Hey hey !
Vous l'attendiez, il arrive, le nouveau chapitre ! Ouais, un peu tardivement par rapport à d'habitude, je suis en week-end... ^^
Merci pour toutes vos gentilles reviews, avec Sygui, ça nous donne la patate pour écrire ! Alors continuez !
En vous souhaitant une excellente lecture !
Chapitre 34 : Cybèla McGonagall
« Le mariage de l'année !
Breaking news : Le 1er mai sera célébré en Terre d'Ecosse le mariage de Minerva McGonagall, Directrice de l'école de Magie et de Sorcellerie de Poudlard, et d'Hermione Granger, celle qui a mis fin à l'ascension de Celui On Peut Prononcer Le Nom Mais Pas Encore L'Ecrire, On Ne Sait Jamais.
Miss McGonagall a fait parvenir au journal hier en fin d'après-midi les bans pour publication. Nous avons immédiatement contacté le Ministère de la Magie où Dolorès Ombrage a bien voulu répondre à nos questions.
C'est l'évènement à venir ! s'enthousiasme la secrétaire d'Etat. Et j'ai l'immense joie d'officier l'union. C'est un grand privilège qu'elles me font.
Pour le moment, peu de détails ont filtré. Où se passera la cérémonie ? Qui seront les invités ? Il se chuchote déjà que la famille royale sera présente. »
- C'est quoi ces conneries ? lâcha Hermione en poursuivant sa lecture alors que les exemplaires circulaient dans la grande salle dans une frénésie peu habituelle.
« Il semblerait que l'acteur moldu célèbre, Sir Sean Connery, grand nationaliste écossais, vêtu du kilt de cérémonie, apportera les alliances aux deux futures mariées. »
- On nage en plein délire… maugréa la préfète en balançant le tabloïd sur la table, torchon qui fut aussitôt récupéré par deux Serpentard de troisième année qui gloussaient.
- Les plus illustres personnalités du monde magique seront présentes pour l'occasion et on parle de cinq cents invités au bas mot… lut à haute voix Pansy avec un sourire narquois. Comme si McGo allait dépenser autant… ajouta-t-elle en riant. C'est une Ecossaise, et on les connait !
- Je ne te permets pas ! gronda Wallace McKay, un élève de quatrième année.
Hermione leva les yeux au ciel et grimaça en entendant d'autres gloussements venant de la table des Gryffondors. Lavande et Parvati lisaient le journal, les yeux brillants d'excitation.
- Bon sang, c'est plus un réfectoire, mais un poulailler… se moqua Millicent.
« La Gazette vous tiendra au courant des détails de la cérémonie. Nous contacterons dans la journée les deux futures mariées en vue de demander la couverture de l'évènement.
Rita Skeeter »
Dumbledore froissa le journal et le balança derrière lui, furieux. Filius Flitwick jeta un rapide coup d'œil à son ancien supérieur, se baissa pour ramasser le quotidien et le défroissa entre lui et Chourave. Les deux professeurs, tasse de café à la main, s'empressèrent de lire l'article qui créait tant d'animation.
- Les 24 heures sont écoulées, Albus… commença McGonagall en attrapant un muffin. Vous n'aviez pas quelque chose à faire ?
Le professeur de métamorphose fut dispensé de répondre par l'entrée tonitruante de Merlin, qui tenait le journal à la main.
- Mais pourquoi je suis le dernier au courant ? s'exclama l'enchanteur dans la grande salle.
« Il faudrait que tu sortes de l'infirmerie de temps en temps… » répondit Hermione par la pensée.
Le premier sage se dirigea vers elle et la serra dans ses bras.
- Je te souhaite bien du courage ! Il en faudra pour supporter cette… commença-t-il, acide.
- Hey ! grommela l'enchanteresse.
- Tu veux que papa te conduise à l'autel ? ajouta-t-il, amusé.
- Je ne remonte pas une allée comme une quiche dans une robe. Moi, j'attends que la femme vienne à moi… chuchota Hermione.
« J'ai entendu… On en discutera tout à l'heure… » répondit la voix sèche de Minerva.
La préfète eut une grimace comme si elle avait mordu dans un citron. Merlin lui fit un sourire et se dirigea vers la table des professeurs.
- Mes félicitations, Madame la Directrice, fit le premier sage avec une révérence. Je suppose que les tenues de soirées seront de rigueur…
- Rassurez-vous Albus, pas besoin d'en acheter une, vous n'êtes pas invité… murmura McGonagall.
L'ancien directeur se leva brusquement et quitta la grande salle alors que des élèves de Serdaigle et Poufsouffle convergeaient vers la table des vert et argent pour congratuler la future mariée.
Ginny observa la liesse à l'autre bout de la grande salle avec un sourire attendri. Elle se surprit à penser qu'elle était heureuse pour les deux femmes et qu'elle ne ressentait plus de petit pincement au cœur.
A ses côtés, Harry et Orion étaient bouche bée, n'arrivant à croire ce qu'ils lisaient ou voyaient.
- C'est pas possible… McGonagall ne peut pas se laisser avoir comme ça… murmura Potter.
- Elle est soumise à l'imperium, c'est sûr ! ajouta Black. Faut empêcher ce mariage.
- Vous ne ferez rien ! prévint Fama en les toisant froidement. Tu viens Ginny ? On va féliciter Hermione…
Les deux Gryffondor quittèrent leur place pour se diriger vers l'attroupement fait à la table des verts et argents, sous les regards mauvais d'Harry et Orion.
Minerva regagnait, satisfaite, le septième étage. Elle était ravie d'avoir contrecarré les plans de Dumbledore. Cependant, en arrivant au pied de l'escalier menant à son bureau, elle trouva la gargouille gardienne de sa porte l'air gêné, ce qui était étonnant pour une statue de pierre.
- Madame la Directrice, Madame Molly Weasley vous attend en haut… murmura la gargouille en baissant les yeux.
- Elle connaissait le mot de passe ? demanda l'animagus, étonnée.
- Non… Elle m'a menacée. Je suis désolée…
L'ancien professeur fronça les sourcils et grimpa rapidement les marches de l'escalier. En pénétrant dans son bureau, elle croisa le regard furieux de la sorcière rousse.
- Vous voilà enfin ! s'exclama sèchement Molly, qui tenait à la main son exemplaire de la Gazette du Sorcier. Je comprends mieux maintenant !
- Bonjour Molly, je vais bien, merci. Une tasse de thé ? proposa aimablement la Guide alors qu'un ballet incessant de hiboux qui venaient déposer des lettres avant de repartir se déroulait dans la pièce.
Le bureau se trouvait noyé sous une centaine de missives et la Directrice soupira en pensant que ce serait comme ça toute la journée.
- Vous vous êtes bien moquée de moi, Minerva ! rugit Molly. Vous vous rendez compte de ce que cette nouvelle fait à ma pauvre Ginny ?
- Votre fille se porte comme un charme. Elle et Hermione en ont discuté longuement hier et Ginevra a même proposé son aide pour planifier l'évènement.
- Vous… Hermione n'a que 17 ans et vous en avez…
- J'ai l'air d'en avoir 25. Je bénie tous les jours que Merlin fait l'accident de potion qui m'a fait rajeunir.
- Vous l'avez recueillie chez vous ! Vous avez une mère pour elle et… continua Molly, choquée.
- Non, je n'ai jamais été une mère pour elle. Un soutien, une amie, une confidente, oui, mais une figure maternelle, non. Elle n'en avait pas besoin.
Molly lui jeta un regard glacial.
- Et bien, tous mes vœux de bonheur ! lança-t-elle sèchement avant de quitter le bureau.
Minerva grimaça alors que la porte claquait violemment et leva les yeux au ciel. Elle décida de mettre de côté sa discussion avec la matriarche Weasley pour se concentrer sur les courriers qui étaient arrivés.
Elle déglutit en remarquant une enveloppe frappée au sceau de sa famille. Elle la décacheta le pli et parcourut rapidement la missive.
« Minerva,
Je constate que ton esprit de famille est toujours aussi intact. Je te rappelle que tu n'es pas fille unique, que tu as une sœur qui a eu le déplaisir d'apprendre ton union, avec une anglaise, dans le journal ce matin.
Je t'attends donc ce soir avec l'envahisseuse en ma demeure de Aultnaharra pour 19 heures afin d'avoir un semblant d'explications.
Cybèla Eilidh McGonagall épouse McFergusson »
Des ennuis à l'horizon… murmura la Directrice en ouvrant l'enveloppe suivante.
« Ma très chère tante,
Il paraît que nous nous voyons ce soir chez mère pour le dîner et que tu seras en compagnie de la charmante Miss Granger. J'ai hâte de faire sa connaissance autrement qu'à ton chevet, toi à demi-morte.
Un conseil, bois-toi quelques whisky avant de venir pour te détendre car ta sœur a l'air particulièrement remonté. Ah, et tu n'as que quelques heures pour apprendre le gaélique à ton élève car je sens que mère ne fera aucun effort pour parler la langue de l'envahisseur.
A ce soir pour une soirée dans la pure tradition familiale,
j'amène à boire,
William McGonagall »
Minerva se mordit la lèvre et continua à trier le courrier dont la pile se remplissait chaque minute avec l'arrivée de nouveaux hiboux. Cependant, une lettre attira son attention. Elle sortit le parchemin et le déplia avant que son cœur ne rate un battement.
« Je vous ai manqué deux fois. La troisième sera la bonne… »
Hermione s'était enfermée dans les toilettes des filles du troisième étage et relisait pour la troisième fois le courrier reçu quelques minutes plus tôt.
- Tu as bientôt fini, Herm' ? On va être en retard au cours de Flitwick ! lança Pansy qui l'attendait de l'autre côté de la porte.
- Pars devant, je te rejoins… marmonna la préfète.
- Déjà le stress du mariage ? Tu ne vas pas t'évanouir quand même, ironisa Parkinson.
« Miss Granger,
Je vois que vous avez décidé de faire fi de mes demandes et conseils. Soit, j'en prends note. Maintenant, les règles du jeu changent. Sachez que vous et vos proches n'êtes en sécurité nulle part.
A très bientôt,
Gellert Grindelwald »
- Et merde… lâcha-t-elle pour la cinquième fois en deux minutes.
- Qu'est-ce qui se passe ? T'as pas tes règles et tu penses être enceinte ? se moqua Parkinson. Alors, que je t'explique. Pour faire un lardon, il faut…
La vert et argent n'eut le temps de finir sa phrase. Hermione avait ouvert brusquement la porte des toilettes, attiré Pansy dans l'espace confiné pour aussitôt refermer derrière elles. Elles étaient à l'étroit et leur corps se frôlaient.
- J'ai connu plus excitant mais pourquoi pas… commença Pansy, le regard pétillant de malice.
- Lis ça ! gronda Hermione en lui fourrant le parchemin dans les mains.
La Serpentard haussa un sourcil avant de parcourir les quelques lignes. Son visage devint blême et ses mains se mirent à trembler.
- Par Merlin… dit-elle dans un souffle.
- Je te demande de faire très attention, murmura Hermione. Ne quitte Poudlard sous aucun prétexte si tu n'es pas accompagnée de Merlin, Minerva ou moi.
- On va boire un verre avec Weasley samedi prochain à Pré au Lard. On avait prévu de monter un club des ex d'Hermione Granger.
L'enchanteresse eut un léger sourire à la bravade de son amie pour détendre l'atmosphère.
- Ginny sait comment me contacter rapidement. Mais au moindre signe suspect, vous vous planquez et vous m'appelez.
- D'accord… murmura Pansy.
Les deux jeunes femmes quittèrent les toilettes et se rendirent en cours de sortilèges. Mais ni l'une ni l'autre n'écoutèrent un traitre mot de ce que disait le professeur, plongées dans des pensées peu réjouissantes.
Pansy eut un rictus amusé et regarda l'enchanteresse.
- J'avais fait les placards avec toi, mais jamais les toilettes… C'était plutôt intéressant, comme expérience.
- Pansy ! grognèrent à l'unisson Hermione, Minerva et Ginny.
- Quoi ? C'est vrai Gin, t'as jamais rien voulu faire là !
- Désolée, j'ai un autre standing, grommela la rousse. Je ne suis pas une Ministre de la Magie, à m'envoyer en l'air avec la première blondasse qui passe dans des toilettes à la propreté douteuse.
- Mais tu vas me reparler de cette histoire combien de temps ? soupira l'enchanteresse.
- Quelle histoire ? demanda Minerva en fronçant les sourcils.
- Laissez-moi vous raconter Hermione, tout juste veuve, qui abuse de jeunes femmes sans défense dans les restaurants chics londoniens…
- Jeune femme sans défense ? se moqua Pansy. On les connaît les nanas. C'est Hermione qui est sans défense, face à la gente féminine…
Le soir vint et Hermione et Minerva apparurent dans une ruelle enneigée d'un petit village écossais. Un vent glacial les accueillit et la préfète se frictionna les mains. Elle avait passé un simple tailleur pantalon et regrettait de ne pas avoir pris un pull.
- Tu as froid ? Il fait plutôt bon en cette période de l'année… fit remarquer McGonagall en avançant vers une imposante maison en pierre qui surplombait le village.
- Bon ? répéta la Sage, éberluée.
- Oui, il est fréquent d'atteindre la température de -27° en hiver à Aultnaharra, expliqua l'ancien professeur.
- Et ta sœur habite ici ? C'est… charmant, marmonna la Serpentard en regardant les quelques masures du paysage.
Le village appartenait dans le passé au clan McGonagall. A la mort de nos parents, je lui ai donné cette maison. Mon père avait précisé dans son testament que le manoir me revenait en ma qualité d'aînée.
- Et pourquoi William porte-t-il ton nom de famille ? Après tout, ta sœur a épousé un McFergusson.
- Parce que c'est un clan mineur. Ma sœur a tenu à ce que son fils porte l'illustre nom de McGonagall et Andrew ne s'y est pas opposé, loin de là. Dans l'hypothèse où je décèderais sans enfant, William deviendrait le nouveau chef de clan.
- Donc, il prendrait ta place. Un chef de clan a-t-il des responsabilités, un rôle précis ? demanda la sixième année.
- On en parlera plus tard, répondit Minerva avec un léger sourire. Nous sommes arrivées. Lance de suite le sort de traduction…
La Directrice de Poudlard frappa trois coups secs au heurtoir fixé à la porte alors qu'Hermione laissait parler sa magie. Un des battants pivota et une femme qui paraissait avoir une cinquantaine d'année apparut sur le seuil.
- McGonagall, salua-t-elle avec hochement de tête.
- Cybèla. Je suis ravie de te revoir.
« Pourquoi t'appelle-t-elle par ton nom de famille ? » demanda Hermione, surprise.
« Parce que je suis chef de clan et qu'elle est très à cheval sur les traditions. Elle tient ça de père. »
- Je te présente Hermione Granger, poursuivit l'animagus.
La préfète tendit la main pour serrer celle de leur hôte mais Cybèla resta de marbre, se contentant de regarder d'un air passablement irrité la chevalière au doigt de l'élève.
- Il n'est pas nécessaire de vous dire de faire comme chez vous, votre peuple a toujours fait et pris ce qu'il voulait sans permission, dit-elle, ses sourcils formant une ligne noire inquiétante.
« On voit l'air de famille… » songea la Sage en baissant la main.
- Euh... Merci Madame, répliqua la Serpentard qui se sentait aussi à l'aise que dans une réunion avec tous les Hauts de l'Alliance Interdite.
Le regard vert de la sœur de Minerva la détaillait des pieds à la tête.
- Tu lui as donc appris à parler le gaélique, dit-elle d'un ton sévère avant de faire entrer ses deux invitées dans la maison.
Elles empruntèrent un long couloir sombre qui débouchait dans un grand salon finement décoré. William les attendait, un verre de whisky à la main, debout près d'une cheminée en pierre.
- Et voici Celle Qui A Mis Une dérouillé A L'Autre Serpent Défraîchi ! s'exclama-t-il chaleureusement avant de s'approcher des deux sorcières. Bonsoir ma tante… Toujours aussi radieuse ! dit-il en prenant dans ses bras Minerva.
- William ! Tu sais à qui tu t'adresses ? le rappela Cybèla à l'ordre. C'est le chef de clan !
- Et ce soir, c'est ta sœur qui va se marier ! Laisse tomber les convenances et les traditions, ça commence à devenir gonflant. Hermione, bienvenue dans notre famille… ajouta-t-il en se baissant pour effleurer de ses lèvres la main de la Serpentard. C'est votre renversante beauté qui vous a permis de tuer Tête de Serpent ?
Hermione se mit à rire et le regard de la sœur de Minerva se durcit.
- McGonagall, je dois te parler. En privé. William, sert un rafraichissement à... l'Anglaise de la famille.
Cybèla quitta la pièce d'un pas vif et la Directrice de Poudlard la suivit. William eut un rictus avant de désigner le bar à l'enchanteresse.
- Alors… Whisky, whisky ou whisky ? demanda-t-il, amusé.
- C'est possible d'avoir un bourbon ? s'enquit la préfète.
William posa sa main sur la bouche de la Sage en jetant des regards nerveux autour de lui.
- Ne prononce jamais ce mot ici, malheureuse… murmura-t-il avec gravité. Sinon, tu vas te retrouver jetée dehors.
- C'est noté, marmonna Hermione. Sinon, une vodka ? Un rhum ?
- Je dois bien pouvoir trouver une bouteille de Trois Rivières quelque part… répondit le jeune homme en haussant les épaules.
Tandis qu'il s'affairait à préparer la boisson de la préfète, des éclats de voix leur parvinrent de la pièce adjacente.
- Tu es un chef de clan pathétique ! Père avait raison ! La honte de la famille ! Deux jours avant sa mort, il me disait encore qu'il regrettait que je ne sois pas née en premier !
- Et c'est comme ça que tu me remercies de m'être occupée de toi ? La reconnaissance t'étouffe, Cybèla.
- Tu as osé donner la chevalière à cette… Anglaise ! Alors que c'est à toi de la porter ! Que dois-je en penser ?
William roula des yeux et passa une main dans ses cheveux mi-longs.
- Elles repasseront pour la conversation privée, ironisa-t-il. Alors Hermione, tu es à Serpentard ? Les cachots sont toujours aussi sombres et accueillants ? Tu vas voir, c'est exactement la même chose ici…
- C'est toujours comme ça ? demanda l'enchanteresse.
- Et encore, je la trouve de bonne humeur aujourd'hui. Mais puisque tu vas intégrer la famille, je me dois de te prévenir. Mis à part Minerva, ma mère est la plus aimable et la plus ouverte du clan.
Hermione déglutit et but une longue gorgée de son cocktail.
- Tu n'as pas des Ecossais dans ta famille ? Je pense que ça calmerait un peu le jeu…
- Non, répondit la Sage. Mais j'ai des parents plus ou moins proches en France…
Le regard de William s'éclaira.
- Mais il fallait le dire plus tôt ! s'exclama-t-il, réjoui.
Il attrapa la main de l'enchanteresse et l'emmena jusqu'à la cuisine ou Minerva et Cybèla se disputaient.
- Mère ! Tu peux arrêter de crier, Hermione est à moitié française !
Le visage de la sœur s'adoucit et Minerva poussa un soupir de soulagement.
- La vieille Alliance… Les Français à nos côtés pour repousser l'envahisseur, dit-elle avec nostalgie avant de se reprendre. Le repas est prêt. Passons à table !
- On n'attend pas père ? demanda William.
- Il arrivera comme à son habitude pour le dessert… répondit sèchement la sœur de Minerva.
Hermione se mordit l'intérieur de la joue. La soirée promettait d'être gaie et chaleureuse.
Pansy leva son verre comme pour porter à toast.
- A Hermione, qui a le chic pour s'attirer les belles-mères acariâtres et les belles-sœurs infectes ! A la tienne ma belle !
- Pansy ! s'offusqua Ginny tandis que Minerva roulait des yeux.
- Osez dire que j'ai tort… susurra la médicomage.
Severus rentrait de la forêt interdite, un sachet en papier plein de feuilles d'elyctus, plante rare qu'il fallait cueillir une nuit de pleine lune par temps froid. Satisfait de sa nuit, il traversait à grandes enjambées le parc pour regagner le château quand il remarqua, près des grilles, la silhouette fine d'une femme qui hésitait à entrer.
Le maître des potions tira sa baguette et s'approcha rapidement. Il eut un choc en reconnaissant les cheveux roux, les yeux verts. Lily Potter n'avait pas changé. Cependant, elle avait l'air épuisée. Son teint pâle faisait ressortir des cernes noirs.
- Mrs Potter ? Que faites-vous ici ? demanda-t-il d'une voix douce.
- Severus ? Je t'ai pas vu arriver… Avec tes robes noires tu… Bref. Le professeur McGonagall est-elle là ?
- Nous allons vérifier cela ensemble. Si vous voulez bien me suivre, répondit-il en ouvrant une des grilles en fer forgé.
Lily acquiesça et suivit son ancien camarade pour gagner le perron. Ils arpentèrent les couloirs sans un mot et le directeur de Serpentard conduisit la sorcière jusqu'au bureau du septième étage.
- Minerva est-elle présente ? demanda-t-il sèchement à la gargouille.
Cette dernière ouvrit un œil.
- Elle est arrivée il y a vingt minutes. Mais elle est occupée…
- Prévenez-la qu'elle a deux minutes pour se… vêtir, chuchota Severus avant de donner le mot de passe.
La gargouille étouffa un grognement mais fit apparaître les escaliers.
- Vous connaissez le chemin. Je vous souhaite une bonne soirée, Mrs Potter.
- Merci Severus.
Le directeur de Serpentard s'éloigna dans un tourbillon de cape noire, les yeux verts de Lily Potter le suivant jusqu'à ce qu'il disparaisse dans l'obscurité.
Lily Potter serrait nerveusement une tasse de thé dans ses mains sous le regard bienveillant de la Directrice de Poudlard.
- Merci de me recevoir à une heure aussi tardive, commença l'ancienne Gryffondor.
- En quoi puis-je vous aider, Lily ?
- En fait, il faut que je parle à Harry. S'il est possible de le voir…
- Un problème ?
- Je… je viens de me séparer de James. Et j'aimerais qu'il entende ma version. Vous le connaissez, il idolâtre son père et croit tout ce que James dit.
- Je comprends, répliqua McGonagall. Je vais vous accompagner.
- Ce ne sera pas long, je vous promets. Il va falloir que je trouve un hôtel où loger cette nuit et…
L'animagus leva la main pour interrompre le flot de paroles de son ancienne élève.
- Il y a quelques logements de fonction de libre. Je vais demander à un elfe de vous installer ici pour cette nuit.
- Professeur, je ne voudrais pas abuser. Je vais bien trouver une chambre.
- Puisque je vous le propose, rétorqua Minerva en s'engageant dans les escaliers.
Les deux femmes prirent silencieusement le chemin de la tour Gryffondor. Arrivée devant le tableau de la Grosse Dame, l'ancien professeur de métamorphose donna le mot de passe.
- Je suis désolée de… l'acharnement dont fait preuve James sur votre fiancée, finit par dire Lily, brisant le silence.
- Un elfe de maison a réveillé votre fils, il va descendre d'ici quelques minutes. Quand vous aurez fini, demandez Winky, elle vous guidera à votre chambre. N'hésitez pas à venir me trouver si vous avez besoin de quoi que ce soit. Et ce n'est pas à vous de vous excuser pour le comportement de votre mari.
Minerva salua la jeune femme d'un hochement de tête et quitta la salle commune au moment où Mrs Potter grimpait les marches menant au dortoir des garçons.
Hermione baillait à s'en décrocher la mâchoire. Elle parcourait les couloirs de l'école au radar, ces nombreuses années comme étudiante lui permettant de retrouver la grande salle les yeux fermés. La nuit avait été courte. Elle sourit en pensant à la tête de Minerva lorsqu'elle avait évoqué la position de l'ananas, la veille au soir.
Elle pénétra dans la grande salle en baillant à nouveau et rêvait d'une tasse de café bien noir.
« Hermione ! Sur ta droite ! » s'exclama la Source.
« Quoi ma droite ? Quelle droite ?» demanda la préfète en tournant mollement la tête.
La réponse vint, percutante. Un poing arriva à toute vitesse et s'écrasa sur son visage, lui cassant le nez dans un craquement sinistre. L'impact fut rude et la Serpentard s'écroula sur le sol, sonnée.
- Non mais... fit-elle en secouant la tête pour reprendre ses esprits, une main sous son nez qui saignait abondement.
Quelqu'un se pencha sur elle et elle reçut un deuxième coup qui lui pocha l'œil droit. Elle lança sa jambe au hasard et réussit à toucher ce qui semblait être un bas-ventre. Un cri rauque retentit et la vert et argent en profita pour se redresser. De son œil gauche, elle remarqua Harry Potter plié en deux, les mains sur ses attributs masculins.
- Je peux savoir ce qui te prend, Potter ? grogna-t-elle en essayant de se relever alors que des élèves encourageaient les deux combattants.
- 10 gallions sur Potter ! lançait Dean Thomas.
- 20 sur Granger ! répliqua Malefoy, sûr de lui.
- T'en as pas assez de me pourrir la vie ? rugit Harry en se jetant sur la préfète.
Les deux sorciers roulèrent sur le sol et Hermione se retrouva coincée entre le Gryffondor et le sol froid.
- D'abord mon père est suspendu par ta faute, et maintenant, ma mère m'annonce qu'elle demande le divorce ! A cause de qui ? A cause de toi ! s'écria douloureusement Potter en abattant une fois de plus son poing sur le visage de la préfète.
Elle bougea la tête, mais pas assez rapidement. L'attaque toucha la tempe gauche de la Sage qui eut l'impression que quelque chose explosait dans son crâne. Elle remonta sa jambe pour la positionner sur le ventre du Gryffondor, poussa de toutes ses forces en tirant sur ses bras.
Harry fut projeté et atterrit sur le dos deux mètres plus loin. L'enchanteresse sentit deux mains l'attraper pour la mettre debout. Elle reconnut les yeux bleus froids de Malefoy.
- Hermione, je compte sur toi pour l'envoyer à l'infirmerie. J'ai parié 20 gallions que tu le mettrais KO en moins de trois minutes. Alors ne me déçois pas… murmura le Serpentard avant de pousser la Sage sonnée en direction d'Harry qui, visiblement, recevait des consignes identiques de la part de Thomas et Finnigan.
Cependant, un bruit assourdissant retentit dans la salle et les encouragements s'interrompirent. Rogue avançait de sa démarche souple vers les deux élèves.
- Potter… Votre père ne vous a jamais appris qu'il ne fallait pas frapper une femme ? demanda le professeur de sa voix doucereuse. Malefoy, emmenez Granger à l'infirmerie. Qu'elle n'ait pas une… tête de boxer moldu pour son mariage. Potter, venez avec moi dans mon bureau… Je vais vous exposer le programme de votre semaine de retenue.
Drago attrapa la préfète par le bras et l'emmena dans le hall. Hermione se tenait le nez qui saignait toujours.
- Bais guel gon ce Bodder… grommela l'enchanteresse.
- Pardon ? demanda le blond en haussant un sourcil.
La Sage eut un regard noir, renifla et ôta la main de son visage.
- Je disais : Mais quel con ce Potter !
- Je t'ai connue en meilleure forme… Sérieux, tu mets une dérouillée au Seigneur des Ténèbres et tu te retrouves au sol face au binoclard ?
- J'étais pas réveillée… marmonna-t-elle avant de reposer la main sur son nez.
Drago partit dans un grand éclat de rire et il tapa doucement dans le dos de sa camarade de maison.
- Franchement, Granger, t'es impayable !
Ginny quitta furieusement la salle commune en claquant le tableau de la Grosse Dame qui poussa un cri indigné. Sans y prêter attention, elle dévala les escaliers d'un pas raide, ses talons claquant sèchement sur les marches de pierre.
Pansy l'attendait dans le hall, un manuel de potions à la main. En entendant du bruit, la future médicomage leva les yeux de son ouvrage et eut un rictus.
- Tu as l'air de charmante humeur, Weasley… ironisa-t-elle en glissant une marque page avant de refermer son livre pour le fourrer dans son sac.
- Il me faut un verre… grommela la rousse alors que les deux sorcières s'engageaient dans le parc.
- Dommage que tu ne sois pas majeure. Il faudra te contenter d'une bière au beurre.
- Parkinson, si tu me laisses boire dans ton whisky pur feu, tu auras ma gratitude éternelle.
- Et j'en ferai quoi ? se moqua la Serpentard. Laisse-moi deviner… Potter a encore osé t'adresser la parole ?
Depuis la bagarre avec Hermione dans la grande salle, la semaine dernière, il est d'une humeur exécrable… La séparation de ses parents l'a vraiment perturbé.
- Plus qu'il ne l'était avant ? C'est possible ? demanda Pansy, acide, alors qu'elles s'engageaient sur le chemin menant à Pré au Lard.
- Changeons de sujet, marmonna Ginny en fourrant ses mains dans ses poches. Bon sang ce qu'il fait froid !
- Ne comptes pas sur moi pour te réchauffer. Je fais pas dans le social.
La Gryffondor eut un léger rire.
- Je sens qu'on va passer un bon après-midi… dit la rousse, sentant son humeur s'améliorer.
Les premières maisons du village sorcier se dessinaient à l'horizon. Les deux élèves accélérèrent le pas pour se mettre le plus vite au chaud chez Rosmerta. Elles passèrent devant la boutique Zonko qui connaissait une affluence certaine en ce jour de sortie des pensionnaires de Poudlard.
Une explosion retentit de l'autre côté de la rue et la devanture de la boutique Gaichiffon vola en éclat. Pansy et Ginny tirèrent automatiquement leur baguette alors que des sorcières de tous âges, des élèves, s'enfuyaient en courant.
- C'est Grindelwald, grogna Ginny. Il faut se tirer.
- Tu plaisantes ! Il faut aider les blesser, rétorqua Pansy alors qu'une femme sortait de la boutique en titubant, ses vêtements déchirés et ensanglantés.
La rousse allait répondre quand elle s'écroula sur le sol, inconsciente. Pansy se retourna vivement, eut juste le temps d'apercevoir le visage du mage temps avant de s'effondrer à son tour, un jet de lumière rouge ocre l'ayant atteint en plein poitrine. Gellert franchit les quelques mètres qui le séparaient des deux élèves et se pencha sur elle.
- Mes hommages mesdemoiselles, dit-il avec un regard dément.
Il déposa un parchemin sur le sol accompagné d'une rose rouge fané. Satisfait, il attrapa les mains des deux sorcières et les fit disparaître tous les trois dans un craquement sonore.
Pansy resservit une tournée de vin et posa des yeux brillants sur Ginny.
- Ah, ma chérie… Les débuts de notre relation ! Un grand moment d'émotion ! fit la médicomage en battant des cils.
- Pas vraiment, rétorqua la rousse. Jamais je ne me serais engagée dans quoi que ce soit avec toi à cette époque.
- Je sais. Ma beauté et mon intelligence vive t'intimidaient, répliqua Parkinson.
- J'avais surtout peur d'attraper je ne sais quelle maladie en posant la main sur toi.
- Y'a pas à dire, vous êtes un couple harmonieux, toutes les deux, se moqua Hermione.
- Ah oui ? Et tu as attrapé une cirrhose du foie pour t'accorder avec l'éponge à whisky qui te sert de femme ? ironisa Pansy.
Hermione fronçait les sourcils et posa le parchemin que lui avait donné Minerva.
- Je crois qu'il y a un problème avec la commande de boisson. Tu as pris cinquante caisses de whisky…
- En effet, ça va être un peu juste, tu as raison, répondit pensivement la Directrice.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, rétorqua la préfète en levant les yeux au ciel.
- Tu es d'accord pour le menu ?
- Oui, si tu proposes un deuxième repas qui sera mangeable pour toutes les personnes qui ne viennent pas des Highlands. Parce que le Haggis, non, ça ne passera pas.
Minerva soupira et finit par hocher la tête.
- Je veux bien céder sur ce point. Donc, tu vas me faire une faveur…
La Serpentard blêmit, sachant pertinemment ce que la Guide voulait.
- Non, je ne mettrais pas de robe. C'est non négociable.
Minerva allait rétorquer quand la porte de son bureau s'ouvrit brusquement.
- Grindelwald a attaqué Pré au Lard ! s'exclama Flitwick de sa voix aigüe. Il s'est volatilisé avec Miss Parkinson et Weasley.
Hermione se leva brusquement et transplana aussitôt. Minerva attrapa d'un geste vif sa cape et tira sa baguette de sa manche.
- Elle… Elle a… transplané dans l'enceinte de Poudlard… bégaya le professeur de sortilèges, éberlué.
- Organisez le retour des élèves avec les autres professeurs. Demandez au professeur Jones de se poster avec Dumbledore à l'entrée des grilles de Poudlard. Je veux que tous les étudiants soient dans leur salle commune dans quinze minutes ! ordonna-t-elle en quittant précipitamment son bureau, Flitwick sur ses talons.
Le professeur de sortilège envoya plusieurs patronus aux quatre coins du château pour avertir ses collègues. McGonagall prit sa forme animagus et courut jusqu'au village sorcier. Elle y trouva sa Sage au milieu de la rue principale, un parchemin à la main, le visage pâle. La Directrice de Poudlard reprit forme humaine et s'approcha de son amante.
- Il n'est plus là, murmura Hermione, concentrée. Il a laissé ceci à notre intention…
Elle tendit d'une main tremblante la lettre et McGonagall la parcourut rapidement.
« Il est l'heure de régler nos différents et de réparer des erreurs commises dans le passé.
Je vous attends.
Gellert Grindelwald. »
- C'est un piège. Il faut réfléchir avant de se précipiter et… commença le professeur.
- Ca va recommencer… Comme avec Marietta, coupa l'enchanteresse.
Le souvenir de la mort de Pansy et Hugo s'imposa à son esprit et elle sentit une boule se former dans sa gorge.
- Une idée d'où ils peuvent être ? demanda doucement la Guide.
- Je ne vois qu'un seul endroit possible… répliqua Hermione. Ton manoir.
Pansy se réveilla et grogna son mécontentement. Elle était attachée sur une chaise. Elle sentait des cheveux qui lui effleuraient le cou et tourna légèrement la tête. Derrière elle, Ginny était encore inconsciente. La Serpentard bougea les poignets liés dans son dos et grimaça en remarquant que la corde était bien serrée.
- Je veux bien être ligotée, mais pas avec Weasley. Et surtout pas comme ça… grommela la future médicomage en donnant des coups de poings dans le dos de la rousse. Debout là-dedans, c'est l'heure du repas ! ajouta-t-elle plus fort.
La Gryffondor bougea mollement et ouvrit un œil.
- Parkinson ? Mais qu'est-ce que… commença Ginny d'une voix endormie.
- Les questions de Gryffondor, tu te les gardes s'il te plaît, coupa la vert et argent. Je te fais un topo. On est attachée dans ce qui semble être une cave… dit-elle en regardant la pièce. Et vu les bouteilles, je dirai qu'on est au manoir McGonagall.
- Super… ironisa Ginny. Faut qu'on sorte de là.
- C'est la meilleure idée que t'aies jamais eue, Weasley. Arrête de gigoter que j'essaie de défaire tes liens.
Les doigts de Pansy jouèrent avec la corde pour trouver le nœud d'accroche mais, au but de quelques minutes, elle dut se rendre à l'évidence.
- Ok, attaches magiques… soupira-t-elle. Je ne peux rien y faire. Essaye de tâter mes poches voir si ma baguette s'y trouve.
La rouge et or se cambra, étirant le plus possible ses bras, sans succès.
- Tu es trop loin, lâcha la rousse, agacée.
Elle se contorsionna et remarqua que les chaises étaient liées ensembles.
- On va se rapprocher des casiers de bouteilles… murmura Pansy.
- Tu crois que c'est le moment de boire ? demanda Ginny qui tirait sur ses liens.
- Non, on va casser une bouteille et se servir du verre pour trancher la corde.
- Bonne idée, admit la rousse. A trois, on fait bouger les chaises. Un… Deux… Trois !
Les deux sorcières réussirent à se déplacer de quelques centimètres au prix d'un effort conséquent. Parkinson grimaçait, la respiration courte.
- J'ai un point de côté… haleta-t-elle.
- Tu les sens tes clopes ? se moqua Ginny. Regarde-moi, j'suis en pleine forme…
- Sportive sans cervelle, grogna la Serpentard. Ca serait plus simple sans ces chaises qui pèsent trois kilos chacune.
- Oui, et ce serait plus simple si on n'était pas attachée, si on avait nos baguettes et si… Mais en fait, tout serait facile si nous étions tranquillement au chaud dans nos salles communes et non entre les mains d'un fou furieux.
Parkinson éclata de rire et Ginny eut un léger sourire.
- Allez, on y est presque, encouragea la Gryffondor. Pour plus de facilité, tu tiens la chaise avec tes mains et tu pousses sur tes jambes…
- Tu t'es déjà retrouvé dans ce genre de situation avec Hermione ? demanda Pansy alors qu'elles firent une nouvelle avancée.
- Non. Elle n'aime pas trop se faire attacher, répondit la rousse avec humour.
- Oui, j'avais remarqué. Tu penses qu'on devrait prévenir Minerva ? se moqua la vert et argent.
- Connaissant les deux, leur définition d'une soirée érotique est de la passer au coin du feu, McGo buvant un whisky tout en effleurant avec sensualité les pages du livre qu'Hermione bouquine. Extase garantie.
- Et ta définition à toi ?
- Si on sort vivante d'ici, je te la raconterai.
- Hmm, je sens que c'est une histoire interdite aux moins de quatre ans. Tu viens de me donner une raison de vivre, Weasley. Merci, ironisa la vert et argent.
Elles finirent par atteindre le premier casier de bouteille. Ginny tenta de faire tomber une bouteille en la coinçant entre son menton et son épaule quand Pansy l'arrêta.
- Quoi encore ?
- Pas celle-là ! C'est un château d'Yquem 1959 ! Tu es folle !
- Parkinson ! T'es chiante !
- Ca sert à quoi de s'en tirer vivante pour que McGonagall nous assassine pour avoir péter l'un des meilleurs crus de sa cave ? rétorqua la Serpentard.
- Prends une bouteille et dépêche-toi !
Pansy parcourut rapidement toutes les étiquettes et blêmit.
- Ca me fend le cœur… Désolée, murmura-t-elle en lançant un regard triste à une bouteille de Hankey Bannister quarante ans d'âge.
- A qui tu parles ? grogna la rouge et or.
- A une nouvelle victime de la folie de Grindelwald… soupira Pansy en faisant tomber la bouteille dans un fracas assourdissant.
Le whisky se rependit sur le sol, libérant son arôme.
- C'est vrai que ça sent bon, reconnut la Gryffondor.
Elle se bougea sur sa chaise pour tenter d'attraper un bout de verre mais il manquait cinq bons centimètres à ses bras pour que ses doigts ne touchent le sol.
- Tu attends quoi ? Le déluge ? s'impatienta la Serpentard.
- Par Merlin, que la terre est basse… maugréa la Gryffondor.
- S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, je vais te la rapprocher… répliqua sèchement la vert et argent.
Pansy attrapa les poignets de la rousse et se servit de tout son poids pour faire basculer les chaises. Les deux sorcières tombèrent sur le sol, au milieu du whisky et des débris de verre.
- Putain ! T'aurais pu prévenir ! s'exclama vivement Ginny. Je me suis ouvert la joue et avec l'alcool, je douille !
- Lopette… grommela Parkinson. On dirait pas que tu as affronté des zombis et des Hauts.
- C'était il y a longtemps… grommela Ginny en attrapant un bout de verre entre ses doigts. Ne bouge pas, je tranche tes liens.
Le morceau de verre serré entre ses doigts, la rousse le posa sur la corde et frotta avec force.
- Hey ! Fais attention ! Va pas m'ouvrir les veines ! grogna la Serpentard en sentant une petite entaille sur son poignet.
Quelques minutes plus tard, Pansy avait les mains libres. Elle attrapa à son tour un éclat de bouteille et se défit des attaches qui entravaient ses jambes pour ensuite libérer la rouge et or. Les deux jeunes femmes se frottèrent les poignets et observèrent rapidement la pièce.
- Faut se tirer d'ici, mais sans tomber sur Grindelwald… marmonna Ginny. On peut transplaner d'ici ?
- Essaye toujours, mais je pense que l'autre dingue a pris ses précautions.
Ginny se dirigea vers la porte de la cave et tourna doucement la poignée.
- C'est magiquement fermé, murmura la rousse.
- Tu sais faire de la magie sans baguette, il me semble ? rétorqua Pansy, les bras croisés sous sa poitrine.
- Oui, mais face à Grindelwald, je serais plus à l'aise avec.
La rousse ferma les yeux quelques instants, fit appel à son pouvoir et agita rapidement la main. Deux fines tiges de bois apparurent devant elle. Elle en prit une pour lancer l'autre à la vert et argent.
- Et pourquoi tu l'as pas fait plus tôt ? gronda Parkinson en serrant sa baguette entre ses doigts.
- Parce que tu crois que ça peut se faire ligoté comme un saucisson ? répliqua sèchement la rousse.
Les deux sorcières se toisèrent du regard et la Gryffondor franchit les quelques centimètres qui les séparaient pour s'emparer furieusement des lèvres de la Serpentard.
Pansy passa sa main de libre dans le dos de la rousse pour la serrer contre elle tout en approfondissant le baiser. Elles finirent par se séparer, haletantes, ne se quittant pas du regard.
- Faut qu'on sorte d'ici, dit la vert et argent.
Ginny acquiesça et lança un sort sur la porte. Un léger déclic se fit entendre et les deux élèves ouvrirent prudemment la porte pour quitter la cave du manoir McGonagall. Cependant, une baguette pointée dans leur direction les attendait à la sortie.
Minerva et Hermione pleuraient de rire tandis que Ginny affichait un air pincé.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, fit sèchement la rousse.
- La fine équipe de bras-cassés… hoqueta Hermione, en essuyant les larmes qui perlaient au coin de ses yeux.
- Minerva, remarquez avec quel soin j'ai choisi la bouteille à sacrifier, fit remarquer Pansy.
- Je n'ai jamais douté de vos goûts, Miss Parkinson.
- Que ce soit en matière de femmes ou de vins, il me semble que nous avons les mêmes, professeur, ironisa la médicomage en regardant Hermione.
- Presque les mêmes, répliqua McGonagall dans un clin d'œil après avoir désigné Ginny d'un rapide geste du menton.
Et voilà le travail ! Le chapitre vous a plus ? Vous voulez réagir ? L'espace review est fait pour vous ! ^^
Sygui et moi vous souhaitons un excellent week-end ! A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !
Bises et à dans 7 jours !
