Auteur : Nami-chan.

Couples :DateSana, MotoMoto, KoSasu, IeMitsu, et d'autres

Disclaimers : Je crois qu'on aimerai tous posséder les droit sur Sengoku Basara, mais ce n'est pas mon cas

Dragon Tales Livre Deux

Partie 35

Plus encore que la stupéfaction et la peur de voir ses craintes se concrétiser se fut un profond sentiment de honte mélangée au regret qui submergea Ieyasu.

L'éclipse qui avait affolé ses hommes n'avait été qu'une banalitée à gérer. Il avait sut canaliser leur crainte et avait continuer de les rassurer tous ceux gravitant autour de lui comme s'il était le soleil qu'ils venaient de voir disparaître. Le peur dans leurs regards s'était peu à peu éteinte et les rangs s'étaient reformés autour de lui. Il écoutait leurs plaintes mais aucun d'eux n'était cependant assez cohérent pour qu'il comprenne ce qui avait bien pu leur faire déserter leur poste.

Ieyasu avait quitté le fort et laissé tombé la partie du plan qui consistait à attendre Sanada parce qu'il avait bien compris que quelque chose qu'aucun des généraux de l'alliance de l'Ouest n'aurait pu prévoir était sur le point de ce produire. Et ce qu'il avait craint était en train de ce produire sous ses yeux.

Et ce qu'il avait craint était en train de ce produire sous ses yeux.

Le semblant de contrôle et d'avantage qu'ils avaient eu jusque là sur Orochi les avaient rendu trop confiant.

Quand le ninja de Sanada était venu a sa rencontre, le regard froid et aussi inexpressifs qu'un assassin en mission et l'avait informé que quelque chose avait rendu fou les Dragons du clan Date et qu'il avait éloigné les soldats normaux pour les protéger, Ieyasu su intérieurement qu'il était trop tard.

Quelques soldats en armure bleu restait aux côtés de Sasuke. Si peu nombreux comparé à la troupe entière et pleine d'entrain qu'il avait vu quitter le fort au première lueur de l'aube. A cet instant ils ressemblaient plus à des spectres, blafard, le regard fuyant, inquiet et se reprochant encore d'avoir laissé les leurs derrière.

La situation était grave mais Ieyasu qui gérait déjà l'urgence de la peur de ses hommes faces à ces Dragons et à ces ténèbres soudaines qui étaient tombé sur Sekigahara tel une toile de mauvaise augure n'eut pas le temps de réfléchir à la signification de tout cela.

Aussi quand le soleil se remontra, que les ténèbres disparurent aussi subitement qu'elles étaient apparu, Ieyasu serra les poings si fort que ses ongles s'enfoncèrent dans le cuir de ses gantelet, si profondément qu'il en ressentit une pointe de douleur.

Ce n'était rien comparer à la douleur qu'il éprouvait en son cœur même. Trop semblable a ce qu'il avait ressentit après s'être rendu compte combien il avait blessé Mitsunari. Son cœur avait arrêté de battre avant de se mettre à battre trop vite, trop fort. L'esprit d'Ieyasu était embrouillé par le flots d'émotions, il ne savait plus quoi penser.

Cela n'aurait pas du ce produire ainsi. Le monstre géant à huit tête n'était qu'un fait de légende, alors il ne voulais pas en croire ses yeux quand bien même les rayons du soleil en train de revenir baignait dans leur lumière cette gigantesque créature. Elle n'avait peut-être pas huit-têtes, après tous d'autres que lui avaient bien réussi à détruire définitivement deux des Orochi avant que lui même n'en face disparaître une, mais ce démon était bien réel et ces cinq tête représentaient des armes des menaces qui risquait de abattre sur les siens. Ce démon était semblable au légendes qu'Ieyasu ce demanda si ce n'était pas une ultime provocation, Orochi qui se moquait de ses pauvres humains qui n'avaient rien pu faire pour l'arrêté.

Orochi était loin, sur le flanc de la plaine, trop près de son armée, trop près de celle de Mitsunari... son forme gigantesque le rendait visible à tout ceux présent sur Sekigahara donc Mitsunari devait le voir lui aussi...

Et Ieyasu avait honte. Encore une fois il avait faillit à sa promesse parce qu'il le savait même s'il ne le dirait jamais de vive voix, il était trop tard maintenant pour sauvé leurs êtres cher. Motochika était perdu, Yukimura était perdu et les autres aussi, ceux qu'il ne connaissait pas et qui devaient forcement avoir des gens qui tenait à eux, des lien qui leur était connecté.

Leur enveloppe physique avait servi de matériel pour crée cette chose qui bougeaient, vivait, les menaçaient depuis l'horizon de la plaine.

Plus que jamais la voix pleine de reproche de Mitsunari raisonnait dans sa tête, comme Hideyoshi, il n'avait rien pu faire...quel traître il faisait. Parce que même s'il s'était préparer à cette éventualité, même s'il avait prévenu Masamune, Keiji, Magoichi, Tsuruhime et tous ceux qui avaient réclamer son aide qu'il n'était pas infaillible, Ieyasu ne savait pas quoi le dire une fois qu'il devra leur faire face.

Le regard d'Ieyasu dévia sur Sasuke puisqu'il avait été alerté par le distinct bruit métallique que fit l'arme du ninja quand il la sorti de son ombre. Ne ce souciant pas de l'étrangeté de la technique, Ieyasu regarda la paume de sa main avec toujours cette incertitude planant autour de lui. Méritait-il toujours que l'on compte sur lui ?

Il réalisa que son hésitation n'avait en fait durée que quelques secondes, le temps qu'il avait fallu au ninja pour réfléchir et se mettre en position d'attaque. Il ne pouvait être qu'inspirer par Sasuke qui prenait immédiatement une posture de combat, le regard braqué sur Orochi alors que son seigneur, celui que tout le monde savait qu'il considérait comme un petit frère avait sans doute était définitivement dévorer par ce monstre.

Lui ne montrait aucun doute quant à ses intention, mais il n'avait pas tant d'espoir à portée sur ses épaules.

Cependant, cela aida Ieyasu à comprendre et à retrouver sa détermination. Comme avec Hideyoshi, s'il les avait trahis, trahis leur confiance, il y avait au moins quelque chose qu'ils pouvaient faire pour eux. Quelque chose qu'il avait décidé de faire si le pire venait à se produire.

Le dernier recours, la dernière solution, celle qu'ils avaient voulu empêcher. Pour autant l'idée qu'il ne restait plus que cela à faire ne voulais pas faire son chemin en Ieyasu, lui-même s'accrochant à cet espoir même infime que, en voyant la créature de plus près, peut-être trouverait-il une autre solution.

"Je ne sais pas si vous aller rester planté là, mais moi je n'ai pas l'intention de laissé Orochi faire à sa guise." affirma Sasuke, terminant de sortir Ieyasu de son train de pensée

Sasuke pouvait comprendre que le jeune seigneur de Mikawa soit en proie au désarroi, la jeunesse et l'inexpérience ne jouait pas en sa faveur dans un cas aussi extrême, et même s'il avait été capable de diriger et de rassembler une si grande armée derrière lui, c'était normal qu'une lueur de doute soit visible dans son regard. Devant le mutisme d'Ieyasu, Sasuke décida qu'il ne l'attendra pas. Il ne put s'empêcher d'ajouter une pique espérant faire réagir Ieyasu comme cela l'aurait fait avec Yukimura.

Les paupières de Sasuke se fermèrent lentement comme pour bannir cette image, ce n'était pas le moment de pensé à cela.

Contre toute attente, la main d'Ieyasu attrapa son épaule, le coupant dans son élan tandis que Sasuke se préparait à courir directement vers le monstre gigantesque, refusant d'attendre que celui-ci se décide à avancer vers le reste de l'armée.

"Vous-êtes blessé et épuisé, se serait du suicide." Ieyasu secoua la tête tentant de dissuader Sasuke.

Avec un sourire en coin surfait et un haussement d'épaule Sasuke lui répondit, "Les ninja ne soit-il pas censé mourir pour protéger leur maître ? Ce n'est pas une question d'honneur comme vous autres samouraï...c'est juste comme ça que ça doit être." insista-t-il, luttant pour que son cœur battant la chamade ne finisse pas par faire vaciller sa voix.

"Non." renchéri Ieyasu avec la fermeté du leader qu'il était réellement. "Quelqu'un doit aider les troupes à se mettre à l'abri et vous êtes tous désigné pour cette tâche," rompant le contact de sa main contre l'épaule du ninja, Ieyasu tourna de nouveau les yeux vers Orochi, "C'est mon rôle d'empêcher cette créature d'arrivé jusqu'ici. Et..." Ieyasu ne voulais pas lui donné de faux espoirs, mais la suite de sa phrase était lourde sur sa langue. "Il voudra vous revoir entier quand il reviendra." son cœur se blessa de nouveau d'une trahison qu'il commettait.

Sasuke sembla d'abord perplexe avec ses sourcils renfrognés, puis son expression se radouci et il fit tournoyé on shuriken entre ses doigts, jouant avec. "Je suppose que vous avez raison."

Les soldats autours deux avaient suivis leur conversation, aussi furent-ils près quand Sasuke leva le bras pour les interpellé et remplis ses poumons de l'air dont il aura besoin pour leur donner les directives. Seulement, Ieyasu le devança sa voix claire attirant l'attention de ceux qui commençait à réaliser qu'Orochi était bien réel.

"Soldats ! Une plus grande encore que l'alliance de l'Est s'est soulevé droit devant nous. Peuple de Mikawa, j'ai fait la promesse de vous protéger de cette menace mais je ne pourrais pas le faire seul ! J'ai besoin de votre aide et de votre opération. Ceux qui me suivrons doivent le faire en sachant qu'une mort au combat aurait pu être plus douce que ce qu'ils vont sûrement vivre, "

Les premier mots du discours d'Ieyasu avait suffi à captivé l'attention des soldats restant, son honnêteté frappa tout le monde et lorsqu'il affirma cela pas un murmure d'inquiétude ne passa, tous restaient pendu à ses lèvres écoutant la suite de ses arguments.

"Nous avons encore le temps de stopper ce démon. Il vient de naître et nous devons profiter de sa fragilité avant qu'il ne soit trop tard. Cependant il ne fait aucun doute qu'il ne reculera devant aucune cruauté pour nous faire face ! Soldats, je vous le redemande, car vous avez encore le choix. Ceux qui choisiront de rester sur la ligne de front ne feront pas preuve de lâcheté. Nos ennemis de l'Est sont encore présent et nul ne sais si Orochi sera une menace suffisante pour qu'ils choisissent de s'unir à nous, vous devrez les empêché de prendre ce fort en mon absence protégez nos blessés. Sasuke sera votre commandant !"

Une clameur lui répondit, les soldats valide levèrent leurs armes au ciel continuant d'acclamé Ieyasu, eux qui quelques minutes auparavant étaient à proie à l'affolement et paniquait à l'idée de vivre quelque chose qu'ils ne comprenaient pas, maintenant ils étaient si motivé. C'était donc cela l'effet qu'Ieyasu avec sur les gens ?

Sasuke se gratta l'arête du nez, sa lèvre retroussé, dubitatif. "Yare, yare." souffla-t-il.

"C'est maintenant ou jamais ! En avant !"

Il leva le poing vers le ciel et l'instant suivant les soldats autour de lui faisaient de même brandissant leurs lances et lames, clamant et criant leur soutien à leur leader.

Puis Ieyasu s'élança, se ruant en direction des collines, droit sur Orochi. Suivant son mouvement, les soldats valides ayant encore la volonté de se battre se regroupèrent. Ils couraient derrière Ieyasu près à donner leurs vies à tout moment pour lui assurer la victoire.

Les voir partir ainsi, si plein d'enthousiasme et leur moral gonflé à bloc tira un petit sourire sur les lèvres de Sasuke. Il lui semblait que c'était encore hier que Yukimura pouvait insuffler un tel vent de courage aux hommes de Kai. Mais maintenant...maintenant il ne restait plus que lui.

Quelques hommes étaient restés à sa suite, la plupart blessé au juste trop terrorisé pour avoir été convaincu par le discours d'Ieyasu. Ils commençaient à se réunir autour de lui, attendant qu'il donne des ordres puisque Ieyasu avait fait de lui leur commandant. Il était de son devoir de veiller sur eux, comme il l'aurait fait s'il n'avait s'agit que de soldats en armure rouge. Seulement cette fois, il n'y avait pas un seul soldat de Kai pour lui répondre... non ils avaient choisi de suivre Yukimura, ils étaient de l'autre côté.

Pourtant Sasuke ne douta pas une seconde de son choix, il savait ou était sa place. Sa frustration était d'autant plus grande qu'Ieyasu en lui confiant cette responsabilité venait de l'empêcher de la rejoindre.

Une ombre noir passa soudainement au-dessus d'eux, l'interrompant avant même qu'il n'ait pu ouvrir la bouche. Si vive que personne n'eut le temps de voir ce que c'était, les regards se tournèrent vers le ciel. Et personne ne le vu venir quand un homme hurla soudainement.

La réaction de Sasuke fut de se dirigé immédiatement vers le cri, avant qu'il ne s'arrête brutalement devant une scène d'horreur et de sauvagerie.

Le soldat cria ait se débattait, les mâchoires d'un Dragon noir serré autour de son tronc. Les crocs blanc en temps normal ruisselant de rouge et étaient planté profondément de son torse jusqu'à sa cuisse. Le dragon le secouait comme une vulgaire poupée de chiffon tandis que ses hurlements diminuaient en volume, l'homme s'éteignant à petit feu.

Les soldats eux aussi ne comprirent pas immédiatement comment un Dragon de cette taille avait pu se glissé derrière eux et s'emparer de l'un des leurs sans qu'ils n'aient eu le temps de faire quoi que ce soit. Cependant, ils furent plus rapides que Sasuke à réagir, entourant la créature dans un cercle mortel, leurs lances prêtes à percer les écailles du monstre à la forme longiligne.

Le Dragon relâcha sa proie en l'envoyant à travers les rangées serrées devant lui.

Et Sasuke demeura immobile, son Shuriken glissant presque entre ses doigts. Son cœur trop lourd pour que les informations que ses yeux captaient lui sois bien retranscrit. Il ne connaissait que trop bien ce Dragon noir même s'il ne l'avait que rarement vu.

Comment pouvait-il oublié cette nuit fatigue qui avait changé sa vie et celle de son protégé pour toujours ? Ces écailles de charbon qu'il avait vu scintillé sous les flammes, cette même cicatrice qu'il avait maintes fois du bout de ses doigts.

Son espoir qu'il soit sauf s'envola dès lors que le premier coup de lance fut porté. Le Dragon rugit, prêt à se retourné contre celui qui venait de le blessé, avant qu'un petit humain à la chevelure auburn n'attire son attention en criant :

"Arrêtez!" avait lancé Sasuke avant d'avoir pu s'en empêcher.

Les regards curieux et dubitatifs des soldats se tournèrent vers lui. Pour autant chacun ne relâcha pas sa vigilance sur le Dragon, et bien qu'ils ne comprennent pas tous cet ordre, ils attendirent. Sasuke s'avança, le regard déterminé, c'était à lui d'affronter ce Dragon.

Le Dragon noir grognait et feulait, ses babines se retroussant et se soulevant sous la pression de l'air qui passait entre ses crocs. Son dos courbé prêt à bondir à la moindre occasion. Son regard ce plongea dans celui du ninja. Un regard de feu qui fit frémir le Dragon.

"Laissez-le !" lança Sasuke tentant d'éloigné les soldats qui s'était amoncelé autour du Dragon. "C'est à moi de m'en chargé."

Plus que jamais à cet instant, il comprit pourquoi Yukimura avait toujours été si prompt à affirmer que la vie de Masamune était sienne. À cet instant il ne voulait personne près de Kojûro, il voulait que personne ne le touche, et pourtant quelqu'un devait bien l'arrêté. C'était un dragon sauvage menaçant les vies de tous ceux qui l'entourait tous ceux qui étaient resté avec lui pour défendre ce qui ne le pouvaient.

Il n'aurait confié cette tâche ingrate à personne d'autre et pour rien au monde.

Un soldat en armure bleu lui saisit le bras qui tenait son Shuriken. Reculant tout de même face au regard meurtrier que lui envoya instantanément Sasuke, l'homme ne se dégonfla pas pour autant.

"C'est notre numéro deux. Nous devons le faire." affirma-t-il.

Le regard qu'il renvoya à Sasuke était empli de tristesse et de détermination, d'autres soldats en armure bleu vinrent le soutenir appuyant ses dires.

Sasuke comprenait ce qu'ils essayaient de faire. Ils n'étaient certes pas si expansif que Masamune et Yukimura pouvaient l'être quand ils étaient ensemble, mais il fallait être sourd et aveugle pour avoir raté au moins une fois où il avait fait rire Kojûro, les sourires qu'ils échangeaient à la volé quand ils se voyaient même de loin, les contacts nécessaire qui se prolongeait plus que de raison... mais il ne pouvait pas comprendre. C'était justement parce qu'il y avait tout cela entre eux qu'il devait être celui qui y mettrait un terme.

Kojûro décida pour eux. Leur querelle futile avait donné le temps nécessaire pour que le dragon trouve la faille, Sasuke eut tout juste le temps de plongé à terre, entraînant avec lui l'homme toujours attaché à son bras et le couvrant de son corps. Une boule de feu venait d'exploser derrière eux et s'il devait en jugé par la sensation douloureuse de brûlure mordante dans son dos, les flammes avaient atteint Sasuke.

Quand il se redressa, l'adrénaline l'aidant à supporter sa peine, la grimace sur son visage n'échappa pas au soldat du clan Date en dessous de lui. L'homme fut sur le point de rétorqué quelque chose mais Sasuke détourna le regard, refusant de voir que même après cela, même après que leur stupide querelle pour savoir qui aurait le droit d'attenter à la vie de l'homme qu'il aimait ai failli les faire tuer, il était toujours décidé à lui discuter ce droit.

Les yeux de Sasuke s'écarquillèrent lorsqu'ils se reposèrent sur la forme longiligne du Dragon noir. Le feu qui s'échappait encore du trou à l'endroit où il se tenait quelque secondes plus tôt faiblissait mais il était suffisant pour projeter des lueurs sinistres sur ses écailles. Comme cette nuit-là... Cela lui donnait une allure scintillante, presque éthérée. Il était beau même comme ça. Mais ce qui interpella surtout Sasuke c'était ses yeux à lui, ces deux perles incrusté sous se front dur et plissé.

Ils étaient bien trop humains.

Il n'y avait pas que les yeux du Dragon qui avait changé, son comportement aussi en quelques seconde était passé de menaçant à affolé.

Quand il s'était posé, les crocs en avant, les griffes raclant le sol et sa queue fendaient l'air derrière lui, il n'avait fait nul doute qu'il allait passer à l'attaque. Même lorsque les soldats l'avaient entouré, la sauvagerie de son regard n'avait laissé aucun doute quant à ses intentions de tous les tués.

Maintenant il reculait face aux lances pointées devant lui, ses babines ne montraient plus de la rage mais ce qui semblait être de l'inquiétude, il semblait également chercher à reculer en dépit des soldats qui l'entouraient. Il aurait pu s'envoler si fuir était devenu sa nouvelle prérogative. Alors pourquoi agissait-il de la sorte ?

C'était incohérent, comme s'il s'était rendu compte qu'il avait presque faillit tuer-

Et si c'était le cas ?

Sasuke se redressa péniblement, ignorant les protestations des hommes de Date et de son propre cor, agrippant son épaule blessé, il ne lâcha pas pour autant son arme. Pas après pas, il avançait vers le dragon, leurs yeux se rencontrèrent et Kojûro cessa de s'agiter. Son long ventre couvert d'écaille toucha le sol et son museau suivit, soumis, désolé.

Péniblement, Sasuke arriva vers lui sous les yeux ébahis et incrédule de l'assistance. Il tendit sa main libre, celle qui jusqu'ici avait servi à atténué à la douleur de son épaule. Ce membre resta un instant en suspension au-dessus du museau du Dragon.

"Kagetsuna." commença-t-il, presque tendrement

Le Dragon sursauta, sa mâchoire s'ouvrant subitement tandis que les cris d'effarement retentirent. Ses crocs s'étaient refermés autour de la forme de Sasuke qui paraissait bien frêle entre ses mâchoires blanches, mais à aucun moment il ne l'avait touché.

À la seconde ou la lucidité avait fui le regard de Kojûro, Sasuke sut qu'il n'aurait pas le temps de réagir. Ça vie ne défila pas devant ses yeux, seul persista l'idée qu'il n'aurait pas pu avoir mort plus honorable pour un ninja. Amusant pour lui qui disait si souvent que l'honneur importait peux pour quelqu'un comme lui. Une seconde de plus et la lucidité était revenu, et son cœur se gonflas du bonheur de constater qu'il avait eu raison de croire en Kojûro.

Les mâchoires se retirèrent, et le museau retomba au sol. Le Dragon émit une sorte de gémissement plaintif, un si horrible qui déchira le cœur de tous ceux qui l'entendirent.

L'adrénaline quitta le corps de Sasuke comme elle était apparue, le soulagement de ne pas avoir été dévorer l'emportant dans son sillage... Ses dernière forces s'en trouvèrent drainé et cette fois ce fut Sasuke qui tomba à terre, ses jambes ne le portant plus, il tituba un instant avant de se laisser tomber doucement. Il l'avait su, son instinct ne l'avait pas trompé

Oubliant la menace d'être percé par des lances au moindre mouvement brusque, le museau du Dragon se souleva attrapant le corps du ninja sur sa longueur. Reposant la moitié du corps du le Dragon et les jambes traînant au sol, Sasuke sa propre tête à quelque centimètres des yeux de la créature

S'étalant de tout son long sur la surface plissé et rugueuse du museau qui lui servait d'appui, Sasuke ne put s'empêcher de se laisser aller à une caresse, là juste au-dessus de l'œil, grattant légèrement un sourcil d'écaille.

"Tu es toi." dit-il terminant enfin sa phrase. "Tu as trouvé le moyen de revenir."

Les yeux du dragon noir se plissèrent dans une expression d'affection, et bien que les lances du clan Date s'éloignèrent dès que les mots de Sasuke parvinrent aux oreilles de leur propriétaire, d'autres moins confiantes restèrent par sécurité.

"Je crois que je fais faire une petit sieste, tu n'y vois pas d'inconvénient ?" demanda Sasuke de sa voix fatigué, entre deux bâillement.

Soufflant fort par ses naseaux, le Dragon tenta de gardé Sasuke éveillé, mais c'était peine perdu car il sombra bien vite dans l'inconscient, la douleur et la fatigue l'emportant sur le reste.

Voyants cela, certain soldats tentèrent de se rapprocher pour lui retirer le ninja. Kojûro se montra de nouveau hostile envers eux, même s'il ne montrait plus aucune envie de sang. Il ne voulait pas le laissé tomber, il n'était de toute évidence pas encore complètement lui-même comme l'avait affirmé Sasuke, ce qui était certain c'était qu'il ne lâcherait pas le ninja aussi facilement.

Deux soldat s'approchèrent avec précaution, souhaitant mettre Sasuke à l'abri et soigné ses blessures. Kojûro pouvait sentir que la peau du dos du ninja était à nue et étrangement humide, mais il ne voulait absolument pas le laissé à ses gens qui l'instant d'avant braquaient encore des armes mortelle sur lui.

Il recula, sifflant entre ses crocs pour leur signifié qu'il n'allait pas les laissé le lui prendre.

"Numéro deux." souffla l'un des hommes, cherchant à attirer son attention.

Cela fonctionna en parti puisque la tête du Dragon se tourna vers l'homme. Puis celui-ci fit un pas de côté, révélant une gigantesque créature au loin.

La bête avait cinq tête qui divaguait dans tous les sens, s'emmêlant et fouettant l'air, cherchant le sol tandis que parfois une patte massive s'élevait et retombait dans un fracas qui faisait vibré les petit cailloux autours de lui. Parfois un rayon de lumière bleu presque imperceptible apparaissait et il semblait que c'était cela que la bête essayait d'attraper.

"Le chef est là-bas, il vas avoir besoin de vous." continua l'homme.

Kojûro recula encore, la pupille fendu de ses yeux se dilatant, il émit à nouveau cette plainte insupportable. Il essaya de voir cet humain ce reposant sur son nez. Il pouvait sentir ses cheveux le chatouillé, son parfum boisé emplissait ses naseaux et l'enivrai, avant d'être rapidement remplacé par cette puissante odeur de brûlé et de fer...

à contre cœur, il fit glisser cet humain à terre devant lui, laissant les autres humains le récupérer, puis il releva à nouveau la tête, vers cette créature qui ne lui inspirait que de la haine et du regret.

Oh seigneur... comment avait-il osé attaquer Masamune-sama ? Il l'avait fait, n'est-ce pas ? Tout était flou mais il pouvait encore voir les yeux accusateurs de son seigneur...

Une lumière aveuglante émana soudainement de son corps éblouissant tous ceux qui avaient encore les yeux braqué sur lui. Quand la lumière revint à une intensité tolérable pour l'œil humain, Kojûro était prostré à terre regardant fixement la paume de ses mains, ses dix doigts de peau rose et souple, tâché par la peau brûlé de Sasuke et du sang d'innocents.

Sa nudité fut le cadet de ses soucis alors que son corps était secoué de frissons et que ses muscles étaient encore raidis par le choc que la transformation leur avait fait subir. C'était bien peu comparé à la peine de son for intérieur. Mais Kojûro se devait de trouver la force de se pardonné, il ne pouvait pas rester à se morfondre quand Masamune, Sasuke et son peuple avait besoin de lui.

Son regard sévère se posa sur le ninja inconscient supporté par deux soldats qui ne savaient plus s'ils devaient toujours l'emporté ou laissé Kojuuro s'en chargé.

"Idiot, tu auras du me tuer à la seconde ou je t'ai menacé." affirma-t-il. A voix faible bien loin de l'assurance qu'il montrait d'ordinaire.

Comme se réveillant de sa stupeur, suivant les mots de Kojûro un soldat sortit des rangs, poussant ceux devant lui il s'agenouilla devant son commandant. Il portait dans ses bras le manteau et les sabres de Kojûro.

"Monsieur ! Si vous pouvez encore vous battre "commença-t-il, doutant lui-même de ses parole en voyant de plus près l'état de Kojûro.

Mettant fin aux doutes de chacun, Kojûro hocha la tête, son renfrognement habituel toujours présent. Il tendit la main pour récupérer son manteau et le passa sur ses épaules, récupérant enfin un peu de chaleur et freinant ses frissons avant qu'il n'interrompe le soldat. "Orochi perd de son influence, Masamune-sama est en train de l'emporté." dit-il la fierté transparaissant dans sa voix.

Oooooooooooooooooooooooooooo

La tête centrale plongea à son tour pour tenter d'enrailler sa trajectoire. Masamune sauta au dernier moment après avoir anticipé ce mouvement bien trop prévisible. Utilisant la tête barbue comme marche pied, il frappa de sa lame la tête aux yeux bleu avant qu'elle n'arrive à lui.

La créature cria de frustration plus que de douleur. Elle se secoua comme si elle avait piqué par un vulgaire moustique.

C'était extrêmement frustrant pour Masamune. Cela faisait déjà plusieurs minutes que ce manège stupide n'avait que trop duré. Orochi était peut-être imposant et Masamune ne représentait peut-être pas plus qu'une fourmi à son échelle mais c'était une fourmi rapide, intelligence et bien décidé à faire des dégâts. Alors pourquoi cela n'allait-il pas plus vite ?

Le corps comme les cous des différentes têtes portaient les stigmates des nombreux et vives attaques qu'il était parvenu à porter. Les écailles plus grises de ce corps qui recouvrait pourtant entièrement un pan de colline était rougit par de petits ruisseau de sang.

Masamune avait eu tôt fait de remarqué que quand bien même les blessures qu'il infligeait aux cous se refermaient et guérissant rapidement, ce n'était pas exactement le cas du corps.

Seulement c'était comme essayer de balayer l'équivalent d'une forêt avec une seule lame. Et une forêt qui avait des dents et se défendait.

Il avait été difficile de reporter toute son attention sur cette partie d'Orochi parce que cela impliquait qu'il soit encore plus près du danger et maintenant chaque fois que la créature levait la patte c'était pour tenter de l'écraser. Les secousses que cela provoquait se répercutaient entièrement à l'intérieur de Masamune. Plus d'une fois il avait failli perdre l'équilibre quand il n'avait pas tout simplement faillit rejeter tout ce qu'il avait ingurgité dans les dernières vingt-quatre heures.

Ce n'était pas le seul problème auquel il devait faire face. Masamune avait s'essoufflait anormalement vite, Murakumo le drainant toujours et encore plus à chaque fois qu'il faisait une nouvelle entaille.

Il ne souhaitait pas risqué à utiliser son don du vol, le souvenir de sa chute encore trop présent au sein même de son corps.

Masamune retomba hors de portée d'Orochi, luttant pour que ses jambes ne tremblent pas à l'impact, il releva à nouveau sa lame. Il avait juré qu'il tenterait jusqu'à son dernier souffle et cela était bien son intention, ce n'était pas la peine de réfléchir plus que cela.

La tête centrale d'Orochi se redressa de tout son long vers le ciel, se mettant hors de portée de Masamune. Il ne c'était certainement pas attendu à ce que la créature laisse échappé une sorte de rire profond et guttural. La perle noire que Masamune fixait se soulevant et se rabaissant à cause de la vibration.

Le regard bleu se braqua de nouveau vers Masamune, tout amusement ayant disparu de ces yeux de glaces, ils étaient plissés et les mâchoires pleines de dents se mirent à bouger.

"Pauvre insecte. Penses-tu vraiment pouvoir encore nous arrêté ? Nous somme votre Dieu, soumettez-vous ou vous ne ferez qu'un avec nous."

La voix raisonnante et légèrement rocailleuse surprit Masamune qui fronça les sourcils. Orochi avait gagné suffisamment de forces pour pouvoir s'adresser à lui ?

"Tch" commença-t-il par rétorquer. Puis sa bouche se referma en un sourire confiant lorsqu'il sentit ce qui se passait derrière lui.

Les têtes d'Orochi ne tardèrent pas à se positionner en direction de ce que Masamune avait senti et bientôt le vent porta également les sons. Le bruit de la centaine d'homme qui se dirigeait vers Orochi.

"On est pas du genre à se soumettre à un tyran sans un bon combat, you see ?" Masamune pointa Orochi du bout de son sabre. "Un Dieu qui saigne et un Dieu qui peut-être découpé en morceaux." son sourire se fit carnacier.

Masamune se baissa soudainement, tandis qu'une lumière jaune et aveuglante fut projetée de derrière lui. Cette lumière éblouissante perturba Orochi et les têtes de gauche se cognèrent dans leur tentative pour réagir. De la lumière Ieyasu émargea, sautant par-dessus Masamune.

Grace à son élan, il retomba sur le sol lourdement, son poing s'abattant sur la terre fit un son semblable à celui d'un coup de tonnerre. Cette fois quand la terre trembla, la patte gauche d'Orochi s'enfonça dans le sol jusqu'à l'angle de ce qui ressemblait à un coude, comme aspiré par la crevasse qui venait de se formé en dessous. La créature rugit de colère et de frustration en constatant rapidement qu'il n'arriverait pas à retirer son membre si facilement ;

Ieyasu se redressa, fier et les muscles tendus par son effort, il frappa ses poing l'un avec l'autre, l'énergie qu'il émettait semblant redonné vie à l'atmosphère vicié qui entourait Orochi.

"Notre combat ne fait que commencé Orochi, ne sous-estimé pas la ténacité de tous ceux qui refusent ton oppression !" renchérit Ieyasu.

"Oh ?" contre toute attente Orochi sembla de nouveau amusé par la situation quand bien même la créature était en mauvaise posture. "Serai-ce une lueur d'espoir que nous voyons brillé dans ton regard, ridicule petit Omnyoji. Qu'il en soit ainsi, dans notre infinie bonté nous vous accordons de les revoir une dernière fois avant votre ultime défaite."

Suivant le discours de la tête centrale, les autres têtes agirent ensemble, leur mouvement réglé comme une chorégraphie de danse. Ils tendirent leur cous en direction du ciel, ils cessèrent d'ondulé et de bouger. Puis dans un bruit à la fois humide et grinçant, une forme commença à émergé de leurs écailles à la basse de leurs cous.

Cinq silhouettes de forme et de taille différente se distinguaient. Des personnes. Pas n'importe lesquelles cependant. Le visage dure et renfrogné de Motochika semblait mort recouvert par cette peau grise comme un linceul mortuaire très fin recouvrant son corps. Le visage de Matsu semblait plus en peine mais tout comme Motochika, nul ne saurait dire si elle dormait d'un sommeil de mort ou non. Les deux autres, ni Ieyasu ni Masamune ne les connaissaient, cela ne voulait pas dire que le cœur d'Ieyasu ne rata pas un battement en les voyants.

Bouillonnant, les muscles tendus par l'effort, Masamune n'attendis pas que la tête centrale finisse de faire apparaître sa silhouette. Seulement, Ieyasu retint son mouvement, l'attrapant par le bras avant qu'il ne puisse aller déverser toute sa rage sur le démon.

"Ce piège et grossier, Dokuganryu. Ne laisse pas tes émotions prendre le dessus sur le reste." conseilla Ieyasu en secouant la tête pour montrer sa désapprobation.

Masamune eu envie d'enfoncé son poing dans son visage de beau garçon, mais c'est au moment où il allait amorcer son geste qu'il vit à travers le masque souriant d'Ieyasu, qu'il y vit le même désespoir qu'il ressentait d'avoir failli à leurs amis.

Ce même rire guttural raisonna dans la gorge de la tête centrale tandis qu'il prononçait ces mots. "Ils sont notre chaire désormais, venez donc les rejoindre si vous y tenez temps."

Ne jetant même pas un regard à la silhouette livide d'un Yukimura cadavérique qui s'était dessiné sous la peau du coup d'Orochi, Masamune fixa son regard sur la perle noir qui luisait sous le menton de la créature. Il n'écouta pas ses paroles dégoulinante de poison que le démon cherchait à insinué en lui.

Il pointa la perle du doigt, attirant l'attention d'Ieyasu vers l'objet.

"Elle et faible mais je sens leur présence, ici." dit-il sûr de lui.

Les yeux d'Ieyasu s'agrandirent de stupeur, il n'avait peut être plus la force spirituelle qu'il avait lorsqu'ils avaient scellé Oda, mais maintenant que Masamune la lui montrait, il pouvait les sentir lui aussi. Ces faibles âmes... cela était-il la manifestation de l'espoir qu'il avait refusé d'abandonné ?

"IEEEEEEYYYAAAAASSSUUUUU !"

Ieyasu n'eut pas réellement le temps de se concentrer sur le sujet.

TBC

Voilà le chapitre comme promis Raven, bon peut-être avec une semaine de retard mais bon. J'espère avoir atteint tes expectations.