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Chapitre 34

Rétablissement maladroit

Edward

Après une autre nuit de sommeil agité, je sortis du lit me dégageant de Bella. Je ne voulais pas la déranger. Elle avait été comme une lumière quand j'étais arrivé hier soir et elle était encore en train de dormir à poings fermés ce matin. J'étais content que l'un de nous ait pu trouver la paix dans le sommeil. Mes rêves étaient moches, plein de mauvaises choses au football, de railleries et même de cercueil. Ce n'était pas l'image par laquelle je voulais commencer ma journée.

J'attrapai un short et un t-shirt, optant pour une douche au centre de formation puisque j'allais transpirer dans l'heure. Je pris un verre de jus d'orange et l'avalai rapidement tout en ouvrant la porte d'entrée pour prendre le journal. Voulais-je vraiment savoir? Pas vraiment mais je savais que ça n'avait pas dû être facile pour Bella à écrire et je devais au moins la soutenir en le lisant.

Mes yeux furent immédiatement attirés par la jolie photo de moi exécutant un parfait hand-off*. Putain la réunion avec le coach aujourd'hui n'allait pas être agréable. Les Cardinal trébuchent. Eh bien ça n'est pas très précis même si je suppose que ça aurait pu être Cullen trébuche. Notre mauvais match était entièrement de ma faute et je détestais ça. La semaine prochaine contre vents et marées j'allais tout donner sur le terrain pour mes coéquipiers. Même si maman était… non, je ne pouvais même pas me laisser terminer cette pensée.

Je survolai l'article en sentant mon estomac se retourner à mes statistiques nulles. Ma Bella avait un sacré talent et elle décrivait parfaitement toutes mes actions ratées d'hier. Erreurs de débutant, passes faibles, manque d'ouverture du jeu, manque d'urgence, platitude chaque mot qu'elle utilisait était vrai et chacun d'eux résonnait dans mon cerveau encore et encore. Je pliai le journal et le laissai là pour que Bella le voie, bien qu'elle ne veuille sûrement pas le lire.

Mon estomac s'agita encore quelques fois quand je me mis sur mes pieds pour aller à la cuisine, rincer mon verre et démarrer le café pour Bella. Je n'avais pas envie de m'asseoir à cette table pour discuter de son article ce matin. Elle avait écrit un fabuleux article, aucun doute là-dessus mais je ne pouvais nier que ça me retournait de lire cette critique parce que c'était ses mots. Je ne voulais pas que ma Bella pense que j'avais joué comme de la merde mais c'était un fait et tout le monde pouvait le comprendre à travers ses mots. Le travail allait être sacrément drôle aujourd'hui.

Comme je ne voulais pas attendre qu'elle se lève ce matin, je décidai de lui écrire un mot pour qu'elle sache que je n'étais pas en colère contre elle. Et je ne l'étais pas. J'étais énervé contre moi pour l'avoir mise dans cette position. Tout était de ma faute. Je saisis l'un de ses calepins sur le bureau et griffonnai un mot rapide.

Décidé de partir tôt pour étudier plus de vidéos et m'entrainer avant mes réunions. On se voit ce soir. Amour, Edward.

Je le laissai sur la table, ramassai mes clés, mon téléphone et mon portefeuille avant d'aller vers la porte. Il était temps d'aller affronter la musique.

OOO

"Putain à quoi tu pensais Cullen? Tu pouvais voir que Whitlock était marqué par Ross et Harris. Qu'est-ce qui t'a fait penser que tu pourrais faire cette passe?" Le coach fit un geste de colère vers l'écran, le touchant presque, en grommelant au-dessus de la tête de Jasper.

Je haussai les épaules parce que que pouvais-je dire? Je n'avais pas réfléchi. J'étais rentré sur le terrain pas du tout concentré sur le match. Je continuai toujours à essayer de voir si ma mère était à sa place dans les gradins. Je ne savais pas ce qui m'avait fait penser qu'elle ne serait pas là mais j'avais cette folle urgence de la voir. J'essayais juste d'en finir avec ce satané match et cette satanée journée parce que tout ce que je voulais faire était de savoir si ma mère allait bien.

Le coach me fixa incrédule. "Qu'est-ce que c'est que cette réponse de merde Cullen? Dois-je faire venir Anderson ici et lui dire que cette semaine il jouera contre les Vickings?"

La colère qui devrait se lever à ces mots n'était pas là cette fois. Alors je lui fis la réponse qu'il attendait. "Non Coach. Je ne ferai pas la même erreur à nouveau." De toute façon à partir d'aujourd'hui j'aurai des réponses. Savoir à quoi j'ai affaire est toujours mieux que d'avoir à faire face à l'inconnu. J'aimais avoir la feuille de match. Si maman était malade alors nous pourrions tout faire comme il faut pour elle, pour qu'elle aille bien et tout se passerait bien.

Il plissa les yeux et ensuite se tourna à nouveau vers l'écran. "Et ici, quand tu regardes vers Fitzgerald et que tu appelles le ballon alors qu'il part dans une autre direction. Qu'est-ce qu'il se passe?"

"Je ne l'ai pas vu." C'est tout ce que je pouvais dire.

"Tu ne l'as pas vu? Il faut qu'il le porte sur le dos pour que tu le voies? Il est juste là!" Le visage du coach est rouge alors qu'il pointe vers l'écran. Il va vraiment le transpercer avec son doigt. Au moins ça en sera terminé avec ça pour un moment. Je m'enfonce dans mon fauteuil et essaie d'être attentif mais croit-il vraiment que je ne le sache pas? Ne suis-je pas resté ici pendant des heures, hier soir, à regarder cette vidéo de très près, examinant chaque erreur à plusieurs reprises? Je pourrai fermer les yeux et les lui donner chacune de mémoire s'il voulait.

"Et le signal du départ de l'action? Qu'est-ce qui n'allait pas là?"

"Rien. Je n'ai pas sécurisé la balle et elle est tombée." Quel beau cadeau pour Umenyiora, quelle récupération facile! J'espère qu'il m'enverra un cadeau de remerciement.

"Tu n'as…" Il s'interrompit et me regarda avec incrédulité. "Le Quarterback 101, Cullen! Ai-je besoin de te renvoyer en camp d'entrainement? Qu'est ce qui ne va pas chez toi, par l'enfer?"

Je pris une profonde inspiration. Je savais qu'aujourd'hui allait être comme ça mais ça ne me rendait pas tout cela plus facile à accepter. "Ma tête n'était pas au match, coach. J'en prends l'entière responsabilité, ça ne se reproduira plus."

Il tapa sur la table avec son presse papier. "Ça non, elle n'y était pas. Si tu m'en donnes l'occasion une fois de plus j'étudierais la question de trouver un nouveau meilleur quarterback. Locker, Luck, Newton? A quoi tu penses Cullen? Lequel de ceux-là pourrait-il te remplacer?"

Ah oui ça le faisait. Je me rassis et le fixai. "Aucun d'entre eux n'a les couilles pour le faire, coach… et vous le savez."

"Ce que je sais c'est que tu es capable d'y aller et de jouer. Mais ce que je sais aussi c'est que ça ne sera pas aujourd'hui!"

"J'ai dit que ça ne se reproduirait pas," dis-je les dents serrées. Il m'observa une minute avant d'acquiescer.

"J'en suis convaincu. Fiche le camp d'ici et va prendre une douche. Nous travaillerons demain."

Putain, oui, nous le ferions. J'allais le faire dès à présent. Je m'extirpai de mon fauteuil et ouvris la porte de la salle de conférence. Je pensais partir en la claquant mais ça lui donnerait trop de satisfaction de m'avoir atteint. Comme si je ne savais pas qu'il allait parler de mon remplacement? Putain. Je n'avais que 25 ans, pas 35. Les équipes feraient la queue si l'Arizona était assez stupide pour me laisser partir. Peut-être que je pourrai signer à Seattle. Je souris en imaginant le visage du père de Bella s'il entendait cette nouvelle. Soit il serait submergé par la joie, soit il chercherait à supporter une autre équipe. On ne savait jamais avec Charlie Swan.

"Edward?" Je me tournai et mon père était à la porte de la salle de radiographie, me regardant attentivement. Mon cœur fit une embardée et mon estomac se retourna alors que j'allai vers lui.

"Maman?"

"Viens entrons et parlons." Merde, ça devait être mauvais. Je lui passai devant et me retournai quand la porte se ferma.

"Bon?"

Un sourire illumina son visage, un grand sourire joyeux et je sentis mon monde redevenir bien à nouveau. "Elle va parfaitement bien. C'est juste un peu de graisse, totalement bénin." Dieu merci. Je sentis mon propre sourire arriver et laissai échapper un cri de joie.

"Où est maman? Je dois la voir. Je vais l'appeler! Et je dois appeler Bella. Elle sera tellement soulagée." Je commençai à partir vers la porte mais mon père posa sa main sur mon épaule droite.

"Pas si vite. Ta mère a appelé Bella pendant que je la ramenais à la maison. Elle sait et elle est très contente. Esmée à une réunion avec l'Hôpital des Enfants pour une nouvelle association ou autre, alors il va falloir que tu patientes jusqu'à ce soir pour pouvoir lui parler. Et en plus je ne pense pas que ton coach serait ravi de te voir partir après un match comme ça."

Je sentis mon sourire quitter mon visage. "Il m'a dit d'aller prendre ma douche et de partir d'ici. Insiste bien, comme si ça n'était pas en partie ta faute, papa, la façon dont je me suis senti tout ce week-end!"

Mon père hocha la tête. "Oui je suis sûr qu'il l'a fait. Sait-il que tu ne m'as pas encore montré ton coude?"

Bon sang. "C'est pour ça que nous sommes ici? Je te l'ai dit, il va très bien." Je commençai à partir mais il arriva à me faire reculer parce que je ne m'y attendais pas.

"Non ça ne va pas! Rien de tout cela ne va, Edward. Tu ne peux pas me traiter comme de la merde et que je reste là pour l'encaisser. Je l'ai fait vendredi parce que peut-être que je le méritais mais ta performance sur le terrain m'a clairement prouvé pour quoi j'avais eu raison de ne pas vouloir te le dire…!"

Mon père était en train de hurler. Je pouvais compter sur les doigts d'une seule main le nombre de fois où il m'avait engueulé depuis que j'étais enfant. Mais moi aussi j'avais de quoi crier.

"Tu m'avais promis! Tu avais dit que tu ne me cacherais plus jamais quelque chose d'important et qu'est-ce que tu fais? La chose la plus importante de toutes et tu penses que je n'y trouverai rien à redire!"

Il cligna et plissa ses yeux bleus vers moi. "De quoi tu parles, qu'est-ce que j'ai promis?"

"Quand grand-père Cullen est mort. Tu n'as pas pris la peine de me dire qu'il avait eu une attaque et il est mort sans que j'aie pu lui dire au revoir. Tu te souviens de ce que tu m'as dit?"

Il relâcha mon épaule et me fixa. "Tu avais sept ans, comment tu t'en souviens?"

"Hum peut-être parce que mon grand-père est mort? On n'oublie pas ce genre de chose, papa. Tu t'es excusé de ne pas me l'avoir dit et tu as promis que tu ne le referais plus jamais."

Il secoua la tête. "Je n'ai pas menti."

"Tu as menti par omission. Comment te sentirais-tu si tu avais été à ma place?" Je ne criai plus à présent, je me sentais sacrément fatigué tout d'un coup. Je voulais rentrer à la maison, prendre une douche et demander à Bella de rentrer et de dormir avec moi. Il fallait qu'elle soit tout contre moi.

Il soupira et passa une main dans ses cheveux. "Très bien alors je l'ai fait. Mais la façon dont tu as joué a seulement renforcé mon idée que j'avais pris la bonne décision."

"As-tu jamais pensé papa, que peut-être si tu me l'avais dit quand maman l'a découvert, le mardi, j'aurai pu avoir plus de temps pour me faire à cette idée? Que j'aurai pu passer plus de temps avec elle et me calmer un peu avant le match? C'était suffisamment difficile de savoir qu'elle pouvait être malade mais en plus il a fallu que je me fasse à l'idée que ma famille pense que j'aie besoin d'être protégé!"

Il secoua tristement la tête. "Non ça ne m'est pas venu à l'idée. Rien ne m'est venu à l'idée la semaine dernière. Tu penses que c'était facile pour moi de me concentrer sur mon travail la semaine dernière? Ta mère et toi êtes ma vie. Si je venais à perdre l'un de vous, je serai complètement perdu. Alors oui. Je t'ai menti. Et j'en suis désolé. Mais je ne pense pas que tu doives me punir pour ça, spécialement maintenant. Nous avons reçu de bonnes nouvelles, fiston et j'aimerai vraiment m'en réjouir mais je ne peux pas en sachant que tu es en colère contre moi."

Je poussai un long soupir. "Je ne suis en colère contre personne. Je suis fatigué papa. J'ai le sentiment que tout va de travers depuis quelques jours. Toi, maman, le match, Bella… personne n'obtient le meilleur de moi en ce moment et je déteste ça."

Il passa son bras autour de moi et je m'appuyai contre lui comme je le faisais quand j'étais enfant. "Je doute fortement que maman ou Bella soient d'accord avec toi."

Je ris. "N'en sois pas si sûr. J'ai le sentiment que maman attend juste de me tomber dessus pour avoir si mal joué hier."

Il rigola. "Bon elle était énervée mais c'était plus contre elle-même que contre toi. Elle s'en veut pour ce résultat."

Je le fixai avec perplexité. "C'est stupide! Ce n'est pas elle qui était sur le terrain. C'était moi. La défaite est à moi, toute à moi."

Mon père secoua la tête. "Alors, tu vois qui est stupide maintenant?"

"Quoi?"

"La dernière fois que j'ai vérifié vous étiez cinquante-deux dans ton équipe. Etais-tu seul sur le terrain lorsque la défense a laissé Manning faire? Etais-tu sur le terrain quand ils ont laissé gagner 40 yards? Tu as merdé, c'est vrai mais tu ne l'as pas fait tout seul Edward! Arrête de t'auto flageller et fais mieux à la fin de la semaine. Je m'attends entièrement à voir mon fils conduire son équipe à la victoire contre les Vickings."

Je souris et le poussai un peu. "Très bien, papa je peux le faire. Je suppose que je ferai mieux de bosser un peu mes automatismes avant de rentrer à la maison." J'allai rester et montrer à l'équipe que je n'allais pas m'enfuir à la moindre petite défaite.

"Oh non tu ne vas pas faire ça. Tu es ici pour une raison…" Je me renfrognai mollement alors qu'il saisit mon bras et me tira vers la putain de radio.

"Je t'ai dit qu'il allait bien."

"Et je t'ai dit que je voulais regarder ce bras et c'est ce que je fais. Mets le coude là." Je posai mon coude pendant que mon père faisait la radio puis il le prit et le fit bouger. "Ça fait mal?"

Je levai les yeux. "Non papa. C'était juste un picotement. C'est parti, ça va bien."

"Hummmm hummmmmm." Il enleva la radio de la machine et alla la plaquer sur l'écran lumineux. "On dirait bien qu'il y a un éperon osseux*."

"Tu vois je t'avais dit que c'était rien. Ça va."

Il fit un petit sourire. "Oui tu l'as dit. Et tu vas passer sur le billard en février pour t'en débarrasser."

"Chirurgie! Ça n'est pas un peu exagéré? Pujols joue au baseball avec ça et ce n'est même pas le bras avec lequel je lance."

"Chirurgie." Je le fixe et il rit. "J'attendrai jusqu'après le Super Bowl parce que je m'attends tout à fait à ce que tu y sois."

Je souris. "Oui? Tu crois toujours en moi?"

"Toujours." Il rangea la radio dans un dossier et éteignit la lumière. "Et puisque je le fais, je te dit de te prendre en main et d'aller t'entrainer. Tu as un match à gagner."

Je me sentis un million de fois plus léger quand je passai la porte. "Merci papa."

"De rien fiston." Je regardai par-dessus mon épaule et le vit me sourire. "Je suis sûr que nous pourrons fêter ça à la fin de la semaine. Tu ferais bien d'être là."

"Compte là-dessus. Papa?" Je m'arrêtai avec la main sur la poignée. Il fallait que je lui dise toute la vérité.

"Quoi?"

"Désolé d'avoir été aussi con avec toi. C'était… il fallait que ça sorte et c'est tombé sur toi. Ce n'était pas juste."

Il sourit. "Tu crois être le seul membre de cette famille à t'en prendre à un autre? Tu as vécu avec ta mère pendant dix-huit ans, tu devrais déjà le savoir." Je ris. "Je comprends. Je suis content que tout soit rentré dans l'ordre maintenant?" Il paraissait encore douter.

"Parfait papa. On se voit plus tard." Il sourit et me fit un signe de la main. Je me sentais bien mieux en arrivant dans le couloir et en me dirigeant vers le vestiaire. Je devais appeler Bella et ma mère avant d'aller sur le terrain, j'avais un peu plus d'énergie maintenant que mon père et moi avions éclairci les choses et je ne courais plus vers la maison pour m'effondrer.

"Eh bien, eh bien, voilà le bleu! Rasons-lui la tête et faisons-lui porter tout notre équipement jusqu'au terrain!" Je lançai un regard foudroyant à Darnell en tentant de passer devant lui.

"Je ne sais pas… s'il n'a plus ses cheveux.. il ne fera plus la première page des magazines. Mais bon on doit bien lui laisser gagner sa vie puisqu'il est clair qu'il ne la gagnera plus sur le terrain." Adrian Wilson essayait d'être drôle. Vraiment très drôle putain!

Jasper et Emmett sortirent de leurs réunions et se dirigèrent vers moi en voyant ce qu'il se passait.

"Dis-moi Cullen quel est l'intérêt de sortir avec une journaliste si c'est pour qu'elle te fasse un article de merde comme ça? Je pensai que tu baisais la presse et que nous aurions quand même un retour positif. Elle est vraiment brutale, le bleu." Je vis rouge et me précipitai vers Darnell alors que le pauvre Emmett m'attrapa pour me retenir. Jasper s'interposa et me poussa.

"Calme-toi."

"Par l'enfer non! Tu ne parles pas de Bella, connard. Elle a fait son boulot contrairement à toi. Et contrairement à vous!"

"Putain qu'est-ce que tu viens de dire?" Darnell fit un pas vers moi et Emmett le tira en arrière et s'interposa, me protégeant comme toujours. Dommage, je ne voulais pas qu'il le fasse maintenant.

"Je dis que tu n'as pas fait ton boulot non plus. Pourquoi Manning a-t-il pu passer selon toi? Où était la pression? C'est vrai que j'ai merdé mais je n'étais pas le seul. La défaite est pour moi et je l'assume mais que je sois maudit si tu dis une seule chose négative sur Bella. Elle n'a fait qu'écrire ce qui était."

"Va te faire foutre Cullen. J'ai eu O'Hara et Andrews sur le dos pendant toute la partie."

"Je n'ai pas vu le moindre jaune…" Je sentais l'adrénaline courir en moi à présent et j'étais prêt à en découdre au propre ou au figuré. Peu importait.

"Edward! La ferme putain. Et toi! La ferme. Il a eu un mauvais match. Ça n'arrivera plus. On a besoin de lui sur le terrain et si tu lui rentres dedans je serai forcé de faire de même avec toi… ce qui fera deux joueurs en moins. Je n'hésiterai pas une seconde à te mettre une raclée Darnell." La voix d'Emmett était assez claire et Darnell et Adrian levèrent leurs mains.

"Je ne vais pas lever la main sur lui, même s'il le mériterait."

"Dégagez de là!" aboya Emmett. Darnell partit dans le couloir avec Adrian dans son sillage.

Jasper se tourna vers moi. "Tu es content maintenant? Tu as vraiment besoin d'exploser ou es-tu content de t'être battu contre la défense?"

Je tournai autour d'Emmett. "Ce n'est pas moi qui aie commencé. Il est venu et a raconté des conneries sur Bella. Ce qu'elle était supposée faire… faire semblant que j'avais parfaitement joué et que nous aurions perdu pour une raison inconnue…"

"Il faut que tu te calmes. Je ne sais pas quel est ton problème depuis…"

"Non tu n'en sais rien! Tu ne sais rien de ce qu'il se passe alors ne commence même pas à en parler!" Je hurlai et mon père sortit du cabinet de radiologie et vint vers nous. " Si vous saviez, vous ne seriez pas si prompts à me juger, moi ou mon attitude. Je serai au top ce week-end, attendez et vous verrez."

Mon père haussa un sourcil et je grimaçai m'apprêtant à passer devant lui. "14 février," me dit-il. La St Valentin? Il voulait m'endormir avec la St Valentin? Je lui jetai un regard noir et le vis sourire avant de partir dans le couloir agité par son rire. Nous allions reporter la chirurgie. Je n'allais pas passer ma première St Valentin avec Bella avec un seul bras. Il me fallait les deux bras pour cette occasion. Si j'avais besoin de l'aide de Maman ou de Bella pour ça je le ferai. J'espérai qu'il serait d'accord avec moi.

"Qu'est-ce qu'il se passe avec vous deux?" demanda Emmett. Papa était déjà dans son bureau et moi j'étais au bout du couloir. Je savais que nous devrions leur dire ce qu'il s'était passé mais maintenant que tout allait bien ce n'était plus le moment. J'étais malade d'avoir tout le monde sur le dos et j'avais besoin de temps seul. Putain de Darnell.

"Cullen! Viens ici! Il faut que nous démolissions les Vikings." Visiblement le coach ne voulait plus que je rentre chez moi…

"Mais coach, il faut que je …"

"Il faut que tu te reprennes et ça commence maintenant. Pose ton cul dans ce fauteuil et dis-moi ce que tu vois." Ce que je voyais c'est qu'apparemment je n'aurai pas une minute pour moi. Bella allait être en colère que je ne l'aie pas appelée plus tôt mais il était clair que le coach n'allait pas me laisser le temps de l'appeler. Je pense que si je lui demandais il allait me frapper. Je me laissai tomber dans le fauteuil, prêt à me concentrer sur les Vikings. Je n'avais plus qu'à céder.

OOO

Finalement j'eus l'autorisation de partir quelques heures plus tard. Je m'échappai de la salle des médias et me dirigeai vers les vestiaires pour me changer et rentrer à la maison, enfer. Peut-être que je devrais m'arrêter sur le chemin et prendre quelque chose à manger et des fleurs pour Bella. Jamais nous n'étions restés aussi longtemps sans nous parler et je me sentais mal à ce sujet.

"Eh bien, le bleu, où sont tes gorilles?" Je levai les yeux et vis Darnell debout vers la porte du vestiaire, les bras croisés et les biceps saillants. Merde, quoi encore?

"Je ne savais pas que je devais être protégé de mes propres coéquipiers."

"Tu devrais, surtout quand tu dis que je ne fais pas mon travail, crétin." Il fit un pas vers moi et je restai stoïque. Que je sois maudit si je reculais devant Darnell. Il aboyait beaucoup mais il ne mordait pas.

"Qu'est-ce que tu as dit à propos de moi? J'avoue mes erreurs, Darnell, plus que tu ne peux éventuellement le comprendre. Pourquoi ne peux-tu pas? "

"Je voudrais te voir te faire labourer par un joueur de 150 kilos, Cullen. Tu serais sur le cul à la seconde où le ballon partirait."

Est-ce qu'il remet vraiment mes compétences en question? "Voilà pourquoi je ne joue pas en défense. Je voudrais te voir lancer une passe à 40 yards et avoir en même temps un joueur de 150 kilos sur le dos."

"Je ne t'ai pas vu faire de nombreuses passes hier, Cullen. Je pourrais probablement lancer plus que tes misérables 100 yards." Il sourit mais ses mots me touchèrent. Et merde à tous! Je me retournai et me dirigeai vers le terrain. "Hey, Cullen, où vas-tu? Je n'ai pas encore fini! "

"Moi non plus," murmurai-je, en poussant la porte menant au terrain. Je saisis un énorme chariot de ballons et le fis rouler sur le terrain. Puis je plaçai les pneus et les mannequins sur tout le terrain, à gauche, à droite et au centre à différentes distances. Je me plaçai moi-même à 50 yards et envoyai le ballon.

C'était bon de faire quelque chose de physique de nouveau. Normalement, je ne lançai jamais le lendemain d'un match mais j'avais à peine fait travailler mon bras hier, alors ça ne me ferait rien. J'envoyai une passe dans le coin de la zone d'en but et frappai droit sur le X. Ouais, Jas attraperait cela facilement. Je voudrais bien voir un bleu faire une passe comme celle-ci depuis les 50 yards. Prenez ça! Cam Newton.

Les paroles de Bella me revinrent à nouveau. Pas d'élan avec le ballon. Je jetai le ballon directement à travers le pneu à la ligne des 20 yards. Et voilà d'élan. Passes maladroites. Je lançai vers la gauche, une passe, que je serai stupide d'essayer lors d'un match mais le mannequin posé aux 15 yards ne sembla pas avoir de problème avec cela. Droit dans le X. Bon sang de bon soir! Je dépassai les receveurs. Le ballon atterrit au bon endroit pour un touchdown.

Merde, qu'est-ce que je faisais? Jamais, jamais je n'étais obsédé par un mauvais article. Un match, oui. Je savais que j'étais un perdant de merde. Mais je m'en foutais avant de ce que la presse pouvait dire de moi mais là encore, la presse n'était pas ma petite-amie disant au monde que j'avais merdé. Oh, elle avait eu beaucoup plus de classe dans le choix de ses mots mais le ton était clair.

Buddy m'avait cloué au pilori dans la presse une fois ou deux et je l'avais accepté. D'accord, peut-être que j'avais eu un mot sarcastique ou deux avec lui et on n'en parlait plus. Je ne pouvais pas vraiment tailler en pièce ma copine pour avoir été honnête, si? Elle m'en ferait voir de toutes les couleurs si j'essayais.

Que diable étais-je supposé dire au sujet de son article de toute façon? Hé bébé, bon travail, tu as bien botté mon cul dans ton article. Veux-tu me botter le cul en personne? Ouais, ça ce serait bien passé. Super article, j'ai vraiment apprécié ton opinion sur mes prises de décisions de merde. Sauvons celui-ci pour la postérité. C'était horrible. Elle avait raison mais je ne savais toujours pas quoi dire. Rien? Est-ce que ne rien dire la ferait encore plus chier que de lui dire que ça me faisait mal?

Je pensais que je mettrais cette merde de côté mais Darnell étant le con qu'il était, me l'avait rappelé. J'avais toujours su qu'un jour elle aurait à écrire sur un match que je perdrais. Je n'étais pas fou de penser que j'allais gagner chaque match.

Mais jouer si mal et qu'elle doive l'écrire? Je n'étais vraiment pas préparé pour quelque chose comme ça. Peut-être que j'aurais dû… mais bon sang, je ne joue pas comme ça souvent. Pas même quand j'étais un putain de bleu.

Je clouai à 15 yards vers la droite, puis jetai la balle à travers un pneu au 10. 40 yards, coup parfait. Rien de branlant dans cette passe. J'allais être aussi bien, le week-end prochain, elle aurait à écrire qu'une personne différente était sur le terrain, enfin pas différente, le vrai Edward Cull ...

"Cullen! Qu'est-ce que tu fous? Sors de ce terrain et rentre à la maison!" Je regardai l'entraîneur qui m'aboyait dessus depuis la porte.

"Presque fini."

"Et range ton bordel avant de partir. Et n'oublie pas de visionner un peu plus la vidéo." Sur ce, il partit. J'aperçus la silhouette géante d'Emmett et les cheveux blonds de Jasper mais ils ne vinrent pas me parler. Je suppose qu'ils ne voulaient pas faire partie de mon bateau qui coule. En courant je ramassai les ballons et les jetai de nouveau dans le chariot. Puis commençai à lancer à nouveau.

Mon bras était bien, mon corps était en phase avec le terrain. Je me sentais autrement mieux qu'hier où j'avais impression de lancer le ballon à travers un brouillard. Peut-être que Bella et moi pourrions aller voir maman une fois que je serai rentré. Je voulais l'embrasser. Je savais qu'elle serait en colère contre moi d'avoir joué comme de la merde mais je chérirai sa colère maintenant qu'elle allait bien.

"Bordel de merde à quoi penses-tu?" Je commençai et ratai ma passe au son de sa voix. Merde, bien sûr. J'avais tout réussi jusqu'à ce que Bella arrive à temps pour me voir merder. Je suppose qu'elle pourrait l'ajouter à son rapport pour demain.

Je roulai mon épaule et attrapai un autre ballon, cette fois le jetant droit à travers le pneu aux 30 yards. C'était mieux. "Je pense que je travaille sur ma précision." Je lui jetai un regard. "Certaines personnes semblent penser que j'ai des problèmes avec cela." Eh bien, merde, c'était un coup bas. Voilà pourquoi j'avais besoin de temps pour moi-même, pour comprendre comment y remédier. J'avais tout foutu en l'air maintenant. Elle me foudroya du regard et elle avait l'air sacrément délectable quand elle prit d'assaut le terrain et me rejoignit, ses jambes sexy - pas chancelantes du tout - alors qu'elle marchait sur le gazon dans sa jupe et ses hauts talons.

Elle tendit sa main pour me prendre le ballon. Je pensais le lui laisser mais ça n'avait pas l'air amusant alors je le tins serré quand elle tenta de le déloger de mes bras.

"Tu vas user ton bras avant le match et la précision ne sera plus le problème, ton bras sera mort." Je ris à son indignation alors qu'elle continuait de tirer infructueusement sur la balle. Elle soupira de colère et s'attaqua à mes abdos avec son doigt.

"Arrête ça, Edward. Je veux savoir pourquoi je n'ai pas eu de nouvelles de toi de toute la journée et pourquoi tu t'es bagarré avec ton père, même si tout va bien avec ta mère. Quel est ton putain de problème?" Elle était superbe quand elle était en colère mais je sentis mal de ne pas l'avoir appelée. Et où diable avait-elle eu l'information au sujet de mon père? Je levai les yeux au ciel. Comme s'il fallait que je demande… deux coéquipiers bavards comme des pies qui ne pouvaient pas attendre d'aller cafter à ma copine.

Je souris et laissai la balle voler, frappant la zone d'en but de nouveau.

Bella laissa échapper un petit cri de frustration et je retins un sourire. Elle était fantastique.

"Tout d'abord, tes commères ne savent pas de quoi ils parlent. Papa et moi allons très bien, sauf le fait qu'il planifie mon opération le jour de la Saint Valentin. Comme si tu allais le laisser faire…!" Je lui souris mais ses yeux s'étaient plissés.

"L'opération? Quelle opération?"

Oups. "J'ai un éperon osseux au coude. Ce n'est pas grand-chose."

"Pas grand-chose? Tu as besoin d'une intervention chirurgicale et ce n'est pas une grosse affaire? C'est de cela que ton père parlait hier? Le bras que tu ne voulais pas qu'il examine? Et tu as besoin d'une opération…?" Sa voix était en train de monter et avec chaque mot elle piquait mon torse de son doigt. Je pris sa main dans la mienne.

"Bella, sais-tu combien d'opérations j'ai eu dans ma vie?" Elle secoua la tête. "Moi non plus, mais c'est beaucoup. Et c'est sûr, ce n'est pas une grosse affaire. Ce n'est pas le bras qui lance et papa l'a programmé pour février mais pas pour la Saint Valentin. Cela devrait te dire combien ce n'est pas important."

"Pourquoi Jasper m'as dit que vous vous étiez disputés?"

Je haussai les épaules. "Comment puis-je savoir ce qu'il se passe dans sa tête psycho-analyse? Il m'a vu crier sur papa quand il m'a dit que j'allais passer au scalpel à la Saint-Valentin. Ça doit être ça."

"Très bien, bien." La colère de Bella semblait avoir diminué à cette nouvelle.

"Donc, vous avez parlé tous les deux?"

"Oui." Je pris une autre balle et la lançai. Elle donna un coup de pied dans mon tibia et je criai de surprise. "Bordel de merde, Bella?"

"Arrête de lancer et regarde-moi quand je te parle!"

Je plissai les yeux et vis qu'elle fulminait à nouveau. Pourquoi était-elle si sacrément sexy quand elle est en colère? Nous nous étions disputés quelques fois mais elle ne m'avait jamais donné un coup de pied, pour l'amour de Dieu. Je tendis mes mains et lui montrai qu'elles étaient vides.

"Très bien, je te regarde et je ne lance plus, même si, selon certaines personnes, j'ai besoin de travailler mon lancer."

Elle avança et commença à enfoncer son doigt dans ma poitrine à nouveau, pas même gênée par la sueur sur mon maillot. "Arrête - cette - merde - arrête - maintenant."

"A quelle merde fais-tu allusion?" Je le savais, mais merde j'aimais bien qu'elle enfonce son doigt comme ça dans ma poitrine. Peut-être que j'étais secrètement sadomasochiste.

"Me jeter mon article au visage! Penses-tu que je voulais écrire cela? Penses-tu que je n'ai pas agonisé sur chaque mot? Penses-tu que toute la journée au travail je n'ai pas attendu que tu m'appelles ayant peur que tu me détestes pour l'avoir écrit?" Sa voix se brisa et je vis des larmes se former dans ses beaux yeux bruns.

Oh merde. Quand je merdais, je merdais royalement. "Non, bébé, je sais que tu ne voulais pas l'écrire." Je l'attirai dans mes bras et elle enfouit son visage dans ma poitrine. Je resserrai mon étreinte sur elle et déposai un baiser sur sa tête.

"Alors pourquoi m'as-tu évité toute la journée?" demanda-t-elle, ses mots étouffés contre mon maillot. Je suis un trou du cul. Je reculai et levai sa tête, essuyant les larmes qui n'avaient rien à faire sur ce beau visage.

"Je ne voulais pas, ma chérie. Je me suis levé ce matin et ai lu ton article et ouais, ça fait mal." Elle tressaillit, mais je la tenais fort. "Puis je suis arrivé ici et le coach m'a botté le cul pendant deux bonnes heures puis j'ai parlé à papa. Je voulais t'appeler dès que je lui ai parlé. Non, c'est un mensonge. Je voulais t'appeler dès l'instant où j'ai entendu que ma mère allait bien mais je suis resté avec lui, nous avons parlé et il a fait la radio de mon bras." J'essuyai plus de larmes et embrassai ses joues.

"Puis deux gars m'ont chambré au sujet de ton article." Elle ouvrit sa bouche pour parler et je secouai ma tête. "Je leur ai dit que chaque mot que tu avais écrit était vrai et que putain je n'étais pas le seul sur le terrain. Ce truc a commencé à dégénérer." Je souris et Bella me rendit un sourire larmoyant. "Jas et Em s'en sont mêlés puis l'entraîneur a voulu me faire visionner la vidéo des Viking, juste quand j'étais sur le point de partir aux vestiaires pour prendre mon téléphone."

Je soupirai et secouai la tête. "J'allais t'appeler et revenir à la maison après cela mais j'ai eu une autre altercation avec Darnell, ça m'a énervé et je suis venu ici pour travailler sur mes automatismes."

Elle hocha lentement la tête. "D'accord, je vois que tu as eu une journée bien remplie. Mais tu devrais toujours prendre du temps pour m'appeler."

"Je devrais. Si ça peut te consoler, je pensais rentrer avec le dîner et des fleurs. Je ne cherche pas à t'exclure, Bella, c'est arrivé et ... " je m'arrêtai, pas sûr de devoir continuer.

"Et quoi?"

Crache tout, Cullen. "Et le fait de me faire chambrer par les gars m'a vraiment emmerdé. Et quand je suis arrivé ici, je me suis souvenu de tout ce que tu as écrit et je me suis senti frustré et en colère, pas contre toi, vraiment, mais juste à cause de la situation. Contre moi-même pour jouer de cette façon et laisser cela m'atteindre."

"Je comprends mais ne pouvais-tu pas m'en parler au lieu de peut-être mettre fin à ta carrière en en faisant trop? "

Je grognai. "Ai-je l'air d'avoir mal, Bella? As-tu vu mes passes? Comme tu l'as si bien souligné, je n'ai pas réussi beaucoup de passes hier. Je suis dans mon quota hebdomadaire avec un jour de retard, tant pis pour moi."

Elle me fusilla du regard à nouveau. Bon, le feu était de retour. Je préférais cela que plus de larmes.

Des larmes provoquées par moi. Bon sang, j'étais un trou du cul muet.

"Es-tu en train de me jeter mon article au visage à nouveau?"

"Pas vraiment. Je suis juste d'accord avec toi. N'aimes-tu que je sois d'accord avec toi?" Je souris et passai une main dans ses cheveux. Elle tapa mon bras et je grimaçai exagérément. "Fais gaffe à mon bras! Il pourrait se briser."

Elle laissa échapper un son qui aurait pu être un grognement puis poussa mon chariot et le renversa. Je regardai la pagaille et fis un pas vers elle. "Tu vas payer pour ça! "Bella brailla et commença à courir, ce qui était ridicule dans ses chaussures et avec mon agilité. Je l'eus dans mes bras en deux enjambées et la jetai sur mon épaule.

Elle hurla et tapa mon dos tandis que je mis la main sur son cul pour l'empêcher de tomber comme elle s'agitait contre moi. Et aussi parce que je voulais toucher son magnifique cul. J'étais un homme après tout.

"Pose-moi par terre!"

Je ris en redressant le chariot et la jetai à l'intérieur. "Edward! Mes vêtements vont être ruinés! C'est sale." Je lui souris comme elle se débattait essayant de se lever mais elle était entravée par sa jupe.

"Je peux t'aider avec ça." Bordel de merde? Nous étions seuls, je pense, et Dieu savait que je la voulais. Tout le week-end sans la toucher. Eh bien je l'avais touchée mais pas de la façon dont j'avais l'habitude. Ce truc avait besoin d'être corrigé.

"Tu ferais mieux." Elle fit une grimace et tendit une main vers moi. Je la tirai du chariot et la remis sur pieds.

"Connard."

Je ris et passai mes mains sur ses bras, m'arrêtant au col de son chemisier. Je déboutonnai le bouton du haut et le prochain avant de réaliser ce que je faisais.

"Edward! Que fais-tu? Arrête!"

"Je fais ce que tu as demandé." Je déboutonnai un autre bouton alors qu'elle tapait sur mes mains. Je ris mais continuai, en défaisant deux autres comme elle continuait de taper sur mes doigts.

"Je ne t'ai pas demandé de me déshabiller." Ahhhh mais elle n'avait pas vraiment protesté non plus, n'est-ce pas? Elle riait et ses yeux étaient brillants, pas de larmes cette fois, heureusement.

"Tu as dit que tes vêtements seraient ruinés et que tu avais besoin d'aide. Je vais t'aider." Je souris tout en tirant son chemisier de sa jupe et passai mes mains sur sa peau soyeuse.

"J'avais besoin d'aide pour sortir." Mais sa tête retomba dans l'abandon et elle haleta quand mes mains se fermèrent autour de ses seins.

"Moi je t'aide. A sortir de tes vêtements." Je m'assurai qu'il n'y avait pas de portes ouvertes mais je savais que nous étions en sécurité. Le coach était toujours le dernier à partir, à moins que ce ne soit moi. Si Em et Jas étaient toujours là, espionnant, alors ils feraient mieux de partir. J'étais sur le terrain avec ma fille et je voulais vivre un autre fantasme. Je fis glisser son chemisier de ses épaules et le mis sur le chariot, admirant son corps sexy.

Elle portait un soutien-gorge entre orange et rose qui relevait ses seins parfaits et je sentis la salive monter dans ma bouche.

J'embrassai son cou et elle tira sur mon maillot. Je reculai et l'enlevai, le jetai sur l'herbe et me déplaçai vers sa gorge, la mordillant, alors qu'elle gémit de plaisir.

"Je suis toujours en colère contre toi," murmura-t-elle, pressant son corps contre le mien, ses mains tirant sur mes cheveux.

Je ris et l'embrassai derrière l'oreille. "Que puis-je faire pour que tu ne le sois plus?" Je passai mes mains sur ses fesses et pressai doucement, tout en mordillant son lobe d'oreille.

"Bon sang! Touche-moi juste."

"Tes désirs sont des ordres." Je continuai à caresser ses fesses en me frottant contre elle. Zeus était dur et affamé. C'était il y beaucoup trop longtemps. Je m'étais habitué à des rapports sexuels réguliers et maintenant que je me sentais bien à nouveau, je devais être avec elle.

Je descendis la fermeture éclair à l'arrière de sa jupe et la fis glisser le long de ses hanches, m'accroupissant pour la tirer plus bas. Je m'assurai de toucher chaque once de ce corps sexy, embrassant son ventre quand la jupe toucha le sol. Bella bougea et vira ses chaussures. Je restai sur mes genoux devant elle, en admirant la vue. Sa culotte était assortie au soutien-gorge. Je me penchai en avant et déposai un baiser contre. Bella haleta et regarda autour nerveusement.

"Je ne sais pas si cela est une bonne idée."

Je me levai et l'attirai contre moi. "C'est une très bonne idée. J'ai toujours voulu baiser sur le terrain." Ses yeux s'assombrirent et elle se mordit la lèvre." Ne me dis pas que tu n'as pas pensé à cela pendant toutes ces années où tu as couvert le football." Elle rougit et leva l'épaule dans un petit haussement sexy. Je mis mes pouces dans ses sous-vêtements et tirai.

"Ne mens pas, ma chérie."

Elle regarda autour de nouveau. "D'accord, peut-être que oui, mais ..."

Assez de mais! "Est-ce que tu me veux, Bella?"

"Tu sais que oui."

"Bien." Je tirai sa culotte et mon short suivit illico presto. Les yeux de Bella s'écarquillèrent quand ma bite se montra, comme si elle ne l'avait jamais vue avant ou un truc du genre. "Tu m'as manqué, " dis-je, en me rapprochant et passant mes mains le long de ses côtés.

"Tu m'as manqué aussi. Beaucoup." Je la pris contre moi et déplaçai mes mains vers le bas de son dos, traçant la belle ligne de sa colonne vertébrale.

"Je suis vraiment désolé."

Elle tendit la main et fit courir son index sur mes lèvres. "Je sais. Montre-moi."

Je fronçai les sourcils pensant à la logistique. Chaque fois que j'imaginais baiser sur le terrain, c'était amusant à imaginer mais je ne voulais pas qu'elle se blesse ou quoi que ce soit d'autre.

"Quoi?" demanda-t-elle.

"Je ne veux pas te faire mal." Elle leva les yeux au ciel et se laissa tomber dans l'herbe et dégrafa son soutien-gorge. Eh bien. Je me laissai tomber à côté d'elle et l'aidai à l'enlever avant de la pousser dans l'herbe. J'espérais que j'avais raison et que nous étions totalement seuls mais il était difficile de me préoccuper de cela en ce moment, avec Bella nue et chaude et douce sous moi. J'embrassai ses lèvres, doucement d'abord puis de plus en plus affamé alors qu'elle mit ses bras autour de moi et m'attira plus contre elle. C'était comme si elle ne pouvait pas attendre que je sois à l'intérieur d'elle. Je savais que je ne pouvais pas attendre non plus.

Je pressai mon sexe contre elle et la trouvai mouillée et prête. Elle était autant allumée que moi. Je soulevai ses hanches un peu et glissai lentement à l'intérieur d'elle. Ses yeux devinrent vitreux alors que je glissais à la maison, la remplissant. Je gémis à la sensation. Elle leva les jambes et les enroula autour de mon dos, me permettant de m'enfoncer encore plus à l'intérieur d'elle.

"Je t'aime." Je devais le dire. J'étais tellement désolé de l'avoir inquiétée. Je n'avais jamais voulu lui causer de la douleur.

"Je t'aime aussi." Je souris et l'embrassai, me déplaçant lentement à l'intérieur d'elle. Elle bougea ses hanches pour rencontrer les miennes et elle frétilla sous moi.

"Edward?"

J'embrassai sa mâchoire. "Oui, Bella?"

"Chaque fois que j'imaginais cela, je l'imaginais toujours putain dur et rapide sur le terrain."

Bon sang, elle était parfaite.

"Moi aussi, tu veux que je te baise, Bella?"

Ses yeux brillèrent. "Oui."

"Eh bien." Je glissai lentement hors d'elle et puis poussai à l'intérieur. Elle gémit bruyamment et leva ses hanches pour me rencontrer poussée pour poussée. Je mis mes mains sous son dos, en essayant de la soutenir un peu pour qu'elle ne se blesse pas.

"Plus fort, Edward." Putain, oui. Je poussai plus fort et plus vite, mon corps glissant contre le sien, luisant de sueur. Bella jeta sa tête en arrière et exposa son cou pour moi. Je l'embrassai et suçai, grattant avec mes dents le long de sa peau comme je la baisai au milieu de terrain des Cardinal. Je ne pouvais pas croire que j'étais arrivé à vivre aussi ce fantasme avec elle.

Je passai la main entre nous et appuyai deux doigts sur son clitoris, tirant dessus doucement comme je pilonnai à l'intérieur d'elle. Les yeux de Bella se révulsèrent et je savais qu'elle était proche, je pressai des cercles rapides, tout en entrant et sortant d'elle plus fortement. Je la sentis se serrer contre moi et je poussai encore plus profondément. Bella gémit et jouit, ses jambes me saisissant fermement. Je capturai son gémissement avec mes lèvres, l'embrassant passionnément et finissant au fond d'elle.

Je m'effondrai contre elle et nous rîmes à bout de souffle. "Tu es la femme parfaite pour moi. "

"Ne l'oublie jamais." Je baissai les yeux vers elle et l'embrassai légèrement.

"Je ne pourrais pas. N'oublie pas que je t'aime, même quand tu me bousilles publiquement." Elle me lança un regard noir et je l'embrassai rapidement." Je te taquine, bébé. Je sais que tu n'aimes pas ça et moi non plus."

Elle secoua la tête. "J'ai détesté chaque minute." Je sortis d'elle et m'assis, la tirant sur mes genoux et elle me chevauchant. Je repoussai ses cheveux sur ses épaules et l'embrassai.

"Je suis désolé, ma chérie." Je lui caressai la joue et regardai dans ces beaux yeux bruns. "Je te promets que tu n'auras plus à le faire à nouveau. Je vais être concentré à partir d'ici. D'habitude je suis en mesure de compartimenter assez bien et je vais découvrir comment le faire à nouveau."

"Edward, tu ne pouvais pas t'empêcher. Tu es seulement humain."

Je ris et l'embrassai à nouveau. "Je comprends ça de plus en plus. Mais je ne vais plus te mettre dans la position d'avoir à écrire quelque chose de mal sur moi encore une fois, du moins pas avant que je sois vieux et bon à jeter."

Bella secoua la tête. "Tu crois que je vais te suivre si longtemps?"

Elle rit et se leva de mes genoux, tendant une main pour m'aider à me mettre sur mes pieds. "Oui. Ensuite, je veux prendre une douche puis nous irons voir tes parents pour fêter ça."

"Nous avons beaucoup à célébrer." Je lui tendis ses vêtements et commençai à enfiler les miens.

"Oui. La bonne santé de ta mère et le fait que tu aies sorti ta tête de ton cul. Dans l'ensemble on peut dire 'jour gagnant'." Je donnai une tape à son cul comme elle se penchait pour enfiler sa jupe.

"Je compte gagner beaucoup plus."

Elle se leva et prit son soutien-gorge, ses yeux brillants de défi. "Je compte sur toi pour tout gagner."

Je l'embrassai passionnément. "Depuis que je t'ai gagnée toi, j'ai déjà tout gagné."

Bella sourit, agrafant son soutien-gorge et attrapa son chemisier. "N'oublie jamais cela non plus". Je ne le ferai plus, plus jamais.

...

*Hand-off : passe de main à main du Quater Back au Running Back qui part en courant

*éperons osseux L'ostéophytose est une maladie dans laquelle se développent des éperons osseux le long des bords des os. Aussi appelés ostéophytes, ces éperons osseux se forment souvent là où les os se rencontrent, au niveau des articulations. Les éperons osseux peuvent aussi se former sur les os de colonne vertébrale.


Ouf tout va bien…

Et maintenant c'est moi(Zveka) qui ait envie d'engueuler cet Edward,

je ne suis pas sûre que je lui pardonnerai aussi facilement que Bella,

elle a fait son job, alors que lui n'arrivait pas à se ressaisir...

Dans prochain chapitre nous les retrouverons tous ensemble

ça va donner...

Pour info ce chapitre fait 8140 mots ou 18 pages, ce qui nous fait 3-4 jours de travail à deux (et nous avons l'une comme l'autre la vraie vie à côté aussi) C'est pour cela que vos commentaires sont importants pour nous, ça nous booste à continuer et finir une histoire...