Milou: Cagouille, c'est un escargot x). Et merci pour ton devoir de chieuse qui me permet de corriger mes fautes :). Pour le fait de sauter sur les tables,mmh... te fous pas de moi si je te dis que pas plus tard que cette semaine, j'ai sauté sur un banc pour dire bonjour à quelqu'un (et complètement sobre hein) x). Enfin, je suis contente que cela te plaise toujours autant, chère lectrice de toujours :)

Ps: Naheulbeuk x)

- Sortez moi d'ici, c'est tout gluant !

- Qu'est ce qu'elle dit ?

- Elle dit qu'on devrais lui balancer des cailloux sur la gueule pour l'achever !

[...]

- Mais pourquoi tu lui marches sur le pied ?

- Ben c'est pour pas qu'elle retombe !

Bref, tagazok all x).

Eclipse1995: Des Sephiroth en tutu x). Je veux voir ça ! Et t'inquiète, je te laisse ton emploie du temps de la mort (je haie la bio !)

SaberWhite: Merci beaucoup ! Et bien j'espère que la suite te plaira !


Chapitre 37 :

La douce mélodie de la pluie contre le toit, alors qu'on se prélasse encore comme une larve sous sa couette, enveloppe impénétrable pour le froid. Que j'aimais cela, me sentir dormir. Que j'aimais dormir, tout simplement. Une passion qui ne s'amoindrirait jamais chez moi. Le mode loque humaine était mon skin de prédilection. La grande classe quoi. Toujours est il qu'en cette charmante matinée de je ne sais quel jour, je me sentais trop bien, aussi molle qu'une limace en décomposition, remplie d'une tranquillité certaine, que rien ne pourrait troubler. Les clapotis de l'eau, le vent s'engouffrant légèrement contre la vitre et dans les gouttières. Et ce...ce quoi ? Ce bruit de pas pas agréable du tout. Et cet arrêt cardiaque un peu trop brusque pour mes vieux os, suite à une sensation de mouillée assez peu confortable. Mais...pourquoi ? Ma quiétude s'envola aussitôt. Inutile que j'essaie de la rattraper.

Ouvrant un œil, je tombais face à une grande brune renversée sur le côté, à cause de ma position allongée de morte. Un bras et une jambe hors du lit, la lèvre écrasée contre le coussin, les cheveux dégoulinants sur mon oreiller, j'émis un grognement moyennement sexy et plutôt sonore. Mais que diable le destin m'avait il encore réservé. Bâillant à m'en décrocher la mâchoire, je levai les yeux. Tentant d'y voir clair, je reconnus bientôt un grand roux, tout vêtu et tout réveillé, récupérer une bouteille d'eau tenue par la brune. Cette dernière semblait soucieuse de m'avoir ainsi fait souffrir de si bon matin, mais celui que j'identifiais comme étant Reno avait tout juste l'air de se marrer.

- Maiquestquevoufoutezlabandedecrétindelamortquitue, maugréai-je, endormie et trempée.

Reno leva les yeux au ciel alors que Tifa reculait de quelques pas, un sourire bienveillant sur le visage.

- Si tu pouvais reconstruire ta phrase de manière à nous sortir autre chose qu'une bouillie inaudible, on pourrait très certainement apporter une réponse à ta requête, me lança Reno en levant les yeux au ciel.

Il venait de me réveiller à coup de grand jet d'eau, il ne voulait pas en plus que je parle distinctement ? Apparemment, si. Il était quand même culotté le sale roux. Je n'avais toujours aucune idée de ce qu'ils faisaient là, et du pourquoi j'avais été réveillée avec tant de violence. Quelle manque d'éducation.

- Qu'est ce que vous foutez là à me regarder comme si j'étais la trente deuxième merveille du monde...grognai-je en remuant.

J'entendis le claquement que fit la main de Reno lorsqu'elle rentra en contact avec son front. Qu'est ce que je venais de dire de si drôle ? Ce n'était pas non plus comme si j'avais déclenché la fin du monde, ou fait des tresses à Tifa en pleine nuit pour qu'elle ressemble à un mouton le lendemain ! Soit dit en passant, cette dernière expérience avait été tellement drôle que j'étais presque tenté de recommencer. La pauvre. M'enfin c'était de bonne guerre.

- Yuffie, tu n'as pas l'air au courant, mais on est lundi matin, soupira le rouquin en tirant sur ma couette. Et le lundi matin, nous avons cours.

Je retins un juron. Et merde. Moi qui me croyais en vacance, je nageais en plein délire. Ayant le sommeil très lourd, je devinais qu'ils avaient déjà essayé de me réveiller en m'appelant. Chose qui n'avait visiblement eu aucun succès sur ma personne. On est une loque, ou on ne l'est pas. J'émis un grognement assez proche du glapissement bestial, avant de remuer les orteils pour me réveiller. Il fallait bien commencer quelque part, et histoire de ne pas trop violenter mon pauvre petit corps tout mignon par un réveil trop brutal et...Bref, on s'en fou.

- Mets le turbo ou tu vas rater un cours de philo sur la culture et l'imagination, lâcha Reno en se dirigeant vers la porte. Un chef d'oeuvre d'après la critique.

Ni une, ni deux, je me jetai hors du lit. Pour la douceur, je reverrais. De toute façon, qui a dit que Yuffie Kisaragi était douce ? Non mais, non d'un cheval en deltaplane ! J'étais moi, quoi !

Attrapant à la hâte un jean, un haut, et mes bottes, je filai m'enfermer dans la salle de bain. Saisissant ma brosse à dent avec rage, je m'étalai une dose impressionnante de dentifrice sur les dents, me coiffant en même temps. Effectuant plusieurs figures sans grâce digne d'une contorsionniste, et le tout dans le but de ne pas pourrir mes cheveux de dentifrice, je finis par passer la tête par la porte.

- Au fait, vous chavez pas quoi ?m'exclamai-je, manquant de crépir les murs en postillonnant mon dentifrice.

- Non, quoi ?s'étonna Tifa.

Je m'adossai à la porte, laissant ma brosse à cheveux en suspend.

- Ben, notre chuper voyage trop bien, il est chûr et confirmé, ch'est monchieur Chid qui me l'a dit l'autre jour, lui expliquai-je en repartant vers les lavabos.

- Dieu que cet accent est gracieux, marmonna Tifa en souriant.

Ronchonne, je me rinçai la bouche avant de la fusiller du regard.

- Te fous pas de moi, salle canne à pêche, rétorquai-je en attrapant mon jean.

Certes, mon insulte n'était pas forcément très percutante. Mais elle avait eu le mérite de laisser la brune avec des yeux ronds le temps que je m'habille. Alerte folie, que personne ne se demande d'où je tirais cela. Moi même l'ignorais. Visiblement, ma corruption avait une longueur d'avance sur tout le reste.

Une fois vêtue de manière descente, je fis un grand sourire aux autres, avant de les pousser pour quitter la pièce, ce qui fit évidemment râler Reno. Il ne pouvait pas s'en empêcher, de toute façon. Le chemin jusqu'au self fut animé par la discussion « voyage », et j'eus bientôt l'impression de me retrouver dans une agence de tourisme. Géniale. Tifa en était plus qu'heureuse, et affichait un visage enjoué. Encore plus que d'habitude. Elena, les mains serrées comme si elle remerciait le ciel, n'arrêtait pas de s'imaginer toutes les activités et sorties plage que nous pourrions faire. Reno ne cessait de ronchonner après les élans aventureux de sa copine, de peur qu'elle ne trouve grâce aux yeux de quelqu'un d'autre sur ces plages sauvages. Et Cloud qui tentait en vint de tempérer tout ça, jusqu'à ce qu'il soit lui même gagné par l'animosité de la jalousie, lorsque Cecil se joignit à nous. Le pauvre, il n'y était pourtant pour rien. Et le pire dans l'histoire, c'est que Tifa trouva très amusant de taquiner notre pauvre blond en lui balançant des miettes de pain d'un air ennuyé. Ce dernier, à cran à cause de la présence pourtant agréable du quatrième année, lui lança un regard lourd, mais ne put s'empêcher de sourire. La situation manqua de dégénérer, et nous finîmes le repas à évoquer le temps qu'il faisait, juste pour se rafraîchir les neurones et éviter l'homicide matinal.

S'en suivit un miracle. Ni plus ni moins. Alors que nous avions décidé de rejoindre enfin notre salle de philo, décrochant Tifa de Cecil. Patientant dans le couloir que notre merveilleuse prof daigne se montrer, nous fûmes tous touché par une intervention divine. Non, Jyhl n'avait pas compris que sa stupidité ne dépendait plus de sa simple volonté, non Seifer ne s'était pas volatilisé, non nous n'avions pas de tarte aux fraises pour le repas du midi. Mais simplement un surveillant nous annonçant l'absence de notre professeur. Moi qui croyait cette femme capable de venir même sur son lit de mort, je crus que j'allais sauter au coup du pauvre garçon en l'appelant dieu. A ce point. Au lieu de cela, je l'écoutai terminer son annonce déjà considérée comme une bonne nouvelle :

- Monsieur Cid va donc vous prendre en cours, ce qui vous permettra de finir une heure plus tôt toute à l'heure.

Bah, c'était pas plus mal. Et puis, de toute façon, ma journée était déjà belle. Elle pouvait se finir sous la pluie, ou un avion pouvait s'écraser sur l'école, c'était une belle journée. Merci Mme philo, et je n'aurais jamais cru vous dire ça un jour.

ooo

Comptons bien, comptons juste. Moi, Reno, Tifa, Cloud, Eli et Cecil, étions tous réunis dans notre cartier général, à savoir notre chambre, à compter le nombre de jours restant jusqu'au voyage. Monsieur Cid nous avait enfin distribué ses papiers, en jurant comme toujours après nos sacs gênant sa progression entre les tables. Ses jurons et diverses impolitesses que je tairais avaient au moins le mérite de nous faire sourire. Pour une pro des maths comme moi, compter était simple. Si si, je vous assure, je sais compter. Nous étions fin janvier, et nous partions fin février. Un mois. Un mois avant de me retrouver sur la plage avec Vincent. Et donc à le voir sans t shirt. Une fois de plus. Bon, pas accidentellement ou en plein délit d'espionnage cette fois ci. Ce qui me rassura un petit peu.

Tout en pensant à Mr congélo, je tournai la tête de mon bureau. Tifa et Cecil étaient assis sur les coussins, en pleine partie de carte avec Eli et Reno, et Cloud semblait des plus concentré sur un devoir de maths que nous devions rendre le lendemain. Devoir que j'avais bouclé dans les grandes lignes. En fait, il n'y avait que moi qui comptait les jours, ou alors j'étais celle qui y avait pensé en dernier. Ou qui n'avait que ça à faire. Enfin, c'était toujours mieux que de s'endormir sur la dissertation de philo ou le devoir de maths. J'allais déjà baver dessus demain, inutile qu'il se prenne d'autres misères en pleine gueule.

- Dites, commença Cloud, relevant les yeux de sa copie. J'ai un problème avec l'exo deux. Faut trouver la mesure de AB, un côté de triangle, mais je sais pas comment faire, parce qu'il nous manque des angles.

Oh pitié. Cloud ne parlait pas beaucoup, mais alors quand il parlait, je n'avais même plus envie de l'écouter.

- C'est simple, tu vas voir, lui répondit gentiment Elena en se levant pour le rejoindre. Pour tes angles, tu te sers de la trigo, là. Et après, tu fais quelques lois des sinus dans les autres triangles, puis tu te sers d'Al-Kashi. Et...

Bouchage d'oreille immédiat. Que quelqu'un me tire de cette torture. Pour la peine, je fuis la pièce pour m'enfermer dans la salle de bain. Une bonne douche allait me détendre, tiens. Je n'avais surtout pas envie de parler de maths. De tout sauf de maths. Vade retro satanas. Déjà que demain nous avions deux heures, et dieu seul sait quelles atrocités Vincent allait encore me faire faire. Il était particulièrement cruel avec moi, en plus. Il était sûr que notre proximité était complètement planquée sous cette haine presque effrayante qu'il semblait nourrir à mon égard. S'en était blessant, parfois.

- Au pire, Cloud, demande à Yuffie, je suis sûre qu'elle pourra t'aider.

Le sarcasme de Reno m'écorcha les tympans. Enveloppée dans ma serviette, je claquai nerveusement la porte avant de me replanter devant lui. Serrant les dents, je croisai les bras contre ma poitrine.

- Reno, tu vas manger le mur, grognai-je.

- C'est très directe comme invitation, soupira ce dernier en souriant.

Lâchant un autre juron, je fis plusieurs grands gestes avec mes bras, avant de me ré enfermer dans la salle de bain, sous les regards ahuris de tous. Non mais je vous jure.

ooo

Cet homme voulait ma mort. Si si. Vraiment. J'étais une fois de plus plantée devant le tableau, un feutre entre les pattes, à ne pas savoir quoi faire pour trouver sa fichue équation de cercle. J'avais bien tenté, mais mon résultat final était plus l'équation d'un cornichon mutant que d'un cercle. Pas très satisfaisant, si bien que j'étais condamnée à rester au tableau jusqu'à obtention d'un résultat correcte. Vive les copains. En fait, sympathiser avec les profs, ça marche pas aussi bien qu'on le pense. Pauvre de moi. Je commençai à me faire à l'idée que ma note de la dernière fois était un coup de chance.

Je soupirai pour la énième fois, regardant le tableau comme s'il s'agissait de dieu en personne. Et je sentais mon regard dévier sans cesse vers mon cher prof de maths et ses bras musclés croisés contre son torse, qui me remettait à ma place d'un regard glacial. Cet homme n'avait pas de cœur. Et pourtant, qu'il faisait battre le mien. D'un simple regard carmin, il empourprait mes joues, menaçant mon self contrôle anti bave de lâcher à tout instant.

- Mais je sais pas comment faire moi !finis-je par couiner.

Vincent me lança un regard partagé entre l'agacement et l'amusement. Il devait s'en douter, de toute façon, que je ne savais pas quoi faire. Comme toujours. Cependant, ce semblant de dégivrage disparu sous un nouveau regard dur et sévère. J'allais devoir la pondre coûte que coûte cette fichue équation.

- Mais et puis d'abord, est ce que vous savez faire vous ?demandai-je, un éclair de génie me traversant l'esprit.

Vincent me regarda avec des yeux plus ronds que d'habitude, incapable de cacher son étonnement face à ma réaction imprévisible.

- Oui, naturellement, répliqua-t-il finalement, reprenant contenance.

Il était bien rare de le voir perdre ses moyens comme cela, surtout en public. Mon dieu que je m'amusais. Je sentis une énergie maléfique m'animer, et je sentis mon visage se fendre en un énorme sourire. Mon pauvre Vincent.

- Alors pourquoi vous me demandez de résoudre ça, c'est idiot de déléguer alors que vous le faites très bien tout seul, lui lançai-je. Franchement, ce serait en plus de meilleur qualité.

Si cela avait été possible, ses yeux seraient sortis de leurs orbites. Et comme si cela n'était pas assez drôle, sa bouche s'entrouvrit alors que je lui fourrais le feutre dans les mains, toute fière de moi. De toute façon, j'avais comme toujours bien calculer mon coup, ça allait sonner. Aucun risque de renvoie. Bon, j'allais me faire un peu fâcher, mais rien de plus. Un Vinnie en colère, c'était pas si terrible. Regagnant ma place comme si de rien n'était, je lui lançai un regard plus que triomphant alors que la sonnerie retentissait dans le couloir. Dans le brouhaha des chaises, et des élèves se ruant vers la sortie, j'entre aperçus son regard. Assez menaçant. M'attardant de manière totalement innocente sur ma trousse, je finis par sourire et me diriger vers la sortie, une fois tous les élèves partis.

- Mais qu'est ce qu'on va faire de toi.

La voix de Vincent me fit faire volte face, et un sourire malicieux s'étendit sur mes lèvres. Doucement, je fermais la porte de la salle restée ouverte, avant de croiser les bras sur ma poitrine, l'air victorieuse.

- Tu joues à un jeu dangereux en me provoquant comme ça Vinnie, lui lançai-je.

Un instant, je sentis mes joues s'enflammer, alors que son regard carmin se plantait dans mes yeux sombres. Oui, nous jouions. A un jeu bien dangereux. Peut être trop.

- Toi, à force d'y répondre en faisant la dure, il va t'arriver des bricoles, rétorqua mon prof en s'approchant.

Je sentis mon cœur lâcher pendant une minute ou deux. Un détail me frappa, me faisant perdre l'usage de mes cordes vocales. Il portait la chemise dans laquelle j'avais dormi, la première fois que j'avais été chez lui. La toute première fois.

- J'y peux rien, finis-je par dire, souriant de toutes mes dents en tentant de contenir la chaleur qui me piquait les joues. C'est dans ma nature !

Vincent haussa les sourcils, et un semblant de sourire naquit sur ses lèvres.

- Petite peste, soupira-t-il. T'auras ma peau un jour.

- J'ai le droit d'en faire un tapis ?osai-je en rigolant.

Un léger rire franchit les lèvres de mon interlocuteur. Visiblement, mes remarques le faisaient plus rire qu'elles ne l'agaçaient. Et j'en étais heureuse. Il m'appréciait à ma juste valeur. Une vrai chieuse.

- Toujours une pirouette, lâcha Vincent en m'ébouriffant les cheveux.

- J'ai une réputation à tenir, chuchotai-je, tremblante de la main qu'il avait sur mes cheveux.

Un instant, il s'arrêta, la main toujours posée sur mon crâne. Je crus voir son visage légèrement bouger dans ma direction, puis se colorer de manière curieuse. Mais il finit par me lâcher et me pousser vers la porte, me faisant au passage trébucher. Cet homme me maltraitait.