BOUYA tout le monde :D ! Comment ça va ? Perso pas trop je stresse grave pour les résultats de mon concours x( J'espère que vous, vous allez génialement bien ! En tout cas, voici le chapitre de la semaine en espérant qu'il vous plaise !

Enjoyez bien ! ;)

– 43°C ! cria Mrs Pomefresh. Comment avez vous pu laisser faire une chose pareille ! Pas étonnant qu'elle soit dans un délire complet ! 43 ! De fièvre !

Mrs Pomefresh continuait à crier sur les amis, et effrayant Hayden qui se cacha sous sa couette.

– Arrêtez de crier, Mrs Pomefresh, vous lui faites peur.

L'infirmière lança un regard noir à Fred.

– Elle est censée être votre amie, non ? Comment n'avez vous pas vu qu'elle tombait malade ?

– On s'en est rendu compte ! se défendit Ron. Sinon on ne l'aurait pas ramener ici !

– On atteint pas 43°C en une seule soirée ! s'exclama Mrs Pomefresh,

– On est désolé, dit Harry d'une voix blanche, on aurait du faire plus attention, c'est vrai.

Harry sentait la culpabilité lui monter à la gorge. Hayden s'était trouvé deux fois sous la pluie pendant un long moment, notamment la deuxième fois. Mais personne n'y avait prêté attention. Et tous s'en sentaient extrêmement coupable. Elle avait toujours été là pour eux. Quand bien même elle se sentait mal, elle ne s'était jamais plainte et eux, n'arrêtaient pas.

– Qu'est-ce que vous allez lui faire ? demanda Hermione.

– Je ne sais pas, souffla Mrs Pomefresh. Je ne préfère pas lui donner de potion pour le moment, ça risque de causer des effets secondaires assez indésirables, et peut-être dangereux. Je pense qu'il va falloir attendre que sa fièvre baisse, en attendant qu'elle atteigne au moins 39…

Hayden regarda ses amis, elle ne les voyait pas clairement, seulement des silhouettes et des couleurs vagues.

– Qu'est-ce que vous avez ? Vous êtes triste ?

Sa voix était faible, et tremblante.

– Je suis désolée, murmura-t-elle. Je ne causerai plus de problème. Je suis désolée…

– Qu'est-ce qu'il lui arrive ? demanda George à Mrs Pomefresh.

– Elle est en plein délire, dit celle-ci. Ça peut être n'importe quoi. Un souvenir, un sentiment ou même un trouble de la personnalité. Si ça se trouve, elle ne sait même pas l'âge qu'elle a. Après tout, à 43°C on est affreusement proche de la mort !

L'infirmière sortit d'un pas rapide, demandant aux autres de l'appeler s'il y a le moindre soucis.

Hermione s'assit à côté de Hayden, qui tressaillit légèrement. Elle porta la main sur la couette et la retira complètement, demandant à Hayden de s'asseoir convenablement sur le lit.

– Je ne vais pas te faire de mal, Hayden, dit-moi juste… Quel âge as-tu ?

Hayden regarda la jeune fille en fronçant les sourcils tentant de se rappeler, elle avait peur, mais l'âge qu'elle avait...

– Je ne sais pas, dit celle-ci, j'ai huit ans, peut-être six, peut-être neuf. Non. J'ai dix ans. Ou bien j'en ai onze ?

Pourquoi est-ce que ça importait tellement de toute manière ? Ce n'était qu'un nombre, ce n'était pas important. Il n'y avait rien d'important.

– Et… De quoi est-ce que tu te souviens ? demanda Harry.

Hayden ferma les yeux, s'allongeant sur son lit et secouant sa tête de droite à gauche, comme pour chasser ses mauvais esprits.
– Je suis puni, murmura-t-elle.
– Pourquoi ? demanda Fred.

– Parce que… Parce que…

Des larmes commencèrent à monter le long des yeux de Hayden mais celle-ci les ravala avec difficulté. Elle continua à secouer sa tête.

– Parce que je suis tombée malade.

– Tu as été puni parce que tu es tombée malade ?! s'écria Fred.

La jeune fille se recroquevilla un peu, surprise par le cri soudain, elle tenta de récupérer la couette pour se couvrir mais Hermione l'en empêcha.

Elle était complètement différente de la femme forte et fière que tous connaissaient. A ce moment-là, elle était faible, elle était triste et elle était seule. Et Hermione se sentait terriblement atteinte par cette Hayden là. C'était comme si son masque de sarcasme et de froideur était tombé. Il ne restait plus que la fragile et faible Hayden. Celle qui ne demande rien d'autre que du soutient et de l'amour.

– Je n'ai pas le droit de tomber malade, dit Hayden. Parce que sinon personne ne fait le repas, et personne ne fait à manger, et personne ne fait le ménage, et personne ne s'occupe de Peter. Personne ne s'occupe de la lessive. Et quand je suis malade. Je fais tout trop lentement. Et ils aiment pas ça. Non. Ils aiment pas ça...

Hermione sentit les larmes montés, elle tenta de s'approcher pour faire un câlin à son amie mais celle-ci la repoussa violemment, apeurée de ce que cette silhouette pourrait lui faire en étant un peu trop proche d'elle. Mais rapidement les larmes de Hermione s'échappèrent et dévalèrent ses joues.

Hayden entendit les pleurs de son amie et elle se redressa soudainement dans son lit.

– Oh non, dit-elle, je suis désolée, je ne ferais plus de bêtise, je ne tomberai plus malade, je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée.

Hermione se mit à pleurer de plus belle. Alors que Hayden tapotait gentiment sa tête. Ce n'était pas censé se passer comme ça, Hermione était censée être celle qui rassurait son amie. Pas l'inverse.

– Ne t'en fais pas pour elle, dit Harry, ce n'est pas de ta faute si elle pleure.

– C'est toujours de ma faute, murmura Hayden. C'est toujours de ma faute. C'est l'homme qui me l'a dit.

– Et où est cet homme ? dit Fred entre ses dents.

Hayden ne répondit pas, ses yeux s'étaient soudainement tournés vers son pied.

– J'ai mal… murmura Hayden. J'ai très mal à la jambe.

Elle avait dit ça d'un ton monotone, comme si ça n'importait pas. Mais des larmes menaçaient de tomber de ses yeux, elle regardait sa jambe d'un air perdu, c'était une atroce douleur. Mais il n'y avait pas que la jambe, il y avait les côtes aussi et le crâne et plus elle y pensait, plus elle se rappelait, et plus la douleur était intense.

– J'ai mal, répéta-t-elle. J'ai mal ! J'ai mal ! Arrêtez ça ! Arrêtez ! Je vous en supplie! Ca fait mal !

Hayden se rallongeant sur son lit, se recroquevillant de plus en plus. La douleur était horrible, insupportable, insoutenable. Elle était si intense qu'elle lui donnait envie de vomir. Elle sentait tous ses muscles vibrer de douleur. C'était affreux.

Ils savaient tous que c'était ses souvenirs qui revenaient et ils avaient tous le cœur qui se brisait en voyant leur amie souffrir autant alors qu'ils étaient totalement impuissant.

– J'AI MAL !

Les lits commencèrent à trembler et la pression de l'air se fit plus étouffante. Une bouteille à côté de Hayden explosa en mille morceaux. Mais pire que tout cela, la jeune fille semblait étouffer. Elle toussait, inspirait et toussait à nouveau. Comme si elle était en train de se faire étrangler. Un onde de choc se dégagea alors, partant de son cœur, éloignant tous ses amis de plus de deux pas en arrière. Ils ne pouvaient pas lutter contre ça.

C'est à ce moment-là qu'apparut le professeur Lupin. Il entra dans l'infirmerie en vrac, il ne réfléchit pas, et posa sa baguette contre le front de Hayden puis, il murmura 'Somno'. Et alors, tous les lits cessèrent de bouger et Hayden retomba lourdement dans le sien.

Tous la regardèrent, blessés, c'était comme si leur cœur à tous saigner de la douleur de Hayden. Mais après tous, ils étaient tous amis maintenant, la douleur de l'un était celle de tous les autres.

Le professeur se tourna vers eux, en haussant les sourcils.

– Qu'est-ce qu'elle avait ? demanda-t-il.

Tous échangèrent un regard, sceptiques, ne sachant pas s'ils devaient lui dire la vérité où non.

– Elle se rappelait d'un mauvais souvenir, dit George d'une voix faible. Que faites-vous là ?

– Je vois, murmura le professeur Lupin sans chercher à en savoir plus. J'ai reçu un message de Mrs Pomefresh, comme quoi je pourrais servir ici.

Il se tourna alors vers Hayden, profondément endormit et pourtant, un air de peur et de douleur se lisait toujours sur son visage.

– Je viens de lui faire un sort de sommeil. Je pense qu'elle se réveillera quand elle sera beaucoup moins malade. A-t-elle dit quoi que ce soit ?

– Non, dit Harry, rien d'important. Elle pensait juste avoir huit ans.

Lupin hocha de la tête.

– Je vois. Vous feriez mieux de la laisser seule pour le moment et-

– Non ! crièrent-ils tous d'une même voix.

– C'est de notre faute si elle est malade à ce point, dit Hermione.

– On aurait dû s'en rendre compte… soupira George.

Le professeur regarda les cinq adolescents puis haussa des épaules, lui aussi semblait encore affreusement malade, il avait des cernes encore plus saillantes et ses yeux semblaient se fermer tout seul.

– Allez vous reposer, professeur, dit Hermione. On va prendre soin d'elle.

– Et si elle fait encore une crise ?

– On saura s'en charger, dit Fred.

Le professeur Lupin hocha alors de la tête, compréhensif. Mrs Pomefresh arriva alors avec un serviette trempée.

– Poussez-vous, poussez-vous ! Ne restez pas agglutiner autour d'elle, ça risque de la stresser et d'augmenter sa fièvre.

Tous reculèrent d'un pas mais refusèrent de faire plus. Laissant Mrs Pomefresh faire son travail. Une fois avoir tamponner le front de Hayden, elle se retourna vers les autres, un regard un peu désolé dans les yeux.

– Vous ne pouvez pas tous rester là, dit-elle en soupirant. Je ne peux pas l'accepter. Déjà, vous ne devriez être que six.

– On est six !

Mrs Pomefresh jeta un regard noir à Ron.

– Désolé…

– En tout cas, vous ne pouvez pas rester la nuit ici, conclut-elle.

– Mais on ne peut pas la laisser seule ! répliqua Hermione avec force.

– On veut que quelqu'un soit là quand elle se réveille, continua Harry, sur le même ton.

– Et on ne veut pas qu'elle fasse d'autres cauchemars, souffla Ron.

Mrs Pomefresh poussa un long soupir.

– Une seule personne pourra passer la nuit. Décidez-vous qui dans la seconde, je ne veux que personne ne reste plus de temps qu'il ne le faut et en plus de cela, vous avez cours.

Tous se regardèrent, ils voulaient tous rester, mais aucuns d'eux n'avait d'argument suffisant pour être celui qui restera. Alors, pendant que tous réfléchissaient à une excuse pour être le seul à rester, ce fut Harry qui parla.

– Je resterai cette nuit, dit-il. Après tout, Hayden est restée avec moi le temps que je me rétablisse après m'être blesser.

Tous s'apprêtèrent à répondre un autre argument aussi pitoyable qu'il pouvait être mais Mrs Pomefresh frappa fortement dans les mains.

– Aller ! Maintenant ! Tout le monde dehors.

Ils sortirent tous en trombe, Lupin avait un léger sourire sur les lèvres. Puis une fois qu'ils quittèrent la salle, ils échangèrent tous un regard. Le professeur s'en alla directement, le pas pressé mais ce sourire toujours sur ses lèvres.

– J'aurais dû rester, dit Hermione, je suis une fille et ce serait plus correct.

– En quoi est-ce que ce serait correct ? répliqua George. Ça ne change rien. On aurait dû rester, elle nous a demandé service.

– Et on est plus proche d'elle, ajouta Fred.

– Plus proche ? ricana Ron. N'importe quoi. Elle nous a dit des trucs qu'elle ne vous aurait jamais dis.

Ce n'était pas vrai, mais ça avait eu l'effet escompter. Fred et George avaient lancé un regard noir à Ron, ils étaient tentés de se jeter sur lui.

– De toute manière, dit Harry, la chose a déjà été décider. Et en plus, pourquoi voulez vous rester ? Ce n'est pas comme si vous étiez extrêmement proche.

Fred et George échangèrent un regard.

– On ne sait pas comment l'expliquer, commença Fred en se grattant la nuque.

– Mais on ressent quelque chose de particulier pour la gamine, poursuivit George.

– Au début c'était qu'une amie…

– Mais maintenant.. Elle est devenue comme notre petite sœur !

– On a vraiment envie de la protéger.

– Comme avec Ginny.

– C'est vraiment important pour nous.

Harry ne dit rien. Il ressentait exactement la même chose, sûrement comme Ron et Hermione d'ailleurs. Alors, ils se redirigèrent tous dans la Grande Salle sans un mot.

Le lendemain matin, Hayden se réveilla, la tête lourde et la vue brouillée. La nuit était déjà tombée et la jeune fille regarda autour d'elle complètement perdue. La dernière chose dont elle se rappelait c'était de s'être lever et changer, le reste n'était qu'un amas de murmures incompréhensibles et de souvenirs brouillés.

La jeune fille retira vivement sa couette, trouvant la chaleur insupportable, mais dès qu'elle la retira, elle eut soudainement très froid et se remit dedans.

– P*tain, lâcha-t-elle.

Un mouvement se fit entendre à côté d'elle, Hayden sursauta pour regarder la personne mais ne voyait rien à cause du noir. Elle n'était certainement pas chez elle, chez les moldus, ni dans sa chambre de Poudlard, alors où était-elle ?

Elle se laissa glisser hors du lit, enroulée dans les couettes. Le carrelage froid généra un frisson qui secoua tout son corps frêle et Hayden se déplaça vers la seule source de lumière qu'il y avait, une légère fente. Elle traîna les pieds jusque là-bas, tâtonnant légèrement, puis, arrivée à la fente de lumière, elle sortit la main de sa muraille de couvertures et tendit le bras, et ses doigts se refermèrent sur un tissu. Sans hésiter, Hayden tira le rideau et la lumière de la lune éclaira toute la salle. Pourtant, la jeune fille ne se retourna pas, oubliant le bruit qu'elle avait entendu précédemment. Elle était happée par la Lune, si grande, si belle, si blanche.

Hayden ferma les yeux, se laissant bercer par cette nuit calme et dégagée, cette nuit sans pluie. Elle laissa la Lune la caresser de sa douce lumière. Et elle se sentait affreusement triste. Même plus que triste. Elle se sentait vide, elle avait ce genre de sentiment, quand on sait qu'il manque quelque chose où quelqu'un à côté de nous. Après la mort d'un proche ou même lorsqu'un ami s'éloigne, ou seulement lorsqu'on se sent seul. Ce sentiment qu'elle avait quand il pleuvait si violemment était aussi présent aujourd'hui.

Hayden sentit son cœur se vider de tout espoir. Pour se rassurer, elle se mit alors à chantonner, la chanson qu'elle connaissait maintenant par cœur, sans même en connaître les paroles ou savoir d'où elle venait. Et alors, une petite voix la fit ouvrir les yeux.

– Hayden ?

La jeune fille se tourna vivement, et là-bas, à côté du lit où elle dormait, il y avait Harry. Il tâta la table de nuit à côté pour retrouver ses lunettes et les mit, les yeux plissés par la fatigue.

– Harry ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu t'es encore blessé ?

Harry eut un petit rire.

– Non, dit-il, on avait décidé de faire une garde chaque nuit pour que quelqu'un reste avec toi.

– Pourquoi faire ?

– Bah pour veiller sur toi.

Hayden fronça les sourcils.

– Mais vous n'avez pas à veiller sur moi…

Son ton pouvait paraître sec, mais Harry ne fut pas vexé, au contraire, il commençait à s'inquiéter. Il sortit de son lit pour rejoindre la jeune fille.

– Hayden, ça va ?

La jeune fille retourna son regard vers la Lune, elle crut entendre un cri, lointain, lui glaçant le sang jusqu'au plus profond de son être. Un cri de loup, pleurant d'amour et de solitude.

– Je ne sais pas, murmura Hayden. Je me sens toute bizarre.

– C'est normal, dit Harry en sortant du lit à son tour, tu es malade.

Hayden eut un rire sans joie.

– Non, je ne suis pas malade, dit-elle. Je ne tombe jamais malade.

– Eh bien, il faut croire que si, tu avais 43°C de fièvre, ce matin encore.

Hayden ouvrit la bouche en grand.

– 43 ?! C'est possible ?

– On dirait que oui, Mrs Pomefresh était très en colère contre nous.

Hayden regarda Harry qui était arrivé à sa hauteur et observait la Lune, lui aussi.

– Je suis désolée… murmura Hayden.

– Ce n'est pas de ta faute. Mais tu devrais de reposer.

Hayden se sentit soudainement prise de nausée, elle s'était levée bien trop longtemps.

– Je crois que je vais retourner dans mon lit, dit-elle d'une voix blanche.

Harry la suivit du regard.

– Il y a un sceau à côté de ton lit.

La jeune fille sortit un pouce de son amas de couverture. Incapable de parler. Elle s'assit sur son lit, le sceau sur ses jambes en tailleur et la tête dedans.

Harry aussi retourna dans le lit d'à côté, laissant les rideaux grand ouvert.

– Comment ça se passe chez toi ? demanda-t-il soudainement.

Hayden releva la tête un instant mais la nausée lui revint rapidement et elle remit la tête dans le sceau.

– Pourquoi tu demande ça ?

– Juste pour savoir, après tout, tu es venu chez moi et tu as vu tout de la maison, alors je me disais juste que-.

– Viens-en aux fait, Potter.

Harry eut un rire quand elle l'appela comme ça.

– Alors je me disais que ce serait bien d'en savoir un peu plus sur ta famille aussi.

Hayden poussa un soupir, il était clair comme de l'eau de roche que Harry lui cachait quelque chose et ça l'agaçait énormément.

– Comme je te l'ai déjà si bien dit, l'homme qui s'occupe de moi s'appelle Kurt Palmer, il est médecin.

– Et il a une femme.

Hayden laissa échappé un autre soupir dans le sceau.

– Il en avait une. Elle l'a quitté et elle est partie faire sa vie.

– Pourquoi ?

– J'en sais rien moi ! Parce qu'ils couchaient pas assez ensemble ou un truc dans le genre ! Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ?

La jeune fille commençait sérieusement à être agacer.

– Il n'y a pas quelque chose que tu garde secret ?

Hayden releva alors la tête, combattant sa nausée pour regarder Harry droit dans les yeux.

– Qu'est-ce que tu sais, Harry ? Il s'est passé quelque chose pendant que j'étais malade ?

Harry avala difficilement et détourna les yeux en même temps que Hayden remettait sa tête dans le sceau. Elle fut prise de plusieurs hoquet mais ne réussi à recracher que de la bile.

– Tu as l'estomac vide, dit Harry, tu n'as rien mangé depuis hier matin. Et il est 4h.

Hayden s'essuya la bouche et reposa le sceau par terre. S'allongeant et se couvrant de toutes les couvertures possibles.

– Qu'est-ce que tu sais, Harry ?

Le garçon poussa un soupir.

– Assez pour savoir que tu n'as pas une vie facile, même en été.

Hayden poussa un soupir alors que ses yeux se refermaient lentement.

– Ça, dit-elle, c'est un secret pour personne.

– Tu devrais manger avant de dormir.

– Mhm…

– Hayden la musique que tu chantais est-ce que tu- ?

– Demain, Potter.

Et alors, elle tomba dans un sommeil profond, laissant Harry éveillé de 4h du matin à 8h. Il y a une chose dont elle ne s'était pas rendu compte pourtant, c'est que ce sentiment de solitude qui l'avait toujours hanté avait légèrement disparu quand elle avait vu que Harry était avec elle dans la salle.

– Bonne nuit Hayden.

Le lendemain matin, Harry se leva avant Hayden et fila dans la Grande Salle, il raconta à ses amis ce qui s'était passé. Lorsqu'ils allèrent tous lui rendre visite à midi, Hayden était encore endormi, la tête complètement sous les couettes à cause du soleil bien trop fort pour elle.

– Elle va mieux, dit Mrs Pomefresh, sa température et légèrement tomber. Elle était à 41 ce matin, j'imagine que ça va continuer de baisser et que dans environ 2 jours, je pourrais donner la potion.

– Parfait ! s'exclama Fred. Juste avant le match de Serdaigles contre Poufsouffle.

– Non, non, non, elle ne pourra pas y assister. Elle devra rester au chaud et se reposer ! Et pas se retrouver dans le froid et dehors en plus de cela !

– Évidemment, dit George. Elle est déjà tombée malade à cause de ça, il faudrait pas que ça recommence.

– Taisez-vouuuus ! cria Hayden d'une voix traînant de sous sa couette.

– Et bien alors, Hayden ! s'écria Leslie en sautant sur le lit. On est fatigué ?

– Ta gueule.

Leslie explosa de rire.

– Demain, c'est moi qui dort avec toi, dit Hermione.

– Et après demain, c'est moi ! continua Leslie, toujours allongé sur Hayden qui faisait de son mieux pour se dégager de l'emprise de son amie.

– Et nous ? dirent Fred, George, Ron et Cédric ensemble.

Cédric reçut quatre regards noirs pour lui et il décida de faire un pas en arrière et de se taire.

– Vous, ce sera pour la prochaine fois qu'elle tombe malade, dit Leslie.

– Je n'ai plus 3 ans, répliqua Hayden de sous sa couette. Je n'ai pas besoin qu'on s'occupe de moi.

– Mais siii ! On te manque, avoue-le. Aller ! Montre nous ta tête, montre nous ta petite bouille !

Leslie tenta de retirer la couverture de Hayden mais celle-ci tenait bon, jusqu'à ce que Cédric lui viennent en aide, à ce moment-là, la couverture lui fit arracher et Hayden trembla violemment en se cachant les yeux à cause du soleil lumineux.

– Oups, dit Leslie en lui remettant sa couette. On ne voulait pas te l'enlever totalement. En lui remettant doucement la couette sur les jambes.

La jeune fille frotta ses yeux endormis et regarda les personnes à tour de rôle, les paupières plissés.

– Qu'est-ce que vous foutez tous ici ?

– On est venu te rendre visite ! cria Ron en écartant les bras.

Hayden tapa dans ses deux mains écartés pour seul contact physique qu'elle acceptait. Elle tenta de retourner sous ses couettes pour se recoucher tant sa tête était encore lourde.

A ce moment-là, Drago Malfoy rentra dans l'infirmerie, accompagna Vincent Goyle avec le nez en sang. Mrs Pomefresh pesta bruyamment en prenant le garçon à part alors que Drago vit la scène ou tout le monde se trouvait autour d'une Hayden les cheveux emmêlés et les yeux encore plissés.

– Alors Potter, dit Drago, il paraît que tu as passé la nuit avec ta nouvelle petite-amie !

Hayden se tourna vers Harry les yeux ronds.

– C'est vrai, Harry ?! Tu n'es pas un peu trop jeune pour ça ?

Le garçon semblait aussi perdu qu'elle, il regardait Drago les sourcils froncés.

– Je crois qu'en fait, dit Hermione, il parle de toi, Hayden, quand il dit 'La petite-amie de Harry'.

Harry se tourna alors vers Hayden, ils échangèrent un regard le temps d'une seconde et tous les deux eurent un violent frisson de dégoût. Pourtant, ni l'un ni l'autre ne fut vexé de cette réaction.

– Oh non ! s'écria Hayden. C'est juste… Urk.

– T'es complètement malade ? s'écria Harry toujours frissonnant. C'est dégueulasse.

Tout le monde regardait les deux amis avec les yeux ronds devant leurs réactions largement et inutilement exagérées.

– C'est pas si incohérent que ça, dit Cédric en haussant les sourcils. Je veux dire, d'un côté extérieur.

Hayden le regarda les sourcils haussés.

– Mais ça va pas ? C'est… Non ! Oh, seigneur, non ! Je vais me recoucher, mon monde des rêves et beaucoup moins perturbant.

Ron et Harry se mirent alors à rire soudainement, sûrement une réaction en retard de ce que Drago avait dit. Rapidement, le garçon s'en alla, ses deux acolytes le suivant, leurs nez étaient désormais droit. Après la réaction de Harry et Hayden, il ne pouvait pas refaire une blague dans ce genre. Personne ne le prendrait au sérieux.

Puis l'infirmière arriva. Les bras plein d'ingrédients aussi étranges les uns que les autres.

– Aller ! s'écria Mrs Pomefresh. Tout le monde dehors ! Je ne veux plus voir personne.

Tous sortirent avec un au revoir à Hayden qui s'emmitoufla dans ses couvertures à nouveau.