Bonjour!

Comme je ne suis pas en avance sur ce coup là, je ne vais pas perdre de temps en bavardage.

Je vous laisse à votre lecture et vous retrouve plus bas.

twilight-et-the-vampire (j'espère que tu repasseras par là, je n'ai pas réussi à laisser de post sur ton blog) et céline, merci de vos reviews.

Un gros merci à ma super beta, comme toujours!

La fic appartient à Mynxi


Précédemment dans le chapitre 36

« Je crois que je vais remonter et attendre que Bella se réveille. Je lui parlerai de notre discussion. » Dis-je en baissant le regard et en frottant mes mains sur mon pantalon, faisant croire que je transpirais peut-être. Il pouvait croire qu'il m'avait intimidé. J'espérais juste qu'il n'essaierait jamais de réellement me tirer dessus, comment expliquerai-je ça ? Il était toujours en colère, mais hocha la tête, et je remontai au lit avec Bella. Je laissai la porte ouverte, pour l'instant une preuve de bonne fois s'il devait monter. Il ne monta pas et partit peu de temps après.


Je parlai à Bella de la conversation que j'avais eu avec son père et elle fut en colère contre moi. Ok, elle était carrément énervée, mais quand ne l'était-elle pas ces derniers jours ? Malgré toute sa colère, elle ne pouvait détacher ses yeux de mon torse nu, ce qui me fit sourire intérieurement. Je savais que ça ressemblait un peu à de la manipulation, mais c'était ce que n'importe quel mec viril ferait, un peu comme un paon qui se pavane. Encore une fois, je remarquai à quel point ma vie était devenue humaine.

Depuis la semaine dernière, le cours de sport et la pause déjeuner était devenus l'un de mes plus gros problèmes. Les démonstrations d'affection de Bella avaient pris de l'ampleur, depuis cette nuit dans sa chambre. Elle cherchait toujours à m'embrasser, et à s'asseoir sur moi, à me toucher, et visiblement, elle se fichait de qui pouvait le voir. Nous n'avions pas été aussi intimes depuis ce samedi-là, mais depuis, elle était en permanence émoustillée. Les rumeurs s'étaient intensifiées et mercredi, elle s'était battue pour la première fois. Elle avait, heureusement, gagné, et ce n'était pas vraiment une bagarre, mais là n'était pas la question.

Quand Lauren s'était approchée d'elle dans la file de la cantine et lui avait demandé si elle s'envoyait en l'air avec toute la famille Cullen, Bella n'avait rien dit mais en retour, elle l'avait cognée dans la bouche, fortement. D'un côté, j'avais été surpris et excité, mais de l'autre, j'avais eu peur de ce que cela pouvait signifier pour moi, pour Bella, pour la famille, pour l'école, et pour tout le monde en fait. Je ne voulais pas qu'elle se fasse expulser, ou pire, arrêter. J'avais promis à Charlie que je la garderais saine et sauve, ça n'aurait rien de bon si son propre père devait l'arrêter alors que j'étais censé veiller sur elle. Lauren s'était relevée toute seule et avait couru à l'infirmerie. Sa lèvre saignait et enflait rapidement. J'avais retenu ma respiration quand j'avais vu Bella armer son bras, juste au cas où.

Je n'étais pas près d'elle pour l'arrêter et je me demande si je l'aurais fait. Je crois que, quelque part, Lauren le méritais. Le Principal était arrivé et nous avait trouvés en train de manger avec Ben et Angela, qui se trouvaient juste à côté de Bella quand cela s'était passé. Tout le monde avait essayé d'expliquer que Bella avait été provoquée mais le Principal Dekker nous avait tous appelés dans son bureau. Comme je n'étais pas vraiment impliqué, il m'avait été demandé de m'asseoir à l'extérieur, tandis que les quatre autres expliquaient la situation derrière la porte close. Lauren était catégorique sur le fait qu'elle n'avait rien dit de mal et que Bella l'avait frappée sans raison.

Il y eut quelques bruits de déplacements et le son d'une chaise qui tombait, puis je sentis la peur, la colère et l'inquiétude venir de la pièce. J'avais voulu aidé mais j'étais resté là où j'étais, écoutant. Il s'avéra que Bella s'en était à nouveau pris à Lauren, sans bruit, mais Ben l'avait arrêtée. Ce qui était bizarre, c'était que Bella ne s'était pas défendu verbalement, elle n'avait pas dit au Principal ce qui s'était passé, elle n'avait rien dit. Récemment, Bella n'avait eu aucun problème à trouver sa voix, et je n'arrivais pas imaginer ce qui avait bien pu l'empêcher de parler. Elle gardait toujours ses émotions pour elle maintenant. Elle disait que c'était parce qu'elle était, gênée, mais je commençais à me demander s'il n'y avait pas autre chose, mais je ne savais pas vraiment quoi.

Elle récolta une retenue, qu'elle n'aurait probablement pas eue, si elle s'était défendue verbalement et/ou, si elle n'avait pas essayé de frapper Lauren une nouvelle fois. Mais heureusement pour nous, il lui avait été demandé de rentrer chez elle pour se calmer, sa retenue se déroulerait samedi matin, de 8h à 12h. Je savais que Peter et Charlotte arrivaient ce jour-là, mais je ne connaissais pas l'heure. Elle avait vu son psy cette après-midi là. Durant le rendez-vous, elle avait principalement parlé de sa relation avec moi, j'avais réellement essayé de ne pas écouté, mais j'avais quand même entendu qu'elle avait peur et qu'elle commençait à avoir des sentiments pour moi. D'en entendre la confirmation était à la fois libérateur et frustrant. Libérateur, parce qu'elle commençait à ressentir des choses pour moi et que j'étais sur la bonne voie, frustrant, parce que je n'étais pas censé savoir et que je ne pouvais pas y faire grand-chose.

Ce samedi, elle voulut conduire elle-même au lycée pour sa retenue et je la laissai faire. Je restai à la maison et pris, à contrecœur, le brunch avec Charlie. Je jouai avec Spirit, et à 11h, un Tahoe Chevrolet bleu marine aux vitres teintées se gara. On sonna à la porte et je fus accueilli par des sentiments joyeux et facétieux tandis que j'allais répondre. Là, je fus salué par un poing en pleine figure quand j'ouvris la porte. Le bruit du choc entre deux pièces métalliques se fit entendre dans la maison Charlie était dans la cuisine et demanda ce qu'était ce bruit. Maudit Peter, c'était ce que j'avais envie de répondre. Je dis que ce n'était "rien", alors qu'il arrivait pour vérifier lui-même, l'air inquiet. Je me frottais le visage parce que ça faisait mal, cette connerie, et les yeux de Charlie s'ouvrirent en grand quand il vit les deux magnifiques vampires devant lui, oubliant, heureusement, le bruit.

La surprise et la curiosité de Charlie le dépassèrent et Charlotte lui fit un signe de la main accompagné d'un sourire éclatant. Elle était juste un peu plus grande qu'Alice, avec des cheveux brun clair qui lui arrivaient aux épaules. Elle portait un jean serré, une veste noire à franges encore plus serrée qui accentuait son décolleté et des bottes de cowboy noires. Peter culminait à 1m90, faisant paraître la femme à coté de lui, toute petite. Il était de même taille que moi, portait un jean large, un t-shirt noir serré, des bottes noires et un chapeau de cow-boy noir. Sans parler d'un putain de sourire niais, le faisant ressembler au chat dans Alice au pays des merveilles.

« Salut, » Dit Charlie, sortant à peine de son état de surprise et d'admiration. Je me reculai et les invitai à entrer, les présentant à Charlie comme mon frère et sa femme, puisque nous pouvions passer pour frère. Je sentis le trouble et la curiosité de Charlie alors qu'il prenait conscience de cette information, avant que son visage ne reflète ses sentiments. Ma réponse fut simple, « Nous sommes allés dans des maisons différentes, » Dis-je tout en étreignant Charlotte et en mettant une tape à Peter derrière la tête. Pas aussi fort que je l'aurais voulu, mais bon, on peut faire ça à son frère, non ? Charlie serra la main de Peter, et Char le prit dans ses bras avant même qu'il ne puisse se tourner vers elle.

Je lui lançai un sale regard car je sentis sa soif augmenter quand son corps entra en contact avec le sien. « Qu'est-ce que tu fais ? » Murmurai-je, de façon à ce qu'elle seule l'entende, mais elle me rendit mon regard tandis qu'elle se reculait et souriait adorablement à Charlie.

Je leur dis que Bella était en retenue, ce qui, évidemment, rendait Charlie furieux depuis mercredi, mais cela fit rire Peter. Une fois qu'il fut calmé, je leur expliquai qu'ils pouvaient aller chez les Cullen où se trouvaient Emmett et Rose, et que j'y amènerais Bella dès qu'elle rentrerait. Peter et Charlotte acceptèrent et dirent au revoir à Charlie. Mais avant qu'ils ne puissent partir, Spirit courra droit vers Charlotte qui sursauta et poussa un petit cri de surprise, n'ayant jamais été approchée par un animal auparavant.

Cela nous fit tous bien rire, à ses dépens, tandis qu'elle soulevait le petit chien remuant, qui essaya de lui lécher le visage, mais elle ne le laissa pas aller jusque là. Je ne pouvais pas dire que je le lui reprochais, l'haleine des chiens était horrible. Peter caressa le chien dans les bras de sa femme avec stupéfaction, sentiment partagé par Charlotte. En fait, j'étais surpris que le vampire qui savait tout, ne sache rien à propos de Spirit.

Après quelques minutes, Peter éloigna Charlotte du chiot et je promis de l'emmener avec nous plus tard. Le côté malicieux de Peter ressortit à nouveau, et je m'inquiétais de ce qu'il avait bien pu prévoir, mais il n'y avait rien que je puisse faire. 45 minutes plus tard, j'entendis la camionnette de Bella pétarader au bout de la rue et sus qu'elle serait là dans quelques minutes. Je ne pus empêcher d'afficher un sourire sous l'effet de l'excitation. Spirit était tout aussi excité que moi et alla s'asseoir devant la porte, remuant la queue, en attendant patiemment. Il était vraiment mignon, et si cela ne paraissait pas bizarre, je me serais tenu à ses côtés pour attendre Bella. Je restai donc, sur le canapé, à regarder un match avec Charlie, en silence.

Je pus sentir le Cocktail de Bella alors qu'elle se garait, c'était la première fois en une semaine qu'elle me laissait la sentir, consciemment. Mais ce qui était encore plus impressionnant, au-delà de son Cocktail, c'était le fait qu'elle était énervée, carrément furieuse. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? C'était une foutue retenue, on restait juste assis. Je voulais la rejoindre, mais je ne pouvais pas indiquer à Charlie que je savais que quelque chose n'allait pas, ça semblerait bizarre. Elle claqua la porte de sa camionnette, ce qui était un exploit, parce qu'il fallait déjà de la force pour la fermer. Je regardai Charlie pour voir s'il s'en était rendu compte, et oui. Nous regardions tous les deux la porte, plein d'inquiétude et d'impatience.

Bella monta les escaliers en tapant des pieds, ouvrit la porte d'un coup, et Spirit sauta en arrière, remuant toujours la queue en la regardant, attendant qu'elle lui dise bonjour. Elle ne lui prêta pas attention elle lui passa devant, allant droit dans le salon en me regardant durement. Qu'est-ce que j'avais fait ? « Quoi ? » Demandai-je, parce que je ne savais pas ce que j'avais fait, mais elle était en colère, et si le regard pouvait tuer, je serais un tas de cendre, à l'heure qu'il est.

« Peter, » Elle bouillonnait et me regardait toujours avec ses yeux noirs, comme si cela expliquait tout, et d'un côté, c'était le cas. Je fermai mes yeux, essayant de contrôler ma colère, parce qu'il avait énervé mon ange elle passait déjà une mauvaise journée parce qu'elle avait dû en passer la moitié en retenue. J'ouvris mes yeux, maintenant noirs, rencontrant son regard chocolat sévère.

« Qu'est-ce que cet enfoiré à fait ? » Demandai-je, en colère.

« Jasper, » Me réprimanda doucement Charlie, encore sous le choc devant la fureur de sa fille. Je l'ignorai, regardant toujours Bella dans les yeux, nos regards noirs, comprenant maintenant qu'elle n'était pas du tout en colère contre moi, mais contre Peter.

« Il est venu au lycée. » Dit-elle les dents serrées. Je lui fis signe de continuer, c'était que je m'étais dit au moment où elle avait prononcé son nom. Charlie s'assit en silence, et Spirit vint s'asseoir devant Bella, essayant d'attirer son attention. Elle prit une profonde inspiration, à la fois pour se calmer et pour parler. « Il a débarqué dans la classe où j'étais, s'est mis à crié "Bella bébé, tu m'as manqué !", puis il est venu vers moi, m'a soulevé de ma chaise et m'a embrassé. Devant. Tout. Le. Monde. » Elle avait toujours les dents serrées et je bondis sur mes pieds. J'allais arracher la tête de cet enfoiré ! Il lui avait mis la honte ! Il l'avait embrassée !

« Je vais le tuer. » Fulminai-je.

Elle me regarda et plissa les yeux. « Je n'ai pas fini. » Dit-elle, débordant de colère, Charlie était déjà choqué et furieux, mais nos yeux s'agrandirent en apprenant qu'il y avait plus à dire. « Il a fait demi-tour et à crier "A tout à l'heure" en courant dans le couloir. M. Banner m'a demandé qui c'était et a crié sur tout le monde parce qu'ils rigolaient, alors que j'étais debout, sous le choc. Il m'a dit que j'avais tout planifié pour perturbé la retenue parce que je ne voulais pas y être, donc, j'échappe au samedi suivant parce qu'il fait parti des vacances, mais le celui d'après, je suis à nouveau en retenue ! » Elle hurla, faisant sursauter Spirit qui courut à la cuisine, Charlie bondit de sa chaise tandis que je me dirigeais vers la porte.

« Où vas-tu, fiston ? » Demanda Charlie.

« Tuer mon frère. » Grognai-je, les dents serrées moi aussi. C'est alors que les émotions de Bella passèrent de la colère à la joie. Je m'arrêtai et me retournai, elle avait un grand sourire. « Hein ? » Je n'avais pas mieux. Elle se mit à éclater de rire, et quand je dis éclater de rire, ça veut dire que je n'avais jamais vu Bella rire comme ça. Des larmes coulaient, son ventre était secoué et elle se tenait les côtes, me pointant du doigt, tout en essayant de parler de façon incohérente.

« Bella ? » Interrogea Charlie, alors que lui et moi nous regardions, ahuris. Un sourire se dessina sur son visage tandis qu'il commençait à ressentir du plaisir et de l'excitation devant les rires de sa fille. Je suivis, parce que, quand bien même étais-je contrarié par la blague qu'ils avaient concoctée, la voir rire comme ça en valait la peine. Elle finit carrément par s'écrouler par terre, juste à l'endroit où elle se tenait debout, et Spirit courut vers elle. Elle continuait de rire et essuyait ses larmes, tout en caressant et tenant son chiot.

Quand Bella eut finalement retrouvé ses esprits, elle raconta. « Il est bien venu au lycée, mais il m'attendait à ma voiture. Je savais, évidemment, qui il était, et lui et sa femme se sont présentés. Il m'a dit qu'il avait une idée pour te faire une blague et qu'il avait besoin de mon aide. Quand je lui ai dit que je pourrais le faire, nous avons ri et il m'a dit qu'on se verrait plus tard chez les Cullen. » Elle souriait et me laissait l'accès à ses émotions, son habituel Cocktail toujours là, mais elle s'en sortait bien, peut-être mieux qu'elle ne l'avait jamais fait. Elle se sentait heureuse et fière. Je décidai qu'après avoir massacré cet enfoiré pour lui avoir fait faire ça, je le remercierai. Elle n'avait jamais été plus heureuse depuis mon retour.

Je revins vers elle, pris sa main, la relevai et la pris dans mes bras. « Je suis content que tout aille bien, Darlin'. » Murmurai-je, puis je sentis Charlie venir vers nous alors que ses émotions reflétaient de l'envie. Je me reculai et la plaçai dans ses bras ouverts, il me sourit par-dessus son épaule et nous nous fîmes un signe de la tête, nous comprenant. Elle irait bien.

Bella et moi rassemblâmes les affaires de Spirit et partîmes pour l'autre maison. Bella ne semblait pas avoir de problèmes pour y aller après les deux premières fois. Et après la Saint Valentin, cela n'eut plus l'air d'être un souci, ce dont j'étais heureux. Le 4x4 de Peter était garé devant, alors je me mis juste à côté. Sur le chemin, j'avais convaincu Bella que nous allions faire la même blague à Peter et prétendre qu'elle ne m'avait pas dit la vérité. Je courus dans la maison, projetant colère et haine, flairant Peter. Parfait.

Je courus à l'étage et dans la chambre d'amis pour y trouver Char, en train de défaire un sac. Quand elle me sentit et qu'elle vit la furie dans mes yeux, les siens s'agrandirent. « C'était juste une blague, Jasper. » Elle haleta parce que la colère l'affectait et sa peur augmenta. Ils savaient bien qu'il ne fallait pas me chercher, j'entendis la douche se couper et fis un sourire diabolique à Char. Je coupai la projection des émotions et avançai silencieusement vers la porte. Peter l'ouvrit et je l'accueillis d'un coup de poing en pleine figure, comme il l'avait fait pour moi, plus tôt. Il portait seulement une serviette, et quand je le frappai, il leva les mains pour se défendre, relâchant la serviette. Apparemment, Bella était arrivée à ce moment et hoqueta.

Peter fut d'abord surpris, puis il lui fit un petit sourire arrogant alors que son érection prenait forme, Bella la fixait avec admiration. Char et moi nous regardâmes, puis nos regards se portèrent sur Peter et Bella, choqués. Retrouvant rapidement mes esprits, je me précipitai vers elle, la balançai sur mon épaule et courus dans ma chambre tandis qu'elle poussait des petits cris. « Enfoiré ! » Criai-je en même temps, j'entendis les rires de Char, éclipsés par l'éclat de rire de Peter.

Visiblement, Emmett et Rose n'étaient pas à la maison, sinon, ils seraient venus voir ce qui se passait. Je m'étais tellement focalisé sur Peter que je n'avais même pas remarqué qu'ils n'étaient pas là. Je jetai Bella sur le lit qui couina encore tout en rebondissant un peu, puis elle se mit à rire alors que son visage prenait de la couleur. Je ne pus m'en empêcher, cela me fit rire. J'adorais la voir rire et être heureuse. « Toi, Miss Swan, tu es une vilaine fille. » Dis-je en croisant mes bras sur ma poitrine et en essayant de la regarder durement, mais ses rires étaient communicatifs.

Avant de m'en rendre compte, je me jetai sur elle, la plaquant au lit. Ses rires s'arrêtèrent subitement alors qu'elle me regardait dans les yeux. Je lui souris. « As-tu aimé ce que tu as vu, là-bas ? » Demandai-je avec un petit sourire, et elle devint encore plus rouge en enregistrant mes paroles. Le sang qui envahissait son visage était délicieusement proche du mien. Sa chaleur et son odeur m'enveloppaient. Je laissai échapper un léger grondement quand l'odeur de son désir vint se mêler au reste. Au début, elle écarquilla les yeux, puis elle me sourit en retour, de façon très fière.

« Jaloux ? » Demanda-t-elle, les yeux animés par l'amusement.

« Non, » Dis-je avec un sourire, alors qu'en réalité, je l'étais, un peu. J'étais pratiquement sûr que c'étais la première fois qu'elle voyait un homme nu, et j'avais espéré que ce serait moi, et seulement moi, d'ailleurs. « Enfoiré. » Répétai-je assez fort, même Bella pouvait l'entendre et le rire de Peter résonna dans toute la maison. Je me sentis durcir alors que je reposai un peu de mon poids sur Bella, la laissant me sentir alors que je m'imprégnais de sa chaleur, parce que, ouais, je ne pouvais pas laisser passer ça. Ses yeux se voilèrent et je savais que les miens s'assombrissaient.

Mon regard alla de ses yeux à ses lèvres, la questionnant, et elle hocha la tête, juste un peu. C'était vraiment très subtil, mais c'était tout ce dont j'avais besoin. Je me penchai et pressai doucement mes lèvres d'acier froid contre celles, ardentes et satinées, de Bella, et les sentis se mouler autour des miennes. C'était le premier contact que j'initiais depuis la semaine dernière. Nous ouvrîmes la bouche en même temps, et je glissai ma langue pour goûter à la chaleur suave de Bella. Son rougissement la rendait encore plus chaude et parfumée, et je me délectais de la sensation, avec son cœur qui battait contre ma poitrine, me donnant presque l'impression d'en avoir un, moi aussi.

M'équilibrant sur mon avant-bras droit, mon autre main alla caresser doucement son flanc, frôlant le côté de son sein, juste comme je l'avais fait, il y a une semaine, quand je lui avais passé mon t-shirt. Je laissai ma main s'attarder juste sous l'ourlet de son t-shirt, à sa taille, frottant mon pouce, d'avant en arrière, sur la peau de son ventre. Doucement, je suivis les cicatrices verticales qui remontaient vers son sein, et le prit en coupe par-dessus son soutien-gorge. Elle gémit au contact, et je l'embrassai le long de son cou, allant jusqu'à ce point sensible derrière son oreille, pour lequel elle tourna volontiers la tête, me donnant un plein accès, tandis que mon nom s'échappait de ses lèvres en un murmure.

Ses mains effleurèrent légèrement mon dos avant de se mettre à soulever mon t-shirt et le tirer par-dessus ma tête. Je me redressai assez longtemps pour pouvoir le jeter par terre. Elle fit courir ses mains en remontant sur mon torse marbré, tandis que je m'abaissai à nouveau sur elle. « Jasper, » Murmura-t-elle, les yeux implorants, ses émotions trahissant sa nervosité et son impatience.

« Bella, » Murmurai-je à mon tour. Je ne savais pas quoi dire de plus, alors je l'embrassai, intensément. J'essayais de lui faire sentir tout mon amour et mon désir pour elle à travers ce baiser. Je me reculai et lui donnai quelques baisers chastes, puis regardai entre nos deux corps, pour la voir essayer de défaire mon pantalon. Je la regardai à nouveau, l'interrogeant du regard.

Elle était déterminée et effrayée, mais j'étais heureux de pouvoir toujours sentir ses émotions. « Bella ? » Demandai-je finalement, quand mes yeux ne rencontrèrent rien d'autre qu'un regard un peu honteux. Ses mains s'immobilisèrent au même moment, mais il ne s'était passé qu'une semaine depuis son pétage de plombs et sa tentative de séduction sur moi.

« Je suis prête, Jasper. » Murmura-t-elle, mais je pouvais toujours entendre les tremblements dans sa voix. Je savais que, quelque soit les circonstances, elle serait toujours nerveuse la première fois. Mais ce n'était pas prévu merde, je n'étais même pas certain que cela doive se produire. Le seul sentiment que je voulais n'était pas là. Elle ne m'aimait pas, elle avait de l'affection pour moi, et du désir, c'était évident, mais elle ne m'aimait pas. Toutefois, je savais ce qu'elle avait dit à son psy, et je savais aussi qu'elle pouvait me cacher des émotions particulières.

En fait, après réflexion quant à sa performance de tout à l'heure, je n'était pas sûr que ce que je ressentais venant d'elle, autre que son Cocktail, fût logique. Je savais que cette merde était réelle, et qu'elle ne disparaitrait pas de si tôt, du moins, c'est ce qu'il semblait. Je m'assis brusquement en réalisant cela. Ce fut une seconde de trop pour me rendre compte que j'allais la blesser. Immédiatement, je sentis sa surprise, puis le dégoût d'elle-même, la gêne et la déception. De mon côté, je me sentais coupable.

« Bella ? » Appelai-je en la regardant. « Je suis désolé, Chérie. » Je m'excusai de m'être éloigné. « Je viens juste de réaliser quelque chose, pourtant, et j'ai une question pour toi. Qu'est-ce que tu ressens exactement, ou qu'est-ce que tu ressentais il y a quelques instants ? » Elle me regarda, perplexe, et inclina la tête sur le côté, me faisant presque rire quand je pensai à Spirit faisant la même chose. Spirit ? J'écoutai, Bella l'avait laissé en bas et je pouvais entendre un rythme cardiaque tranquille. Il se reposait quelque part, dans ce qui semblait être le salon. Ça irait pour l'instant et je me focalisai à nouveau sur le problème du moment.

« Jasper, tu peux sentir ce que je ressens. Je t'ai laissé le faire depuis que je suis rentré à la maison. » Dit-elle, ne comprenant pas pourquoi je le lui demandais. Mais je le devais, parce qu'elle avait dit à son psy qu'elle avait des sentiments pour moi, et je ne le sentais pas.

« Je ne crois pas que tu les partages tous, Darlin'. » Elle écarquilla les yeux, juste une fraction de seconde, avant de tout reprendre sous contrôle rapidement. C'était suffisant pour me dire que j'avais raison, ses émotions n'avaient pas changé avec ce que j'avais dit, ce qui voulait dire qu'elle les avait sous contrôle également. Elle était très douée. Si j'avais été humain, j'aurais été perdu, mais j'étais un vampire, avec la capacité de ressentir et de manipuler les émotions, et encore, je ne trouvais pas que je me débrouillais bien.

Je restai sur mes talons, la regardant, attendant qu'elle dise quelque chose. La voix de Peter voyagea dans la maison, mais elle ne pouvait pas l'entendre. « Pose-lui juste la question. » Et je réprimai l'envie de l'appelé enfoiré encore une fois. Pas certain de la question à poser, je me lançai pour celle pour laquelle j'espérais obtenir la meilleure réponse.

« Bella, est-ce que je peux sentir toutes tes émotions, s'il te plaît ? » Elle ferma les yeux et mordit sa lèvre. Elle la mordait si fort que j'avais peur que du sang s'échappe. Je bougeai la main pour la poser sur son visage et elle ouvrit les yeux. Je tirai doucement sur sa lèvre avec mon pouce pour qu'elle la relâche.

« S'il te plaît, Bella ? » Demandai-je encore, espérant qu'elle me donne quelque chose. J'attendis et traçai le contour de sa lèvre avec mon doigt. Son désir grandissait et ses yeux se fermèrent à nouveau. Je n'avais pas réalisé que je m'étais de nouveau abaissé sur elle, jusqu'à ce que je sente la brise chaude de son souffle sur mon visage. Prenant une décision rapide, je décidai d'essayer une nouvelle tactique. Je l'embrassai doucement et me reculai. « S'il te plaît ? » Demandai-je, un baiser, « S'il te plaît ? » un baiser, et je recommençai plusieurs fois jusqu'à ce que je sente du changement dans l'air. Un courant électrique passa entre nos deux corps alors que je sentais son Cocktail s'intensifier, mais j'y étais préparé.

Elle se mit à devenir nerveuse, effrayée, inquiète, terrifiée, tandis que son affection commençait à s'écouler d'elle. Cela se mit à bourdonner entre nous. Ce n'était pas le vrai amour, mais il y avait de l'affection, de l'adoration, de l'attraction, du désir et de la passion. Tout était là, et cela tourbillonnait dans ses yeux alors qu'elle soutenait tendrement mon regard. Elle m'aimait, seulement ce n'était pas intense, et elle était terrifiée. Je n'étais même pas sûr de ce qui lui faisait peur. Si c'était le fait qu'elle me laissait sentir son amour, ou ce que nous faisions, ou son désir d'aimer mais de ne pas être blessée. Je savais que c'était un sujet important de sa thérapie, être capable de faire confiance pour essayer à nouveau.

J'étais anxieux et la recouvrais toujours de mon corps. « Bella, est-ce que tu m'aimes ? » Je voulais juste une réponse franche ses émotions ne m'aidaient pas autant que je l'aurais souhaité. Elle était trop confuse et apeurée. Sans parler de la force de son Cocktail, qui était presque insupportable. Dans l'état actuel des choses, j'étais plutôt doué pour bloqué ces émotions, chose que je n'aurais jamais pensé être capable de faire.

Je regardai ses yeux que la peur commençait à submerger et l'embrassai une nouvelle fois, tendrement. Je ne sais pas pourquoi, mais je me mis à parler. Me sentant obligé de la rassurer. « Bella, c'est bien d'aimer, c'est bien de LE laisser partir, c'est bien de prendre cette chance. Tu dois essayer, Darlin'. Il n'y a pas d'obligation que ce soit moi, mais laisse-toi aller, laisse partir ta peine. Tu n'as pas à souffrir j'ai promis que je prendrais soin de toi. Mais si tu me laisse le faire. » Alors que je parlais doucement, ses yeux s'emplirent de larmes et sa lèvres inférieur se mit à frémir. Ses émotions ne se modifièrent pas malgré son changement de comportement. Je savais qu'elle cachait encore quelque chose, mais je ne pouvais pas imaginer autre chose que la tristesse qui avait causé ses larmes.

« Bella, laisse-toi aller, ouvre-toi à moi, Darlin'. » Je l'implorai, continuant de déposer de petits baisers sur son visage, essayant de l'aider à contenir ses larmes. Ses yeux se fermèrent, les larmes furent forcées de couler, et je perdis la seule connexion que je semblais avoir avec elle. Le bourdonnement entre nos deux corps cessa et je me sentis vide, bien que ses émotions fussent étouffantes, la sensation de solitude était infinie. J'inclinai mon corps au-dessus du sien et elle ouvrit les yeux du fait du mouvement. Le bourdonnement ne réapparut pas.

Je fixai ses yeux chocolat vitreux un moment, regardant mon ange brisé. Je décidai de faire un dernier gros effort pour l'amener à s'ouvrir à moi. « Je. T'aime. » Dis-je avec autant d'émotion que je le pus puis portai mes lèvres aux siennes encore une fois. Je forçai mon amour pour elle à sortir et à la pénétrer là où nos corps se touchaient, elle haleta juste un peu quand elle commença à le sentir. C'était difficile de se concentrer dessus avec toutes ses émotions qui m'enveloppaient, mais j'y parvins. J'y ajoutai même un peu de fierté, parce que j'étais capable de le faire et je savais qu'elle pouvait la sentir, mais elle ne savait probablement pas pourquoi.

Nos bouches bougeaient de façon parfaitement synchronisée, et ma langue explorait l'enfer de sa bouche sucrée. Sa langue caressait tendrement la mienne tandis que je laissai mon amour se répandre en elle. Puis je le sentis et me figeai. Sa peur, sa colère et sa culpabilité augmentèrent jusqu'au point de me broyer, et je manquai de m'effondrer sur elle. Je n'arrivais pas à comprendre comment cette créature pouvait ressentir des choses de façon si passionnée, si forte, au point de me mettre littéralement à genoux. Je savais qu'elle me sentait chanceler, mais je faisais de mon mieux pour l'ignorer et continuais de l'embrasser tendrement, me retirant une seconde, ici et là, pour la laisser reprendre son souffle, puis replongeais pour un baiser sensuel.

Alors que mon amour s'infiltrait en elle, je commençai à ressentir un amour si fort, que je n'aurais pas cru un humain capable de l'éprouver. Elle m'aimait et cela lui foutait la trouille. Son cœur tapait si fort et si vite, que j'avais peur qu'elle fasse une attaque, elle transpirait, et son corps se mit à trembler de peur. J'essayai de la calmer. Pourtant, elle ne me le permettait pas, et ses émotions ne cessaient de m'engloutir et de m'embrouiller. A cet instant, j'étais sûr de trois choses, 1) Bella m'aimait, 2) maintenant, cela allait tout changer, et 3) Peter était derrière la porte. Merde.


Et ben voilà, on y est arrivé, enfin, elle y est arrivé et lui a enfin ce qu'il souhaitait: l'amour de sa Bella.

Je sais que je vous laisse sur votre faim, alors je vais essayer d'être plus rapide pur le suivant, promis.

A vos claviers les miss!

bizzzzzzzzz

Em.