Hey, hey, coucou ! Ceci est le dernier chapitre de Lost Boys. Je ne vais pas partir dans le niais ni rien, vous aurez tout à loisir de lire ça à la fin du chapitre ! * rigole *

Je vais répondre pour une dernière fois aux reviews (et surtout ne vous gênez pas pour ce dernier chapitre, il n'y en aura plus d'autres après, donnez-moi votre avis, j'y accorderais une grande importance.) :

Miss-Mandragore : Merci, à toi aussi ! Hm, woaw, c'est plutôt étrange, parce que rien qu'en tapant « chandler et sebastian fanart » sur Google Images j'en ai à souhait… Oui, j'ai bien aimé écrire ça ! Aww merci ! Bah, tu ne te sens pas forcément énormément coupable (bien qu'un peu), mais surtout en colère contre ce qui est arrivé à Kurt et Naya… Oh merci, j'ai beaucoup aimé l'écrire, même si cela doit correspondre à un stéréotype de l'idée d'un procès à l'américaine ! Oui, l'avocat de Ryan est particulièrement cruel, mais va te défendre contre ça, haha ! Oui, ils ont réussi hehe ! Tu verras ça ci-dessous ! Pour ça, j'ai trouvé une solution hahaha x') ! Aw, eh bien le nouveau chapitre est là ! Un grand merci pour ta fidélité inébranlable !

Klaineuse : Oui, c'est pour donner envie de lire la suite haha ! Aw, merci, j'ai déjà des idées, des O.S et des fictions ! Merci à toi, et merci de toutes tes reviews !

bbklaine : Ouiii, Blaine est génial en frère protecteur ! Hehe, la suite est là ! La suite et fin, d'ailleurs… Ouepp ! Aww merci, (hahaha j'ai tellement rigolé à cette vanne idiote, ça montre mon humour de haut niveau xD) La suite est là ! Merci beaucoup de toutes tes reviews et de ta fidélité, merci beaucoup !

The Nymph'ChrisDRENVY : (Je n'ai strictement aucune idée de ce que veut dire « DRENVY », oh mon dieu xD) Je ne sais pas du tout ce que c'est ! Mais, merci je suppose ? :3 Merciii ! Cette fanfic est terminée, si tu as un avis ce sera avec plaisir !

Born This Way 8 : Heyy, merci, les mots filaient tous seuls et j'étais plutôt satisfaite du résultat. Hm, pour ça, tu verras dans le chapitre. Uh, oui, j'ai du mal à m'y faire aussi, rassure toi ! Oui, moi ce sont mes bébés, et j'ai du mal à voir Klaine autrement à présent, si tu veux tout savoir ! Ca fait tellement longtemps maintenant que je me trimballe ce Kurt badboy et ce Blaine adorable et plein de secrets que je m'y suis attachée comme pas possible, ça fait mal au cœur de terminer cette fic mais il faut bien une fin à tout… Haha, ouep, je vise la surchage émotionnelle, pas mal xD (Ouep !) L'avocat de Kaya est plutôt cool, ouais, je l'imagine bien, jeune et tout x') Haha xD Aw, merci ! Uh, eh bien lis-le, puis relis toute la fic depuis le début ? xD * suggestion idiote * Eh bien j'attends ta dernière review ! Merci beaucoup pour les pavés que tu m'as écrit, les pétages de câble et ta fidélité, merci énormément !

Voilà, je vous laisse lire maintenant, on se retrouve à la fin du chapitre !


- V… Vous êtes nos… Enfin, nos… Parents ? Tenta Emily faiblement.

Blaine, lui, ne prit pas la parole. Il observait. Les deux adultes n'étaient pas très grands, bruns tous les deux. La femme avait des cheveux courts et parfaitement bouclés, se conformant à son image de femme de haute société, et l'homme, lui, plaquait les siens avec du gel. Cependant, ses yeux avaient la même couleur que ceux d'Emily et de Blaine, alors que la femme avait les yeux bleus.

Ils étaient visiblement choqués, ne sachant pas trop quoi faire. Ils avaient passés seize ans en pensant que leurs enfants étaient morts, et voilà que les jumeaux réapparaissaient sous leurs yeux.

- Oui, déclara finalement l'homme. Je m'appelle Karl. Karl Smith. Et ma femme s'appelle Jenny.

Emily hocha doucement la tête, hésitante. Blaine ne réagit pas.

- Est-ce que vous nous avez cherché ? Demanda-t-il soudainement.

- Pardon ? Fit Karl.

- Emily et moi, quand on a été enlevés. Est-ce que vous nous avez fait rechercher ?

- Bien sûr, soupira la femme. Mais au bout d'un certain temps, les recherches ont été abandonnées, et nous… Nous avons abandonné également.

- Je vois, marmonna Blaine.

Emily s'empara de sa main et lui fit un regard insistant. « Sois indulgent avec eux. »

- Donc vous avez… Vous avez été des agents de cette organisation, articula Karl.

Blaine ne savait pas si cela venait de lui, mais l'homme en face de lui, son père, semblait lointain, comme s'il… S'il ne s'intéressait pas réellement.

« Ils ont tournés la page depuis trop longtemps. »

- Oui, répondit doucement Emily. Depuis le début de notre vie.

- Et qu'est-ce que vous faites, vous, dans la vie ? Demanda Blaine.

- Je suis chef d'entreprise, et Jenny est cadre.

Le brun hocha la tête, détournant le regard. L'ambiance était froide, gênée. Il semblait y avoir un énorme fossé entre les deux adultes et les adolescents, qui n'étaient pourtant qu'à quelques mètres.

- Et je… Enfin… On va vivre avec vous ?

- Si vous voulez, fit vaguement Karl.

Blaine ferma les yeux. L'agence avait même foutu en l'air leurs parents, ils les avaient oubliés, ils avaient tournés la page. C'était trop tard, ils étaient passés à autre chose.

Ni lui, ni Emily ne connaissaient ces gens, jamais ils ne les avaient rencontrés avant maintenant, ayant été enlevés dès leurs premiers jours.

- Et tu as un petit-ami Emily, ou toi Blaine, une petite amie ? Tenta la femme.

- J'ai un petit-ami qui s'appelle Léo, il est prévu qu'il me rejoigne bientôt, il n'habite pas là, répondit Emily.

- Oh, c'est fort dommage qu'il n'habite pas ici, déplora la femme.

« On dirait d'une petite femme riche qui parle des potins du quartier. » Se dit amèrement Blaine.

- Et toi Blaine, une petite amie ?

Le brun ricana, et leva les yeux vers ses –oh mon dieu- parents. Comment allaient-ils réagir ?

- Un petit-ami aussi, en fait. Il s'appelle Kurt.

La femme écarquilla les yeux, et croisa le regard de son mari, mais fit un sourire légèrement tordu.

- Je vois.

- Il y a un problème ? Fit Blaine.

- Ne parle pas comme ça à ma femme, prévint Karl.

- Cette femme est ma mère, rétorqua calmement Blaine, la tête haute, mais j'ai vu des familles adoptives s'intéresser plus à nous que vous ne le faîtes.

- Seize ans sont passés, Blaine ! Nous avons fait notre deuil !

- Et vous pensez que nous, oui ? S'énerva Blaine. C'était notre rêve, putain ! Avoir une famille ! Et maintenant qu'on vous trouve, vous êtes loin de nous, distants, accaparés par votre entreprise ou quoi que ce soit d'autre. Vous ne voulez même pas de deux adolescents chez vous, hein ?

Le bouclé entendit Emily renifler à côté, et serra les dents. Ces adultes n'étaient pas homophobes, ni même abrutis ou encore vulgaires, mais simplement un couple de riches accaparé par le travail.

- Vous pouvez venir habiter chez nous si vous voulez, sourit la femme, comme pour sauver la face.

- Vous nous aimez réellement, ou nous sommes vraiment trop loin pour vous… ? Fit Emily timidement.

Le léger silence suffit amplement à Blaine.

- Très bien. Vous savez, une famille m'a adopté il y a quelques mois, et en n'étant pas mes vrais parents, ils ont été bien meilleurs que vous. Alors maintenant, je sais qui sont mes parents, j'ai une famille, très bien. Mais une famille qui ne nous considère même pas, Em et moi, comme ses enfants, n'est pas une famille.

- Non, Blaine, Emily… On vous aime, bien sûr, mais…

- Ce « mais » ne devrait même pas exister… Murmura tristement Emily.

Il y eut un nouveau silence. Quelqu'un se racla la gorge, Jenny regardait partout sauf vers les jumeaux, Karl se tenait droit et discipliné. Blaine secoua la tête :

- Vous n'avez pas fait notre éducation, et jamais on pourra se conformer à ce que vous espériez que l'on soit. On est libres, ouverts d'esprit et définitivement incapables de devenir des petits bourgeois coincés et froids comme vous l'êtes.

- Nous pouvons garder contact… Tenta la femme.

- Ouais. On garde contact, marmonna Blaine avant de sortir, Emily à sa suite.

Il tira sa sœur plus loin avant de la prendre dans ses bras, sans attendre de voir son visage ou quoi que ce soit. Il la connaissait trop bien.

- Blainey, pourquoi est-ce que… Pourquoi ? Demanda-t-elle simplement, la voix faible. Qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ? On les retrouve enfin et… Et ils ne veulent même pas de nous.

- Ils ratent quelque chose en ne réalisant pas que tu es la meilleure fille qu'ils n'auront jamais, fit doucement Blaine en caressant son dos par-dessus son tee-shirt. Emily, tu les as bien vu. Jamais on ne se serait adaptés. Ce ne sont que des petits bourgeois insignifiants, Em'. Ils n'ont rien compris à la vie s'ils la vivent ainsi. On n'a pas besoin d'eux, on n'en a jamais eu besoin, pourquoi est-ce que ça changerait maintenant ?

La brune renifla, et Blaine sentit son épaule s'humidifier légèrement. En fermant les yeux, il passa une main dans les cheveux d'Emily, et murmura d'un ton apaisant :

- Em, je sais que ça fait mal. J'ai mal aussi, affreusement mal. Moi aussi j'aurais voulu une famille. Mais en ayant bientôt dix-sept ans, on a plus vécu qu'eux. On parle probablement plus de langues qu'eux, on a visité plus d'endroits, appris plus de choses. Vivre, c'est apprendre, découvrir, connaître, partager. Aimer. Il faut comprendre la chance même que l'on a de vivre pour commencer à vivre véritablement. Visiblement, nos « parents » ne font aucune de ces choses. Ils ne vivent même pas, ils se contentent de survoler la vie en ne lui accordant qu'une importe moindre. Mais nous, Emily, nous, on a appris plusieurs langues à notre âge, on a découvert des modes de vies, des civilisations, on a connu des centaines de personnes, des espagnols, américains, indiens, français, anglais, italiens, des vieux, des jeunes… On a partagé nos souvenirs, nos peines, nos rires et nos espoirs, tous les deux, et plus que tout Em, on aime. Je t'aime, tu m'aimes, et j'aime Kurt comme tu aimes Léo. A côté d'une telle beauté, de toute cette vie que l'on a entre les mains et qui ne fait que s'ouvrir à nous, pourquoi se préoccuper de deux riches coincés dans leur banlieue chic ?

Emily laissa échapper un sanglot et hocha la tête faiblement, prenant de longues inspirations.

- Mais qu'est-ce qu'on va faire… ? Hésita-t-elle.

- Je suis sûr que Sophia et John ne seront pas contre une deuxième tête bouclée et brune chez eux, sourit affectueusement Blaine en embrassant son front alors qu'il s'éloignait légèrement.

- Tu es sûr que…

- Emily, on a passé seize ans à se voir quelques jours par mois à peine, à travailler et se faire mal, à se détruire nous-mêmes pour pouvoir avoir ces quelques jours. Je refuse catégoriquement que tu ailles habiter ailleurs, et John ainsi que Sophia seront sûrement d'accord. Ce sont des personnes adorables, et je… Je veux que tu comprennes ce que ça fait de vivre dans une famille qui t'accepte malgré toutes les manipulations et choses horribles que tu as fait. Et de toute façon, ils ont dit que leur porte serait toujours ouverte pour toi aussi. Okay ?

La brune hocha la tête puis s'éloigna de Blaine.

- On va voir les autres, pour savoir comment ça s'est passé ?

- Et réconforter Chandler… Soupira tristement Blaine.

- Pense aux enfants qui ont retrouvé leurs parents, Blainey… Chuchota gentiment Emily en frottant son bras.

Blaine sourit et ils allèrent vers le gymnase où on leur avait installé un campement jusqu'à ce qu'ils retrouvent des foyers.


Le bouclé inspecta attentivement les personnes qui étaient assises sur les duvets posés sur le sol du gymnase. Une petite fille était dans les bras de Chandler qui semblait la consoler, et Blaine conclut que la famille de l'enfant n'avait pas été retrouvée, ou était morte. David paraissait absorbé dans ses pensées, allongé sur un des duvets. Avait-on retrouvé sa famille ? Comment avait été la rencontre, si oui ?

Fort heureusement, d'autres jeunes étaient accompagnés d'adultes, et eux semblaient plus heureux que jamais. Blaine sentit son cœur se serrer à la vue d'une petite blonde qui pleurait dans l'épaule d'un homme blond lui aussi, assez jeune. Certains des agents commençaient même à prendre les quelques affaires qu'ils possédaient sous le regard aimant de parents, signifiant que ces enfants allaient enfin avoir un véritable foyer.

Mais où était Wes ?

A la seconde où Blaine se posa cette question, il se retourna vers la porte, pour y voir son ami entrer. Aussitôt, le bouclé sentit sa bouche s'ouvrir et ses yeux s'écarquiller de surprise.

Wes tenait la main de Quinn.

Quinn tenait la main de Wes.

Oh dieu des tartelettes.

- Wes ?! Q-Quinn ?! S'écria Blaine.

L'asiatique et la punk sursautèrent, et chose encore plus étrange, Quinn rougit –imperceptiblement, mais tout de même. Wes, lui, afficha un sourire.

- Oui, Blaine ?

- C'est… Tu… Balbutia Blaine.

- Tu as toujours été nul pour voir les relations des autres, lança Jeff que Blaine n'avait pas remarqué, assis sur les genoux de Nick dans un coin du gymnase. A quatorze ans, tu n'avais toujours pas compris que Nick et moi sortions ensemble !

Il y eut un rire général, et Quinn s'avança vers Blaine.

Le brun remarqua enfin que Quinn n'était pas seulement la meilleure amie de Kurt, mais également une magnifique jeune fille. Ses yeux vert clair et ses cheveux roses faisaient ressortir les courbes de son visage fin, très harmonieux. Son style ne la vulgarisait pas, il la rendait simplement plus belle, plus remarquable, lui ajoutait du caractère. Quinn replaça une mèche de cheveux roses derrière son oreille, et s'expliqua :

- J'ai connu Wes quand on l'a appelé pour la première fois, pour t'aider, avec le groupe. Ensuite, on s'est rappelés, d'abord pour le groupe, puis ça a été… De plus en plus… Personnel. On s'écrivait beaucoup, et –savais-tu que Wes écrivait des nouvelles ?- on s'est découvert des points communs. Donc quand vous êtes arrivés à Lima et qu'on s'est rencontrés en vrai, ça…

- Ca a été le déclic, termina doucement Wes avant de l'embrasser dans les cheveux, s'étant placé derrière elle, entourant sa taille de ses bras.

Blaine se fendit d'un grand sourire. Si maintenant même ses amis sympathisaient (bon, pour Quinn et Wes c'était un peu plus que « sympathiser »), ses parents bourgeois n'arriveraient pas à le faire se sentir triste.


- Je ne veux pas être dans une famille. Je ne veux pas être dépendant de quelqu'un, je suis presque majeur, j'ai longtemps vécu seul, je peux vivre sans une famille d'adoption. Mais pas Naya.

Kurt était assis sur la chaise, en face de la femme qui s'occupait de leur cas aux services sociaux. On les avait pris à part, et cela arrangeait Kurt, car il ne voulait pas blesser Naya, ni même lui faire croire qu'il ne voulait pas d'elle.

- Je ne pourrais pas toujours subvenir à ses besoins comme elle le mériterait, je ne pourrais pas toujours être avec elle. Elle a besoin d'une famille, d'un environnement sûr et aimant.

- Tu y as aussi le droit, Kurt, fit doucement la femme.

Le châtain se contenta de ricaner en secouant la tête :

- Croyez-moi, il ne vaut mieux pas. Que ce soit pour la famille qui m'accueillerait ou pour moi. Je suis devenu trop indépendant maintenant. Je… Je ne sais pas comment vous faire comprendre que ça ne m'intéresse pas, pas du tout. Je suis âgé maintenant, je sais vivre seul, j'ai dix-sept ans, à mon âge on peut déjà techniquement prendre un appartement. C'est ce que je demande.

Silencieusement, la femme acquiesça en notant quelque chose sur son papier.

- On te donnera de quoi vivre, sourit la femme.

- J'ai un job, je…

- Kurt. Nous sommes là pour ça, coupa doucement l'employée. Tu as gagné ce procès, et d'après ton dossier, tu as trop longtemps dû te subvenir seul. Rien ne t'empêche de quitter ton emploi, mais tu auras une aide, d'accord ? Tu ne vas pas vivre dans un appartement misérable toute ta vie.

Le jeune homme lui lança un regard surpris, et la femme, une rousse, lui sourit.

- Simple déduction, Kurt. Et pour Naya, as-tu des avis à nous donner ? Une famille qui pourrait la prendre en charge ?

- Les Rose, déclara sans hésitation le châtain. C'est la famille de sa meilleure amie, je lui avais déjà demandé de l'accueillir il y a quelques temps. Mais… Elles ne sont pas très riches, alors je…

- Elles auront une aide aussi. Kurt, ici, ce sont les services sociaux. Nous sommes là pour vous aider. Je suppose que tu n'as pas l'habitude de ça et que personne ne t'a jamais vraiment aidé, mais nous sommes là pour ça.

Kurt hocha simplement la tête, et la rousse le congédia avec un sourire.


- Je ne veux pas, je ne veux pas, sanglotait la petite. Je ne veux pas, Kurt ! Tu n'as pas le droit !

Son frère tenta de calmer la jeune fille en colère, mais celle-ci le repoussa violemment, les larmes sur ses joues. Elle venait d'apprendre la décision des services sociaux.

- Comment est-ce que tu as pu ?! C… Comment… ?! Je ne peux pas vivre séparée de toi, je ne veux pas, tu es ma seule famille, Kurt, je ne veux pas te laisser seul, je… Il peut t'arriver n'importe quoi ! M… Maman m'a laissée, Papa m'a laissée, et tu me laisses aussi maintenant, t… tu avais dit qu'on serait toujours tous les deux, Kurt !

Le plus vieux respira profondément, et agrippa ses épaules fermement pour que la plus jeune le regarde.

- Naya, je sais que tu as peur, je sais que tu es inquiète. Tu as eu une enfance horrible, et je suis vraiment, terriblement désolé de ça. Mais… Naya, je… Tu as besoin d'un vrai foyer, avec un adulte, une présence maternelle ou paternelle, de la sécurité, un environnement calme et chaleureux.

- M… Mais j'ai déjà tout ça, c'est ici mon foyer Kurt j…je… tu… Je ne peux pas, j'ai trop peur sans toi, s'il te plait, je t'en supplie Kurt ne me laisses pas seule… Sanglota Naya.

- Hey Nay', je ne te laisse pas seule, ne dis jamais ça. Je viendrais te voir souvent, et tu viendras me voir aussi. Mais officiellement, tu seras sous la garde de la mère de Marley, d'accord ?

- J… Je… J'adore Marley et sa mère mais… Je veux vivre avec toi, Kurt, s'il te plait… Je vais juste t'imaginer gisant par terre, t… tremblant tout seul dans l'appartement, avec du sang et je… je ne peux pas, j'ai trop peur je…

- Naya. Naya, écoute moi.

La brune fixa ses yeux bleus sur Kurt, qui parla calmement :

- Je sais que c'est dur, et que tu as peur. Mais tu auras Marley et sa mère, et je serais toujours là. Tu as été incroyablement courageuse, toutes ces années. Mais maintenant, tu n'as plus à t'inquiéter. Je suis ton grand frère. Je suis celui qui doit m'inquiéter pour toi…

Kurt essuya de son pouce une des larmes qui avait roulé sur la joue de Naya, et continua doucement :

- Je t'aime, tu le sais, hm ? Jamais je ne t'abandonnerais. Jamais je ne t'aimerais moins. Je l'aurais laissé me taper encore des années si tu n'avais rien fait.

- T… Tu serais mort.

- J'ai dit que je t'aimais plus que tout, Naya, chuchota Kurt comme seule réponse.

D'autres larmes s'échappèrent des yeux de la plus jeune, et Kurt continua :

- Mais maintenant, maintenant que tout va mieux, tu mérites une vraie famille. Avec un adulte. Une vraie et chaude maison, dans un quartier sécurisé. Des vêtements adaptés. De la nourriture en quantité. Un encadrement. De l'amour autre que le mien. Mais ce que tu dois comprendre Nay', c'est que je serais toujours là. Après tout ce qu'on a vécu ensembles, les galères, les rires, tout, jamais je ne te laisserais. Et le temps que tu deviennes grande, je resterais dans les parages. J'aurais juste un appartement, d'accord ? Tu pourras y venir tant que tu voudras. Okay ?

Naya hocha faiblement la tête, et posa une question qui figea Kurt.

- Okay, à une seule condition : je veux savoir comment tu as fait pour tout payer. Ce que tu faisais le soir.

- I… Il ne vaut mieux pas que tu saches… Marmonna son frère.

- Ma seule condition, Kurt. S'il te plait je… Je dois savoir…

Kurt s'éloigna, le regard baissé, honteux. Il ne voulait pas que sa sœur ait cette image de lui. Naya sembla comprendre et prit son bras.

- Eh Kurtie, quoi que tu aies fait, tu l'auras fait pour nous. Je ne te jugerais jamais. De toute façon, je t'aime, et rien ne me fera changer mon regard sur toi, d'accord ?

- Je faisais partie d'un gang, marmonna Kurt en passant une main dans ses cheveux. J'ai fait du trafic, j'ai volé, et j'ai… J'ai… Disons, servi de distraction à… A des hommes d'affaires pour que la négociation tourne dans notre faveur.

Naya mit une main sur sa bouche, choquée, puis se reprit. Kurt n'avait pas besoin de ça. Son frère avait les yeux baissés, les dents serrées et les joues rouges, il était horriblement humilié. La brune se contenta de le prendre dans ses bras et de murmurer :

- Merci. Merci de m'avoir dit ça, et surtout, d'avoir fait ça juste pour qu'on puisse être en sécurité et loin de Lui tous les deux.

- Je t'aime, répondit simplement le châtain.

- Moi aussi. Je vais… Préparer mes affaires pour chez Marley.

Kurt sourit doucement et l'embrassa dans les cheveux. C'était un nouveau pas. Il avait pensé un jour devoir laisser Naya à Marley comme aujourd'hui, mais cette fois, il avait de quoi vivre, et allait rester près d'elle.

Tout allait bien.


Kurt tournait lentement sur lui-même, observant silencieusement autour de lui. A l'extérieur, il semblait indifférent et arrogant, mais à l'intérieur, il ne pouvait pas réaliser ce qu'il se passait.

Son esprit le ramena un an et quelques mois en arrière.

« Le garçon se redressa difficilement en arrêtant le réveil, avant de le consulter. Cinq heures quarante-cinq. La journée commençait.

Il se leva en s'étirant, geignant de douleur. La fatigue rendait tous ses membres douloureux, et les coups qu'il recevait presque chaque soir aggravaient en grande partie cette souffrance permanente. Le châtain soupira en passant un doigt sur sa joue, sentant la peau un peu écorchée. Il avait toujours essayé de protéger son visage, pour que personne ne comprenne. Sinon, les adultes s'alarmeraient, et Kurt savait très bien ce qu'il se passerait ensuite : on les séparerait, Naya et lui. Personne ne voudrait d'un voyou comme lui, déjà, et de plus, les frères et sœurs étaient bien plus difficiles à faire intégrer dans une famille d'accueil. Et pour tenter de trouver une place dans un foyer bondé, à deux, c'était sans espoir.

En réfléchissant à quel mensonge il allait donner à Quinn pour sa blessure, il commença à s'habiller, se coiffa rapidement avec ce qu'il pouvait –il n'utilisait plus de laque depuis longtemps maintenant, tout passait dans la nourriture- et fit son sac. Tout ça silencieusement, malgré son épuisement.

Au bout d'un moment, après avoir nettoyé par terre dans le salon –Kurt détestait se souvenir comment tous les objets cassés, choses poussées ou froissées, ou même le sang par terre, arrivaient-, il dû s'asseoir. Son dos brûlait, son ventre aussi, et ses jambes tremblaient trop pour continuer à le soutenir.

- Kurtie ? Murmura une petite voix inquiète.

Serrant les dents, Kurt se releva. Naya était debout, encore en pyjama et ébouriffée, mais un air tendu, préoccupé sur le visage. Il n'y avait même pas d'innocence dans son expression, alors que son apparence était la représentation même de l'innocence de l'enfant.

- Kurtie, enlève ton tee-shirt, ordonna-t-elle doucement.

- Nay', tu en as déjà fait assez hier, va te préparer, souffla Kurt en finissant de nettoyer, commençant à chercher de la nourriture pour eux.

- Kurt.

Son ton étant sans appel, et malgré qu'elle soit la plus jeune, Kurt obéit en soupirant. Naya se mordit la lèvre, et s'avança vers lui pour passer une main douce sur les marques rouges de son torse. Elle le fit se retourner, et soupira d'inquiétude en voyant son dos.

- Attends, je vais chercher quelque chose, chuchota-t-elle.

La règle d'or était le silence, ici. En effet, Ryan dormait, et malgré son sommeil lourd, ils avaient beaucoup trop peur pour faire du bruit.

Naya revint avec un gant humide, et l'appliqua sur la peau de son frère, qui ferma les yeux sous la fraîcheur bienvenue. Après quelques minutes de ce traitement, il la remercia du regard et remit son tee-shirt, sortant un paquet de gâteaux qu'ils se partagèrent.

En fermant la porte, Kurt inspira profondément, tentant de se préparer à la journée qui allait suivre. Il vivait dans un monde de violence, où tout le monde semblait le considérer comme un moins que rien qui n'écoutait pas en cours. Il n'était pas méchant avec les autres professeurs, ni quoi que ce soit, mais il ne souriait pas, et il dormait beaucoup en classe. Ça suffisait aux adultes pour le ranger dans une catégorie.

Et pire que tout, il était terrifié à l'idée de pousser la porte de nouveau dans quelques heures. Il n'aurait jamais dû l'être, mais il sentait pourtant son ventre faire des nœuds à cette simple idée.

Ce n'était pas un foyer. »

Kurt secoua la tête, soupirant. Tout ça semblait déjà tellement lointain… L'appartement, lui, était plus proche.

« - Eh pédé !

Kurt ignora royalement les hommes qui étaient affalés contre un mur sale. Ils étaient mal rasés, avaient l'œil hagard et un sourire bête et cruel aux lèvres. L'adolescent connaissait ce genre d'état à présent, bien mieux qu'il ne l'aurait voulu. Ils étaient totalement éméchés.

Il rentra hâtivement dans le hall de l'immeuble, frissonnant légèrement. Tout était noir, et si Kurt ne connaissait pas cet endroit par cœur, il se serait cogné un nombre incalculable de fois. Il avait déjà trouvé des choses pas fameuses dans ce hall minuscule. Et surtout, ne parlons pas de l'hygiène plus que douteuse.

Il monta prudemment l'escalier abîmé et mal éclairé, et finit par arriver à son étage –devait-on préciser que l'ascenseur était en panne ?-, sortant ses clés. Il déverrouilla la porte et entra, silencieusement : techniquement, Naya dormait.

- Je ne dors pas.

Ok, visiblement pas. Kurt ferma les yeux une fraction de seconde, puis sourit finalement à sa sœur qui l'attendait sur le canapé. Dieu, qu'est-ce qu'elle avait grandi… Elle n'était plus cette enfant ébouriffée et mal réveillée à présent, mais une jeune fille, en plein dans l'adolescence, ses longs cheveux bruns bouclant légèrement vers ses côtes, ses yeux bleus, son visage qui avait perdu de sa rondeur enfantine, et sa silhouette… Sa silhouette bien trop mince aux yeux de Kurt.

- Je vois ça, fit Kurt.

- Où étais-tu ? Demanda faiblement Naya.

- Dehors, je… Je voyais un… Enfin, tu… tu vois ?

Naya acquiesça, mais Kurt mentait. Il n'était pas allé voir un mec quelconque ou quoi que ce soit d'autre, il était avec Karofsky et Sebastian, et Sebastian avait encore une fois tenté d'aller trop loin avec lui alors que Karofsky le fusillait à moitié du regard tout en négociant aimablement. Dieu, Kurt haïssait faire ça.

- Je n'aime pas m'endormir quand tu n'es pas là, chuchota Naya.

Sans un mot, Kurt alla s'asseoir à côté d'elle et la prit dans ses bras. Naya lui sourit finalement et lui rendit son étreinte. C'était calme et il n'y avait personne pour leur hurler dessus, ou même être violent.

Ce n'était pas encore ça, mais cela s'approchait bien plus d'un foyer à leurs yeux. »

- Alors, qu'en pensez-vous ?

Kurt tourna la tête vers la voix de l'homme qui l'avait amené ici. Il travaillait pour les services sociaux et on lui avait trouvé un petit appartement, certes pas magnifique, très rudimentaire, mais au moins, il respectait les normes d'hygiène, et le quartier n'était pas glauque comme le précédent.

- C'est… C'est très bien, marmonna Kurt sans croiser son regard. Hem, merci.

Dire ça lui avait presque fait mal, tant il était habitué à ne jamais demander de l'aide à qui que ce soit, ni remercier quelqu'un. Mais ces personnes avaient sorti Naya de leur appartement minable, alors…

L'homme lui sourit simplement, et s'en alla après avoir réglé quelques dernières choses. Les quelques cartons de Kurt arriveraient dans la soirée.

Une fois seul, le châtain s'assit sur le sol de la pièce vide, observant toujours autour de lui, puis son regard se fixa sur le mur d'en face, perdu dans le vague.

Le monde de violence, de faim et de douleur était derrière lui. Celui de fatigue, d'humiliation et d'insensibilité aussi. Maintenant, son monde se résumait à de l'amour, de la sécurité et une sorte de nouveau départ.

Alors, pour la première fois depuis des années, Kurt éclata en sanglots. Il pleura pendant un temps indéfini, libérant toute la pression, tous les sentiments qu'il avait étouffé, toute la peur, la douleur, l'humiliation, la panique, la colère, la fatigue, la frustration, le mal-être. Tout.

A la fin, lorsqu'il n'eut plus que des hoquets, il s'étendit sur le sol, reprenant une respiration normale.

- Merci, murmura-t-il.

Il ne savait pas à qui est-ce qu'il parlait, vu qu'il ne croyait en aucun dieu, mais il continua.

- Je ne sais même pas si quelqu'un m'entend, mais merci de m'avoir donné Naya pour tenir chaque jour. Merci d'avoir fait que Quinn devienne ma meilleure amie et m'accepte. Merci pour Sebastian et le boulot qu'il m'a donné, merci pour avoir envoyé Ryan en prison, loin de Naya et de moi. Et surtout, merci d'avoir amené Blaine ici. Merci d'avoir fait qu'il tombe amoureux de moi, merci du fait qu'il m'ait changé assez pour que je cesse d'être un connard, au moins avec lui. Merci d'avoir amélioré enfin ma vie.

Kurt ferma les yeux, et sourit légèrement. Il était tout seul, allongé sur le parquet d'un appartement vide, mais il ne s'était pas senti aussi apaisé depuis longtemps.


- Alors ça, c'est la table où on fera sûrement l'amour bientôt, et j'ai une chambre maintenant, donc ça c'est le lit, le mur et même le sol où je te ferais l'amour aussi, déclara Kurt avec un grand sourire. Ça te plait ?

Blaine rigola, et acquiesça avec un grand sourire. Il entoura le cou de Kurt de ses bras, et l'embrassa lentement.

- Ça me plait beaucoup, chuchota Blaine contre ses lèvres.

- Tu parles encore de l'appartement ? Murmura Kurt.

- Va savoir.

Kurt sourit contre ses lèvres et l'attira de nouveau contre lui pour l'embrasser plus passionnément, le poussant contre le mur. Il descendit dans le cou du plus jeune pour mordiller sa peau, avant de la marquer, appréciant les gémissements de Blaine qui résonnaient dans l'appartement. Son appartement.

Il souleva sans peine Blaine qui enroula ses jambes autour de sa taille, et l'emmena jusqu'au lit. Le tee-shirt du brun tomba à terre, suivi de celui de Kurt, puis de tous leurs vêtements. Les gémissements et soupirs envahissaient l'appartement, et Blaine murmura, essoufflé :

- C'est une belle façon d'inaugurer ton appartement… Hmm.

Les lèvres de Kurt sourirent contre le torse de Blaine, et le plus grand marmonna un accord.


- Em' !

- Blainey !

- Lélé !

- Kurtinou !

Les jumeaux fixaient d'un regard blasé leurs petits amis respectifs se tordre de rire comme deux abrutis, fiers de leur vanne idiote. En effet, à cause de leur enfance houleuse, Blaine et Emily ne pouvaient s'empêcher de se sauter dans les bras l'un de l'autre en criant leur surnom respectif dès qu'ils ne s'étaient pas vus pendant plus de deux semaines. A force, Léo et Kurt avaient trouvés le moyen d'en rire.

Kurt aimait bien Léo. Depuis les trois ans qu'il connaissait le blond, ils s'étaient trouvés des points communs, comme l'humour moqueur, les réparties, et surtout les anciens agents d'une organisation machiavélique, de préférence bouclés et bruns.

- Comment va Naya ? S'enquit Emily. Et Santana ?

Léo et Emily étaient partis en voyage, en Espagne, pendant trois semaines. Ils s'assirent sur le canapé de l'appartement de Kurt et de Blaine, et commencèrent à discuter.

- Naya a été acceptée dans son école de médecine, confia fièrement Kurt. Ça va être dur, mais je sais qu'elle deviendra un bon médecin, ou infirmière, qu'importe.

Kurt tirait une grande fierté de l'entrée de sa sœur dans une école médicale, car il avait été plus qu'un grand frère pour Naya toute leur enfance, il s'était occupé d'elle, l'avait prise sous son aile, exercé une certaine autorité sur elle. Au fond, il savait très bien pourquoi Naya s'était orientée là-dedans. Déjà, elle aimait aider les autres, elle était intelligente et rapide, et à force de s'occuper de lui après les coups de Ryan… Elle voulait aider des personnes à aller mieux, comme elle l'avait fait pour lui.

- Oh, j'en étais certaine ! Explosa Emily. Mon dieu, il faut que je l'appelle pour la féliciter !

Emily et Naya s'étaient liées d'une grande amitié au fil des années, et les deux brunes s'appelaient régulièrement, au grand plaisir de Blaine et de Kurt. Leurs sœurs s'entendaient à merveille, ainsi ils pouvaient se voir tous autant qu'ils le désiraient.

- Et Santana, depuis qu'elle a demandé Brittany en mariage, elle passe surtout son temps à s'énerver sur nous parce qu'on n'a toujours pas choisi de costume et qu'on est « vraiment des abrutis qui ne pensent qu'à eux, et pas à son mariage qui la stresse comme pas possible », ricana Blaine. Autrement, elle fait toujours des photos un peu partout, sa carrière de mannequin commence à prendre forme, sourit le brun.

La conversion s'orienta rapidement sur leurs amis, et Emily éclata de rire en se souvenant de la réaction de Kurt, trois ans plus tôt, quand Quinn lui avait annoncé qu'elle était en couple avec Wes.

- Mon Dieu Kurt, je crois que tu ne savais pas quoi choisir entre la prendre dans tes bras, être choqué ou menacer Wes de le frapper s'il lui faisait mal, alors tu as juste ouvert la bouche sans rien dire, et tu as agité tes mains inutilement quelques secondes, c'était tellement drôle à voir, la première fois que je voyais Kurt Hummel sans mots !

Kurt râla, agacé qu'on lui rappelle cette histoire sans arrêt, et attira Blaine sur ses genoux avant de lancer :

- N'empêche que quand tu as su, toi, que Chandler était en couple, tu n'as pas été mieux.

- Oh, Kurt, ne reparle pas de ça, marmonna Emily.

- Je vais me gêner, ricana Kurt. Quand tu as vu Seb l'embrasser en pleine rue, tu as littéralement crié, tu t'es jetée sur Seb et tu as commencé à le frapper avec ton sac, Emily ! C'était la première fois que tu rencontrais Sebastian, il a eu tellement peur de toi ce jour-là qu'il n'a même pas fait une démarche pour se défendre, c'était l'un des hommes d'affaires les plus influents dans la région, et toi tu l'as réduit au silence, juste…

Le châtain s'arrêta, parce que Blaine et Léo riaient tellement qu'ils avaient fini par le contaminer. Même Emily rigolait, affligée par elle-même.

Quelques heures plus tard, l'ambiance était plus lourde. En effet, les parents d'Emily et de Blaine, les biologiques, n'étaient pas un sujet facile, surtout pour Emily.

- Jenny m'a appelée, il n'y a pas longtemps, soupira Emily. Ça va un peu mieux entre nous, mais il y a toujours des éléments que je n'aime pas chez elle. Elle parle souvent comme une petite bourgeoise coincée, ça a le don de m'horripiler… Et Karl, eh bien… Il a vraiment l'air d'avoir tourné la page définitivement.

Léo la prit dans ses bras en caressant ses cheveux, et Blaine soupira. John et Sophia les avaient accueillis à bras ouverts quand ils étaient revenus vers eux, gênés et mal à l'aise, et c'étaient eux que Blaine et Emily appelaient « Papa et Maman » lorsqu'ils en parlaient.


Blaine observa attentivement autour de lui. Il ne connaissait pas cet endroit, il y était seulement arrivé hier, dans la nuit, après une longue ascension, et n'avait pas eu le temps d'observer. Même du haut de ses vingt-et-un ans, (« Je t'assure que j'ai vraiment grandi, Kurt ! ») il se sentait étrangement minuscule dans ce paysage. Des montagnes se dressaient tout autour, l'encerclant, mais il était lui aussi en hauteur. Il surplombait la forêt en bas, et lui jeta un coup d'œil –elle semblait si loin ! Un soleil timide se levait lentement dans le ciel parsemé de touches dorées, comme des fils d'or s'enroulant autour des quelques nuages persistants à cette altitude. C'était l'aube, et Kurt avait tenu à ce qu'il soit levé pour voir ça.

Kurt, d'ailleurs, ne disait pas un mot depuis tout à l'heure. Serait-il sensible à la beauté particulière du paysage ?

- Hey, merci de m'avoir amené ici, je… Kurt ? Hésita Blaine.

Son petit-ami semblait nerveux, et prit une longue inspiration avant de fermer rapidement les yeux, les rouvrir, puis de mettre un genou à terre. Comprenant, Blaine mit une main sur sa bouche, se désolant de sa naïveté pour ne rien avoir vu venir, et surtout, choqué et terriblement heureux.

Le soleil levant illuminait peu à peu l'endroit, et Blaine avait la sensation d'être seul au monde, seul avec Kurt devant lui, Kurt qui avait un genou à terre. Le temps paraissait s'être arrêté. Peut-être pour que le jeune homme marque cet instant dans son esprit pour toujours : les yeux bleus de son petit-ami qui s'éclairaient de reflets dorés venus du ciel, son expression nerveuse et inquiète, l'herbe fraîche sous leurs pieds, le soleil qui émergeait des géants de pierres qui les entouraient.

Blaine prit une longue inspiration, et le temps reprit son cours.

- Blaine, je sais que tu as eu une enfance horrible. Une adolescence atroce. Je sais que tu n'as jamais eu de famille lorsque tu en avais le plus besoin, que tu as traversé des choses affreusement difficiles qui ont fait que tu as grandi beaucoup trop vite. Cette agence t'a volé ton enfance, ton innocence et ta chance d'avoir une famille. Elle t'a aussi volé ton nom. Alors…

Kurt prit une inspiration nerveuse, plongea la main dans sa poche, en sortit une toute petite boîte, d'un noir tout simple. Il l'ouvrit doucement, révélant un anneau en argent. Le châtain releva ses yeux bleus vers Blaine, ces yeux mêmes qui avaient fait tomber amoureux le plus jeune des années auparavant.

- Blaine, étant donné que tu n'as pas de nom de famille officiel, accepterais-tu de porter le mien ?

- O…Oui. Oui, Kurt.


Hey, de nouveau. Uh, okay, ceci est étrange, puisque ce sont des remerciements et des précisions, et je dois être sérieuse, et… Okay.

Je n'ai pas grand monde à remercier : seulement vous. Vous, qui m'avez lue tout ce temps. Ceux qui postent des commentaires à chaque chapitre, ceux qui ont mis cette histoire dans leurs favoris, qui l'ont suivie, ceux qui lisent simplement, ceux qui s'intéressent un petit peu, et même ceux qui, avec un peu de chance, lirons cette fiction alors qu'elle sera terminée. Merci énormément. Si j'ai eu le courage de tenir cette fiction jusqu'à la toute fin, pendant pas moins de trente-cinq chapitres, c'est grâce au très bon accueil qu'elle a reçu. J'ai appris des choses pendant cette période (saviez-vous que Dora apprenait à la base l'espagnol ? Ou encore connaissiez-vous le terme « cliffhanger » ? Parce que je l'ignorais.), j'ai progressé en écriture, j'ai eu l'avis de personnes qui ont eu la gentillesse de me le donner, j'ai appris des choses. Et comme je le dis plus tôt, à travers Blaine dans le chapitre, qu'apprendre des choses, connaître, découvrir, sont le principe même de la vie, je ne peux pas vous être plus reconnaissante.

Si vous voulez des précisions sur des personnages, un moment en particulier qui n'a pas été raconté, ou un passage vu d'un différent point de vue, demandez, je me ferais un plaisir d'écrire ça.

Cette fiction aura tenu plus d'un an, je me suis attachée à tous ces personnages, j'ai pris un grand plaisir à l'écrire, à construire cet univers, à y plonger dès que j'en avais le temps, ouvrir mon ordinateur pour écrire… J'espère sincèrement que vous avez eu autant de plaisir à la lire.

Je voudrais remercier particulièrement CheesyKitten qui m'a accompagnée et soutenue depuis le tout début, depuis l'ébauche même de ce projet, SheLovesRicurt pour sa folie, Born This Way 8 pour ses pavés, Miss-Mandragore pour sa fidélité, bbklaine pour sa constance, et tant d'autres qui ont commenté régulièrement.

Si vous vous en sentez l'envie, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de Lost Boys, ce serait une joie de lire des commentaires, de voir qui me lisait… !

Un grand merci.