Coucou les loulous!

Allez, deux chapitres en 24h, je suis au taquet! Je suis troooop contente de ce chapitre, j'avais la scène dans la tête depuis, genre, le début! Bon, je sais pas si j'ai vraiment réussi à retranscrire tout comme je voulais, mais je suis HEUREUSE d'être enfin arrivé jusque là! Et j'ai toujours plein d'idée pour la suite de l'histoire, c'est loin d'être fini! Pour votre plus grande joie et votre plus grand bonheur, cette fic va s'étendre jusqu'à l'infiniiiii... OK, je me calme.

Merci encore pour vos commentaires et votre soutient, ça fait toujours méga plaisir :) vos êtres trop super, je vous aime fort comme... comme... COMME DE LA MERINGUE. OUAIS.
Bonne lecture!


Amy se rongeait nerveusement les ongles. Amanda, en voyant ça, lui asséna une petite tape sur la main.

« Aoutch… » Se plaignit la brune en massant le dos de sa main.

« Tu devrais arrêter cette mauvaise habitude. » Rétorqua simplement la blonde. « Je sais que tu es stressée, mais quand même. »

Amy lui lança un regard contrarié avant d'observer ses ongles meurtris. La moitié d'entre eux avait été arrachés, les autres attendant à leur tour ce même sort fatidique.

Elle avait passé l'après-midi dans cet état. Elle n'écoutait que distraitement ce que ses amies pouvait lui raconter et avait passé son temps à jeter de petits coups d'œil inquiets à sa montre. Le temps passait vite, trop vite.

« Si c'était pour te mettre dans cet état, tu n'avais qu'à pas accepter de le voir. » La gronda Laura.

Amy savait qu'elle avait raison. Mais elle était déterminée à mettre un terme à cette mascarade. Et elle savait que si elle ne faisait rien, Cooper continuerait à la harceler. Elle essayait de se rassurer en se disant que si elle se débrouillait bien, elle n'aurait pas à rester toute une heure entière avec lui. En étant claire avec lui dès le début, elle devrait pouvoir se libérer en quelques minutes seulement. Avec de la chance.

Cooper lui avait donné rendez-vous à dix-sept heures devant la poste de hibou. Pourquoi à cet endroit en particulier, Amy n'en avait aucune idée, mais elle avait accepté. Elle espérait être libérée pour dix-sept heures quinze, trente au maximum. Elle se disait que cela serait suffisent pour lui faire comprendre qu'elle ne voulait plus le voir. En sous-entendant qu'il le comprenne du premier coup et qu'il n'insiste pas, ce qui n'était pas gagné.

L'heure fatidique avançait. Amy n'était plus aussi sûre d'elle qu'au début de la journée, mais elle était déterminée à y aller. Amanda et Laura lui avait promis de toujours rester dans le coin au cas où elle aurait un problème. Lily était également au courant de cette petite rencontre, et était prête à filer le « couple » en douce pour intervenir si jamais ça tournait mal. Amy se sentait un peu comme un de ces appâts que l'on pouvait voir dans les séries policières. Elle était ravie de se savoir aussi bien entourée, mais se demandait parfois si ses amies n'en faisaient pas un peu trop pour elle. Elle avait le sentiment d'être un petit oisillon tombé du nid qu'il fallait absolument protéger.

Le rendez-vous était maintenant dans moins de quarante minutes. Amy alla une énième fois aux toilettes des Trois Balais alors qu'elle passait devant. Le stress, ça la faisait faire pipi.

Ses ongles martyrisés, sa vessie vide, Amy ne savait plus comment évacuer sa nervosité. Elle se mit à entortiller des mèches bouclées de ses cheveux autour de ses doigts. Ces derniers étaient gelés, plus par le stress que par le froid extérieur. Amanda la regarda avec tristesse. Elle savait que la brune gérait mal ces états de panique, et ne savait pas vraiment comment elle pourrait la rassurer. Les filles décidèrent de faire un dernier tour à Zonko histoire de se changer les idées avant l'heure fatidique.

Amy regarda sa montre. Plus qu'un quart d'heure.

« Vous pensez qu'il faudrait que j'y aille maintenant ? » Demanda-t-elle d'une petite voix tremblante.

« Non non non non non ! » S'empressa de répondre Laura en agitant son doigt devant le visage de son amie. « Il faut TOUJOURS être en retard, histoire de se faire désirer. Fait-le attendre au minimum cinq minutes. »

Amy fit une moue peu convaincue, mais hocha la tête. Elle gagnait cinq minutes, c'était déjà pas si mal.

16h50... 16h55... 16h58... 17h00… 17h01...

« J'y vais ? »

« Oui, mais prends ton temps pour marcher. » Précisa Laura.

Il était dix-sept heures et sept minutes quand la poste apparut aux yeux d'Amy. Devant se tenait un groupe de garçons de septième année. Parmi eux, elle vit Cooper regarder nerveusement sa montre. Il allait sans doute être en colère du fait qu'elle soit en retard. Mais vu ce qu'elle comptait lui dire après, elle s'en fichait un peu. Elle fut cependant surprise de voir autant de monde autour de lui. Il était trois autres garçons à discuter vivement avec Cooper. Ses amis, sans doute, qui étaient venus lui tenir compagnie pendant qu'il l'attendait.

La voyant arriver, Cooper se détacha du groupe et s'avança vers elle.

« Salut. Tu es en retard. » Lui dit-il sans détour en affichant une mine contrariée.

Amy lui lança un regard qui voulait dire « Non mais t'es sérieux là ? »

« Désolée mais j'ai une vie en dehors de toi. » Rétorqua-t-elle en regardant sa montre. « Et puis tu abuses, il est même pas dix. »

Cooper soupira, visiblement exaspéré. Ça partait plutôt mal.

« Excuse-moi, mais ça faisait un moment qu'on t'attendait. »

« ''On'' ? » Répéta Amy en jetant un coup d'œil au groupe derrière Cooper.

« Vient, je vais te présenter. »

Sans attendre de réponse, il attrapa la main de la jeune fille et l'attira vers ses amis qui semblaient impatient de la voir.

« Les gars, comme promis, voici Amelia ! » Annonça le batteur d'une voix triomphante.

Les trois garçons présents saluèrent Amy d'un signe de main, qu'elle leur rendit, mal à l'aise.

« On est ses potes du Quidditch ! » Lança l'un d'eux.

Amy secoua la tête en affichant un sourire crispé. Cooper devait apparemment penser que présenter ses amis lui-même n'était pas nécessaire.

« Allez, on y va ! » Fit alors Cooper à l'ensemble de la troupe.

Amy poussa un soupir de soulagement. Qui fut bien vite remplacé par un regard effaré quand elle vit qu'en plus d'eux, les trois autres membres de l'équipe de Quidditch partaient à leur suite. Elle fut soudain prise d'un doute.

« Attends », fit-elle à Cooper, « ils ne viennent pas avec nous, quand même ? »

« Bah, si. » Répondit le blond d'un air naturel, comme si c'était évident. « Ils voulait que je te présente. »

« Oui mais là c'est bon, c'est fait ça ! » S'énerva la brune. « Je pensais qu'on serait seuls. »

Cooper ne prit même pas la peine de cacher son sourire satisfait.

« C'est mes potes quand même, je vais pas leur dire de dégager ! » Lui dit-il alors, avant de couper court à la conversation en se mettant à parler avec un de ses amis.

Amy se décomposa. Ça n'allait pas être aussi simple qu'elle ne le pensait…

Amy avait envie d'exploser. Cooper passait plus de temps à rigoler aux blagues vaseuses de ses amis qu'à lui parler. Elle pensait pourtant que c'était à ça que servait ce « rendez-vous ». Boudeuse, furieuse, les bras fermement croisés sur la poitrine, elle écoutait les histoires graveleuses d'un des membres du groupe. Néanmoins, elle se disait que cette fin d'après-midi désastreuse serait un parfait argument pour expliquer son choix de ne plus jamais le revoir.

Elle regarda encore une fois sa montre. Cinq heures et quart. Encore trois quart d'heure de souffrance.

...

Amy désespérait de pouvoir à un moment parler seul à seul avec Maxim Cooper. Ce dernier semblait avoir totalement oublié la présence de la jeune fille et passait son temps à plaisanter avec ses amis. De temps à autres, l'un d'eux lui parlait brièvement avant d'être de nouveau accaparé par le batteur. Amy se demanda même s'il remarquerait sa disparition si jamais elle décidait de s'enfuir furtivement. Ce qu'elle devrait sans doute faire, aux vues de l'inutilité qu'elle avait lors des discussions.

« Hey, j'ai une petite soif, ça vous tente une bièraubeurre ? » Lança alors l'un des garçons.

L'idée fit l'unanimité et les cinq Poufsouffles se dirigèrent vers les Trois Balais. Amy se disait qu'une petite pinte ne lui ferait pas de mal, et il était vrai qu'entre le stress, le froid et la frustration, sa gorge était plus aride qu'une limace séchée. Elle suivit les quatre garçons jusqu'à la taverne, rêvant déjà au délicieux breuvage qu'elle allait boire.

Une serveuse les installa à une table près d'un mur, située sur la droite de la porte d'entrée. Poussée par Cooper, Amy se retrouva assise entre lui et un autre garçon. Elle se sentait un peu à l'étroit entre ces deux armoires à glaces pleine de muscles, mais n'eut pas l'occasion de se plaindre alors que les quatre sportifs reprenaient vivement leurs conversations. Quelques minutes plus tard, la serveuse revint en leur demandant ce qu'il voulait commander.

« On va prendre quatre bièraubeurres, et… » S'empressa de dire Cooper avant de se tourner vers Amy. « Un jus de citrouille, ça te va ? »

Amy lui lança un regard effaré. Il ne comptait tout de même pas commander à sa place… ?

« Quatre bièraubeurres et un jus de citrouille, c'est noté ! » Récapitula la serveuse avant de s'éloigner sans qu'Amy n'ait eu le temps de changer sa boisson.

Elle se demandait encore ce qui la retenait de balancer une gifle au visage de Cooper. Trop occupé à raconter des blagues à ses potes, il ne remarqua pas les yeux en colère de la brune. Ravalant sa rage, Amy respira profondément et essaya de se calmer. Faire un scandale en présence de ses potes n'était sans doute pas la solution. Quoi que…

La serveuse revint rapidement avec un plateau chargé. Elle déposa le verre rempli d'un liquide orange devant Amy avant de servir les garçons et de retourner à son travail. L'adolescente jugea le contenu de son gobelet. L'odeur de citrouille lui arriva aux narines, provoquant chez elle un haut-le-cœur qu'elle tenta de dissimuler. Heureusement pour elle, les garçons étaient trop occupés pour remarquer le visage dégouté qu'elle affichait. Cooper leva alors son verre et tout le monde trinqua. Aussitôt, Amy reposa le verre sur la table sans boire.

« Bah alors, tu bois pas ? » Lui demanda l'un des amis de Cooper en la regardant avec étonnement.

Elle était prise au piège. Bafouillant un « si, si », elle prit le verre en main et l'approcha de son visage le plus doucement qu'elle le put. Affichant un sourire crispé, elle porta le bord du gobelet à ses lèvres et fit semblant de prendre une gorgée en avalant sa salive. A peine les garçons s'étaient-ils désintéressés d'elle qu'elle essuya les quelques gouttes de jus encore présentes sur sa bouche d'un revers de manche.

Le temps passa à une lenteur incroyable. Amy se demanda même si parfois, la grande aiguille de sa montre ne remontait pas les minutes au lieu de les avancer… Elle avait envie de crier, de hurler, de balancer les verres, la table et les chaises qui allaient avec. Elle avait envie de mettre des coups de pieds dans les tibias de Cooper et de jeter son jus de citrouille à l'andouille qui l'avait forcée à faire semblant de boire. Mais bien sûr, les garçons ne se doutèrent à aucun moment des lubies de la jeune fille.

La porte de la taverne s'ouvrit alors, laissant un courant d'air s'engouffrer dans la pièce. Parmi le bruit assourdissant du lieu se détachaient les voix de ceux qui venaient d'entrer.

« Brrr. » Frissonna l'un d'eux. « Pas fâché d'être à l'intérieur.

« Tenez, il y a une table de libre juste là. » Fit un autre en désignant une table non loin de celle d'Amy.

Les Maraudeurs s'avancèrent vers la table vide en frottant leurs mains pour les réchauffer. Quelques tables plus loin, alors qu'ils s'asseyaient, ils virent un groupe de garçons parlant et riant très fort. Et au milieu de cet amas de testostérone, James Potter reconnu une fille aux cheveux bouclés. Discrètement, il flanqua un coup de coude dans les côtes de Sirius Black qui poussa un petit cri de douleur avant de lancer un regard courroucé à son ami en se massant le flanc.

Amy jouait avec son verre encore plein en le faisant tourner sur la table. Elle se disait qu'au moins si elle le renversait, elle aurait une bonne raison pour ne pas le boire. Et si au passage ça pouvait salir les fringues des garçons, c'était tout bénef'. Retenant un soupir, elle leva des yeux las et observa les clients autour d'elle. Il y avait de nombreux élèves de Poudlard, toutes Maisons confondues, en train de parler et rire tout en sirotant un verre. Elle tourna distraitement la tête pour apercevoir les quatre Maraudeurs qui la regardaient, avec dans les yeux un mélange de tristesse et d'incompréhension. Amy détourna aussitôt le regard. Elle se sentait honteuse d'être vue dans cette situation, et reporta son attention sur son verre. Être coincée avec Cooper et ses idiots d'amis était une chose, mais savoir que son ex était là pour la voir ne l'enchantait pas vraiment.

Soudain, sans comprendre ce qu'il lui arrivait, Amy sentit un bras puissant passer autour de ses épaules et la serrer. Elle tourna des yeux surpris vers Cooper qui la maintenant à présent contre lui, le regard rivés sur Sirius Black. Amy sentit son estomac se nouer. Elle voulut se détacher de lui, mais à peine avait-elle esquissé un mouvement que le Poufsouffle resserra son étreinte.

N'en pouvant plus, Amy craqua. Elle annonça qu'elle avait besoin d'aller aux toilettes et, forçant Cooper à la libérer et se lever pour la laisser passer, elle contourna la table et se précipita vers les sanitaires pour dames.

Assise sur la cuvette, Amy plongea sa tête dans ses mains. Sa journée était en train de virer au cauchemar. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Déterminée, elle monta un plan d'action dans sa tête : Elle allait retourner à la table, récupérer ses affaires et annoncer à Cooper qu'elle ne voulait plus le voir, que son comportement ne lui plaisait pas et qu'il n'y avait aucune chance qu'ils se remettent ensemble un jour. Suite à quoi elle quitterait le pub sans un regard en arrière et rentrerait directement au château.

A présent sûre d'elle, la Poufsouffle se releva et sortit de la cabine. Elle jeta un coup d'œil à l'allure qu'elle avait dans le miroir. Elle fixa son reflet en essayant d'avoir l'air le plus assuré possible, et quitta les W.C. en serrant les poings.

A peine avait-elle passé la porte qu'elle se retrouva nez-à-nez avec Remus Lupin.

« Amelia, il faut que tu viennes vite ! » S'empressa de dire le lycanthrope.

« Remus ? » Dit-elle, surprise de le voir ainsi à la sortie des toilettes des filles. « Qu'est-ce qu'il se passe ?

« C'est Sirius… » Commença-t-il, ce qui ne présagea rien de bon pour Amy. « Quand tu es partie aux toilettes, il est allé voir ton copain et ils ont commencé à se disputer. »

« Quoi ? » S'exclama la jeune fille en s'avançant vers sa table à présent vide.

« Et là, ils sont sortis pour ''régler leurs comptes'' dans la rue ! » Ajouta Remus à toute vitesse.

« C'est pas vrai ! » pensa la jeune fille en serrant les dents. Elle remarqua alors que dans leur précipitation, personne n'avait pris garde à récupérer ses affaires qui trainaient toujours sous sa chaise. Elle attrapa son sac et enfila son manteau à toute vitesse avant de suivre Lupin dehors.

Devant la taverne des Trois Balais, deux jeunes hommes se faisaient face. L'un d'eux, un grand blond à la mâchoire et à la stature carrée, était soutenu par trois personnes qui se tenaient derrière lui. Lui faisant face, un garçon aux cheveux bruns et épais tombant sur ses épaules, encouragé par ses amis, un brun mal coiffé un peu maigre, et un petit rondouillard au nez fin. Autour d'eux, une foule commençait à se rassembler, curieux de savoir ce qu'il pouvait bien se passer.

« Voilà Black, tu voulais qu'on soit dehors, on est dehors ! » Balança Cooper en s'avançant vers son ennemi.

Sirius restait silencieux, observant les moindres faits et gestes de son adversaire. Sa baguette, bien rangée dans sa poche, était prête à être dégainée. Il était en colère, et n'avait qu'une envie : casser la gueule de ce connard. Ni une ni d'eux, il sortit son arme et la pointa vers Cooper qui fit alors de même. Les deux hommes se fixaient, prêts à réagir au moindre mouvement. La tension était palpable, l'air semblait vibrer autour d'eux.

« Maintenant, rappelle-moi pourquoi tu viens me prendre la tête à propos de ma petite-amie ? »

« Ta QUOI ?! »

Cooper et Black tournèrent la tête en même temps vers l'entrée des Trois Balais, devant laquelle Amy se tenait, rouge de colère. Elle s'avança vers les deux garçons et se plaça entre eux. Aussitôt, Sirius abaissa sa baguette tandis que Cooper le visait toujours avec la sienne.

« Je pensais avoir été claire, Cooper : NOUS. NE. SOMMES. PAS. ENSEMBLE ! » Lui cria-t-elle en détachant bien les mots les uns des autres.

« Ah bon ? » S'étonna Sirius en écarquillant les yeux.

« Toi, n'en rajoute pas ! » Lança-t-elle au Maraudeur en se tournant vers lui, hors d'elle. « Je peux savoir pourquoi tu te mêles TOUJOURS de ma vie ?! Je pensais que tu allais ENFIN me laisser tranquille, MAIS NON ! Il faut que tu continues à intervenir dans mes histoires ! Je te signale, au cas où tu l'aurais oublié, que nous non plus on est plus ensemble depuis que TU m'as larguée ! »

« C'EST BON, CA VA ! » Cria Sirius à son tour. « Tu vas me le reprocher encore longtemps ? Je sais que j'ai fait une connerie ce jour-là, peut-être même la plus grosse de toute ma vie, pas la peine de me le rappeler ! »

Amy sentit soudainement toute colère la quitter en une fraction de seconde. Son cœur battait si fort qu'elle le sentait vibrer partout dans son corps. Avait-elle mal entendu? Qu'est-ce qu'il venait juste de dire ? Non, elle avait dû mal comprendre…

Elle sentit alors la pression de la main de Cooper se refermer autour de son poignet et la tirer en arrière. Déstabilisée, elle perdit quelque peu l'équilibre alors qu'elle se laissait entrainer par le Poufsouffle, trop interloquée pour le repousser. Ses jambes ne lui répondaient plus et se contentaient d'avancer à la suite du batteur qui se dirigeait à présent vers la sortie du village.

« Pour qui il se prend, cet enfoiré ! » Grommela-t-il en accélérant le pas.

« Aie ! Cooper, tu me fais mal ! » Gémit Amy en essayant de retirer son poignet de la prise du garçon.

« S'il croit qu'il m'impressionne, il se plante ! » Continua Cooper comme s'il n'avait rien entendu. « Tu es à moi, et à personne d'autre ! »

Les yeux ronds comme des billes, Amy retrouva alors toute sa force et, tirant fortement sur son bras, réussit à dégager son poignet de la main de Cooper. Le Poufsouffle se retourna alors, prêt à la rattraper, quand il vit le poing de la jeune fille se rapprocher dangereusement de son visage.

On entendit un grand bruit semblable à celui d'un os qui craque, suivit par des hurlements.

Amy, à bout de souffle, ne sentait même plus la douleur sur ses phalanges.

« Tu… es… ODIEUX ! » Hurla-t-elle, les larmes aux yeux, le visage rouge, littéralement folle de rage.

Autour d'eux, plus personne n'osait bouger, ou même respirer. A quelques mètres de là, un groupe de filles de Gryffondor assistait à la scène, bouches bée. Parmi elles, Lily était grandement impressionnée mais aussi effrayée par le comportement de son amie. Elle ne l'avait jamais vu aussi furieuse. Plus loin derrière Amy, les quatre Mauraudeurs la fixaient avec admiration. Sirius, en particulier, se trouva content de ne pas être la cible de la colère de la jeune fille.

« Tu es vraiment le dernier des connards ! » Continua Amy, toujours en hurlant. « Un connard manipulateur, égoïste et STUPIDE ! Comment peux-tu prétendre avoir des sentiments pour moi alors que tu te fiches COMPLÈTEMENT de ce que je peux ressentir ou vouloir ! Ce n'est pas de l'amour, ça ! Tu te moques de moi, tout ce qui compte c'est toi, toi et TOI ! Putain, mais MÊME LUI ne m'a jamais traitée comme ça ! » Vociféra-t-elle en pointant un doigt accusateur sur Sirius. « Je ne t'appartiens pas, JE N'APPARTIENS A PERSONNE parce que je suis un ÊTRE HUMAIN ! Et je ne veux plus JAMAIS que tu t'approches de moi ! Ne m'adresse PLUS JAMAIS la parole !»

Des larmes de rages perlant aux coins de ses yeux, Amy contourna un Cooper hagard et choqué pour se diriger vers la sortie du village, quand elle fit soudain volte-face.

« Ah, et au fait : JE DÉTESTE LE JUS DE CITROUILLE ! »

Sur ces mots, elle tourna les talons et quitta Pré-au-Lard.