Chap. 34 – Je vous présente …
PDV Ian
Nous montions dans la voiture. J'eus à peine le temps de m'installer qu'elle me sauta dessus et s'assit sur moi pour m'embrasser.
Je reculais pour reprendre mon souffle et lui demandais.
- Que me vaut cet honneur ?
- Je ne sais pas. D'ailleurs, je dois me justifier quand j'ai envie de t'embrasser maintenant.
Je restais interdit de sa réponse. C'est vrai que ma question était idiote et qu'elle avait raison. Comme un bêta je lui répondais.
- Euh ….Non c'est vrai.
- Ouf j'ai eu peur. Par contre, tant pis pour toi, mais tu m'as un peu coupé les pattes avec ta question.
Elle s'apprêtait à retourner à sa place lorsque je la retins.
- Et pas si vite, Mademoiselle. Tu ne croir pas t'en tirer à si bon compte.
Je commençais à l'embrasser et à lui caresser le dos. Nos échanges s'enflammèrent d'un coup et je me retrouvais en arrivant chez ses parents avec une furieuse envie de lui faire l'amour. Ne sachant pas où ils habitaient, je ne pensais pas que c'était si proche. Ma situation indélicate, semblait beaucoup l'amusé. Moi beaucoup moins. Elle me dit en descendant avec un grand sourire narquois.
- Ça va passer mon ange… Tiens, un truc infaillible ! Tu n'as qu'à penser à moi toute nue.
- Nina …. !
Une fois sortie de la voiture je me dandinais dans mon pantalon en essayant de chasser de ma tête, l'image de Nina en tenue d'Eve. Ce qu'évidemment j'avais beaucoup de difficultés à faire. Je lui attrapais le bras et la fis pivoter vers moi. Je lui glissais à l'oreille.
- Tu sais qu'avec ce que tu viens de dire, cela m'est impossible de penser à autre chose que de t'embrasser et de t'aimer sur place.
Elle mit ses bras autour de mon cou et m'embrassa tendrement.
- Voila, pour la première de tes envies. En ce qui concerne le deuxième, un je t'aime ne te suffira pas je suppose.
Je grognais en guise de réponse.
- …
- Alors, il va falloir attendre, car je ne suis pas sûre que le moment soit bien choisi.
Je grommelais pour acquiescer.
- Tu es prêt, maintenant. On peut rencontrer mes parents.
Je respirais à plein poumon et lui fis un sourire en coin avant de lui répondre.
- Sachez Mademoiselle, que j'adore haïr l'effet que vous me faites en ce moment, car cela ne fait que nourrir mes désirs futurs.
- Comme tu veux, Sigmund Freud ! Arrête de te torturer et viens par-là.
Elle me prit par la main pour m'emmener vers la porte d'entrée et m'embrassa une dernière fois avant d'ouvrir.
En entrant nous vîmes Alex en premier. Je n'étais pas des plus à l'aise mais je me détendais peu à peu.
Nina serra son frère dans les bras comme je ne l'avais encore jamais vu faire. Puis il vint me voir et me dit.
- Content de te voir l'ami.
- Moi aussi, mon frère. Moi aussi.
- Il était tant que quelqu'un fasse quelque chose car vous étiez misérables ces derniers jours.
- Encore merci.
En entendant nos voix la mère et le père de Nina arrivèrent.
- Ah les voilà.
Nina embrassa son père qui me serra la main ensuite en me dévisageant, me détaillant de haut en bas.
- Ian, je présume.
Un peu gauche et dans mes petits souliers, vue l'accueil son père, je lui répondais.
- Oui, enchanté Monsieur.
- Nicolai, cesse de faire comme si tu ne le connaissais pas tu as regardé lost autant que moi.
Elle s'avança vers moi et me dit en m'embrassant.
- Ian c'est un plaisir. Et l'écran ne vous rend pas hommage, vous êtes nettement plus beau en vrai.
Nina gênée par les paroles de sa mère, intervint sur le ton du reproche.
- Mama …
- dŭshterya mi, Che sŭm prav, nali ?
- Mama, pas en bulgare.
- Pardon, Ian
Elle me regarda et m'expliqua
- Je viens de dire en parlant de toi : « Ma fille, n'ai-je pas raison »
Je sentais mes joues rougir suite aux propos qu'avait tenus la maman de Nina.
- Mais trêve de plaisanterie, j'en oublie l'essentiel.
Après une courte pause, elle enchaina
- Michaela, enchantée. Et celui qui essaie de faire passer pour un bourru à côté de moi, n'est autre que mon charmant mari et le père de Nina. Je te présente Nicolai.
Je savais maintenant d'où Nina, tirait sa répartie et son naturel pétillant. Et d'où Alex tenait sa capacité à mettre mal à l'aise les personnes qui approchaient sa sœur.
Michaela nous invita à nous installer sur la terrasse. Je m'asseyais à côté de Nina qui ne me lâchait pas la main.
Les premières présentations étaient toujours un peu délicates. Les parents jaugeaient l'étranger qui venait leur prendre leur enfant. Nous ne dérogions pas à la règle. De plus, si l'on remettait l'histoire dans son contexte. Hier je n'avais pas réellement d'existence officielle, auprès de Nina, et encore moins auprès de ses parents.
Mais j'avais un allié de choix, le frère de Nina, il permit de briser la glace rapidement.
Nous avons passé un agréable moment. Puis pendant que Nina préparait ses affaires pour venir à Covington avec moi, Michaela me prit à part sous prétexte de me faire choisir une toile.
Dans son atelier, après m'avoir laissé décider de la peinture que je voulais prendre. Elle me dit.
- Ian, tu sembles quelqu'un d'entier comme Nina. Alors connaissant ma fille, ne vous fuyez pas le jour où vous réaliserez combien vous vous aimez.
Je la regardais sans vraiment comprendre ce qu'elle voulait dire. Elle le vit et me rassura en me disant.
- Je suis sûre que tu comprendras un jour.
Puis elle sortit de l'atelier, m'invitant à la suivre. Le temps de traverser le jardin et longtemps après, j'ai essayé de comprendre ce qu'elle avait voulu me dire. Ce ne fut que des années plus tard que, cette phrase prit malheureusement un sens pour nous. Mais ceci est une autre histoire.
Je montais voir Nina pour savoir si elle avait besoin d'aide. Et peut-être aussi, pour faire le curieux et voir sa chambre de jeune-fille.
Lorsqu'elle vit que ce fut moi qui ouvrais la porte, elle me fit un sourire radieux. Et me dit.
- Je me demandais quand tu allais te décider à venir me voir.
Avec l'œil échauffé par le vin que nous avions bu pendant le repas, je lui répondis.
- Enfin seule Mlle Dobrev.
Elle leva la tête et me regarda avec le regard malicieux.
- Oh non ! M. Somerhalder, je te vois venir avec tes gros sabots et là, je peux t'assurer qu'il faudra patienter encore ! car dans cinq heures je rencontre ta mère. Et cela n'a peut-être pas une très grande importance pour toi, mais sache que pour moi c'est crucial. Tu as donc deux choix tu m'aides à me préparer ou tu sors de cette chambre, et je me débrouille seule.
Je ne bronchais pas, voyant l'état de nerfs de Nina, il ne servait à rien d'insister. Je lui donnais donc un coup de main, et une fois ses bagages terminés, sa tenue changée, j'eus le droit à mon petit bisou tant recherché.
Nous disions au revoir à ses parents et à Alex. Sachant que nous revenions dans une petite semaine, la séparation ne fut pas trop dure.
Après avoir chargé ses valises, nous montions dans la voiture qui nous emmena vers l'aéroport. Nina vint se blottir dans mes bras mais je la sentais très loin dans ses pensées. Je crois qu'elle était stressée à l'idée de rencontrer ma mère. Je préférais ne rien dire car je ne savais pas moi-même, comment elle réagirait en la rencontrant. Ma dernière expérience avec Meghan avait été bien malheureuse. Et en règle générale, elle n'aimait pas trop les filles que je ramenais. Mais certainement comme toutes les mères.
J'essayais de positiver malgré tout en me disant que cela se passerait bien et qu'elle tomberait sous le charme de Nina, comme toutes les personnes qui l'approchaient. Ce ne fut pas le cas, la soirée fut une catastrophe.
PDV Nina
Nous montions dans la chambre de Ian et je repensais à la soirée qui venait de se dérouler. J'avais honte de la manière dont je m'étais comportée. A tant vouloir lui plaire, je crois que j'avais fait l'effet inverse. Nous avions mangé tous les quatre, sa sœur, sa mère et nous deux. Et je ne crois pas mettre déjà, autant ridiculisée en si peu de temps. J'avais rigolé comme une gamine à tout ce qui pouvait faire rire ou pas. J'avais essayé de paraitre plus intelligente que je ne l'étais, en me lançant dans des sujets que je ne connaissais pas.
Du Nina de haute volée quand elle est stressée, et sans filet. Autant dire que cela avait été un carnage. Les seuls moments où, je n'ai pas eu l'impression de passer pour une gourde, furent quand nous avions parlé de mes origines et discuté de recettes de cuisine autour des légumes.
Ian m'ouvrit la porte de sa chambre et me dit avec un sourire, suivi d'un clin d'œil.
- J'espère qu'en passant cette porte je retrouverai ma petite-amie.
Je le regardais contrite et lui répondis.
- Oh, je sais, j'ai été nulle. Je ne sais pas ce qui m'a pris.
- Aller ! Rentre, double maléfique de ma copine.
Je m'exécutais et allais directement m'affaler sur le lit. Il vint se mettre juste à côté de moi et me demanda.
- Tu veux en parler ?
- Pour dire quoi ? Que j'ai agis comme une imbécile qui essayait de faire de l'esbroufe alors qu'il me suffisait d'être polie et moi-même.
- Oui, c'est cela en substance.
- Quelle cruche, maintenant ta mère doit se demander ce que tu fais avec moi. Et ne parlons pas de ta sœur.
- Dis-toi que cela ne peut aller qu'en s'améliorant.
Avant de lui répondre je me blottissais dans ses bras.
- Je ne sais pas si cela me console mais je m'en contenterai.
Il me serra dans ses bras et me dit.
- J'ai appris une chose ce soir, tu n'es pas parfaite. Ouf, car je commençais à me poser des questions et même à avoir des complexes.
- Ah ah très drôles. En tous cas, j'aurai préféré te montrer cette facette de ma personnalit, à un autre moment, que, devant ta mère lors de notre première rencontre.
- Alors je vais faire comme toi cette après-midi dans la chambre, je vais te donner le choix. Soit tu te morfonds sur la soirée que tu as passée, soit tu t'en sers comme moteur pour te dire, jamais plus jamais.
- Je vais choisir la deuxième solution.
- Bien maintenant que les choses sont dites, il me semble que ce midi tu m'ais laissé dans une position inconfortable dans la voiture. Ça te parle ?
- Euh … ça dépend … Peut-être… En fait, je ne rappelle plus vraiment. Lui dis-je avec l'œil taquin.
- Vraiment, attend voir.
Il me sauta dessus pour s'allongé au-dessus de moi, se dressa sur ses bras et me jaugea.
- Tu ne te rappelle toujours pas ?
- Euh, ça commence à me revenir.
Il bascula sur le côté et m'attrapa les bras un à un qu'il positionna derrière ma tête. Puis en maintenant mes poignets d'une main, il s'approcha de mon oreille et susurra.
- Je pense qu'il va falloir que je te rafraichisse la mémoire.
Il se redressa et me regarda dans les yeux. Puis avec un sourire rassurant, il commença à caresser délicatement mon cou. Il guida ses mains vers mon visage pour en dessiner les contours. Il me tenait toujours les mains, je ne pouvais que sentir ses caresses. J'avais envie de l'embrasser mais je ne pouvais, et il ne s'approchait pas non plus. Je me contentais de son pouce dès qu'il le passait sur mes lèvres. Il me regardait toujours. Il dirigea sa main de nouveau vers mon cou pour doucement les faire glisser entre mes seins, le long de mon corsage. Puis un à un il enleva les boutons. J'avais des frissons. Il le sentit et s'approcha de nouveau de mon oreille où il murmura.
- Tu te souviens maintenant.
Je raclais ma gorge pour répondre et le regardais avec des yeux plus que brulant de désir.
- Oui, je crois.
J'essayais de récupérer mes bras pour l'enlacer et surtout le toucher mais il serra un peu plus mes poignets, pour me faire comprendre que je ne devais même pas essayer de bouger.
- N'y compte même pas. Œil pour œil, dent pour dent. A mon tour de jouer avec tes nerfs.
Un grand merci pour la lecture et vous connaissez le petit rituel maintenant ... un message pour me faire par de vos commentaires.
