Bonjour bonjour ! J'ai eu beaucoup de reviews pour le chapitre précédent et je vous en remercie ainsi que pour vos compliments ! Continuez, vraiment et merci encore !
Réponses aux non-inscrits :
D-Gray-Man-001 : le vrai nom d'Aëlis ? non non ça n'est pas prévu ça ! ^^ mais j'avoue qua ç aurait pu être marrant :) à cogiter pour moi ! mais tu finiras par savoir qui est sa mère… ça compense :p ? Merci en tout cas pour toi (je sais que je me répète mais c'est vrai ) Bisous aussi (rrooooh cool le petit nom « tite chef » j'adore :D)
Nezumibook : Si si j'ai lu Eragon, certes pas récemment mais je l'ai lu (hey on prend l'inspiration où on peut ^^) Après m'être relu, je t'avoue que je suis d'accord, avec toi. Il manque des bouts. C'est pour ça, grâce à toi, que je le reprendrai… je vais tout reprendre et compléter… mais pas maintenant, une fois que ça sera terminé… et je l'indiquerai. Merci en tout cas, tu me donnes à réfléchir. Mais je suis ravie que ça te plaise quand même ! Si tu as d'autres suggestions, n'hésite pas, comme tu le vois, j'écoute toujours ! A bientôt
Lufoca : J'adire quand le hasard fait que de nouvelles personnes tombent sur mes fanfictions et en plus les apprécient :D Pour ce qui est de mon héroïne, j'ai entendu tes remarques et rassure toi, je ne suis nullement vexée, au contraire, merci de me dire ce que tu trouves qui ne va pas ! Pourtant, je ne suis pas tout à fait d'accord, mais c'est sans doute parce que c'est mon histoire ^^ Oui, après réflexion, peut-être que la griffure du tigre aurait pu être évitée… je n'avais pas vu ça du tout comme… de la surenchère. Je voyais en réalité sa blessure au dos une manifestation physique des tortures de son enfance. Quant à la blessure du tigre, plus quelque chose… d'imprévu mais de salvateur aussi puisque Sayanel la sauve. Comprends-tu ? Attention, je ne tente pas de te faire changer d'avis, je t'explique simplement mon point de vue… en tout cas merci pour ce commentaire, j'espère que tu en laisserais d'autres puisque cette histoire te plaît (hi hi) et la suite, c'est maintenant !
Voilà, maintenant, assez de blabla, je vous laisse tranquille…
Dernier rappel, le tournoi vient de se terminer et Aëlis a gagné toutes les épreuves auxquelles Sayanel l'a incrite. Après une autre tentative d'assassinat, la jeune apprentie jure aux mercenaires de tous les détruire. Pendant ce temps, Edwin est certain d'Aëlis est fille de frontalier…
Bonne lecture !
33
Aëlis demanda à Sayanel s'ils pouvaient s'éloigner de la capitale quelques mois, le temps que l'agitation retombe et qu'on l'oublie un peu.
Son maître comprit et ils partaient avec la fin de la journée sans prévenir qui que ce soit.
MM
Liven était de mauvaise humeur.
Ce qui était rare.
Tellement rare qu'Ewilan en fut presque choquée. La jeune femme décida donc d'aller lui parler. Lorsqu'elle se retrouva seule avec lui, elle lui demanda.
- Que se passe-t-il Liven ?
Celui-ci sembla sortir de ses pensées moroses et la regarda avec suspicion.
- Rien.
- Ne me mens pas, je te connais.
- Laisse Ewie, soupira-t-il, ça n'a pas d'importance.
- Cela en a. Et tu le sais mieux que moi. Liven, elle l'obligea à la regarder. Tu sais que tu peux tout me dire. Que se passe-t-il ?
Le jeune homme soupira.
- C'est absurde.
- De quoi ?
Ils s'assirent tous les deux avant que le dessinateur reprenne, sans oser faire face à son amie.
- Comment ai-je pu m'attacher si rapidement ?
- Aëlis ?
Il acquiesça gravement.
- Elle a encore disparu.
- Salim m'a dit que Sayanel et elle n'étaient plus en ville depuis le tournoi.
- Oui. Et elle est encore partie sans prévenir personne. Personne ne sait où ils sont. Encore.
- Liven…
- Non, ne dis rien, je suis assez pathétique comme ça.
- Non, lui sourit son amie avec indulgence. Au contraire. Sait-elle ce que tu ressens ?
- Non.
- Alors il faudrait peut-être que tu songes à lui en parler.
Elle le sentit se raidir. Lorsqu'il la regarda, ses lèvres étaient pincées.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Une fois m'a suffi.
Ewie se souvient du jour où ils s'étaient embrassés et elle fit la grimace.
- Ce n'est pas la même chose.
- Evidemment que si.
- Je ne vois pas en quoi. J'étais amoureuse de Salim… nous nous connaissions depuis des années… toi et Aëlis… si tu veux mon avis c'est un peu comme Edwin et Ellana. L'évidence même si tout semble vous éloigner.
- Je n'ai pas envie de plaisanter.
- Je suis sérieuse.
Il la scruta un long moment avant de soupirer.
- Ils reviendront quand ?
La jeune femme haussa les épaules.
- Lorsque l'envie leur viendra.
- Comment fais-tu ?
- Pour ?
- Attendre sans te poser de question.
Elle lui sourit avec tendresse.
- J'aime Salim, je sais qu'il reviendra. Il est comme il est. Accepte Aëlis telle qu'elle est.
- Je n'y arrive pas.
- Habitue-toi parce que tu sais aussi bien que moi que si elle changeait tu l'apprécierais moins.
Liven ne répondit pas, plongé dans ses pensées.
- Tu devrais prendre quelques jours de vacances. Va voir tes parents. J'ai l'impression que tu leur manques.
- Ha non, ma mère va me parler sans arrêt d'Aëlis !
Tant amusé par la réaction de son ami que par sa réponse, Ewilan n'ajouta rien et le laissa seul.
Quelques heures plus tard, Liven sortait de sa chambre. Tombant ainsi par hasard sur sa mère qui était dans le couloir.
- Liven ! Sursauta-t-elle. Puis comprenant que son fils était devant elle, posa le bouquet de fleur qu'elle tenait sur un meuble du couloir pour se précipiter vers le jeune homme. Liven !
- Doucement maman ! Marmonna-t-il lorsqu'il la serra contre lui.
- Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu restes pour le dîner hein ? Ho ton père va être content !
- Calme-toi maman. Je vais même rester quelques jours.
Sa mère allait crier sa joie mais elle remarqua alors les cernes de son fils et son visage triste.
- Que se passe-t-il ? Murmura-elle en lui caressant le visage comme lorsqu'il était enfant.
- Je n'ai pas envie d'en parler maman, se détourna-t-il.
Mais un cœur de mère ressent étrangement les choses. Elle lui sourit tendrement.
- C'est cette jeune fille, Aëlis, n'est-ce pas ?
Liven regarda sa mère avec étonnement, des larmes montant dans ses yeux clairs.
- Où est-elle ?
- Je n'en sais rien.
Doliac sentit qu'il y avait quelque chose qui lui échappait mais contre laquelle elle ne pouvait rien de toute façon. Elle câlina donc son fils avant d'ajouter.
- Elle reviendra.
MM
Sayanel et Aëlis revinrent trois mois après, avec le début de l'hiver. L'étrange binôme avait escorté un convoi jusqu'à All-Poll et ils en avaient profité pour faire un petit détour par la Citadelle.
C'est là qu'ils retrouvèrent Ellana et Edwin et que la jeune fille découvrit qui était sa mère.
Edwin demanda à Sayanel de la laisser seule avec lui. Ellana resta avec le marchombre pendant que tous deux s'entretenaient.
- Aëlis, je sais qui est ta mère.
- Sayanel me l'a dit. Et je savais que tu chercherais après le Tournoi, à cause du salue.
- Oui, évidemment. Assieds-toi que nous discutions tranquillement.
Lorsqu'ils furent tous les deux installés dans un fauteuil l'un en face de l'autre, le Seigneur de la Citadelle plongea son regard dans le sien avant de reprendre la parole.
- Aëlis, tu es la fille de ma cousine.
Elle cessa de respirer quelques secondes pour finalement lâcher un magnifique :
- Hein ?
Complètement abasourdie.
- Je… je suis ta cousine ? S'étonna-t-elle.
- Mon père avait un frère cadet, Hyder Til'Illan. Mon oncle a eu une fille unique, ta mère : Persia Til'Illan.
- Je suis une Til'Illan ?
- Oui, acquiesça-t-il avec douceur.
- Qui… qui est mon père ?
- Je n'en sais rien. Ta mère, comme beaucoup de Frontaliers, n'est pas restée toute sa vie ici. Quand elle a eu ton âge, il y a plus de vingt ans, elle a décidé d'explorer le continent. Un jour, elle est revenue avec un enfant dans les bras : toi.
La jeune fille écoutait avec attention le récit que lui faisait le Seigneur des Marches du Nord. Son cœur battait à une vitesse incroyable et jamais elle n'avait été aussi attentive de sa vie.
- Mais, reprit Edwin en la fixant avec compassion, la Citadelle était dangereuse à l'époque. La guerre contre les Raïs était à son apogée et la situation est devenue pire lorsque les Sentinelles ont été figées. Ta mère a décidé de quitter la Citadelle alors que tu n'avais pas encore tout à fait cinq ans. Ton grand-père était furieux mais il l'a laissée partir. Il savait que pour toi, c'était mieux.
- Mais… pourquoi je n'ai aucun souvenir ? Je devrais me souvenir !
- Mais tu te souviens Aëlis, du moins inconsciemment, lui sourit-il.
Surprise, elle releva la tête, étonnée.
- Le salut des Frontaliers, comment tenir un sabre… parce que je t'assure que tu tiens ton sabre comme une Frontalière, je t'ai observé pendant le tournoi… mais surtout : t'es-tu une seule fois perdue ici ?
- Non mais…
- Aëlis, cette demeure a été la tienne les premières années de ta vie. Peut-être qu'à cause de ton immunité contre les dessins les Sentinelles ne peuvent pas retirer le verrou de ta mémoire mais je suis certain que tu es une Frontalière.
- Et mon père ? Demanda-t-elle encore.
- Personne ne sait qui il est. Persia ne l'a dit à personne. Et personne ne lui a posé de question. Et il faut que tu saches une chose, le regard qu'il posa sur elle était étonnement tendre, ta mère était presque une sœur pour moi. Nous avons été élevés ensemble et j'ai toujours considéré Persia plus comme ma sœur que ma cousine. Mais je n'ai jamais demandé qui était ton père. J'avais remarqué qu'elle ne souhaitait pas en parler.
- Où… où est ma mère ?
Le visage serein d'Edwin se tendit légèrement.
- Elle a été tuée.
Aëlis tressaillit intérieurement et son cœur se serra à l'entente de la nouvelle. Toutefois, elle ne fut pas vraiment surprise.
C'est alors qu'une image lui traversa l'esprit, un souvenir trop longtemps enfoui remonta à la surface de sa mémoire.
- Maman ! Maman !
Elle était alors toute petite, elle n'était pas bien grande tant en âge qu'en taille, de cela, elle en avait conscience. Elle avait peur. Son cœur battait trop vite.
Des débris partout, du feu…
Elle courait. Elle cherchait… que cherchait-elle d'ailleurs ? Que devait-elle faire ? Son seul point d'ancrage et de sécurité était sa mère. Elle devait la trouver. Vite. Malgré les gigantesques flammes qui léchaient sa maison, la fillette s'en approcha. Sa mère ne pouvait qu'être par là…
Elle vit sa mère à genou à quelques pas de la balançoire qu'elle lui avait installé lorsqu'elles avaient emménagé dans leur maison. Plusieurs personnes la menaçaient. Sa mère était blessée.
- Maman ! Cria-t-elle encore.
Sa mère tourna la tête dans sa direction et la vit.
De la terreur.
De l'incertitude.
De l'impuissance.
Dansa dans son regard.
- Cours Aëlis !
Elle avait toujours été obéissante mais, là, elle eut une seconde d'hésitation. Pourtant elle sentit que si elle devait n'obéir qu'une seule fois de sa vie à sa mère c'était maintenant. Malheureusement cette seconde permit aux Mercenaires de se tourner à leur tour pour la voir.
Le temps qu'elle réagisse et qu'elle courre.
Il était trop tard. Ils étaient sur elle.
Elle hurla.
Un sanglot lui échappa.
- Maman.
Edwin devina qu'elle venait de voir la scène qui avait dû la traumatiser.
Son cœur se serra.
Il avait fait parti de l'équipe qui avait examiné les lieux. Il était alors général des armées de l'Empire.
En effet, un village entier avait été détruit par les mercenaires du Chaos. Pas une fois à l'époque, il ne s'était douté qu'ils avaient caché l'enlèvement d'une enfant par leur crime.
Cinq cents personnes assassinées pour capturer une enfant.
Oui, cela leur ressemblait bien.
La mémoire revint à la jeune fille.
Se souvenir de l'instant le plus tortueux de son existence venait de faire sauter le verrou, les sentiments étant plus forts que n'importe quel dessin. Tout se mélangea quelques secondes dans l'esprit de la jeune fille.
Elle posa un regard mouillé de larmes sur lui.
- Je me souviens de toi… tu étais toujours si triste et froid.
Il la serra dans ses bras.
- Tu n'es plus seule Aëlis.
Pour une raison qu'il ne chercha pas à comprendre, Edwin se sentait proche de la jeune fille. Elle aurait pu être sa fille.
Avec reconnaissance et peur, elle pleura contre l'épaule de son cousin.
Ensuite, elle avait rencontré son grand-père. Qui avait été très ému.
- Par Merwyn, tu lui ressembles tellement !
Pendant la quinzaine qu'ils passèrent à la Citadelle, Aëlis retrouva un monde qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Sayanel se tenait étonnement à l'écart mais la jeune fille ne le remarqua pas tout de suite.
Destan accepta Aëlis comme une sorte de cousine lointaine et dans sa tête elle devint même une grande sœur qu'il s'octroya sans demander l'avis de qui que ce soit. Hyder décida d'entraîner Aëlis au sabre après qu'elle lui ait raconté ce qu'elle avait vécu auprès des mercenaires.
Lors de son premier passage à la Citadelle, Hyder n'avait pas vu Aëlis. Il avait cependant évidemment entendu parler d'elle et de son exploit puisqu'elle avait gagné les six épreuves auxquelles elle s'était inscrite au Tournoi.
Un record pour une femme.
La deuxième détentrice de victoires, après Edwin.
Hyder se montra très fier et quelques Frontaliers avouèrent en plaisantant qu'ils étaient satisfaits finalement d'apprendre que la petite avait du sang de Frontalier et qu'il n'existait donc toujours personne dans l'empire qui puisse rivaliser avec eux.
Aëlis s'entraînait au sabre avec Edwin, Hyder et Siam.
La jeune fille avait déjà battu la sœur d'Edwin qui n'en fut heureusement pas vexée. Cependant, elle ne rivalisait pas encore avec le Seigneur des lieux.
Sayanel observait la séance de loin, dans l'ombre, en silence.
- Que fais-tu ? Lui murmura Ellana en se plaçant à ses côtés.
- La même chose que toi.
- C'est son moment n'est-ce pas ?
Sayanel acquiesça sans la regarder.
- Oui. Il faut qu'elle choisisse d'elle-même.
Ce qu'il ne pouvait évidemment pas savoir c'est qu'Aëlis ne s'était même pas posée la question. Pour elle, tout était clair et, une nuit, elle retrouva son maître et entreprit une gestuelle marchombre en silence. Lorsqu'ils eurent terminé, elle murmura.
- Merci de m'avoir permis de me retrouver.
- Tu en avais besoin.
Ce n'était pas une question, elle répondit tout de même.
- Oui.
Elle l'observa dans la nuit avant de reprendre.
- Quand reprenons-nous la route ?
- Tu as choisi ?
- Je n'ai rien à choisir Sayanel, je suis qui je suis et maintenant je me comprends mieux. J'ai pu concilier mon passé et mon présent. C'est tout ce dont j'avais besoin pour vraiment avancer.
- Alors nous partons à l'aube.
C'était le quart d'heure sentimental… alors oui maintenant vous savez qui est la mère d'Aëlis… oui je suis allée chercher loin… mais en même temps, je suis certaine que vous n'êtes pas vraiment surpris !
Alors en attendant que je revienne, à vos claviers, laissez-moi vos impressions ! Biz à tous
J'ai sans doute été un peu rapide sur sa découverte de sa famille, mais ça n'est pas le plus important à mon sens... elle retrouve sa famille certes mais elle est marchombre avant tout, il ne faut pas l'oublier ! Si vous pensez que j'ai tort, faites-le moi savoir et je rajouterai peut-être (je dis bien peut-être !) un autre chapitre, genre un 33 bis ^^
