Rosalie fut réveillée par les rayons du soleil traversant la fenêtre au coté de Félix. Elle se leva et eu une idée pour faire plaisir à son amant encore endormi. Elle claqua des doigts et se retrouva coiffée et habillée et descendit chez Granny qui se situait à quelques mètres du modeste appartement. Elle en ressortit une dizaine de minutes plus tard avec un sac en papier qui contenait 2 cappuccinos et 2 pates d'ours. Après leur petit déjeuner romantique en tête à tête, l'adolescente quitta le logement pour rejoindre le ranch où les animaux l'attendaient. Elle avait fini ses principales taches quand son portable sonna :
- Allo ?
- Rose, c'est moi !
- Maman, tu vas bien ?
- Un peu mieux, il y a une nouvelle menace qui pèse sur la ville, peux tu me rejoindre à la mairie ?
- Très bien j'arrive. Dit la jeune fille en se téléportant et raccrochant en suivante.
- Quelle rapidité ! S'esclaffa sa mère quand elle apparut dans son bureau.
Robin, Emma Crochet et une blonde inconnue étaient réunis dans la salle soucieux.
- Que se passe t-il ? Demanda la jeune femme.
- Cette jeune fille est arrivée du passé, elle est à la recherche de sa sœur et Marianne a été victime d'une malédiction qui gèle son corps. Je vais avoir besoin de toi pour ce deuxième point. Lui répondit sa mère.
- D'accord, Rosalie enchantée ! Dit elle en tendant la main à l'inconnue qui semblait appeurée.
- Elsa d'Arendelle, toi aussi tu as des pouvoirs.
- Oui, on peut dire ça. Souri la princesse avant de rejoindre sa mère.
- Il faudrait que l'on arrête le sort avant qu'ils atteignent son cœur. Lui expliqua cette dernière devant le corps.
- Attend il y a quelque chose que je ne saisis pas là…
- Fais ce que je te dis et ne pose pas de questions s'il te plait. Je ne veux pas gagner cette façon. L'interrompit Régina en chuchotant la dernière phrase.
Les deux femmes s'attelèrent donc en levant leurs mains au dessus de Marriane afin de stopper la malédiction.
- Ca ne fonctionne pas ! S'énerva Rose devant le soupir de sa mère. Qui prit finalement le cœur de la victime pour le préserver.
La jeune fille s'excusa et sortit pour retrouver Félix qui devait avoir bien entamé sa journée à la bibliothèque pour l'informer du danger. Une fois qu'elle pénétra dans le bâtiment, elle fut surprise de découvrir Belle qui était déjà rentrée de sa lune de miel.
- Rose, comment vas-tu ? Il faut absolument que je te parle ! S'enthousiasma cette dernière en la tirant vers la salle des archives.
Une fois seules, la gouvernante sortit de son sac à main la dague de son père en la tenant prudemment.
- Oh mon dieu, où est ce que tu as eu cette dague ? Est-ce que tu sais ce qu'elle représente ? Questionna Rosalie choquée.
- Oui, j'en ai conscience, ton père me l'a donné après m'avoir fait sa demande.
- Wahou, c'est à peine croyable.
- Le soucis, c'est qu'elle est tellement puissante que je ne sais pas où la cacher. Je n'ai jamais possédé une telle chose.
- Sois prudente, mais si mon père te l'a confié c'est qu'il te fais énormément confiance, tu ne le décevras pas j'en suis sur. Est-ce que je peux t'emprunter Félix pour cette fin de matinée.
- Mais bien sur, tu as de la chance je suis d'humeur romantique.
- Merci, on se voit ce soir ! Lui répondit-elle en l'embrassant sur la joue et en sortant en courant de la pièce.
Elle attrapa son amoureux, surprit par le bras et l'entraina dehors. Il n'eut même pas le temps de poser une question qu'il se retrouva téléporter au ranch. Une fois la fumée magique dispersée, Rosalie se hissa sur la pointe des pieds et scella ses lèvres à celle de son amant, qui répondit à son baiser en entourant ses hanches de ses bras.
- Que me vaut cette honneur ? Demanda Félix quand ils se séparèrent.
- La soirée d'hier m'a fait réaliser que nos moments à deux étaient trop précieux pour moi. Avec les retrouvailles de mes parents je me suis rendue compte, que je t'avais délaissé, je suis désolée. Lui expliqua t-elle en baissant le regard.
- Je ne t'en veux pas Rose, ne sois pas désolée d'avoir essayé de rattraper le temps perdu avec tes parents.
Sur ceux, la jeune fille invita le blond faire une ballade à cheval, elle prépara donc Lénobia ainsi qu'un autre cheval docile pour le jeune homme. Le couple s'aventura donc dans la foret où ils suivirent les sentiers, traversèrent un champ au galop avant d'arriver vers une petite rivière où ils s'arrêtèrent pour déguster un pique nique que la jeune fille avait préalablement récupérer chez Granny.
Après cette escapade amoureuse, Rosalie raccompagna Félix et décida d'aller en suivant rendre visite à son père. Quand elle poussa la porte de la boutique, elle ne fut pas surprise de trouver le ténébreux derrière le comptoir comme à son habitude.
- Salut ! La lune de miel s'est bien passée ? Demanda t-elle.
- Oui très bien merci, Belle a déniché une charmante demeure pas très loin, et toi tu es restée chez Régina ?
- J'ai fais une nuit chez Régina et une autre chez Félix. Répondit-elle naturellement. Et puis le ranch m'a pas mal occupé.
Son père grimaça quand elle évoqua le nom de son amant.
- Je ne suis pas favorable à ce que tu fréquentes ce garçon, Rosalie.
- Je sais, mais cela fait plus de 28 ans que je le fréquente et je ne compte pas le quitter, alors il va falloir t'y faire.
- Pff. J'aurais tellement préféré te voir au bras d'un prince, je suppose que je n'ai nul choix…
- Qu'est ce que tu fais ? Changea de sujet l'adolescente en se penchant sur l'objet rond aux étoiles qui trônait sur le comptoir.
- Ca, très chère, c'est la source du pouvoir, ma future délivrance. Prononça Rumple en retrouvant son sérieux.
- C'est-à-dire ?
- Grace à cet objet je vais enfin pouvoir me libérer de l'emprise de la dague sur moi. Il y a la dedans les pouvoirs d'un très puissant magicien qui avec un sacrifice ultime me rendra ma liberté tout en conservant mes pouvoirs. Regarde. Lui dit-il.
L'homme se retourna et composa le code de son coffre et en sortit sa dague sous le regard ébahit de sa fille. D'un mouvement circulaire au dessus de l'objet, il activa, les grenages qui le composèrent tournèrent et les étoiles à l'intérieur bougeaient .
- Attend ! S'exclama la jeune fille en attrapant le bras de son père avant qu'il poursuive. Je ne comprends pas Belle, m'a montré cette dague ce matin, elle était dans son sac.
- Je lui en ai donné une fausse en attendant que je puisse régler cette histoire, une fois que tout sera fini le lui remettrais la vraie, elle ne s'en apercevra pas.
- C'est une Blague ? Qu'est ce qui ne vas pas chez toi ? S'emporta l'adolescente.
- Je te conseille de baisser d'un ton immédiatement Rosalie !
- Tu lui a donné la dague en signe de ta confiance et de votre amour et tu te permets de la trahir pour encore une fois de plus ta soif incessante de pouvoir, comment as-tu pu lui faire ça ? Après tout ce que vous avez traversé !
- Tu ne comprends pas, c'est un mal pour un bien, je serais enfin libre.
- Ah oui et à quel prix ? Qui vas-tu encore sacrifier pour arriver à tes fins ? Je ne cautionnerais pas ça, pas cette fois, ne compte pas sur moi. Comment peux tu mentir ouvertement à ta femme ? La regarder dans les yeux et lui sourire ?! Elle qui croit que tu es devenu un homme nouveau, mais tu n'as pas changé, le pouvoir sera toujours plus important que ta propre famille, tu n'es qu'un lâche ! Répondit Rosalie impulsivement sans peser ses mots.
Elle s'en rendit compte quand elle sentit la main de son père claquer violement sur sa joue gauche. Devant la violence du choc elle pivota et se retrouva face au comptoir de droite. Elle se releva et fit face à Rumplestiltskin en lui lança un regard rempli de haine.
- Vas t'en, je ne veux plus te voir ! Cria t-il trahit.
La jeune femme se précipita dehors et se mit à courir dans les rues. Ses larmes coulaient sans qu'elle les contrôlent et sa joue la brulait. Comment son père avait-il pu lui faire ça ? Elle le détestait à un point qu'elle sentait son cœur battre contre ses tempes, sa tête allait finir par exploser. Elle s'arrêta haletante sur la grande place pour tenir sa tete entre ses mains tant celle ci devenait douloureuse, elle cria et le tonnerre gronda dans le ciel suivit d'un éclair comme si ce dernier subissait sa douleur. La pénombre commençait à tomber, les habitants de Storybrooke avaient tous regagner leur domicile et les rues étaient déserte, heureusement pour elle. La jeune fille réfléchit quelques instants, elle retournerait bien chez Félix mais elle ne souhaitait pas qu'il la voit dans cet état, une seule personne pouvait la voir comme cela sans prendre peur.
Elle arriva finalement à la maison du maire, en dix minutes à bout de souffle. Une fois devant la porte elle frappa sans se soucier de son apparence, la porte s'ouvrit et le regard de sa mère lui montra qu'elle aurait peut être du prendre le temps de se calmer avant de toquer.
- Rose ? Qu'est ce qu'il se passe ? Lui demanda t-elle surprise se voir sa fille le visage inondé par ses larmes, les yeux rouges et le souffle court.
- Est-ce que je peux passer la nuit chez toi ?
- Bien sur. Lui répondit-elle immédiatement en la prenant par la main et en la faisant entrer.
