À ses côtés, Zoé était assis à terre et observait chaque recoin du domaine se trouvant devant lui.

Soudain, Harry ressentit une douleur au niveau de sa cicatrice. Depuis le retour du Lord Noir, sa cicatrice le piquait continuellement, mais là c'était différent, c'était comme si...

_ Il approche. Murmura Camille répondant aux inquiétudes d'Harry.

Le survivant combla la distance qui le séparait de sa princesse et regarda la vue à son tour.

_ Tu nous avais dit que Camelot était une forteresse imprenable ! S'exclama Harry avec incompréhension.

_ C'est le cas...

_ Camille, le temps nous est compté. Souffla Zoé en se relevant sur ses quatre pattes.

_ Fais passer le messge dans tout le château. Que personne ne sorte ! Et dit à Sirius, Gandalf, Remus et Grand-mère de rester en retrait. Intima Camille au félin qui ne se fit pas prier.

_ Vas-tu enfin m'expliquer ? Demanda Harry, sur les nerfs, une fois le chat loin d'eux.

_ C'est la tradition... Les dix jours précédents le couronnement d'une future reine sont considérés comme « stériles ». Ce qui veut dire aucune magie, aucune protection, aucun sort ne peut être pratiqué pendant ces dix jours, excepté pour la, ou les dans ce cas-ci, future reine. Le seigneur des ténèbres ne se privera pas d'une telle opportunité. Avoua Camille plongeant son regard azur dans celui, émeraude, d'Harry.

_ Tu veux dire que...

_ Lui et toi n'avez plus aucun pouvoir. Et je m'attends à voir patrouiller des orks dans la forêt. Je dois empêcher ça Harry. Cathy et moi sommes les seules à avoir encore nos pouvoirs mais elle n'est pas au courant.

Elle était déterminée, plus que jamais. Elle devait une nouvelle fois faire face au Lord noir et semblait se préoccuper plus des autres que d'elle-même.

_ Harry, rentre au château. Lui ordonna-t-elle en se détournant de lui pour se reconcentrer sur l'entrée du domaine.

_ Non, Camille, pas cette fois. Cette guerre est aussi mon combat et princesse ou non je n'ai pas à t'obéir ! Répliqua le jeune homme en se plaçant à ses côté ses yeux, à leur tour, rivés sur le chemin menant au château.

_ Tu n'as plus de pouvoirs Harry ! Protesta-t-elle en fronçant les sourcils.

_ Eux non plus ! Répliqua Harry, déterminé à ne pas laisser Camille seule.

_ Mais ce sont des tueurs, Harry, des tueurs à la solde de celui qui veut ta mort ! Tu te sens capable de les combattre sans ta baguette ? As-tu seulement déjà livré un combat sans baguette ?

Cependant, il était trop tard pour faire demi tour, car, pendant qu'ils se disputaient, leurs ennemis étaient entrés dans le domaine sacré. Le vent s'était levé, prémice d'une tempête inévitable. Ils s'approchaient, ils les sentaient arriver. Et puis, ils apparurent, Voldemort en tête, avec à ses côtés Bellatrix Lestrange et Fenrir Greyback. Curieusement, Rogue ne faisait pas partie du voyage. Il devait être occupé ailleurs...

_ Tiens, tiens, qu'avons-nous là ? Siffla la voix froide du Seigneur des Ténèbres. Une princesse et un survivant. À peine arrivés et nous sommes déjà accueillis par deux des personnes les plus importantes de cet illustre domaine.

_ Vous n'avez rien à faire ici ! Repartez d'où vous venez, ne souillez pas cet endroit sacré avec votre magie noire. Leur ordonna la dite princesse impassible.

_ Je ne suis pas disposé à t'obéir, Camille. Tu n'es pas encore reine que je sache. Répondit le mage noir, goguenard.

_ Tu n'as aucun pouvoir ici. Murmura-t-elle avant de plisser les yeux légèrement.

Soudain, une bourrasque s'engouffra au creux de la poitrine du mage à face de serpent, elle explosa sur sa poitrine pour finalement le propulser dix mètres plus loin. Les mangemorts étaient totalement ahuris, une petite adolescente avait destabilisé leur maître sans même utiliser sa baguette. Voldemort, lui, fulminait en se relevant alors qu'Harry regardait sa princesse avec une discrète mais certaine admiration. Un sourire goguenard, semblable à celui du lord quelques instant plus tôt, naquit sur les lèvres de Camille. Harry fut d'ailleurs frappé par la ressemblance en cet instant entre Camille et l'assassin de ses parents.

_ Tom... Pourquoi es-tu venu ? Tu sais parfaitement que tu n'as aucune chance contre moi.

_ Tu ne peux pas me tuer ! Hurla le lord, hors de lui. C'est la tradition, tu as toujours tes pouvoirs mais tu ne peux pas t'en servir pour faire du mal.

_ En effet, mais je peux m'en servir pour me défendre contre mes ennemis et tu sais aussi bien que moi que la magie n'est pas ma seule protection face à toi... déclara la jeune fille, toujours très calme.

_ D'après ce que je sais, ce cher Severus t'a bien enseigné mais je serais curieux de savoir si l'élève a dépassé le maître...

_ Il n'est pas là pour me défier alors tu lui diras que je serais ravie de croiser à nouveau l'épée avec lui mais, cette fois, ce sera pour un combat à mort. Répliqua Camille sombrement, en évoquant l'homme qu'elle avait tant admiré autrefois. Maintenant, ramène ta horde d'orks qui patrouille dans la forêt et partez d'ici avant qu'elle n'arrive et qu'elle ne passe sa colère sur vous...

_ Que dis-tu ? Pourquoi devrions-nous fuir pauvre idiote, tu ne vaux guère mieux que ta saleté de mère. Ricana Bellatrix Lestrange, hilare devant l'impétuosité de Camille.

_ Ne me pousse pas à bout Bella, tu pourrais t'en mordre les doigts. Souffla Camille les yeux toujours fixés sur le lord noir, elle n'avait même pas deigné tourné la tête vers l'arrogante Lestrange.

Sa fierté en ayant d'ailleurs pris un coup, la femme aux cheveux noirs hirsutes, s'avança vers son ennemie tout en sortant une épée de son fourreau, attaché à sa taille. Camille fut plus rapide que son assaillant et dégueina son épée afin de croiser le fer avec la cousine de Sirius. Si Bellatrix fut surprise, ses compagnons furent médusés lorsqu'ils virent l'adolescente désarmer en quelques coups seulement la mangemort, qui était censée être la meilleure fine lame de leurs rangs, juste derrière Severus Rogue.

Mais une chose se produisit alors que les partisans et Harry étaient trop occupé à regarder l'éphémère combat entre Bellatrix et la princesse. Camille avait placé sa lame juste en dessous du coup de la sorcière, la pointe frolant sa gorge. Ainsi, elle ne vit pas Voldemort s'approchait sournoisement derrière elle, attrapper sa longue tresse afin de trancher ses cheveux afin qu'ils arrivent aux épaules. Camille était figée, ses yeux s'agrandir d'horreur alors que le mage noir ricanait. Amusé de voir la jeune fille destabilisée, il ne remarqua pas l'aura blanche qui avait pris forme autour du corps de Camille et prenait de plus en plus d'ampleur.

Harry était, quant à lui, comme stupéfixé. Il regardait avec horreur, la colère grondant en Camille grandir. Et soudain, un déclic, un murmure, un coup de vent, un éclair, les cheveux que Voldemort avaient encore dans sa main prirent soudainement feu. Même ceux qui étaient tombés à terre brulèrent. Le rire du seigneur noir s'arrêta, Camille releva la tête puis ouvrit les yeux. Blanc était le seul mot qui vint à l'esprit d'Harry en voyant les yeux de son amie. Le bleu magnifique de ses iris était devenu aussi blanc que la robe d'une licorne.

Pour la première fois, Harry vit naître dans les yeux rouge de l'assasin de ses parents, le seul sentiment qu'il ne pensait jamais voir se refletter chez ce monstre : la peur. Il savait qu'il était allé trop loin, il l'avait baffouée, et elle avait atteint ses limites. Elle ne pouvait plus se contenir.

_ Retourne d'où tu viens avant que ma colère ne se déchaîne contre toi, Tom. Dit-elle d'une voix dure et tranchante.

_ Ta colère n'est pas encore à son paroxisme, sinon tu nous aurais déjà tous tué depuis cinq minutes. Mais que faut-il donc faire pour que tu te libères enfin ? Hurla presque le lord en reprenant une certaine contenance face à la furie qui se tenait devant lui.

_ Jamais, je ne te laisserais obtenir ce que tu veux. Je suis capable de te résister et bien plus encore. Mais ça tu le sais...

Sa colère n'était toujours pas descendue, Camille fixait toujours son adversaire avec haine et dégoût. Puis, Voldemort comprit, elle savait...

_ Tu sais qui tu es! Et tu sais que lorsqu'il l'apprendra, il ne t'aimera plus ! cria Voldemort alias Tom Elvis Jedusor en pointant son doigt vers Harry.

_ Je sais surtout que c'est en t'écoutant que j'ai envie de vomir… Tu n'es pas capable de ressentir le moindre sentiment et c'est pour cela que tu fais autant de mal autour de toi. Les gens heureux te révulsent, tu ne les supportes pas c'est également pour ça que tu t'en es pris aux Potter et à ma mère.

_ Ta mère n'avait pas besoin de moi... Elle était déjà malheureuse et ça sans mon aide. Répliqua le mage.

Malheureusement, pour lui ce fut la parole de trop. Sans qu'ils puissent ne serait-ce que réagir, Voldemort et ses partisans furent transportés hors de l'enceinte de Camelot pour atterrir juste au-dessus d'un lac. La gravitation fit donc son travail et ils se retouvèrent trempés jusqu'aux os, maudissant la princesse qui les avait envoyé là.

Bien qu'elle ait envoyé couler ses ennemis, la colère de Camille n'était toujours pas tombée pour autant. Harry ne savait que faire pour calmer la jeune fille qui semblait livrer un dur combat contre elle-même. Elle prenait sa tête entre ses mains, il y avait un problème, même si Camille avait des pouvoirs hors du commun, elle n'avait perdu le contrôle qu'une seule fois. Et elle avait su se contrôler et se calmer seule mais là c'était différent... Quelque chose se libérait en elle... En voyant, que la jeune femme ne redevenait pas « normale », Harry s'approcha d'elle, s'arrêta juste devant elle. Il prit ces mains avec douceur, il voulait qu'elle le regarde dans les yeux.

_ Camille regarde moi. Regarde-moi. Répéta le jeune homme dans un murmure suppliant.

Alors, elle releva les yeux vers ceux émeraudes du jeune homme. Et à cet instant, elle avait fait ce qu'elle s'était promis de ne pas faire devant lui, elle s'était mise en colère et ne se contrôlait plus. Mais grâce à lui, elle arriva à se calmer, ses yeux redevinrent bleus. Harry tenait toujours ses mains, mais son expression avait changé, il était comme figé. Ça y est, il avait compris. Camille baissa donc les yeux, se pinça les lèvres pour ne pas pleurer et se dégagea de la prise du jeune homme. Harry l'avait une fois de plus, laissé partir alors qu'il restait cloué sur place. La vérité était bien trop dure à accepter, Camille était la fille de Voldemort.

La princesse retourna donc au château, le coeur brisé. Harry savait et ne voudrait plus jamais qu'elle s'approche de lui. Sa réaction était compréhensible, le sang de Tom Jedusor, l'héritier de Salazar Serpentard, coulait dans ses veines. Elle en avait assez de ce fardeau, de ce fait qui jamais ne changerait. Elle était la fille d'un violeur, d'un meurtrier, d'un hypocrite, d'un fou, d'un mégalomane... Lorsqu'elle ouvrit les portes d'entrée, elle eut l'impression que tous les habitants s'étaient rassemblées ici. Ils s'étaient poussés, lui laissant ainsi un chemin pour rejoindre sa chambre.

Elle avança donc tête haute, le visage redevenu inexpressif. Il fallait qu'elle atteigne sa chambre de toute urgence, avant que quelqu'un ne l'arrête. Elle monta les quelques marches la séparant du tableau de son grand père. Personne n'avait osé l'interrompre, pas même sa grand mère, sa soeur ou même Sirius. Elle entrouvrit le passage quand une personne trop connue l'appela.

_ Camille ! Cria le survivant sur le pas de la porte d'entrée.

Il s'était enfin réveillé, se dit Camille en se retournant. Mais c'était trop tard, elle n'avait pas la force d'entendre ses reproches maintenant. Elle s'en sentait incapable. Alors elle fit comme s'il ne l'avait pas appelé et entra dans sa chambre en vérouillant derière elle. Puis, elle laissa enfin les larmes couler sur ses joues. Elle était fatiguée de toujours essayer de faire pour le mieux, elle laissa donc aller son chagrin. Néanmoins, elle n'avait pas prévu le fait que quelqu'un soit encore dans sa chambre.

En effet, Hemione se tenait devant elle et observait son amie avec tristesse. Elle ne l'avait jamais vue perdre pieds mais en cet instant, Camille semblait avoir atteint le fond du gouffre. Et bienqu'elle aurait aimé reprendre contenance face à Hermione Granger, elle en fut incapable. C'est ainsi que la meilleure amie du survivant ne put que prendre dans ses bras cette jeune fille, qui n'était plus une princesse pour le moment, meurtrie par son passé, son innocence arrachée pour que d'autres puissent rester.

C'est alors que tout s'éclaira dans l'esprit d'Hermione, des souvenirs refirent soudainement surface. Des rires, des pleurs, des frayeures, elles avaient vécu tant de chose ensemble. Tant de chose qu'Hermione avait oublié. Mais tenir dans ses bras Camille afin de la réconforter, lui rappelait ce que c'était d'avoir une meilleure amie sur qui l'on pouvait toujours compter. Sans s'en rendre compte Hermione se mit à pleurer mais elle put prononcer un mot. Un mot qui voulait dire beaucoup pour elles : Camomille.

NDA : Bonjour à tous !

Je suis désolé pour cette attente mais ce que j'écrivais ne me plaisais pas alors j'ai du modifier ce que je voulais faire au départ ^^ En effet, je vous avais dit que ce chapitre se diviserait en deux partie : une parte avec Voldemort et une autre avec le bal mas finalement je ferais un chapitre entier concernant le bal et certaines autres choses... ;)

Je rends hommage en cette fin de chapitre au surnom que ma meilleure amie me donne depuis bentôt 10 ans ^^

J'espère que ce chapitre vous a plus j'attends vos impressions avec impatience ^^

Bonne lecture à tous