Je poste ce matin parce que je n'aurais pas le temps de le faire ce soir. Je pense que vous allez me détester, vu comment ce chapitre se termine xD

Deniz : Je te dis, tu es la nouvelle Hermione Granger !
Shana : J'espère que la suite ne sera pas trop abominable... Même si j'ai l'impression que si xD Et pour le fait d'avoir couché avec Drago... c'est peut-être un mensonge, peut-être pas, qui sait
Milimagine : Je sais pas non plus, je m'en souviens plus xD A mon avis, le test de grossesse va s'avérer inutile ! Mais rien n'est perdu, jamais !
Ravenclaw-Strega : Ne m'en veut pas trop pour cette coupure là alors...

XXXIV •

La douleur, intense, immense, omniprésente. Des vagues de souffrance montaient de ses pieds pour s'écraser avec force dans son crâne, la laissant anéantie. Elle n'avait pas la force d'ouvrir les yeux, pas la force d'avaler sa salive, pas la force de bouger. Elle ne sentait plus son corps comme d'habitude : il n'était plus qu'un amas de souffrance. Hermione ressentait avec acuité toutes ses plaies, ses bleus, tout ce qui lui faisait mal, mais n'arrivait pas à sentir le bout de ses doigts. Ses cuisses étaient collés l'une à l'autre et elle sentait qu'un liquide encore frais se trouvait entre elles-deux. Après quelques secondes de réflexion, elle comprit qu'il s'agissait de sang, de son sang. La torture avait du cesser depuis peu pour qu'il ne soit pas encore séché. Il ne lui vint pas à l'esprit de savoir si elle était gravement blessée ou non.

La brune passa du temps dans cette semi-conscience, incapable de savoir où elle était, si elle dormait ou non, si on lui parlait, si elle mangeait... Elle ne sut combien de temps passait, n'ayant aucun point de repère. Puis, un moment – peut-être un heure ou un jour plus tard – elle sentit la douleur s'atténuer, ses sens recouvrer leur fonction et compris qu'on la soignait, à nouveau. Les yeux fermés, elle pleura en silence, sachant que cela voulait dire sa mort prochaine.

On vint la chercher et on la traîna avant de la laisser tomber sur le sol, assez doux car, elle s'en souvint, il était recouvert de moquette. Là encore, on la laissa seule pendant un temps indéterminé puis on lui prodigua de nouveaux soins, on la nourrit et on la fit boire, jusqu'à ce qu'elle puisse ouvrir et les yeux et reprendre le contrôle de son corps.

Elle était seule dans le salon désormais familier de ses malheurs. Il faisait grand jour : les fenêtres, dont les volets n'étaient pas fermés, laissaient filtrer une faible lumière grise. Il pleuvait. Quelle triste ambiance pour le jour sa mort. Car, elle n'en doutait pas, on l'avait faite venir ici pour lui montrer les effets de la potion et pour qu'elle soit la première victime. S'ils avaient finis de préparer la potion, cela voulait dire qu'un jour au moins était passé. Hermione baissa les yeux pour contempler les dégâts qu'elle avait subi. Son blaser avait disparu, tout comme ses chaussures. Elle n'était vêtue que de son t-shirt et de son pantalon. L'un comme l'autre étaient sales, déchirés à certains endroits. Même si son pantalon était noir, elle voyait parfaitement deux larges cercles s'étendre à l'intérieur de ses cuisses. Y mettant toutes ses forces, elle tendit la main et palpa. Elle sentit le sang séché sous ses mains et ferma les yeux pour s'empêcher de vomir. Continuant de toucher, elle ne sentit aucune plaie. Ce fut quand elle se plia un peu, tirant sur son ventre, que la douleur l'aveugla momentanément. Elle se laissa retomber, incapable de supporter le mal qui l'envahissait. Elle n'avait même pas envie d'imaginer les dégâts que son abdomen avait du subir pour laisser couler autant de sang. Ses mains étaient pleines de griffures et, sur chacune de ses paumes, quatre petites marques étaient encore à vif, résultat de ses ongles profondément enfoncés dans sa chair. Ses pieds n'étaient pas en meilleur état : plein de coupures, elle avait saigné du gros orteils et ça avait du s'infecter.

Hermione était dans un piètre état. Elle se laissa aller à l'inconscience et fut réveillée par des voix moqueuses. Ignorant ce qu'ils disaient, elle n'ouvrit les yeux que quand Jack le lui ordonna. Il la redressa et elle se mordit la langue pour ne pas hurler de douleur. Elle n'était plus à une blessure près, mais elle refusait de pleurer, de supplier, de crier devant eux. Il y avait une dizaine de sorciers au moins mais elle se contenta de leur lancer un regard torve. A quoi bon retenir leur visage puisqu'elle ne s'en sortirait pas. Tout espoir de survie l'avait quitté, ne lui restait plus qu'un semblant de courage et de fierté qui lui interdisait de devenir un objet de moquerie pour ces mages noirs. Si elle devait mourir, elle le ferait dignement, il n'obtiendrait rien d'autre d'elle.

« Le grand jour est arrivé ! La potion est prête, tout est prêt ! Il ne nous manque plus que l'ingrédient principal. »

Sans qu'il n'ait besoin de faire un signe, Nadja s'était avancée, une aiguille en main, et lui avait profondément piqué le bout de l'index. Jack, béat de bonheur, contempla la goutte de sang qui se formait à cet endroit.

« Nous y voilà enfin... »

Il adressa un grand sourire à Hermione, comme si elle partageait son excitation, puis attrapa une louche qu'il plongea dans la chaudron noir. Un liquide plus noir que les ténèbres en sortit et fut placé dans la coupe. Jack y planta l'antenne qui resta droite, miracle magique. La potion se mit à fumer. Ne lâchant pas Hermione des yeux, Jack lui attrapa la main et tendit son bras jusqu'à ce que l'index de la Gryffondor se place au-dessus de la coupe et qu'une goutte de sang y tombe, dessinant des motifs clairs dans la potion. La brune ferma les yeux. Elle ne les supplierait pas, ne dirait rien, mais refusait de voir sa fin. Elle adressa une dernière pensée à ses parents, les imaginant entrain de prendre le petit-déjeuner – si tant est qu'on soit le matin – sur leur belle terrasse, profitant du soleil qui leur annonçait une nouvelle journée, sans se douter le moins du monde que, à l'autre bout de la planète, leur fille allait leur apporter la mort. Ils n'auraient même pas le temps de s'en rendre compte, si ce que Jack avait dit était exact. Elle était, malgré tout, incapable de retenir ses larmes, qui coulaient en silence tandis que la mort s'approchait.

La situation lui donnait envie de s'arracher les cheveux. Voici trois jours qu'il lisait et relisait le dossier que Hermione avait laissée sur son bureau espérant trouver la raison de sa disparition. C'était l'effervescence chez les Aurors : une des leurs avait disparue et il ne faisait maintenant aucun doute que ce n'était pas de son plein gré. La jeune femme n'était pas du genre à ne donner aucune nouvelle, même à ses parents. Ils devaient la retrouver avant qu'il ne lui arrive quelque chose de grave.

Son impuissance lui donnait des envies de meurtres. Drago avait beau se mentir éhontément, affirmer qu'il n'aimait pas Hermione et qu'il ne l'avait jamais aimée, il n'avait jamais été aussi inquiet. Ses nerfs étaient à vif, sa patience inexistante et il ne dormait plus la nuit. Le contrôle qu'il exerçait habituellement sur lui-même était tout simplement nul depuis trois jours.

Si l'on comptait les deux jours passés avant que Harry ne le prévienne, cela faisait cinq jours qu'elle avait disparue. Ils n'avaient aucune demande de rançon, aucun message les prévenant qu'ils détenaient une des figures du monde sorcier... rien. Et cela ne laissait rien présager de bon.

Le blond laissa son poing s'abattre sur la page qu'il était entrain de lire. Il ne voyait pas en quoi la collection de robes de Jugson pourrait l'aider mais il n'avait rien d'autre à faire, aucun moyen de retrouver la Gryffondor.

Depuis qu'il était devenu son équipier, sa vie avait pris un tournant. Il avait accepté, pour la première fois de sa vie, d'être en couple avec quelqu'un, pour autre chose que pour la mettre dans son lit. Bien sûr, il adorait coucher avec Hermione, c'était mille fois mieux et plus fort que ce qu'il avait connu avec des centaines de filles. Mais il n'y avait pas que ça, loin de là. Elle arrivait à l'apaiser, à le faire abandonner sa carapace et à apprécier l'instant présent. Elle l'aidait à être celui qu'il aurait été sans Voldemort et les Mangemorts. Sans son père.

Pourtant rien ne laissait présager cela. Il eut un rire amer en y repensant. Sa réaction quand elle avait appris qu'il serait son équipier resterait toujours dans sa mémoire. Il avait fallut du temps à la brune pour apprivoiser le Serpentard mais elle y était arrivée, contre toute attente. Qui aurait cru que les deux ennemis jurés finiraient en couple ? Ils devaient cela au camps des Aurors qui les avait rapprochés comme ils n'auraient jamais pu le faire seuls. Les épreuves qu'ils avaient traversées là-bas les avaient forcé à s'entraider. Les créatures, les parcours, les duels contre d'autres sorc...

Malefoy releva la tête si vite qu'il grimaça de douleur. Il jura mais se contenta de passer une main sur sa nuque. Les yeux fixés sur la page faisant l'inventaire des robes de Jugson, il laissa son esprit tisser des liens. La situation lui apparut alors avec clarté et son sang ne fit qu'un tour.

Il déboula dans le bureau de Williamson où se trouvait également Harry. Depuis cinq jours, celui-ci avait élu domicile dans cette pièce, ne la quittant que pour rentrer chez lui le soir, très tard, et revenait quelques heures après, le sommeil le fuyant lui-aussi.

« Je sais ce qu'avait trouvé Hermione. »

Les deux hommes se redressèrent et le fixèrent avec espoir, pendant qu'il faisait glisser le dossier devant eux.

« Lorsqu'on s'est rendus dans la deuxième boutique où il y avait eu un meurtre, expliqua-t-il en faisant au plus vite, ne s'attardant guère sur les détails, il y avait un sorcier qui nous observait, masqué et vêtu de noir. Sa robe ne comportait qu'un détail : une bande blanche sur le bas. D'autres témoignages nous ont confirmé que plusieurs sorciers vêtus ainsi avaient été vus. Je n'avais pas fait attention à ça jusqu'à ce que je fasse le rapprochement avec Jugson. Dans son manoir, on a retrouvé une dizaine de robes avec la même particularité. Et ce n'est pas tout. Au camps des Aurors, lors d'une épreuve, on a affronté ce qu'on a pris pour deux sorciers censés représenter des Mangemorts. Sauf que, je m'en souviens aujourd'hui, ils avaient également une bande blanche en bas de leur robe noire. Ça ne peut pas être une coïncidence. »

Le silence suivit cette déclaration jusqu'à ce que Williamson le rompe.

« Il y a un lien, en effet. Je crois que votre théorie comme quoi nous avons à faire à un nouveau groupe de mages noirs est fondée. Il nous faut cependant..
- Nous n'avons pas le temps de parler, supplia Harry.
- La seule façon de savoir si nous avons raison, c'est de la retrouver, continua Drago.
- Je sais, acquiesça Williamson, jugeant lui aussi que la situation pouvait bien se passer de paperasse et de prudence. Mais cela ne nous dit pas où trouver Hermione.
- AU MANOIR DE JUGSON ! s'écrièrent Harry et Drago en même temps, après une seconde de silence. »

Williamson les observa un instant. Harry était à moitié debout sur son fauteuil, prêt à courir sauver sa meilleure amie, et la même tension habitait le Serpentard.

« Très bien, fit-il en masquant sa propre nervosité. Réunissez tous les Aurors. »

Il ne leur en fallut pas plus. Ils se précipitèrent hors du bureau et, moins de cinq minutes plus tard, une foule d'Aurors traversait l'Atrium sous les regards étonnés des sorciers présents, pour se rendre à la zone de transplanage. Ceux qui avaient perquisitionné le manoir guidèrent leurs équipiers et ils se retrouvèrent bientôt tous au début du sentier qui menait à la demeure.

« Bien, une minute.
- Arnolphe, nous n'avons pas le...
- Harry, le coupa l'Auror. Si Hermione est bien là, elle est sûrement très entourée. Nous ne pouvons foncer tête baissée au risque de subir de lourdes pertes, dont Hermione. »

Le brun reconnut le bien fondé de cette décision mais avait du mal à contenir son impatience. Il voulait en finir, retrouver sa meilleure saine et sauve et faire payer à ceux qui l'avaient enlevée. Il en était persuadé : elle était là. La théorie de Malefoy était fondée et, de toute façon, ils n'avaient aucune autre piste. Elle devait être là.

Williamson commença donc à donner les ordres. Il fallait d'abord anéantir les défenses qui étaient mises en place. Ensuite, les sorciers connaissant le manoir transplaneraient à l'intérieur. Il fut décidé qu'ils transplaneraient dans une chambre secondaire, là où ils avaient peu de chance de rencontrer quelqu'un. Les autres Aurors pénétreraient par la porte d'entrée.

« Il est très important que, dès que vous aurez transplané, la première chose que vous fassiez est de remettre le sortilège anti-transplanage ainsi que le maléfice d'entrave. Tous ceux qui tenterons de transplaner se retrouveront ligotés et nous ne laisserons ainsi personne s'enfuir si... »

Il ne termina pas sa phrase mais tout le monde la comprit. Rien ne leur garantissait qu'il y avait bel et bien quelqu'un dans ce manoir. Mais c'était leur seule piste.

Quelques détails plus tard, ils se tinrent prêts. Harry et Drago attendaient que les défenses soient supprimées, baguettes en main, mâchoires serrées, chacun de leurs muscles tendus au possible. Ils ne s'étaient regardés qu'une seule fois depuis le départ, mais ce regard avait suffit pour qu'ils se comprennent. Ils s'en remettraient à l'autre pour sauver Hermione et avaient de nouveau toute confiance l'un envers l'autre.

Ils entendirent le sifflement indiquant que les barrières étaient brisées et pénétrèrent aussitôt dans le parc, sans se soucier du décor les entourant. Il s'était mis à pleuvoir et Malefoy en fut heureux : on les verrait moins à travers l'averse que s'il avait fait un grand soleil. Ils grimpèrent le perron au pas de course, s'arrêtèrent devant la porte, attendirent le second sifflement indiquant que les défenses étaient de nouveau effectives, puis Drago déverrouilla discrètement l'immense porte d'entrée.

Ils pénétrèrent à pas de loup dans le hall d'entrée circulaire. Il n'y avait pas un bruit mais plusieurs portes, ouvertes, donnaient sur des salles éclairées. Les Aurors qui avaient directement transplané à l'intérieur apparurent en haut de l'escalier et firent un geste pour indiquer qu'il n'y avait personne à l'étage. Williamson, en tête de file, pointa son doigt vers une des portes et leva quatre doigts. Ils hochèrent la tête. Leur chef avait aperçu des silhouettes derrière la quatrième fenêtre sur la droite. Les Aurors se séparèrent en deux : une moitié allant vers la droite, l'autre vers la gauche pour neutraliser d'éventuels sorciers présents.

Ils pénétrèrent dans une première pièce luxueusement décorées mais vide. Par contre, ils entendaient des voix. Ils s'approchèrent silencieusement de la porte qui leur faisait face. La pièce était semblable à celle dans laquelle ils se trouvaient et elle était tout aussi vide. Une porte, dans le mur opposée, était entrebâillée et laissait filtrer les voix.

Drago inspira longuement et évacua toute émotion. Il devait être concentré. Les yeux fixés sur la pièce qu'il voyait à peine, il suivit les Aurors qui s'y dirigeaient. Alors qu'ils atteignaient la porte, celle-ci s'ouvrit et un homme apparut. Il resta interdit quelques secondes qui lui furent fatales car Williamson en profita pour le stupéfixier. Son corps s'écroula au sol, dévoilant la pièce qu'il venait de quitter.

Les Aurors pénétrèrent immédiatement dans ce qui semblait être un salon, engageant le combat avec une quinzaine de sorciers présents. Drago se contentait de se protéger des rayons lumineux, cherchant Hermione. Quand il la vit, son cœur manqua un battement et il se précipita vers elle.

La Gryffondor avait envoyé une dernière pensée vers ses amis et ses parents qui allaient mourir par sa faute. Sa douleur était égale à sa tristesse. Elle se demanda fugacement si elle allait souffrir ou si sa mort serait rapide et indolore. Jack avait dit que cette potion tuait en moins d'une seconde. On n'avait pas le temps de souffrir, en moins d'une seconde, si ? Au final, cela lui était égal. La douleur qu'elle ressentait déjà ne pourrait pas être pire. Enfin, c'est ce qu'elle croyait.

Elle rouvrit brusquement les yeux quand elle entendit des cris et des hommes lancer des sortilèges. Hermione eut le temps de voir des Aurors à gauche de la pièce avant que les sorciers qui l'avaient retenue prisonnière ne se lèvent pour riposter. Dans un sursaut de lucidité, elle donna un puissant coup de pied dans la coupe et la chaudron, renversant ainsi toute la potion qu'ils avaient préparée, sauvant sa vie et celle de ses parents, même si le geste la laissa presque inconsciente tant la douleur se réveilla.

« RAAAH. »

Le hurlement de rage lui fit tourner la tête. Nadja se tenait face à elle, les traits déformés par la haine.

« Tu ne t'en sortiras pas, sang-de-bourbe. SECTUMSEMPRA. »

Hermione vit le trait rouge foncer vers elle et la propulser au sol. La douleur se superposa à celle qu'elle ressentait déjà du fait des multiples endoloris, mais, rapidement, elle s'atténua jusqu'à n'être plus qu'une légère douleur, sourde, éloignée d'elle. Tout lui semblait si loin, si peu important. Elle ne sentait plus le sang couler contre sa poitrine et teinter la moquette de rouge. Moquette qu'elle fixait, les yeux vides. Alors que sa vie fuyait en même temps que son sang, les poils crème de la moquette se superposèrent à ceux du tapis vert du manoir Malefoy sur lequel elle avait été torturée et elle se retrouva entre deux temps, deux moments où elle avait été torturée au point d'être brisée. Refusant la douleur, Hermione s'enfonça tout au fond d'elle et se roula en boule là où la souffrance ne pouvait pas l'atteindre, où elle ne ressentait plus rien, où on ne pourrait plus lui faire du mal. Elle se serra contre elle-même, comme si elle pourrait disparaître en se comprimant suffisamment et céda au sommeil tentateur qui l'appelait. La Gryffondor émit un dernier souhait : celui de ne pas faire de cauchemars, puis elle sombra.

« NOOOOOON ! »

Drago avait presque atteint Hermione, adossée contre un canapé, dans un état inquiétant, quand il avait vu Nadja lui lancer un sectumsempra. Il la stupéfixia, retenant son envie de lui faire connaître un sort bien pire, tout en plongent vers le corps de la brune.

« Non, non, non, Hermione ! »

Son cri était devenu une supplication. Il s'agenouilla auprès de la jeune femme qui se vidait de son sang.

« Ne meurt pas, tu n'as pas le droit de mourir. »

Sa voix et ses yeux étaient brouillés par les larmes mais il gardait suffisamment de sang-froid pour savoir ce qu'il fallait faire. Serrant sa baguette, il la plaça au-dessus des lésions de la jeune femme et entonna une incantation qui ressemblait plus à un chant, tout en remerciant mentalement son parrain décédé, Severus, pour lui avoir appris ce contre-sort.

La première fois qu'il lança le sortilège, le flux de sang diminua.

La seconde fois, les plaies se refermèrent.

La troisième fois, la plupart des cicatrices disparurent.

Mais Hermione garda les yeux clos.