36. 2024/2025 Un été riche en émotions
Pour le plus grand plaisir de Lily et Scorpius, leurs pères n'avaient pas cherché à les séparer à nouveau, cet été-là. Du moins... pas en les emmenant dans deux pays très éloignés géographiquement, comme l'année précédente. Néanmoins, les deux jeunes gens allaient être passablement occupés, tous les deux. Heureusement pour eux, une fois de plus, leurs mères s'étaient arrangées pour leur permettre de se voir de temps à autre.
Du côté de Lily, le mois de juillet allait être bien occupé par la fin des préparatifs du mariage de sa cousine Molly Weasley avec Jack Crivey. D'ailleurs, la jeune fille aurait bien voulu y aller avec son petit ami. Aussi, elle profita d'un moment où elles étaient seules pour demander à sa mère si elle pouvait y inviter Scorpius. Ginny prit le temps de la réflexion, avant de répondre à sa fille.
— Tu y as réfléchi, ma puce ? Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée.
— Ben... Ce serait sympa, non ? On pourrait discuter ensemble, danser ensemble, tout ça...
— C'est vrai. Mais... ce n'est pas juste l'inviter à la maison. Il n'y aura pas que la famille, il y aura aussi de nombreux autres sorciers.
— Justement, un de plus, un de moins, ça change quoi ?
— Tu crois vraiment que, pour ton père, ce sera juste un de plus ?
— Oh il m'énerve, aussi, Papa ! Il ne peut pas grandir un peu ?
— J'aimerais que ce soit aussi simple, ma chérie, soupira sa mère. Mais il n'y a pas que lui, tu sais.
La jeune fille grogna en faisant la moue.
— Alors il n'y a que mes cousins et peut-être mes frères pour me soutenir ?
— Lily, Lily... Je sais, c'est pénible que le passé interfère avec votre relation, alors que vous, vous n'y êtes pour rien.
— C'est exactement ça. C'est injuste, Maman, tu entends, injuste !
— Je sais, c'est injuste. Mais tu vois, dans la vie, on est obligé de tenir compte des autres. À trop vouloir les brusquer, ils risquent d'être encore plus opposés à votre relation. Et je ne crois pas que ce soit ce que tu veuilles.
— Non, bien sûr que non ! Mais alors que faire ? demanda la jeune fille avec amertume.
Mrs Potter tapota son menton avec ses doigts durant quelques instants.
— Mmmh... Si votre relation doit durer, je crois que le temps sera votre allié.
— Je n'ai pas vraiment envie d'attendre, tu sais, que...
— Je sais, je sais. Mais je veux dire qu'il vaut mieux ne rien précipiter et prendre votre temps. Et déjà commencer par ton père seul, peut-être.
Lily soupira mais n'insista pas.
Scorpius, quant à lui, aurait du temps de libre durant les vacances... mais son père lui avait très opportunément trouvé une occupation pour une bonne partie de l'été. Et du genre qui ne se refusait pas. Un stage chez un vétérimage. Non que ce soit indispensable, juste avant de commencer ses études de Magizoologie à la rentrée suivante, mais ça allait certainement être passionnant, et il espérait bien que cela le conforterait dans son choix de carrière.
Restait à caser, au milieu, du temps pour se voir...
— Mon petit Papa chéri ! roucoula Lily en passant ses bras autour du cou de son père, par dessus le dossier de sa chaise.
— Ça va, ma petite puce ? demanda-t-il en posant sa main sur l'un des bras de sa fille.
— Tu sais que je t'aime très, très fort, Papa chéri ?
— Moi aussi, je t'aime, ma grande, répondit Harry tendrement. Tu as quelque chose à me demander, Lily ? reprit-il très vite d'un ton soupçonneux.
— Oh mais Papa, tu sais, je peux aussi te faire des câlins désintéressés.
Il fit un sourire en coin.
— Ma petite Lily chérie, je te connais depuis le jour de ta naissance. De plus, au cas où tu l'aurais oublié, je pratique un métier qui m'entraîne à deviner ce que les autres cachent. Tu en as déjà entendu parler, non ?
— Oui, bon, ça va, je sais que tu es Auror, quand même, et même que tu es leur Chef depuis très longtemps, bougonna-t-elle. Mais moi je suis ta fille !
— Et ma fille a envie de demander quelque chose à son père.
Elle soupira.
— Ça n'empêche pas que je t'aime vraiment, Papa, tu sais...
— Allez, dis-moi. Ce n'est quand même pas si terrible, quand même ?
— Oh eh bien... euh... J'aimerais bien...
— Oui ?
— Je voudrais bien inviter quelqu'un à passer quelques jours ici...
— Ailis et Erin ? Tu sais bien que ça ne pose pas de problème.
— Euh... Oui mais non... En fait...
— Oui ?
— Ben... ce n'est pas tout à fait à elles que je pensais, là...
— Ah ?
— Oui... euh... tu sais... enfin...
— Dis-moi, ma puce, je t'écoute.
— Ben euh... J'aimerais bien inviter... Scorpius.
Elle avait dit le prénom du jeune homme quasiment dans un souffle, et son père n'était pas sûr d'avoir compris.
— Qui ça ? demanda-t-il en espérant s'être trompé.
— Mon petit ami, tu sais... souffla-t-elle.
Cette fois-ci, Harry avait bien entendu. Et c'était loin de l'enchanter. Un Malefoy à Godric's Hollow ?
— Pour quoi faire ?
— Ben... discuter, jouer au Quidditch, se promener, tout ça, quoi...
Il ne répondit pas tout de suite, cherchant comment formuler ses objections sans trop froisser sa fille. Sentant l'hésitation de son père, Lily reprit la parole.
— Tu dis oui à chaque fois qu'Albus veut inviter sa petite amie Anwenn, rappella-t-elle.
— C'est une fille. Je dis oui aussi lorsque tu veux inviter Ailis et Erin.
— Les parents d'Anwenn invitent Albus chaque été et c'est un garçon.
Harry soupira. Comment pourrait-il se sortir de ce guêpier ? Pour être honnête... il savait très bien ce que dirait Ginny. Elle lui assurerait sans détour que ce n'était qu'une fausse excuse. Bien sûr, sa femme aurait tout à fait raison de lui dire cela. Et sa fille n'était pas bête. Non, il fallait qu'il trouve une solution.
— Et si tu invitais Ailis et Erin en même temps ? Tiens, tu pourrais aussi inviter des cousins, du moins ceux qui ne travaillent pas.
— Ben...
— Je suis sûr que vous pourrez trouver de nombreuses activités intéressantes à faire. Surtout si chacun pense à prendre son balai.
Lily se mordit les lèvres pour cacher un sourire. Son père la connaissait décidément trop bien. Mais malgré tout, cela ne s'était pas si mal passé que cela.
C'est donc ainsi que, en rentrant du bureau des Aurors un soir, Harry retrouva son domicile d'été passablement changé. En effet, la maison de Godric's Hollow était bruyante et animée. Encore plus qu'à l'époque où James, Albus et Lily étaient petits ! Il avisa sa femme qui jardinait et se dirigea vers elle pour l'embrasser, avant de s'exclamer :
— Qu'est-ce qui se passe ? On se croirait au Terrier !
— Mmmm, oui, un peu, peut-être... répondit Ginny en grimaçant.
— Mais... Comment ça se fait ? s'étonna-t-il.
— Oh ça... C'est grâce à une idée géniale de mon cher mari...
— C'est à dire ? demanda Harry prudemment.
— Eh bien... Mais proposer à notre fille, qui demandait simplement à inviter son petit ami, d'inviter plein d'autres personnes en même temps, expliqua Ginny acidement.
— Quoi !? Je lui ai seulement suggéré d'inviter ses deux meilleures amies et ses cousins disponibles ! rétorqua-t-il.
— Mouais... En tout cas, si tu ne voulais pas qu'elle soit seule avec lui, c'est réussi, et au-delà de tes espérances. Enfin remarque, avec le monde qu'il y a, elle peut disparaître des heures avec lui, personne ne s'en apercevra. Je dis ça, je ne dis rien, hein...
Face à la grimace de son mari, Ginny ajouta :
— Cesse de faire l'enfant, Harry. Scorpius est un jeune homme charmant et très bien élevé. Franchement, je n'arrive pas à comprendre tes réticences.
Il soupira.
— Je sais, je sais, je ne devrais pas, tu me l'as déjà répété, Ginny. Mais... je ne sais pas, je n'y arrive pas. Bon, vu le bruit ambiant, je crois que je n'arriverai jamais à travailler correctement après le dîner. Je ferai mieux de me réinstaller au square Grimmaurd durant le séjour des jeunes ici.
Ginny ouvrit la bouche, l'air choquée, avant finalement d'éclater de rire.
— Mon petit chéri, tu ne vas nulle part ! C'est grâce à toi qu'ils sont tous ici, tu ne comptes quand même pas me laisser assumer toute seule ? demanda-t-elle sur un ton légèrement menaçant.
— Euh mais... mais... Tu as Dwylie pour t'aider ! assura-t-il, comme mu par une subite inspiration.
— C'est ça. Hermione va beaucoup aimer ta manière de me présenter les choses. Les elfes ne sont pas corvéables à merci, et Dwylie est notre employée !
Harry leva les yeux au ciel, se retenant de faire montre de davantage de mauvaise foi.
— Tu es majeur, tu as le droit d'utiliser ta baguette ici, lui rappela sa femme sarcastiquement. Tu peux donc tout à fait insonoriser ton bureau pendant que tu travailles. Et tu le sais très bien, tu le faisais quand les enfants étaient petits. Donc là, tu vas aller subir la foule des adolescents, ça va te changer. Tu vas aussi en profiter pour faire un peu plus connaissance avec Scorpius. Ça ne te fera pas de mal, tu verras.
Lily, quant à elle, était ravie du séjour de son petit ami. Certes, ils n'étaient pas vraiment en amoureux. Mais l'ambiance était excellente et, de toute façon, des petits groupes se formaient régulièrement. Ils pouvaient donc avoir régulièrement des moments de tranquillité.
Bien sûr, les jeunes passaient beaucoup de temps sur leurs balais. Tous ne jouaient pas au Quidditch, mais les abords du terrain des Potter servaient de tribune improvisée et étaient propices à des discussions animées. Avant de tous se retrouver autour d'un plantureux goûter, qui ne les empêchait pas de faire honneur au dîner, sous l'œil complice de Ginny et généralement résigné de Harry.
Scorpius n'était pas très à l'aise au départ. Il ne le montra pas et s'adapta finalement très bien. Aidé en cela notamment par James et Albus, eux aussi présents durant ces quelques jours. Et qui n'avaient pas du tout les réticences de leur père, eux.
Lily profita de son séjour pour l'emmener visiter Godric's Hollow. C'est que cela faisait un moment qu'elle désirait partager sur le sujet avec lui ! La jeune fille l'emmena d'abord sur la place du village. Elle voulait commencer par lui montrer le monument aux morts moldu. Celui-là même qui devenait, aux yeux des sorciers, une statue de Lily, James et Harry Potter. Ses grands-parents et son père...
Elle l'emmena ensuite au cimetière, où les deux jeunes gens se recueillirent un moment sur la tombe des deux sorciers qui avaient perdu la vie si jeunes. Lily montra aussi à Scorpius la tombe de son ancêtre Ignotus Peverell, ainsi que celle des Dumbledore. Ils ressortirent de là main dans la main, silencieux et émus, et retournèrent vers la maison des Potter.
La jeune fille lui montra alors l'ancienne entrée du jardin, avec le mémorial qui apparaissait uniquement pour les sorciers. Ainsi que les nombreux mots de soutien écrits à destination de Harry durant des années, mêlés aux mots de remerciement écrits après sa victoire sur Voldemort. De ce côté-là, d'ailleurs, la maison paraissait toujours partiellement détruite et à l'abandon, comme elle l'avait été pendant des années.
C'était une décision prise par Harry et Ginny d'une part pour le côté symbolique de ce mémorial, d'autre part pour éviter d'être dérangés lorsqu'ils séjournaient à Godric's Hollow.
Le dernier jour du séjour de Scorpius et des autres jeunes à Godric's Hollow, il se déroula un événement inattendu, mais qui enchanta Lily. En effet, Andromeda Tonks, la grand-mère de Teddy Lupin, passa à l'improviste pour discuter avec Ginny des tenues pour le mariage de Molly et Jack. Lorsqu'elle l'aperçut, Lily vint l'embrasser affectueusement... avant de se mettre à faire un large sourire malicieux.
— Granny, tu tombes bien, je voulais te présenter quelqu'un ! s'exclama-t-elle.
Et sans attendre la réponse de la vieille femme, elle prit la main de Scorpius pour l'amener face à elle, déterminée.
— Voici mon petit ami, Granny. Scorpius Malefoy. Teddy nous a dit qu'il t'avait parlé de lui. Je voudrais... je voudrais que vous fassiez connaissance.
Andromeda et Scorpius se figèrent, ne sachant trop comment réagir. Le jeune homme, néanmoins, se reprit rapidement. Il s'inclina légèrement et fit un élégant baise-main à Mrs Tonks, avant de lui dire avec sincérité :
— Ma tante, je suis ravi de faire votre connaissance.
Elle hésita quelque peu avant d'incliner légèrement la tête et de lui répondre poliment :
— Je suis enchantée, mon garçon. J'avoue que je ne m'attendais pas à te trouver ici.
— Papa m'a permis d'inviter Scorpius à passer quelques jours à la maison, intervint alors Lily.
— Tu l'as déjà emmené au 12, square Grimmaurd ? interrogea Andromeda avec curiosité.
— Non, pas encore.
— J'y ai passé beaucoup de temps avec... avec Narcissa, remarqua-t-elle songeusement. Sais-tu pourquoi ? interrogea-t-elle le jeune homme.
— Oui, Lily m'a dit que c'était l'ancienne demeure des Black, et que son père l'avait héritée de votre cousin Sirius.
— En effet. Sirius, l'un des Black les plus sensés qui soient. Dommage que... enfin bon. Tu ressembles beaucoup à ta grand-mère, mon garçon, je n'imaginais pas que ce serait à ce point...
— Ah bon ? On m'a toujours dit que je ressemblais à mon père, vous savez...
— Je n'ai pas tellement eu le loisir de cotoyer Drago, c'est le moins que l'on puisse dire, mais j'ai déjà eu l'occasion de remarquer qu'il lui ressemblait aussi.
Lily attrapa spontanément la main d'Andromeda et celle de Scorpius au même moment. Elle était émue de les voir ainsi. Elle désirait tellement qu'ils apprennent à se connaître !
— Je suis sincèrement désolé que ma grand-mère ne se soit pas rapprochée de vous. Je ne comprends pas, je sais pourtant qu'elle vous aime beaucoup, et qu'elle regrette de vous avoir perdue...
Andromeda les regarda tous les deux, avant de soupirer.
— Narcissa m'a écrit, il y a bien longtemps... C'était peu après la Bataille de Poudlard, lorsqu'elle a appris la mort de ma fille, et qu'elle a appris que c'était... que c'était... que c'était Bellatrix... qui l'avait tuée...
La vieille dame retenait difficilement son émotion, mais finit par se ressaisir.
— Elle m'adressait ses condoléances pour le décès de ma Nymphadora et de son mari... Elle me disait aussi combien elle était horrifiée d'apprendre qui l'avait assassinée, et qu'elle refusait désormais de la considérer comme sa sœur. Mais je n'ai jamais trouvé le courage de lui répondre, soupira-t-elle à nouveau. Je crois... je crois qu'il est temps que je lui réponde. Du moins... si cela ne la dérange pas qu'il m'ait fallu si longtemps pour le faire...
— Je suis sûr qu'elle ne vous en tiendra pas rigueur, et sera ravie de recevoir votre lettre ! Ainsi que de vous revoir, si vous le désirez, assura Scorpius sans hésitation.
Andromeda lui sourit avec douceur, avant de commencer à l'interroger sur ce qu'il avait fait à Poudlard et ce qu'il comptait faire par la suite.
Quelques jours plus tard, Harry vint retrouver Lily avec une lettre à la main.
— François Bachelet m'a écrit. Notamment pour me parler de son fils Gabriel.
À la mention du garçon qui lui avait lancé un Imperium, l'été précédent, la jeune fille se tendit de manière perceptible et grimaça.
— Ses débuts à l'Institut Berquin n'ont pas été faciles même si, maintenant, ça semble aller mieux. François n'arrive toujours pas à lui faire confiance, ce que je peux comprendre. La bonne nouvelle, c'est que Gabriel semble se détourner de ses ambitions initiales. Il a même aidé à boucler une affaire sensible côté français en dénonçant celui qui l'avait initié à la magie noire.
— Mmmh, mmmh... Bon OK, c'est bien, enfin j'imagine, mais pourquoi tu me racontes ça ?
— Eh bien... j'ai pensé que tu avais le droit d'être au courant. Même si nous continuerons à faire attention à ce qu'il n'ait plus jamais aucun contact avec toi.
Lily opina gravement.
Le mariage de Molly et Jack fut joyeux et animé. À vrai dire, il eut lieu en deux parties. Un mariage moldu traditionnel le premier jour, suivi d'une réception dans une ancienne abbaye, pour la famille moldue des deux mariés et leurs proches sorciers. Suivi d'un mariage sorcier tout aussi traditionnel mais fort différent, le lendemain, pour leurs nombreuses connaissances sorcières et leur rare famille moldue au courant du secret magique. La réception se tenait, ce jour-là, chez Audrey et Percy Weasley, les parents de la mariée.
Bien sûr, les nombreux cousins de la mariée étaient de la fête les deux jours, et participèrent largement à l'animation globale. Bien que tous adultes ou presques, bien que connaissant tous plus ou moins le monde moldu, plusieurs d'entre eux donnèrent des sueurs froides à leur famille le premier jour en flirtant volontairement avec les limites, en évoquant des éléments typiquement sorciers. Mais heureusement, le secret magique resta préservé et la fête ne fut gâchée à aucun moment.
De toutes les petites-filles d'Arthur et Molly Weasley, Molly n'était pas celle qui avait le plus confiance en elle cependant, ces deux jours-là, elle resplendissait réellement. Le choix de ses robes avait été sujet à d'âpres discussions, tout le clan ayant jugé bon de donner son avis, à un moment ou à un autre. Heureusement, la jeune fille avait un solide bon sens... et comprit qui, dans le lot, avait ou non des conseils avisés.
Elle avait fait réaliser chacune de ses robes du côté où elle était destiné, par des couturières en qui elle avait confiance, et qui ne l'avaient pas déçue. Maud Lupin et une petite cousine de Jack Crivey firent de charmantes bouquetières, tandis qu'un jeune cousin du marié portait les alliances. Lucy, la sœur de la mariée, ses cousines et ses amies firent de ravissantes demoiselles d'honneur.
Durant la réception chez les Weasley, Lily présenta Anwenn Kendal, la petite amie de son frère Albus, à sa tante Fleur. Elle lança rapidement la discussion sur le sujet du Tournoi des Trois Sorciers, sachant que sa tante serait ravie d'échanger sur le sujet avec la championne de Poudlard. D'autant que celle-ci avait passé l'année à Beauxbâtons, son école !
Juste après les avoir quittées, Lily envoya son père les rejoindre. Elle savait que la discussion serait loin de le ravir. Mais, après tout, s'il n'était pas aussi obtus, elle ne serait pas venue seule au mariage de sa cousine.
Un peu plus loin, la jeune fille croisa Hannah et Neville Londubat, son parrain. Celui-ci se déclara ravi de la voir, parce qu'il avait quelque chose pour elle. La jeune fille s'étonna, mais ouvrit grand la bouche lorsqu'il déposa un petit insigne rouge dans sa main. Le badge de capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor !
Impulsivement, elle lui sauta au cou pour le remercier. Certes, elle avait rempli ce rôle par intérim, l'année précédente, mais elle n'était pas certaine pour autant d'avoir le poste. Neville lui assura alors que c'était amplement mérité, vu la manière dont elle avait géré l'équipe jusque-là. Qu'elle pouvait lui faire confiance, il savait ce qu'il faisait.
La jeune fille avait hâte d'en parler à Scorpius par l'intermédiaire de leurs miroirs. Mais qui allaient être les capitaines des autres équipes ?
