Merci pour vos reviews...Et bonne lecture!! LOL
BIz
James, Sirius et Remus regardaient Gabriel d'un air étonné et presque admiratif….19 ans Merlin…19 ans…Et il faisait face à Voldemort avec un calme olympien, avec une sérénité à toute épreuve….Maugrey se contentait de fixer le jeune homme d'une manière encore plus suspicieuse alors que les yeux de Dumbledore pétillaient de manière surnaturelle derrière ses lunettes en demi-lune…
Gabriel se tourna vers eux, à demi-surpris de les trouver là…Mais il n'avait pas envie de parler, mettre Voldemort dans tout ses états n'avait pas été aussi amusant que prévu….Que croyait-il ? Que parce qu'il avait traversé une guerre, celle-ci pour ainsi dire, elle lui semblerait moins rude ? Les morts restaient les morts même s'ils l'étaient depuis longtemps pour lui et un monstre restait un monstre…Non, la haine qui vibrait en lui était la même quand il voyait le visage fantomatique de ce meurtrier-ci ou de celui de ses parents. La douleur déchirant son être était la même aussi lorsqu'il croisait le regard rieur de Bellatrix ou celui froid de Lucius. L'adrénaline qui parcourait ses veines était la même que se soit cette Molly derrière le doloris ou sa presque-mère….Un monde différent et pourtant tellement semblable. Il savait qu'il ne devait pas s'attacher ainsi ou en tout cas pas à EUX. Surtout pas à eux.
Il leur passa devant sans un regard, cloîtré dans ses remords. Remus le regarda passer avec une expression étrange, le loup sentait probablement son trouble….
-Gab ! Lança Sirius, un large sourire aux lèvres.
-Pas maintenant, Sir' ! Laisse-moi ! Ordonna-t-il, durement.
Il arriva au terrier, soupira de soulagement quand il vit les Weasley sain et sauf. Il ne put que constater les dégâts….Le mur principale était complètement détruit, la porte d'entrée anéantie, des marques noirâtres dû à diverses sorts manqués parsemaient les autres murs, un feu se consumait encore sûrement conséquence d'un incendio minime et la plupart des meubles n'étaient plus que charpie…En clair, le Terrier était détruit.
Le terrier était détruit.
Bon, ok, ce n'était pas une grande nouvelle malgré une petite pointe au cœur, ce n'était pas cela qui lui faisait le plus mal. Non. Ce qui lui faisait vraiment mal, c'était de se retrouver là, au Terrier, au milieu d'eux…
Il s'effondra sur la chaise la plus proche, l'air semblait avoir du mal à passer. Sa tête lui tournait….Merlin, il était au Terrier et c'était bel et bien Ron qui sanglotait dans les bras de sa mère, c'était aussi Ginny qui hurlait dans ceux de son père. Fred et Georges se tenait l'un l'autre près de leur mère alors qu'Andromeda essayait de les apaiser, Percy gigotait et gémissait au côté de son père alors que celui-ci passait sa min dans les cheveux de son fils pour le calmer…
Peu importe où il posait les yeux, des images l'assaillaient, des souvenirs aussi douloureux que joyeux, des échos de son passé, des sourires trop innocents, des regards trop rieurs, des éclats de rire trop bruyants…
-Hey ! Harry !
-Tu ne veux pas…
-Essayer notre nouveau produit ?
-C'est un elephlant !!
-Après la crème canari…L'elephlant !!
-Harry ?! Ca te dit une partie d'échec ?
-Harry ! Viens m'aider ! Hermione et Ron se chamaillent encore ! C'est ça ou je leur lance un chauve-furie !
Gabriel ferma les yeux, plongeant son visage dans ses mains alors que sa respiration se faisait de plus en plus difficile. Et le bébé pleurait encore et toujours. Il hurlait et il avait l'impression que ses cris lui brisait les tympans…Il n'entendait que les pleures de ce bébé, ce bébé qui serait….Un jour…NON…Non, ce n'était pas Elle….Elle était morte. Elle ne reviendrait plus. Ce n'était pas pour ça qu'il était parti…..Ha bon ? Ce n'était pas pour la revoir, les revoir… Bien sur que si…Non, il était parti pour oublier, pour passer à autre chose…C'est réussi…Mais le fait est que le bébé était elle, pas Elle, juste elle…Juste une Ginny, pas la sienne, mais une Ginny quand même…
Mais les cris ne cessait pas et sa tête tournait de plus belle…Sa respiration s'était faîte saccadée et il avait préféré refermer les yeux car qu'importait qui il regardait, il ne voyait que des yeux vide et terne….Fred, George, Percy, Ginny, Ron, Albus, Maugrey, Sirius, Remus, tous morts….Et il ne pouvait pas voir encore une fois leur visage blafard le narguer…
Un haut le cœur le saisi et il sortit en trombe de la maison, ou de ce qu'il en restait, sous les regards étonnés des trois maraudeurs. Ils auraient pu penser que c'était l'après-coup du doloris ou du face à face avec Voldemort mais il savait bien que ce n'était pas ça…Quelque chose clochait…
Ils sortirent touts les trois pour trouver un Gabriel penché au-dessus de l'herbe, les yeux rouges mais secs, le teint pâle et Remus pouvait presque sentir des ondes de douleur émaner du jeune homme.
-Gabriel….Tenta James en posant sa main sur l'épaule de Gabriel.
Celui-ci la retira comme s'il s'y était brulé, le teint encore plus pâle si possible avant de transplaner. Les trois amis s'entre regardèrent surpris de la réaction du jeune homme avant de finalement rentrer.
-Ou est Gabriel ? Lança Meda frottant encore, doucement, le dos de Fred.
-Il a transplané…Répondit laconiquement Sirius.
-Quoi ?! Hurla Maugrey. Il s'est enfouis !!
-Allons, Alastor….Souffla Albus d'un ton calme et apaisant, je ne crois pas que Gabriel doit encore nous prouver sa loyauté…
-Alors comment a-t-il su ?! Pourquoi n'a-t-il pas attaqué Vous-savez-qui ? Il aurait pu tenter quelque chose…Mais il n'a rien fait !
-Alastor ! Gabriel nous donnera des explications, j'y veillerais quant à tuer Voldemort, cela aurait été bien inutile si les horcruxes n'était détruit.
-Je crois que nous ferions bien de rentrer au château…Ils doivent être inquiet. Charlie et Bill vous y attendent….Lâcha James à l'intention des Weasley.
L'âtre brilla de nouveau d'une lumineuse couleur verte plusieurs fois et le petit groupe se retrouva à Poudlard. Les maraudeurs décidèrent de passer prendre les enfants et de passer la matinée ensemble. Assis, dans les appartements de James et Lily, le plus grand.
James tenait sa fille dans es bras. Son petit rayon de soleil, comme il l'appelait. Elle était magnifique, sa fille, avec les cheveux de feu de sa mère, et son regard émeraude. Elle avait déjà un tempérament de feu déjà à son âge et était une experte quand il s'agissait de bouder. C'était la fille de son père, vraiment, c'était dans ses bras qu'elle s'endormait volontiers, au son de sa voix qu'elle se laissait bercer et James n'avait de cesse de contenter son rayon de soleil. De son autre main, il caressait les cheveux flamboyant de sa femme qui s'était appuyée contre lui, lui murmurant des mots doux. Elle s'était jetée dans es bras à son retour, qu'aurait-elle pu faire d'autre quand elle savait que Voldemort était là-bas ?
Sirius, dans le sofa d'en face, avait ses bras enroulé autour de la taille de sa femme, le visage perdu dans sa chevelure blonde, caressant d'une main le ventre rebondi et tellement précieux. Il imaginait déjà sa fille avec les cheveux blond de sa mère et ses yeux bleu….Elle en fera craquer plus d'un bien qu'il veillerait au grain….
Remus lui, tenait Harry dans ses bras, le petit était calme, ayant sûrement compris la teneur du moment. Il regardait ses parents d'un œil émerveillé et un sourire en coin se dessinait sur ses lèvres quand son regard passait sur Sirius et Evy. Remus adorait l'enfant, il était toujours souriant, plein de vie et de bonne humeur. Plus curieux qu'une fouine mais avec le cœur sur la main. Il avait pour ainsi dire vécu en vase clos, le danger était partout mais ne se plaignait pas, jamais. Sans doute parce qu'il savait ce qu'était la mort…Harry…Le premier enfant des maraudeurs, le fils du cerf, le filleul du chien….
-Je me demande ce qu'avait Gabriel…Lança enfin Sirius.
-Pourquoi ? Il a été blessé ? Lança Evy en se redressant.
-Non, ne t'inquiète pas….la calma-t-il. Mais il a été…Malade. Il avait l'air….
-Troublé. Repris Remus. Il l'était….Et il souffrait aussi….Mais…
-Il s'est quand même pris un doloris…Lança James.
-Quoi ? Coassa Lily, inquiète.
C'est bon et c'est ça qui est étonnant…Il n'a rien laissé passer, il n'a pas sourcillé, même pas trente seconde…Un roc…
-Tu es sure ? Demanda Evy.
-Certain ! Affirma-t-il. Mais je le comprends….Commença-t-il lentement.
-Pardon ?
-Ecoutez…C'est bien Ginny, sa petite-amie, il n'aurait pas réagi si brutalement sinon et imaginez ce que vous auriez ressenti si vous aviez vu la femme que vous aimiez bébé….Sachant pertinemment que le seul regard que vous pouviez désormais porter sur elle est un regard protecteur
-C'est vrai…Admit Sirius.
-En plus, il n'a pas hésité à protéger Molly….Commenta James.
-Juste…
-Mais ça n'explique pas comment il savait….Fit remarqué Remus. Au fait, je vous avais dit que c'était lui, le lion….
-Quoi ?!
-Oui ! C'est lui mais il ne m'a pas dit pourquoi…
-Le lion ? Questionna Evy. Le lion des pleines lunes ?
-Oui. Mais il est tellement différent…Je veux dire….Ce qu'il dégage….Commenta Sirius, abasourdis.
-Tout à fait d'accord…
Gabriel n'avait transplané bien loin du château….Juste dans la forêt interdite, dans une partie enfoncée et perdue de la forêt…Là où les arbres étaient si feuillu qu'il ne laissait filtrer qu'un ou deux rayons de lumière, où l'humidité était omniprésente, où le froid vous glaçait les os….Mais où le calme était bienfaiteur. La sérénité du lieu n'avait d'égal que sa noirceur…Gabriel appréciait ce silence salvateur, il avait l'impression que la quiétude de l'endroit l'emplissait, l'inondait, le purifiait d'une certaine manière. Ce n'était pas une place particulière, l'herbe n'y était pas plus verte, le feuillage plus dense ou l'air plus pure…Ce n'était qu'une petite clairière abandonnée par le temps où la vie s'était développé à l'abri des regards, un saule pleureur trônait au milieu de la prairie tandis que les autres arbres semblaient le vénérer de part et d'autre. Les arbres étaient si hauts, si fournis que même au centre de la clairière, la lumière était diffuse…Gabriel s'adossait au tronc volumineux du majestueux saule, fermait les yeux et respirait le silence apaisant. Toutes ses pensées se calmaient instantanément et il pouvait même sentir son rythme cardiaque diminuer lentement, battant au gré des murmures de la forêt. Il avait découvert l'endroit peu après la fin de la sixième année et était revenu dés qu'il savait, pour y prendre de grandes ou de petites décisions, pour y réfléchir posément, pour méditer ou pour s'apaiser comme maintenant. Le triste saule semblait toujours le comprendre et trouvait toujours le moyen silencieux de le rassurer….
-Harry Potter….Lança une voix droite et fière avec un léger accent.
-Alarmé, Gabriel se redressa d'un bond mais ses sens se relaxèrent presque par réflexe quand il vit le centaure face à lui….Blond, avec une robe clair et des yeux bleu délavés.
-Firenze….Murmura-t-il, ébahit.
-Tu me reconnais, Harry…
-Comment ne le pourrais-je pas….Mais vous ? Comment… ? Souffla Gabriel qui ne comprenait plus.
-Harry…Les centaures sont un peuple bien plus ancien que le vôtre…Le temps et l'espace n' pas la même signification pour nous que pour vous…
-Vous savez donc qui je suis et mon passé ?!
-Oui, je connais ton histoire, Harry Potter, celui-qui-a-survécu, celui-qui-a-vaincu….
-Je ne comprends pas….Altaïr…
-Altaïr est le plus vieux d'entre nous, c'est le chef du clan…Il n'a pas jugé nécessaire de te le dire mais je te connais mieux qu'eux, Harry Potter, et je sais que tu va avoir besoin d'aide…De soutien. La guerre ne se mène pas seule, jeune humain. Ne le sait-tu pas ?
-Je ne suis pas seul ! Répondit Gabriel avec véhémence.
-Pourquoi sembles-tu si semblable à ce saule alors ?
-Pardon ?
-C'est un saule pleureur mais aucune larme ne s'en échappe…Rajouta le centaure comme explication.
Un fin sourire se dessina sur les lèvres de Gabriel.
-D'ailleurs, reprit Firenze, nous ne sommes pas les seules êtres magiques à avoir une conception dimensionnelle de la vôtre…
-Ha bon ? S'étonna Gabriel.
-Je te l'ai déjà dit : Votre peuple est jeune et présomptueux, il aurait pourtant beaucoup à apprendre sur les centaures ou les elfes….
-Les elfes ? Vous voulez dire….Les elfes de maison ?
-Ce n'est pas leur nom, ce n'est qu'une chaîne qui les entrave au monde sorcier…Répondit le centaure, un éclair de colère dans les yeux.
-Je comprends….Mais les elfes sont rattaché à quel maître alors ? Parce qu'ils sont différent selon la réalité, non ?
-C'est graduelle…Ils obéissent d'abord à leur maître de ce monde mais peuvent très bien obéir à un autre si les ordres ne sont pas contradictoires…Cela dépend aussi, et en grande partie, d'où va leur cœur…Car malgré ce que pensent les sorciers, la servitude n'est pas dans leur sang…Susurra-t-il d'une voix grave. Ils ne dévoileront jamais qui tu es s'ils te sont loyal…Ajouta-t-il voyant le doute qui envahissait Gabriel.
-Non, je sais que Dobby ne me trahirait pas mais Kreattur, lui….
-N'avait-il pas prouvé sa loyauté envers toi à la fin de la guerre ?
-Si, si, bien sure…Je suis bête…Lança distraitement Gabriel. Je suis content de vous avoir revu, Firenze, et j'espère vous revoir encore…
Le centaure inclina sa tête respectueusement avant de faire claquer ses sabots contre le sol froid.
-Attendez ! Dites….Hésita Gabriel.
-Je suis sure que tes amis elfes seraient ravi de te revoir si tu les appelais…Lança Firenze avec un doux sourire.
-Merci ! Lança Gabriel avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Le centaure repartit, se faisant avaler par l'obscurité et lui, repartit vers le château…Une lourde conversation l'attendait.
