Bonjour tout le monde, une fois n'est pas coutume, ce chapitre suit directement le précédent dans la chronologie de l'histoire, j'espère qu'il vous plaira, parce que je n'ai pas eu de retour sur le chapitre précédent. Voili voilou bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser un petit signe de votre passage, sile coeur vous en dit.

PDV lily

J'avais réussis à me retrancher dans un placard à balais et à y rester enfermer par je ne sais quel miracle. Les cris, les bruits de lutte avaient cessé depuis un long moment, je m'extirpai difficilement de l'amas de poussière et de débris dans lequel je reposais et qui m'avait recouverte au fur et à mesure de la bataille. J'ouvris la porte discrètement la baguette en avant. Le spectacle que je découvrit me tétanisa. Tout n'était que ruines, je trébuchai entre les gravas et les cadavres, quelques personnes étaient encore debout mais la plupart semblaient bléssées, les plus valides venaient en aide au plus mal en point comme il le pouvaient, une silouhette sombre et anguleuse s'avança vers moi en boitillant, s'était le professeur Mac Gonagal.

_ Lily, comment allez-vous ? Questionna telle en m'examinant sous toutes les coutures.

_ J'ai réussi à me cacher, je vais bien. Une vrai Gryffondor quand on y pense, dis-je ironique.

_ Non, vous avez fait ce qu'il fallait, la priorité s'était de protéger votre bébé.

J'acquièçai amèrement.

_ J'ai vu James il va bien il aide les blessés, on les fait transplaner les uns après les autres vers Poudlard, la grande salle et les dortoirs sont transformés en infirmerie et tout les mèdecins valides sont déjà là-bas.

_ Alors je devrais peut-être les rejoindre. Elle acquièça et je transplanai sans plus attendre devant le portail de l'école.

Une tornade rousse se jeta sur moi avant que j'ai pu mettre un pied dans la grande salle.

_Où est Ginny ? Me demanda Molly au bord de la crise de nerf.

_ Elle n'est pas au terrier ? Je lui ai ordonner de rentrer dès le début de l'attaque.

Molly secoua la tête les larmes aux yeux, je tentai de la rassurer du mieux possible, désormais inquiète pour le sort de ma jeune amie.

Cependant la situation était critique et Molly m'entraina rapidement vers les bléssés qui avaient besoins de soins. Dumbledort avait fait apparaitre des dizaines d'étagères comportant des pansements et des bandages et avait réquisitionné toutes les potions calmantes ou cicatrisantes qu'il avait pu trouver. Plusieurs chaudrons au fond de la salle m'indiquaient que des médicomages en fabriquaient d'autre avec ce qu'ils avaient sous la main.

La pièce était casiment pleine de corps plus ou moins inertes et gémissants. Je me dépêchai d'aider la où on appeler à l'aide, inquiète pour mes amis, pour les membres de l'ordres. La mine sombre de minerva, m'avait fait comprendre que le bilan de cette bataille était lourd tant en bléssés qu'en vies humaines.

J'aidai autant que je pouvais mais nous manquions de moyens et de nombreux bléssées ne survivraient pas ou resteraient fortement marqués.

Une voix faible appela mon nom et je me retournai pour découvrir Sirius la tête bandée, le bras en écharpe et une profonde entaille partant de son oeil droit jusqu'à sa lèvre supèrieure, je n'avais pas besoin d'être médicomage pour savoir qu'il garderait une plus ou moins grosse cicatrice sur son beau visage. Prise d'une pulsion je tombai à genoux et serrai mon ami contre moi heureuse de le savoir en vie.

Il me rendit mon étreinte un peu gauchement étonné par mon déferlemenr d'émotion.

_ Tu vas bien ?Tu as mal quelque part ? Tu as besoin d'une potion calmante? L'assomai-je de questions.
_ Calme toi Lily, me sourit-il gentillement. Toi tu vas bien ?

_ Oui, j'ai réussis à me planquer, c'est un miracle que personne ne m'ait trouvé ou que le réduit dans lequel j'étais n'ait pas était détruit, mais j'ai laissé Gin' livrée à elle même et personne ne l'a vue, culpabilisai-je

Le regard de mon ami s'assombrit comme s'il luttait contre les larmes, mais il tenta de me rassurer.

_ Tu as fais ce qu'il fallait pour protéger ton bébé, même si je ne comprend pas pourquoi tu as préféré te cacher plutôt que de transplaner, tenta t-il de sourir.

Je haussai les épaules,

_ J'imagine que quand je panique mes réflexes moldus prennent le dessus.

Il acquiésça et continua,

_ Ginny est une exéllente combattante, puissante et bien entrainée, je suis sure qu'elle va bien. Tu n'as rien à te reprocher, Lily vraiment.

Tu as des nouvelles de James ? Me demanda t-il soudain.

_ Oui, il s'occupe des victimes à sainte mangouste, tu es sure que tu n'as besoin de rien ?

_ Non c'est bon.

Je passai le reste de la nuit au chevet de mon ami, inquiète pour tout ceux que je n'avais pas vu depuis la fin de la bataille.

A un moment donné Dumbledort vint nous voir pour faire un premier bilan de la catastrophe, des dizaines de moldus avaient été tués aux alentours de sainte-mangouste, de nombreux patients n'avaient pu être mis à l'abris, la moitié du corps médicale était décédée ou avait disparue et personne ne savait vraiment, qui avait rejoins Voldemort et pourquoi. Et enfin l'ordre et le bureau des aurors comptaient de nombreux morts, bléssés ou disparus. Il était impossible de savoir combien l'autre camps avait été touché car Voldemort avait prit soins de jeter un sort à ses partisans pour que leurs dépouilles s'évaporent en cas de décés ou de bléssures grave.

Plusieurs mangemorts avaient été pris et étaient d'ors et déjà en route vers askaban. Les troupes du lord noir avaient fait preuve d'une force de frappe que nous n'osions imaginer et ils avaient réussi à porter atteinte à l'un des pilliers de la société sorcière, ils avaient porté aux nues des moldus l'existence de la magie par deux fois et il ne faisait aucun doute qu'ils ne s'arrêteraient pas là.

James nous rejoingnit au petit matin, les vêtements en lambaux, les traits tirés et tristes. Il boitait légèrement mais ne semblait pas bléssé davantgage. Je lui sautais au cou et il me serra contre lui avec l'énergie du désespoir et du soulagement. Il donna aussi une accolade à notre ami.

Cette nuit restrerait encrée dans nos mémoires pour longtemps.

PDV Sirius

Trois jours avaient passés depuis l'attaque, et nous n'avions toujours aucune nouvelle de Ginny, mon estomac était sérré par l'angoisse, d'autant plus que nous ne pouvions aidé les secours à chercher les survivants que quelques heures par jour nos missions pour l'ordre et pour le ministère étant prioritaires.

Si la situation avait été normale nous aurions dû reprendre le chemin de Poudlard le matin même. Mais rien n'était normale, les mangemorts avaient gagné en puissance et le faisaient savoir, ils ne se cachaient plus des moldus. L'assassinat non résolu d'un auror était l'arbre qui masquait une forêt de traffic et de malversation entre des sorciers probablement liés de prés ou de loin au grand méchant lord et Ginny avait disparue.

Molly était au bord de la crise de nerfs et même le flegme légendaire d'Arthur était mis à rude épreuve, Lily ne cessait de culpabiliser, les frères Weasley avaient eux, refusé toute autre mission et se consacraient à la recherche de leur cadette. Dans mes rares moments de lucidité je nous trouvais un peu égoïste de ne nous soucier que d'elle alors que tant des notres avaient eux aussi disparu ou avaient perdu la vie et que les funérailles se succèdaient.

Mais l'ordre fonctionnait par petit groupe d'une vingtaine de personne et Dumbledort était le seul à avoir la liste exhaustive de nos membres et dans notre groupe, il y avait certe eu de nombreux bléssés, mais il ne manquait que Ginny.

A chaque seconde, j'étais terroriser à l'idée que l'on m'apprenne sa mort, je ne le supporterai pas une seconde fois. Les recherches étaient d'autant plus longues que nous étions obligés de tout déblayer à la main pour éviter de blésser davantage les survivants potentiels. Cette nuit là j'étais assis dans un coins du jardin du terrier, Luka sur les genoux jouant distraitement avec lui.

Je n'avais pas dormi depuis trois jours, aucun de nous n'y arrivaient et nous cherchions les disparus jusqu'a épuisement, le peu de temps que je passais au quartier général, je le consacrais à mon petit garçon qui ne cessait d'être grognon et de réclamer Ginny. Je me rendis compte qu'elle était pour lui ce qu'il y avait de plus proche d'une maman.

_ Je te promet de la retrouver, mon bébé, Ginny reviendra bientôt et nous serons une vrai famille, promis-je à mon fils.

J'entendis quelqu'un s'approcher de nous, je savais qu'il s'agissait de Rémus, il me tendis un verre de whisky pur feu. Ces traits étaient tirés et de profondes cernes violette marquaient le visage de mon ami, il n'avait pas pu récupérer correctement de la dernière pleine lune.
_ Au milieu de la nuit ? Lui demandai-je interloqué.
_ On en a tous besoin, se contenta t-il de répondre en haussant les épaules, je vidai le verre d'un seul trait.
_ Comment tu te sens Patmol ?

_ J'essaie de gérer mais elle me manque, et j'ai peur, je ne peux pas la perdre,je commence juste à aller mieux, elle est si jeune.

_ Je sais, mais elle est vivante, la pendule de Molly l'affirme, me rassura mon ami avec une conviction que je savais feinte.

_ Oui, en danger de mort, tu parle d'un réconfort ! Il se contenta de hocher la tête et de poser une main réconfortante sur mon épaule.
_ Tu devrais essayer de dormir quelques heures jusqu'à l'aube et demain le bureau des aurors se passera de toi, cherche là et ramène là nous saine et sauve.

_ Merci, Moony.
_ A ton service.

Je me levai et allai coucher mon fils dans son lit avant de quitter ma chambre et de me dirigeai discrètement vers celle de Ginny où son minuscule chaton m'acueilli en ronronan, je m'étendis sur le lit de la jeune femme, son parfum m'entourait comme si elle avait à peine quitté la pièce et je sentis mes yeux me bruler, je réprimai quelques sanglots, me recroquevillant sur moi même, le chat de ginny peletonné contre moi, je tombai dans la somnolence bercé par le doux parfum de ma compagne partout autour de moi.

J'ouvris les yeux à l'aube pas franchement reposé mais déterminé à ne pas baisser les bras, je pris une douche en vitesse, embrassai mon petit garçon et sortis de la maison pour transplaner dans une petite rue près des décombres, Une dizaine de personnes était déjà sur les lieux pour poursuivre les recherches.

Je reperai Charlie et Bill Weasley, et les rejoingnis, ils m'informèrent qu'aucun survivants n'avait été retrouver la veille et que les chances d'en sortir d'autre s'amenuisaient d'heures en heures. Nous évacuâmes les décombres et les corps tout au long de la journée, il faisait chaud et mon bras toujours en écharpe était douloureux mais il était hors de question que je m'arrête.

Vers midi des cris sourds retentirent à quelques centimêtres de l'endroit où Arthur et moi déblayons, nous accélérâmes en tentant de parler à la personne sous les décombres, d'autre vinrent nous aider et au bout d'une longue heure nous aperçumes une jeune femme d'une vingtaine d'année, un nourrisson visisblement endormi emmitouflé dans des lambeaux, elle avait l'air de n'être que légèrement bléssée mais elle tremblait comme une feuille. Nous la sortîmes des décombres et des médicomages la prirent aussitôt en charge. Elle était sévèrement désydratée mais elle et son enfant allaient bien. Cette découverte nous remis du baume au coeur et nous déblayâmes de plus belle.

Le jour commençait à tomber lorsqu'un homme signala une jeune femme vivante mais inconsciente et prisonnière d'une lourde poutre.

Nous nous précipitâmes pour lui venir en aide, ces cheveux roux étaient couverts de poussière et de sang, son visage tuméfié était figé dans une grimace de douleur et de terreur,une barre de fertraversait son abdomen, je stoppai net en reconnaissant ma compagne, incapable de réagir, je me laissai glisser contre un mur, la tête dans les mains tremblante pour ne plus voir ce qui se passait autour de moi.

Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais dans mon lit à Poudlard, Tonks à mon chevet.

_ Qu'est-ce que je fais ici ? Demandai-je encore dans le brouillard.

_ Tu as décidé de jouer à la belle au bois dormant, s'amusa ma cousine dont le ventre énorme cachait presque le visage.

_ Comment va Ginny ? Réalisai-je soudain.

Le sourire de ma cousine s'éffaça brusquement.

_ Pas bien, Lily et Pomefresh s'occupe d'elle mais elle est dans le coma, la barre qui a transpercé son corps a fait de nombreux dégats, sans compter tout les autres traumatismes, elle à une jambe cassée et rien ne dit que sa colonne vertébrale n'a pas été touché.

_ Elle va s'en sortir ? Murmurai-je, peu sur de vouloir la réponse.

_ On en sait rien, elles font ce qu'elle peuvent.

_ Je veux la voir, Dis-je en sortant de mon lit. J'enfilai rapidement un short et un tee-shirt puis me dirigeai à grand pas vers l'infirmerie Tonks me suivant de loin.

J'entrai doucement dans la pièce et me dirigeai vers le lit où une petite chose inerte était étendue, des tas d'appareils étranges et compliqués étaient reliés à elle émettant des bruits sinistres.

Lily était assise prêt du lit et jetait des coups d'oeil anxieux au matèriel médical.

_ Molly et Arthur viennent juste de partir se reposer, Dumbledort à mit une chambre à leur disposition, me fit savoir mon amie d'une voix lasse et triste.

_ C'est bien, comme ça ils sont près d'elle, répondis-je en haussant les épaules, elle va s'en sortir ?

_ Seul le temps le dira. Il faut lui parler le plus possible pour qu'elle s'accroche, elle doit nous entendre au maximum, m'informa Lily.

Je hochai la tête et pris place sur une autre chaise près du petit lit. Lily se leva et profita de ma présence pour aller faire le point de la situation avec mrs Pomefresh.

Je pris la main glacée de la jeune femme en l'observant,elle semblait minuscule dans le lit blanc de l'infirmerie son visage était toujours tuméfié et toujours douloureusement contracté. Qu'avait t-elle subit, qui avait elle affronté pour avoir l'air si terrifié ? Pourquoi avait-il fallut qu'elle reste se battre ?

_ Eh ! Princesse, il parait que tu nous entends ? Alors bats toi mon coeur, parce que j'ai besoins de toi. Je veux revoir tes yeux, ton sourire, tu me manque c'est horrible. Et tu manque à Luka, il n'arrête pas de te réclamer, lui dis-je, la voix rauque. Bats toi Gin' reviens moi mon amour, je t'en pris. La suppliai-je, en glissant mes doigts dans ses cheveux désormais propres

Les larmes que je retenais depuis trois jours envahirent mes yeux et débordèrent sans que je puisse les en empêcher et de violents sanglots secouèrent tout mon corps. Je sentis la main de Tonks, dont j'avais oublié la présence sur mon épaule, elle me prit dans ses bras et me berça comme un enfant, tout en me chuchotant des paroles apaisantes.