Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Un chapitre double : une première partie inquiétante une seconde beaucoup plus drôle ... Allez, bonne lecture à tous…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 35 : La médicomage de Sainte mangouste
(POV DRAGO)
Harry était au centre de la pièce. Je le regardais. Il rayonnait de puissance, tout son être semblait concentrer la magie de ce monde. Son aura or et blanche que j'étais pourtant habitué à voir depuis si longtemps me paraissait encore plus pure que d'habitude, encore plus forte et brillante. Sa respiration était extrêmement saccadée et se calmait très progressivement. Il était visiblement épuisé de cette destruction d'un nouvel horcruxe. Il n'avait pas tué Bellatrix. Je savais bien sûr qu'il la haïssait comme personne mais il détestait encore plus la mort. Il devait vaincre Voldemort pour mettre fin à la prophétie qui les liait depuis sa naissance mais j'avais compris qu'en dehors de ce combat, il ferait désormais tout son possible pour ne tuer personne d'autres et comme lisant mes pensées, il murmura à mon intention :
« Désolé, je n'ai pas pu. Au dernier moment, j'ai arrêté. »
Je me relevai tenant toujours fermement notre petit Raphaël dont les sanglots s'étaient espacés pour laisser place à de légers hoquets.
« Je sais et c'est pour ça que je t'aime tellement, beau brun. »
Il m'adressa un petit sourire gêné, mal à l'aise et se rapprocha de moi. Il avait peut-être peur que je lui en veuille d'avoir épargné cette garce qui m'avait laissé pour presque mort, il y a quelques mois mais c'était bien loin de ce que j'éprouvais, j'étais simplement heureux que Raphaël et lui ne soient aucunement blessé. Alors qu'il était tout à côté de nous, il commença à caresser les cheveux de notre petit bout tout doucement, il le couvrait de baisers tendres et j'étais navré de devoir le ramener à la réalité.
« Il faut appeler l'ordre.
- C'est fait. Je viens d'appeler Rem. Ils arrivent !
- Tu quoi ? Comment ? Quand ? »
Mon Harry était visiblement gêné.
« Oh oui, c'est vrai, je ne t'en ai pas parlé. Depuis deux semaines, je me suis rendu compte que j'arrivais à parler à certaines personnes, enfin à entrer dans leur pensée, pas aussi fort qu'avec toi… J'y suis arrivé avec Mione et Rem, enfin, je n'ai pas vraiment essayé avec d'autres.
- Tu deviens vraiment très impressionnant Beau Brun. »
Il ne put retenir un adorable rougissement et j'éclatai de rire. Mais son visage se figea brutalement sans que j'en comprenne la raison. Il me poussa violemment et je tombai à la renverse, tenant toujours Raphaël dans mes bras. Je tournai la tête et j'aperçus seulement l'éclair rouge provenant de la baguette de Bellatrix heurter de plein fouet la poitrine de mon petit lion qui s'écroula aussitôt sur le sol, lourdement et les lèvres de ma vieille folle de tante se crispèrent alors en une sorte de sourire de victoire. La porte claqua à ce moment là et je me retournai vers la source de ce bruit. La moitié de l'ordre du Phénix venait de franchir l'encadrement. J'étais littéralement figé par les dernières secondes, je n'arrivais pas à bouger, à parler et j'entendais à peine le hurlement de Rémus à la vision de cette scène, suivi d'un « STUPEFIX » lancé dans un même temps par le loup-garou, Maugrey et Kinglsey. Bellatrix fut projeté contre le mur où elle était encore inconsciente il y a quelques minutes.
Lorsque je retrouvais une certaine lucidité, mes yeux se posèrent sur la forme étendue à quelques mètres de moi. Je me précipitai vers le corps de mon amant… Ô Merlin, non pas ça ! Ô Merlin, je ne pouvais pas vivre sans lui ! Par pitié, qu'il ne me laisse pas seul. Je posai mes lèvres sur les siennes, priant pour qu'il réponde enfin à mon baiser. Je commençais à perdre tout espoir lorsqu'un léger gémissement douloureux s'étouffa dans ma gorge… Il n'était pas mort…
J'étais sur ce fauteuil inconfortable depuis des heures, si fatigué, sans force après cette nuit atroce. Je le vis d'abord ouvrir les yeux, papillonnant pour les laisser s'habituer à la lumière du jour qui perçait au travers des rideaux de cette chambre blanche. Je n'avais qu'une envie : le regarder, rester ainsi à ses côtés, juste pour découvrir chaque trait de son visage encore et encore. Progressivement, il réalisa où il se trouvait, dans une chambre d'hôpital de Sainte Mangouste. Il essaya de se redresser sur ses coudes mais il retomba aussitôt lourdement. Sa vaine tentative me fit sortir de ma contemplation léthargique et je me précipitai vers lui.
« Harry !
- Puisqu'il paraît que c'est mon prénom.
- Tu peux arrêter ! Comment te sens-tu ?
- Fatigué mais ça va. Je suis resté longtemps inconscient ?
- Quelques heures ?
- Et Raphaël, comment va-t-il ?
- Bien, ne t'en fais pas !
- J'ai eu si peur.
- Nous n'avons rien eu, tu nous as poussé à temps, c'est toi qui as pris tout le sort en pleine poitrine.
- Drago ?
- Oui, beau brun ?
- Tu m'en veux ?
- Pardon ? De quoi parles-tu ? Tu m'as sauvé, tu as sauvé notre fils ! Quels reproches pourrais-je te faire ?
- Tu ne m'as pas embrassé une seule fois.
- Idiot !
- Je croyais… Désolé.
- Tout ce que je comprends, c'est que Monsieur Potter a des exigences à mon encontre. Le survivant, le héros de cette génération a des doléances et bien quelles sont-elles, Monsieur Potter ? »
Un sourire lubrique s'imprima aussitôt sur mes lèvres de chat affamé qu'il venait de réveiller.
« Alors Monsieur Potter, votre décision ?
- Je vous laisse décider seul, Monsieur Malefoy. »
Je m'approchais doucement de son visage. Je soufflais entre ses lèvres alors qu'il rougissait délicieusement devant la lueur perverse qu'il découvrait dans mes yeux. Il était absolument adorable, si timide et désireux dans le même temps.
« Je suis encore fatigué, tu sais,
- Trop tard, beau brun, trop tard ! »
Je me hissai dans le lit, veillant à ne pas lui faire mal. Alors que j'entamais un délicat baiser sur sa bouche parfaite, je sentais sa douce langue répondre à mes caresses de plus en plus empressées et chaque cellule de mon corps vibrait délicieusement à ce contact. Il gémissait de plaisir lorsque j'imprimais avec mes hanches un mouvement de va et vient, me frottant à son bas ventre pour stimuler son imagination, comme s'il en avait besoin le moins du monde. Ayant péniblement écarté l'espèce de chemise atroce fournie par la médicomage à son arrivée, ma main brûlante toucha finalement son torse et mes derniers neurones encore connectés se mirent en mode veille quand la porte s'ouvrit brutalement :
« Monsieur Malefoy !
- Merlin, pas elle ! Tu ne pouvais pas me laisser seul avec Harry un petit moment. »
Je soupirai et me relevai lentement :
« Madame Marchbanck.
- Je vous avais demandé de me prévenir dès son réveil et non seulement vous ne le faites pas mais vous fatiguez dangereusement le patient. C'est scandaleux. Sortez de là immédiatement !
- Eh Drago, tu restes là ! Non, mais ça ne va pas !
- Monsieur Potter, je suis votre médicomage. Le sort que vous avez reçu aurait pu tuer n'importe quel sorcier, alors vous avez besoin de repos et cet espèce d'animal s'apprêtait à vous faire Merlin sait quoi dans ce lit d'hôpital.
- L'amour, il s'apprêtait à me faire l'amour et je peux vous garantir que ce traitement là ne m'aurait pas fait de mal. Soyez-en certaine !
- Et où avez-vous eu votre diplôme de médicomage, jeune homme ?
- Espèce de… »
Je me précipitai vers mon beau brun et déposai un baiser sur ses lèvres pour les sceller :
« Ne t'en fais pas. Repose-toi ! Elle a raison. »
Il fulminait littéralement contre la grosse femme qui me lançait des regards courroucés et choqués. Alors que la vieille me tirait par le bras en direction de la sortie, j'entendis mon petit lion marmonner un très mature :
« Vieille bique !
- J'ai entendu Monsieur Potter !
- Je veux que Drago reste.
- Quand vous aurez dormi !
- Mais j'ai déjà dormi pendant plusieurs heures
- Une semaine me ferait des vacances, Monsieur Potter.
- ESPECE DE… »
La porte se referma sur mon amour…
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)
