Hope Springs appartient à justginger

Cette fic est toujours rated M


CHAPITRE 37

Une nouvelle sorte de 'normalité'…

"Hey Bébé où as-tu mis ma chemise bleue?"

Bella roula des yeux à cette question absurde. Edward avait au moins douze chemises 'bleues', pensa-t-elle exaspérée en mettant son cardigan par-dessus sa robe en maille.

"Laquelle?" demanda-t-elle brièvement, en essayant de masquer l'impatience dans sa voix.

Sa tête cuivrée apparut près du placard. "Tu sais toujours la même? Celle à petits carreaux?" Bella ignora son sourire boudeur et ses yeux de chien battu.

Elle compta jusqu'à dix mentalement en mettant ses chaussures noires et en traversant la pièce pour aller vers le placard.

Elle ignora son mari ébouriffé en passant près de lui et en le poussant doucement.

Roscoe et Apples regardèrent leur échange avec un intérêt paresseux depuis leur poste d'observation sur le tapis.

En moins d'une seconde elle trouva la chemise bleue marine et blanche ainsi que la cravate qui allait avec et elle les lui tendit en passant près de lui à nouveau, mais la main d'Edward s'enroula autour de sa taille ce qui la fit trébucher contre son torse nu.

"Edward, nous n'avons pas le temps pour ça," gémit-elle impatiemment en essayant de se libérer.

Edward ricana doucement en caressant le cou de Bella et presque instantanément elle se sentit faiblir.

"Allez bébé, oh ouais… non! Nous n'avons plus le temps maintenant! Oh … oh! Il me semble, ouais…" Le rire espiègle d'Edward la réveilla de 'son coma de luxure' et elle se redressa et retourna dans leur chambre.

Roscoe et Apples regardaient leurs maîtres dans l'expectative. Ils attendaient que leurs maîtres leur donnent le petit-déjeuner.

Dès que Bella fit mine de passer la porte de la chambre, les deux chiens déboulèrent dans l'escalier.

Bella rit en les voyant faire, elle descendit, alluma les lumières avant d'ouvrir les portes de derrière.

La nouvelle année scolaire battait son plein et Bella aimait son travail et sa vie.

Elle et Edward avaient été très occupés pour le reste de l'été et avant même qu'ils l'aient réalisé, l'école recommença ainsi que la saison d'automne et toutes les maladies qui allaient avec.

Edward et Ned discutaient d'engager une infirmière à plein temps pour les aider dans leur travail et Bella savait que ça stressait Edward d'avoir à mener des entretiens cette semaine.

"Amour, où est mon sac médical?" demanda-t-il en arrivant dans la cuisine.

Bella se retint pour ne pas l'envoyer promener et lui dit juste qu'il était où il l'avait laissé la veille au soir, près de la porte, là où il le laissait toujours, au cas où il devrait quitter la maison au milieu de la nuit pour une urgence.

"Assieds-toi et mange," l'exhorta Bella en lui posant une assiette de flocons d'avoine et un jus de fruits frais sur le comptoir.

Edward fronça le nez. "Du porridge? Où sont passés le bacon et les œufs?" gémit-il, rappelant à Bella les élèves de sa classe qui avaient cinq ans. "

"Il faut que tu manges sainement et je ne vais pas te laisser faire n'importe quoi juste parce que nous sommes mariés. Quoi qu'il en soit," ajouta-t-elle avec un éclat diabolique dans ses yeux, " il faut que tu surveilles ton poids et tu ne te fais pas jeune… " Elle ricana en ignorant les protestations vigoureuses d'Edward.

Il s'assit en secouant la tête. "Pourquoi fais-tu la sale gamine! Pourquoi ne pas faire l'école buissonnière aujourd'hui et je vais te montrer si je ne suis pas en forme?"

Elle rigola en se joignant à lui pour manger. "Ne penses-tu pas me l'avoir assez montré la nuit dernière? En fait tu me l'as montré chaque nuit depuis notre lune de miel!"

Pendant un moment ils se regardèrent l'un l'autre en se remémorant leur mois idyllique dans les Caraïbes.

Avec un petit soupir ils continuèrent à manger en parlant de leurs projets pour l'après-midi.

Edward se leva et amena son assiette dans le lave-vaisselle avant de servir deux tasses de café.

"Je n'arrive pas à croire que je vais avoir trente-deux ans," dit-il.

Bella hocha la tête. "Je ne peux pas croire que c'est déjà Thanksgiving! Au moins nous aurons un démarrage plus en douceur demain."

Il rétorqua : "Hey? Qui a fait des projets pour Thanksgiving pendant deux semaines? Nous aurons de la chance si on ne nous sort pas du lit à six heures, demain matin!"

Elle se leva et après avoir mis le lave-vaisselle en marche et vérifié si les chiens avaient de l'eau, elle se dirigea vers Edward qui l'attendait près de l'entrée et lui tendant son épais manteau noir.

Après l'avoir enfilé ainsi que ses gants et mit son écharpe Bella enroula ses bras autour d'Edward. "J'ai un arrangement avec Esmée. Pourquoi crois-tu que j'ai passé les quatre dernières soirées à cuisiner comme une folle? J'ai été d'accord pour préparer dix tartes, à condition qu'elle nous laisse tranquilles pour toute la matinée. Nous n'avons qu'à aller là-bas vers midi. Je serai donc en mesure de répondre à tous tes caprices demain matin," dit-elle la voix rauque.

Edward sentit une agitation dans sa moitié inférieure alors que les yeux de Bella s'assombrissaient.

"Alors tu sera mon esclave d'amour?" Son expression ne laissait aucun doute sur ses pensées.

Les joues de Bella se colorèrent en rose et elle leva les yeux pour mieux le voir. "Si c'est que tu veux."

Après qu'il eut embrassée à en perdre le souffle, il lui répondit, " Si? Bébé c'est TOUT ce que je veux!"

Ils se séparèrent pour rejoindre leur voiture et partirent vite chacun pour leur travail respectif.

Bella s'arrêta sur le parking des enseignants avec un petit soupir.

C'était un autre jour gris et humide et ils avaient dit que la neige pourrait tomber pour Thanksgiving.

Bella avait appris que le froid et le temps humide rendaient les enfants agités surtout s'ils ne pouvaient pas courir dehors pendant la récréation. Heureusement l'école avait une grande salle que Seth avait mise à la disposition des enfants où ils pouvaient se dépenser quand le temps était mauvais.

Bella ouvrit la porte de sa classe, alluma les lumières et monta le chauffage.

Elle aimait sa classe et elle sourit en repensant à comment sa famille l'avait aidée pour la décoration pendant les dernières semaines d'été.

Emmett, Edward et Jasper avait organisé une fête de la peinture tandis que Bella, Alice et Esmée avaient passé des heures à faire des affiches et autres décorations pour les murs et les enfants avaient aimé aider. Alice et Makenna ont peint une fresque magnifique sur un mur qui s'est avérée si populaire que le directeur Seth avait demandé aux femmes de reprendre cette idée et de peindre le couloir et aussi le réfectoire de la même manière.

"Bonjour Bella." Elle releva la tête et sourit en voyant son assistante, Megan.

"Hey Megan tu es bien matinale."

Megan sourit. "Bon après le concert de Thanksgiving hier, je pense que je suis juste prête pour deux jours de congés!"

Bella rit et elles se dirigèrent ensemble vers la salle des enseignants.

Les enfants avaient été plus chahuteurs que d'habitude et ce fut avec soulagement qu'elle rangea et verrouilla sa salle de classe à la fin de sa journée.

Elle se précipita à sa voiture et fonça en ville. Elle devait rencontrer ses belles-sœurs pour déjeuner à la Vache Violette et elle frissonna en se débarrassant de son manteau et en le suspendant au cintre placé juste derrière la porte.

Jessica lui lança un salut en passant près d'elle avec un plateau chargé de nourriture.

Bella grimaça - son estomac gronda bruyamment - tout en continuant son chemin vers où Alice et Rosalie étaient installées, dans 'leur' box.

Chaque semaine les femmes Cullen se retrouvaient au moins une fois pour une pause-repas, au restaurant ou au pub et c'était généralement le soir mais cette semaine, avec Thanksgiving, elles avaient toutes des choses à faire et elles s'étaient décidées pour un déjeuner.

"Hey Bells!" s'écria Rosalie pendant que Bella s'installait sur le siège à côté d'elle.

"Salut," dit Bella.

Mike se dirigea vers leur table avec un sourire. "Encore l'école buissonnière mesdames? Vous allez toutes les trois donner des idées à ma femme!"

Ils rirent ensemble alors que Jess passaient près d'eux et elle le tapa par derrière, le faisant brailler.

"Oh Mike, tu vas avoir des ennuis maintenant! Jess a le regard dangereux," plaisanta Alice.

Une fois qu'elles eurent commandé la conversation passa d'un sujet à un autre.

Quand les femmes se séparèrent, Bella remarqua qu'il faisait très sombre et elle retourna rapidement chez elle pour terminer ses tartes et préparer un repas réconfortant pour Edward tout en pensant au sujet qu'elle voulait aborder avec Edward ce soir-là.

Le timing était parfait et après en avoir discuté avec sa gynécologue, Kebi Malek, elle savait que c'était le bon moment pour faire ce qu'elle voulait. Elle était en bonne santé, jeune et prête.

Bella voulait un bébé.

Pendant des mois elle avait tenté de s'en dissuader, en se disant qu'elle était trop jeune, qu'ils étaient trop occupés, que sa carrière venait juste de commencer, qu'ils n'étaient pas prêts à être parents, mais aucune de ses piètres excuses ne pouvait étouffer le cri de son cœur.

Chaque fois qu'elle était près de ses neveux et nièces elle sentait une douleur qui n'était pas juste un pincement mais un battement constant qui devenait une vibration de plus en plus forte.

Quand elle regardait les enfants avec leurs parents elle était sans cesse en train de repousser ses larmes.

Elle n'était pas vraiment sûre de ce qui l'empêchait d'en parler avec Edward. Il avait déjà exprimé ce désir de devenir père tôt ou tard et elle savait aussi que toute la famille serait heureuse si elle tombait enceinte mais quelque chose l'empêchait de le reconnaître.

Ooo HS ooO

Edward se dépêcha de raccompagner son dernier patient à l'accueil.

"Enfin! Tu es prêt à y aller?" demanda Ned depuis la porte de son bureau.

"Nous serons hors d'ici dans exactement trois minutes chrono!" lui répondit-il avec un sourire.

Les deux hommes rigolèrent, ils fermèrent rapidement leur bureau et vérifièrent deux fois que leur nouveau système de sécurité avait bien été activé puis ils se séparèrent sur le parking où leur voitures les attendaient.

Edward vérifia son téléphone et envoya un message à Bella en attendant que son camion chauffe. Il aimait être marié et il aimé la 'routine' de cette vie.

Il s'était habitué à être le sujet des moqueries des commerçants quand il s'arrêtait, souvent, pour prendre un peu de lait ou de riz en passant.

Faire leurs courses le weekend était incroyable et amusant et Edward savait qu'il rendait Bella folle avec ses baisers constants et sa main dans la sienne surtout quand elle essayait de choisir des produits ou qu'elle voulait passer commande chez le boucher, mais ça lui était égal!

Il rit en voyant la réponse de Bella et il recula rapidement pour prendre la direction de la rue principale.

Heureusement il y avait un parking tout près du magasin et Edward se rua à l'intérieur.

"Hey Edward! "l'interpella Embry.

Edward souffla sur ses mains pour les réchauffer et il hocha la tête en se dirigeant vers les chariots.

"Des courses encore, Doc? Ta femme veut vraiment te garder occupé n'est-ce pas?" gloussa une voix et d'autres se mirent à rire.

Il soupira et se tourna pour voir les quatre hommes âgés qui étaient avec Embry.

Pete Thompson et ses deux copains, Bob Mackey et Mike Newton père qui étaient pires que les pipelettes, Darla, Cathy, Felicity et Lauren Ateara! Ils se mêlaient de tout, fourrant leur nez dans les affaires de tout le monde et rendant folle la jeune génération de Hope Springs!

Le magasin de pêche appartenait à Pete mais la plupart du temps lui et ses deux amis étaient assis à l'extérieur de la quincaillerie de Mackey et ils lâchaient des commentaires sarcastiques à ceux qui passaient devant eux. Pete employait quelqu'un pour tenir son commerce, ce qui était une bonne chose, sinon il n'aurait pas gagné le moindre argent. Le petit-fils de Bob Mackey, Simon, avait pris la quincaillerie en main deux ans plus tôt et Mike père avait pris sa retraite de son emploi de vendeur de matériel agricole il y avait près de dix ans.

Ils aimaient se voir comme les 'pères' de la ville et pensaient qu'ils avaient le droit et même le devoir de dévoiler tous les secrets et de les crier sur tous les toits – ou dans ce cas précisément, de les dire pendant les réunions du conseil municipal.

Pat Murphy, le boucher, avait une fois dû être condamné à fermer ses fenêtres et rideaux pendant qu'il avait des rapports sexuels avec sa femme parce que Bob Mackey bricolait dans le pommier dans la cour de Mme Pearson et qu'il pourrait tout voir et tout entendre!

Edward cacha son frisson de dégoût à l'idée que les trois hommes étaient là, un sourire figé sur leurs visages.

"Bonsoir Pete!" il hocha la tête à Bob et au vieux Newton. "Bob, Mike. Vous savez comment c'est Pete, ma petite femme est à la maison en train de me concocter un délicieux repas et elle reste près des fourneaux donc je peux au moins, m'arrêter pour prendre la bouteille de son vin préféré," dit-il avec douceur.

Les trois hommes hochèrent la tête sérieusement. "Bonne idée, fiston! Continue à garder ta petite femme satisfaite!" dit Mike en cognant son épaule contre celle de ses potes.

Embry relava son nez, il sentait que quelque chose allait mal tourner et il s'approcha rapidement d'Edward. "Euh ouais laisse-me moi te montrer où je garde les meilleures bouteilles, Doc, suis-moi!" dit-il rapidement en regardant Edward commencer à froncer les sourcils.

"Je ne sais pas comment tu fais pour les supporter," chuchota-t-il avec férocité.

Embry souffla doucement et regarda vers le miroir sur le mur pour s'assurer que les copains étaient toujours là où ils les avaient laissés parce qu'ils auraient pu tout aussi bien le suivre ou s'installer dans l'allée à côté, pour les écouter.

"Lauren les a fichu dehors la semaine dernière après qu'ils soient allés près des produits d'hygiène pour faire des commentaires à tous ceux qui achetaient des préservatifs! Eric a dû venir et les jeter dehors!"

Edward rigola et secoua la tête tandis qu'il choisissait plusieurs bouteilles de vin blanc et rouge. Il paya rapidement ses achats et prit le chemin de la maison. Il fut reconnaissant de rentrer dans le garage et d'en fermer le portail empêchant ainsi le froid glacial d'entrer.

Il rangea rapidement six bouteilles de vin blanc dans le frigo du garage qui contenait les réserves de boissons et autres. Il prit l'une des bouteilles de vin rouge et laissa les autres pour une autre fois.

"Salut Amour," dit-il en entrant dans la cuisine. Bella était toute décoiffée et ça lui donna envie d'elle. Elle portait un pantalon de yoga qui serrait ses hanches minuscules et un top à manches longues qui révélait qu'elle avait enlevé son soutien-gorge.

Elle avait tiré ses cheveux vers le haut en un chignon mal fait qui était attaché par des stylos rouges.

La vapeur et la chaleur qui se dégageaient du four avait fait friser ses cheveux qui tombaient en boucles douces autour de son visage et ses lèvres semblaient roses et légèrement enflées sûrement à cause de cette habitude qu'elle avait de les mordiller en cuisinant.

"Hey bébé? Comment a été ta journée?" demanda-t-elle en souriant avant de retourner à la surveillance de ses cocottes.

Il posa son sac médical à côté de la porte d'entrée et posa la bouteille sur le comptoir avant de s'approcher de Bella et de l'enrouler de ses bras en enfouissant sa tête dans son cou.

"Hmmm, tu sens bon, amour," dit-il en embrassant la peau douce derrière son oreille.

Bella rigola et sentit ses jambes vaciller – son mari avait une bouche malicieuse.

"Je sens la citrouille!"

Edward sentit de nouveau. "Potiron rôti, cannelle et autre chose, et," il lui tourna autour faisant en sorte que ses lèvres soient toutes proches des siennes," cette odeur unique qui est Bella et qui me rend fou," murmura-t-il en se penchant sur ses lèvres pour lui donner un chaud baiser.

Les bras de Bella s'enroulèrent autour de lui et la cuillère qu'elle tenait pour remuer le riz tomba alors qu'elle pressait son corps contre celui d'Edward, le faisant grogner, et ses mains agrippèrent ses hanches.

Ils se séparèrent lorsque le besoin d'air se fit sentir et Edward se releva et souleva Bella sur le comptoir.

Elle siffla en sentant le granit froid sur la peau de ses fesses nues mais elle était aussi impatiente que lui de se débarrasser de ses vêtements.

Elle fut bientôt complètement nue et Edward déboutonna sa chemise puis enleva ses chaussures, pantalon et boxer rejoignirent les autres vêtements sur le sol alors que Roscoe entrainait Apples dans le salon. Ils les avaient déjà vus se conduire de la sorte et il ne voulait pas que sa compagne impressionnable soit traumatisée par leurs ébats.

Les mains d'Edward effleurèrent les cuisses de Bella et il fit un pas en avant. Ses pouces caressèrent ses grandes lèvres humides et odorantes alors que ses yeux sombres plongeaient dans les siens.

"Putain bébé, tu es déjà si mouillée." Bella gronda alors que ses hanches poussaient contre ses doigts taquins.

"Edward?"

"Ouais? Oh putain mon cœur."

"Edward, je veux arrêter la pilule et essayer d'avoir un bébé…"

Les oreilles d'Edward battaient alors que le sang courait dans son corps et tout ce qu'il comprit fut : '… je veux … bébé.'

Bella réalisa bien que ce n'était sûrement pas le meilleur moment pour discuter de ce sujet si important mais il fallait qu'elle lui dise avant d'oublier.

"Ouais, bien sûr, tu peux. Hmmm, tu aimes ça, bébé? Hmm?" demanda-t-il en léchant la transpiration sur son cou.

Délicieux.

"Toujours, putain, Edward, tu me mets toujours dans cet état! Je n'ai jamais assez de toi!"

Le cœur d'Edward se gonfla à ses paroles. C'était vrai ils semblaient être incapables d'obtenir assez du corps de l'autre. Ils n'étaient jamais vraiment rassasiés l'un de l'autre, leur besoin d'être réunis à nouveau gonflait à nouveau … si c'était pendant un dîner ou au milieu de la nuit ils se trouveraient, s'accouplant jusqu'à ce que leur désir ardent semble enfin être satisfait.

Il la ramena plus près de lui et se positionna à son entrée.

Ses yeux dévièrent sur son visage quand il entendit sa respiration se perdre.

Bella ne pouvait pas arrêter la joie animale qu'elle ressentait à la vue de sa grosse queue gonflée qui se dressait pour elle. Elle aimait aussi voir le liquide pré-éjaculatoire fuir de son gland en forme de bulbe.

"Tu aimes ça, Amour? Tu aimes voir ma bite qui cherche ton entrée chaude?"

Elle sentit des picotements au creux de son ventre en entendant les paroles cochonnes d'Edward. Elle adorait qu'il lui dise ces choses sombres et interdites.

Elle gémit tandis qu'elle sentit son gland humide pousser contre elle.

"S'il te plait bébé, ne me taquine pas."

Edward la saisit fermement et poussa en elle en un seul mouvement.

Le corps de Bella frémit alors qu'elle s'envolait en spirale vers son apogée.

"Putain! Tu … putain tellement étroite bébé," s'exclama Edward en initiant un rythme plus rapide.

Lorsqu'il sentit qu'il allait perdre le contrôle, il glissa une main entre eux et pinça le clitoris de Bella qui était rouge et gonflé. Il lui rappelait une cerise mûre et il savait qu'il allait grignoter ce petit bout de paradis avant que la nuit se termine mais pour l'instant il se pencha en arrière.

"Regarde-nous, Bella! Regarde-moi en train de t'aimer! Putain, jouis pour moi bébé, jouis maintenant!"

Bella cria en sentant son corps convulser tandis qu'Edward pinçait et travaillait son clitoris pendant qu'elle jouissait. Les poussées d'Edward se firent erratiques car il arrivait au bout, il sentit ses genoux fléchir au moment où sa semence gicla au fond de son antre chaude.

Il retrouva un peu de sa force quelques minutes plus tard et recula à contrecœur. Ils gémirent tous les deux à la perte du contact et Bella lutta pour s'asseoir.

Edward la regarda et sourit, les sourcils de Bella se haussèrent en voyant une lueur de malice dans ses yeux brillants.

"Quoi?"

Il rigola en reculant avant de lui répondre. "Bon n'as-tu jamais entendu l'expression "chevaucher dur et ressortir trempe?*" Bella grogna d'indignation et il rit tandis qu'elle descendait du comptoir.

Elle baissa les yeux au dernier moment et elle sentit ses joues chauffer encore plus qu'avant. "Dieu, Edward! Regarde ce gâchis!"

Edward hocha la tête avec une fierté non dissimulée en voyant ses fluides couler sur les cuisses de Bella et sur le comptoir.

"C'est de ça dont je parlais!"

Il put à peine contenir ses éclats de rire alors que Bella lui ordonnait de trouver quelque chose pour nettoyer, il lui tendit rapidement du papier absorbant. Elle plissa les yeux. "Qu'est-ce que tu fais encore là, Docteur Cullen?" demanda-t-elle alors qu'il lui fit un clin d'œil et ramassa rapidement leurs vêtements sur le sol et courut vers l'étage.

Bella secoua la tête et ne put empêcher un petit rire de lui échapper en commençant à se nettoyer.

Quelques fois on dirait qu'Edward était retourné à son adolescence. La plupart du temps elle aimait cette impulsivité sauf comme la semaine dernière quand il surprit Mme Cope essayant de les espionner dans la cour arrière et qu'il s'était exclamé exprès à voix très haute, 'arrête de monter sur ma bite!' Inutile de dire qu'ils n'avaient ni vu ni entendu parler de Mme Cope cette semaine et que M. Cope avait l'air plutôt embarrassé quand il avait croisé Bella en ville, la veille.

Lorsqu'Edward redescendit il portait un pantalon de pyjama noir et sa conscience coupable l'avait forcé à descendre pour Bella l'une de ces petites tenues qu'elle avait pendant leur lune de miel et qu'il affectionnait particulièrement, un déshabillé simple et bleu nuit qui s'attache juste au dessous des seins et qui finit en haut des cuisses. A sa grande déception, il trouva Bella grognon finissant la désinfection du comptoir, portant seulement sa chemise qui avait atterri de l'autre côté du comptoir.

Il avait espéré avoir Bella nue et le plus près possible, il était sur le point de se plaindre mais elle lui lança un regard d'avertissement et il jeta timidement son déshabillé sur une chaise.

"Est-ce que j'ai ruiné le repas?" demanda-t-il en débouchant la bouteille de vin et en commençant à dresser la table pendant que Bella commençait à servir.

"Non – tu as de la chance. J'avais déjà fini le riz et j'avais éteint le four juste avant que tu arrives."

Quand Bella vit la nuisette jetée sur la chaise, elle regarda Edward et leva les sourcils : "C'est ça que tu veux pour ton anniversaire?" demanda-t-elle alors que le bout des oreilles d'Edward devenait rouge.

Il haussa les épaules puis prit une gorgée de vin. "Bon c'était l'idée, mais après t'avoir vue dans ma chemise, j'ai changé d'avis. Comme ça j'ai plus de choses à enlever plus tard." Il fit jouer ses sourcils de façon suggestive et ce fut au tour de Bella de rougir.

Après le dîner Edward nettoya pendant que Bella alla remplir la baignoire dans leur salle de bain et quand Edward monta un peu plus tard, il trouva sa femme assise dans le bain à remous n'arborant rien d'autre qu'un sourire.

Il ne s'en plaignit pas.

Juste avant qu'elle ne se brosse les dents, Bella sourit en jetant sa plaquette de pilules dans la poubelle.

Le timing était parfait.

Ooo HS ooO

L'anniversaire d'Edward puis Thanksgiving passèrent rapidement ensuite vint la course de la fin d'année à commencer par les réunions avec les parents, le planning des leçons et des activités pour le club d'écriture pendant ce temps Edward et Ned avaient trouvé une infirmière qualifiée qui était aussi sage-femme et qui plut à toutes les femmes de Hope Springs.

L'infirmier Jefferson White ou "Jeffers " comme il aimait qu'on l'appelle avait environ trente-cinq ans. Lui et son partenaire Claude de Roubaix, qui était un artiste local bien connu étaient arrivés à Hope Springs par hasard alors qu'ils voyageaient dans la belle campagne automnale du Vermont un dimanche. Ils avaient été séduits par le côté pittoresque de la ville et quand Kebi, une vieille amie de Jeffers lui avait parlé d'un poste 'd'infirmière' pour le cabinet des médecins locaux, il avait supplié Claude de le laisser postuler.

Edward et Ned n'avaient pas espéré trouver un infirmier si qualifié et compétent aussi vite mais après avoir parlé à Jeffers et l'avoir regardé travaillé ils lui avaient offert le poste immédiatement.

Claude et lui avaient trouvé une vieille ferme aux abords de la ville et après quelques négociations, ils l'avait achetée et travaillaient à la convertir en un auberge, le 'Hope Springs Inn'.

Malgré les affres de l'hiver il y avait beaucoup de monde au nouveau Hope Springs Inn. Claude remplissait son nouveau rôle d'aubergiste avec brio et Jeffers distrayait les patients dans la salle d'attente toujours pleine des Dr Cullen et Davis, avec tout ce qu'il se passait en ville.

Edward et Ned se plaignaient de voir leur accueil toujours si fréquenté mais ils étaient secrètement ravis de son travail qui leur facilitait considérablement les choses.

Jeffers aimait les potins et il était génial pour trouver les informations les plus étonnantes. Cela le rendit très populaire auprès de Darla, Kathy, Mlle Tessa et bien sûr Mme Cope.

Mme Cope aurait bien protesté mais l'homme aux cheveux bizarres et aux nœuds papillons excentriques avait la main verte et en un rien de temps il avait changé le jardin informe de la place Mc Crery en un jardin anglais à couper le souffle, y ajoutant des treillages de rosiers grimpants, du chèvrefeuille, des marguerites de Saint-Michel et d'autres jolies fleurs pastel. Il était bon pour le travail et semblait garder les commères de la ville occupées.

Ooo HS ooO

Noël arriva et chaque jour qui passait semblait rapprocher encore un peu plus Edward et Bella. La seule chose qui obscurcissait leur horizon c'était que Bella cachait quelque chose à son mari.

La nuit après l'anniversaire d'Edward, ils avaient encore discuté d'avoir un bébé. Bella connaissait les sentiments d'Edward à ce sujet et cela faisait quatre mois qu'elle avait arrêté la pilule mais ses cycles continuaient à avoir le même rythme régulier de vingt-huit jours.

Avec une exception le mois dernier. Elle avait eu une dizaine de jours de retard et puis elle n'avait eu qu'un petit saignement brun qui n'avait duré que deux jours.

Ses seins étaient un peu tendus mais elle savait que c'était dû à son cycle qui arrivait. Elle était en retard de nouveau et c'était très ennuyeux parce qu'elle ne savait plus où elle en était vraiment.

Le printemps arriva de nouveau et un beau jour du mois de mars Bella partit avec Bree à Montpelier pour y choisir une robe pour le Bal de Printemps.

Bella était ravie que sa jeune belle-sœur lui ai demandé de se joindre à elle.

"Bells, merci de faire ça avec moi," dit Bree en roulant sur l'autoroute.

Bella lui sourit. "Je suis contente que tu m'aies demandé mais surprise que tu n'aies pas plutôt pensé à Alice ou à Rose – ce sont elles les 'fashionistas' de la famille."

Bella regarda le sourire joyeux de Bree se faner un peu. "Je… euh… j'avais besoin de te parler," dit-elle tranquillement.

Bella sentit un nœud se former dans son estomac. Brianna et elle avaient toujours été proches et l'adolescente lui avait fait confiance un grand nombre de fois et en retour elle appréciait son avis. Carlisle et Esmée lui étaient reconnaissants qu'elle ait autant d'intérêt pour leur jeune fille et ils savaient qu'ils pouvaient lui faire confiance pour bien la conseiller.

Bella se sentit un peu coupable parce que ces derniers temps elle n'avait pas trop fréquenté Bree, moins qu'auparavant.

"D'accord, quoi de neuf?"

Bella vit que les mains de Bree se serraient sur le volant du Cherokee qu'Esmée et Carlisle l'avaient aidé à acheter pour son dix-septième anniversaire.

Bree jeta un coup d'œil dans les rétroviseurs et se gara sur une aire de repos.

Bella fronça les sourcils en voyant que Bree rassemblait tout son courage.

"Hey, petite sœur, tu peux tout me dire, tu te souviens? Nous sommes amies avant tout. Tu as été ma première amie à Hope Springs. Alors que se passe-t-il?" demanda-t-elle doucement en tendant sa main pour prendre celle de Bree. Elle sentit qu'elle était moite et aussi un léger frisson mais elle ne fit pas de commentaire.

Bree soupira et s'encouragea en hochant la tête, elle souffla un bon coup. "D'accord, bon comme tu le sais Riley et moi sommes plus sérieux que jamais…"

Bella espérait que ce n'était pas ce qu'elle croyait.

"… et de toute façon, on se voit une fois par mois." Riley étudiait les ressources humaines à Cornell avec une bourse complète pour deux années. "… et bon …"

Bella soupira d'impatience, ce suspens la rendait folle!

"Bon, tu sais que je vais à l'université de New-York à l'automne? Bon, maintenant je ne veux pas aller à l'université et je veux que Riley arrête et qu'on s'installe ensemble!" finit-elle précipitamment.

Bella reprit sa respiration. "Brianna, tu te moques de moi?"

Bree eut la grâce de rougir légèrement et Bella reconnut le léger tressautement de ses épaules et son regarde vert brillant et déterminé lorsqu'elle secoua la tête.

"Non, je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux! Allez Bella! Tu sais ce que c'est que d'être jeune et amoureux! Tu sais ce que ça fait de vouloir être avec son mec! Riley et moi voulons juste être ensemble!" Ses yeux étaient brillants d'excitation et d'anxiété. " Il faut que tu nous aides à aplanir le terrain pour leur annoncer tout ça - je sais que tu peux les convaincre!"

Bella attendit jusqu'à ce qu'elle ait fini puis elle commença à lui parler à voix basse. "Brianna je t'aime et je t'ai déjà répété à de nombreuses reprises que je serai là pour toi, mais putain tu ne peux pas me dire ça comme ça et espérer que je puisse faire un miracle! Tu as dix-sept ans. Riley en a presque dix-huit et est le fils d'un pasteur de surcroit! Il est boursier et doit vivre à l'université pour les deux prochaines années et toi tu es presque sûre d'avoir une bourse partielle à la NYU pour étudier l'art dramatique, comme tu l'as toujours rêvé et maintenant tu veux abandonner tout ça pour 'vous mettre ensemble'? Oh oui Chérie, ça va vraiment être une promenade de santé!"

Bree fixa Bella pendant un moment la bouche bée avant de fondre en larmes.

"MA VIE EST FOUTUE! JE NE PEUX PAS VIVRE SANS LUI! JE NE VEUX PAS!" brailla-t-elle.

Bella proféra un juron et roula des yeux en détachant sa ceinture de sécurité avant de se pencher et de prendre sa jeune amie dans ses bras.

C'est dans des moments comme ça que Bella se sentait beaucoup plus âgée que ses vingt et un ans. Elle devait aussi aller très loin pour éprouver un peu d'empathie pour sa petite belle-sœur pourrie gâtée.

Bien que Carlisle et Esmée aient tenté de donner une bonne éducation à tous leurs enfants - ils avaient dû travailler le weekend tout en suivant leurs cours une fois qu'ils avaient une voiture, Ils s'engageaient à travailler pour l'église et pour la communauté - mais Bree était la seule fille et en tant que 'bébé' des Cullen elle n'était pas habituée à s'entendre répondre "non".

"Allez Brianna, arrête de pleurer d'accord? Nous pouvons en parler, hein?" la réconforta Bella.

Bree se calma assez et Bella la fit moucher et arrangea ses cheveux avant de l'inciter à finir d'arriver à Montpelier.

Le reste du voyage se passa dans un silence tendu et Bella se demanda de quoi elle allait pouvoir parler pour changer les idées de Bree ou au moins l'aider à voir l'erreur qu'elle s'apprêtait à commettre.

Elle se gara et les deux femmes allèrent dans la boutique de robes que Bree avait décidé de visiter. Elles se mirent à chercher des robes et finalement Bree en choisit une vert bouteille, attachée sur une épaule qui tombait juste au-dessus de ses genoux, elle avait une large ceinture noire autour de la taille. Elle était simple et élégante et Bella fit un hochement de tête et sourit pour signifier son approbation.

Pendant ce temps, Bree était complètement paniquée. Comment allait-elle pouvoir annoncer à ses parents que ses notes n'avaient pas été assez bonnes pour pouvoir intégrer l'université de New York? Riley lui avait dit plusieurs fois d'en parler à ses parents mais elle était terrifiée. Tous les membres de sa famille étaient allés à l'université et tous avaient eu des carrières professionnelles réussies. Bree ne voulait être ni médecin ni avocat. Elle ne voulait pas devenir enseignante ou vétérinaire. En fait au cours de l'année écoulée elle n'avait pas la moindre idée de quel genre de métier elle avait envie.

Ça faisait un moment qu'elle avait pensé à l'art dramatique mais ce rêve était mort quand elle avait quinze ans. Elle ne pouvait se projeter que comme une mère ou une épouse. Elle avait été très effrayée d'admettre ça face à Riley parce qu'elle ne voulait pas lui faire peur.

Qu'allait-elle faire?

Bella la regarda juste pour voir qu'elle était très pâle, elle tendit rapidement sa carte de crédit au caissier et poussa Bree dehors aussi vite que possible.

"Respire!" dit-elle en poussant gentiment Bree contre le mur, sur le trottoir.

Bree se pencha en avant et posa ses mains sur ses genoux en prenant plusieurs grandes inspirations.

Bella lui caressa le dos jusqu'à ce qu'elle se calme et qu'elle reprenne un peu de couleur et se redresse.

"Merci," lui dit Bree.

Bella opina. " Est-ce que tu as mangé quelque chose?"

Bree secoua la tête. "Non, pas depuis les derniers jours."

Bella soupira et passa son bras autour de la taille. "Viens sœurette, allons manger et tu pourras me dire ce qu'il se passe réellement," dit Bella en se dirigeant vers la voiture.

Elles s'arrêtèrent devant un petit bistro et Bella fit en sorte de conserver une ambiance légère jusqu'à ce qu'elles eurent fini leur burger/ frites/ salade en sirotant leur soda.

Lors d'une accalmie pendant la conversation, Bella posa sa main sur celle de Bree et attendit jusqu'à ce que cette dernière la regarde : "Maintenant, ma chère belle-sœur, s'il te plait dis-moi ce qu'il se passe vraiment parce que ça ne te ressemble pas. Je te connais, Bree et tu n'es pas ce genre de personne qui a besoin qu'on prenne soin d'elle!"

Bree essuya une larme de sa joue et regarda par la fenêtre.

"Je suis tellement embarrassée, Bella. Tu vas me détester – tout le monde va me détester! Edward ne me parlera plus jamais!"

Bella mordit sa lèvre de frustration mais resta silencieuse.

"Je – je ne suis pas prise à l'université de New York!" dit-elle brièvement.

Bella ouvrit la bouche puis la ferma à plusieurs reprises avant de retrouver sa voix.

"Quoi? Mais pourtant tu as dit … tu as menti?" Bella fut surprise de découvrir qu'elle n'était pas aussi choquée qu'elle l'aurait cru. Pendant les huit mois et quelque, elle n'avait pas beaucoup vu la jeune fille studieuse qu'elle connaissait avant.

Bree était toujours dehors avec ses copains ou avec les pompons girls, à une réunion ou à une autre. Bella était déçue que Brianna ait menti à ses parents.

"Je n'ai pas vraiment menti!" Bella haussa les sourcils et elle eut la bonne idée de rougir un peu. "D'accord, pas vraiment, peut-être que j'ai embelli la vérité. Ils ont mentionné la possibilité d'une bourse partielle si je pouvais conserver mes notes quand j'y suis allée pour l'entretien mais je n'ai pas pu." En voyant l'air déçu de Bella, elle se sentit obligée de se défendre. "J'étais distraite, d'accord? Riley partait et j'étais distraite…"

"Bree…" commença Bella mais Bree retira sa main et regarda son amie : " Tu ne sais pas ce que c'est Bella! Il y a toute cette pression de bien faire, d'être parfait et de toujours agir comme un petit ange, tout le temps. Je ne peux pas, je ne suis pas comme toi, je ne peux pas restreindre mes sentiments et prétendre que je n'ai pas de vie en dehors de l'école et puis toi, tu aimes ce que tu fais! " dit-elle d'un ton accusateur.

Bella sentit la colère monter en elle et à cet instant elle aurait voulu plus que tout inculquer certain bon sens à son amie, peut-être avec une gifle.

Au lieu de ça elle se rassit et prit une grande gorgée de sa boisson fraiche en essayant de contenir sa colère et de ne pas plus faire de dégâts qu'il n'y en avait déjà.

Elle s'adossa à son siège et parla calmement. " Qu'espères-tu exactement que je fasse, Bree?"

Bree bougea sur son siège, mal à l'aise, alors qu'elle commençait à comprendre. Elle savait ce qu'elle devrait faire – ses parents et ses frères s'étaient toujours conduits avec franchise et honnêteté et elle savait que ses parents l'encourageraient aussi loin que ses études se poursuivraient mais elle savait aussi qu'il n'y avait aucun moyen pour qu'ils l'autorisent à abandonner les études et vivre dans le péché avec Riley!

"Bon, Bells je ne sais pas quoi leur dire! Je veux juste être avec Riley et il flippe! Il a dit qu'il ne viendrait pas à la maison pour l'obtention de mon diplôme si je n'avais pas parlé à mes parents."

"D'accord, prenons ça étape par étape. D'abord comment as-tu pu me cacher ça jusqu'à présent, Bree? Ce sont presque les vacances de printemps et tu m'en parles juste maintenant? Je t'aime Brianna mais tu peux comprendre que tes parents vont vraiment piquer une crise? Ça fait des mois que tu aurais dû leur parler!"

Bree recommença à pleurer mais cette fois ses larmes et son remords paraissaient sincères alors qu'elle essuyait ses larmes avec un mouchoir en papier.

Bella posa ses mains sur les siennes. "Cela étant dit, je suis ton amie, je suis ta sœur et je veux être près de toi pour te soutenir, cependant nous n'en avons pas fini et si tu veux que je t'aide il y a une autre condition…" lui dit-elle en faisant en sorte que Bree comprenne au ton de sa voix qu'elle ne plaisantait pas.

Bree hocha la tête en hésitant. "D'accord?"

Bella se mordit la lèvre. "Je veux dire, chérie, je te soutiendrais mais il faut que tu promettes que tu feras ce que je te dirai – sans discussion!" l'avertit-elle alors que Bree ouvrait la bouche pour protester.

Bella rit presque en voyant la tête que fit Bree et sa mine boudeuse. "D'accord très bien!"

"Bien. Je vais appeler tout de suite pour organiser une réunion avec tes frères chez moi, ce soir. Tu vas leur dire, ainsi qu'à tes belles-sœurs, ce qui arrive et quels sont tes projets." Bree commença à secouer la tête et Bella plissa les yeux. "En plus, tu t'assoiras et resteras là à écouter ce qu'ils ont à te dire et après ça, tu iras parler à tes parents."

"Putain, ils vont me tuer!" murmura-t-elle.

Bella releva la tête et fixa la jeune femme. "Tu sais quoi? Et bien, tu le mérites parce que tu as agis comme une gamine gâtée! Si tu veux que je t'aide il va falloir que tu enfiles ta tenue de grande fille et que tu assumes! Tu veux vivre avec Riley mais tu ne veux pas annoncer à tes parents que tu ne va plus à l'université! Ce n'est pas la bonne façon de commencer sa vie avec quelqu'un. Qu'est-ce que tu en dis? Acceptes-tu mes conditions?"

Les yeux verts de Bree brillaient de colère et de frustration mais elle savait que Bella était la meilleure alliée qu'elle pouvait avoir alors elle acquiesça et leva sa main pour taper dans celle de Bella. "Marché conclu mais tu as intérêt à me protéger de mes frères parce qu'ils vont redevenir sauvages pour mes fesses!"

Bella rit pour la première fois de l'après midi. "Qu'est-ce que ça veut bien vouloir dire "sauvages pour mes fesses"? – ça parait… dégoûtant!"

Bree rit aussi et elle sentit le nœud d'angoisse qui avait serré son estomac depuis des mois se relâcher un peu.

Bella appela Edward et lui demanda d'inviter ses frères et leurs femmes ce soir. Lorsqu'il l'interrogea pour savoir si tout allait bien, le silence de Bella lui signifia qu'il y avait un problème.

"Est-ce que tu vas bien?" Bella pouvait entendre l'inquiétude dans sa voix.

"Oui, amour je vais bien mais il faut que nous nous retrouvions tous, d'accord?"

Les pensées d'Edward se mirent à tourner à vive allure alors qu'il donnait son accord, il appela ses frères les informant qu'il y avait un problème.

Jasper fut le premier à faire remarquer que Bella passait l'après-midi avec Bree.

"Putain! Qu'a fait cette gamine maintenant? S'il la mise enceinte je te jure Ed que personne ne retrouvera son corps, " grommela Emmett.

Edward hocha la tête. "Je suis d'accord mais je ne pense pas que ce soit ça. C'est quelque chose d'autre. N'as-tu pas remarqué que pendant les vacances de Noël Riley n'arrêtait pas de lui faire de 'longs regards qui en disaient long', c'est Bella qui me l'a fait observer."

Emmett ricana. "Non, mais il ferait mieux d'arrêter ses 'longs regards qui en disent long' sinon c'est moi qui l'aiderait!"

Edward rit alors qu'ils se disaient au revoir, mais son rire se fana alors qu'il regardait par la fenêtre.

Dans quoi Bree s'était-elle fourrée, bordel, et en quoi cela concernait-il Bella?

Ooo HS ooO

Edward, Jasper et Alice arrivèrent en même temps chez lui. Bella se tentait là, devant la porte, en attente et nerveuse. Elle referma la porte et se dirigea vers eux. Elle fut soulagée de constater qu'Emmett et Rosalie arrivaient aussi dans son énorme Cadillac Escalade.

Edward alla à sa rencontre et la serra contre lui. "Ça va?" chuchota-t-il dans son oreille.

Elle hocha la tête mais il remarqua qu'elle était stressée. "Je vais bien," dit-elle rapidement et elle se mit sur la pointe des pieds pour embrasser sa mâchoire avant de se reculer et de faire face au reste de la famille.

"Hey, écoutez avant que vous ne rentriez : personne n'est en danger, enceinte ou drogué, alors arrêtez de vous inquiéter à cause de ces éventualités. Bree a un problème et elle m'a demandé de jouer le 'médiateur'. Je lui ai dit que je le ferai à condition qu'elle vous parle maintenant et qu'ensuite elle aille parler à vos parents."

Bella prit une profonde inspiration en scrutant anxieusement Emmett puis Jasper, ensuite Rosalie et Alice et enfin son mari.

Heureusement Alice et Rose prirent la main de leur mari pour les tranquilliser. "Merci pour ça Bells qui sait ce qu'aurait bien pu faire Bree si tu ne t'en étais pas occupée, d'accord chérie?"

Jasper hocha la tête. "Ouais merci sœurette. Pouvons-nous aller en finir avec ça?"

Bella opina et elle les conduisit dans le salon pour la réunion formelle, avant d'aller chercher Bree qui se cachait timidement dans la cour prétendant faire jouer les chiens avec la balle.

"Bree?"

Elle se retourna et son cœur se mit à battre la chamade.

"O … ouais?"

"Allez viens chérie, allons régler ça."

Avec la main chaude de Bella dans les siennes elle se laissa guider vers le salon.

La vue de ses frères anxieux amena immédiatement les larmes dans ses yeux d'adolescente. Elle savait qu'ils l'aimaient mais elle s'inquiétait tellement de leur réaction qu'elle avait oublié combien ils étaient protecteurs.

"Je suis désolée!" dit-elle avant de commencer à pleurer.

Bella fit un signe à Rosalie et à Alice qui prirent Bree entre elles, sur le canapé, alors qu'Emmett et Jasper se positionnaient derrière elle avec leurs mains sur ses épaules et qu'Edward s'agenouillait et tapotait son genou.

Bree releva la tête pour regarder vers Bella."Peux-tu leur dire, s'il te plait?" demanda-t-elle doucement tandis qu'Alice lui donnait une poignée de mouchoirs en papier.

Bella hocha la tête et s'assit dans le fauteuil face à eux.

Elle leur raconta tout ce que Bree lui avait dit. Heureusement ils attendirent qu'elle ait fini avant de laisser éclater leur opinion.

"Putain mais tu plaisantes? Tu veux vivre avec ce petit arrogant qui ne peut même pas trouver sa propre … "

"EMMETT!"

"Je l'arrêterais et toi aussi si vous avez couché ensemble! Je le jure!"

"JASPER, tu ne nous AIDE PAS là!"

Bree ne prit même pas la peine de réagir parce que ses réponses étaient vraiment typiques pour eux et elle savait que Rose et Alice seraient capables de les raisonner.

Pour Edward c'était différent.

Elle regardait vers lui, il s'était approché de son piano. Ses traits montraient qu'il était en colère et Bree voulait qu'il la regarde. Elle regarda Bella et secoua la tête légèrement.

"Je te l'avais dit qu'il me détesterait," dit-elle doucement mais Edward entendit et il pinça l'arête de son nez avant de passer sa main sur sa nuque.

Il savait qu'elle parlait de lui. Ce n'était pas un secret, tous ses frères l'aimaient mais lui et Bree étaient plus proches. Il se sentait mal d'avoir été aussi absorbé par sa propre vie qu'il n'avait pas réussi à voir que sa petite sœur était en route vers une catastrophe. Elle allait foutre sa vie en l'air et lui ne se doutait de rien - comment avaient-ils pu rater ça avec Bella?

Il secoua la tête avant de regarder sa sœur. "Aucun de nous ne te déteste, Bree. Je suis si désolé d'avoir laissé passer ça. Tu aurais pu nous en parler il y a des mois mais tu as senti que tu ne pouvais pas. Nous t'avons laissée tomber, ma pauvre, et c'est pour ça que je suis le plus désolé."

Bree étouffa un sanglot alors qu'il ouvrait ses bras et qu'elle tomba presque dedans. Quelques secondes plus tard, Emmett et Jasper les rejoignirent et la vue de ces hommes grands, tenant et berçant la frêle jeune fille avec rien d'autre que de l'amour et du remords sur leurs visages était suffisant pour faire monter les larmes aux yeux de leurs épouses.

"Nous allons boire quelque chose," dit Bella doucement en leur laissant du temps frères/soeur.

Elle alla vers le frigo et en sortit trois bières et une bouteille de vin blanc qui était déjà ouverte.

"Oh merci mon Dieu! J'ai vraiment besoin de boire quelque chose," dit Alice.

Bella fronça les sourcils lorsque Rosalie ajouta des glaçons dans leur verre et de l'eau gazeuse dans le sien.

"Tu n'allaites plus?" lui demanda-t-elle.

Alice secoua la tête. "Non. Il m'utilisait pour se calmer comme si j'étais une sucette, et je ne suis pas d'accord pour que mes seins pendent jusqu'à mon nombril parce que mon fils n'aime pas le latex!"

Les trois femmes rirent en cognant leur verre ensemble. Bella n'aimait toujours pas l'alcool mais elle appréciait le vin blanc avec de l'eau gazeuse et du soda.

Quelques minutes plus tard Jasper entra dans la cuisine et Bella lui tendit une canette de soda pour Bree et les trois bières qu'elle avait ouvertes.

"Est-ce que ça va là-bas?" demanda-t-elle.

Il lui fit un demi-sourire. "Il n'y a pas eu d'effusion de sang, ça aide, mais elle est têtue … comme nous tous, je pense." Il sourit timidement et sortit de la cuisine.

Les trois amies discutèrent de ce qui allait se passer ensuite lorsque les quatre Cullen se joignirent à elles.

Bella regarda de Bree à Edward et elle put remarquer qu'il n'y avait pas que les yeux de Bree qui étaient rouges et brillants mais tous les quatre semblaient avoir eu une discussion assez éprouvante.

Immédiatement Edward alla prendre Bella dans ses bras. "Merci d'avoir été là pour elle, pour nous."

Les bras de Bella se serrèrent autour de sa taille. "Bien sûr, que je suis là, bébé. Il n'y a nulle part ailleurs ou je voudrais être," l'assura-t-elle.

Une fois qu'ils furent assis Edward leur raconta ce qu'étaient les nouveaux projets de Bree.

Après qu'il en eut donné les lignes générales Bella se tourna vers Bree. "Tu es d'accord avec ça? Parce que tu n'iras pas loin si ce n'est pas la chose la plus importante de ta vie."

Brianna hocha la tête. "Je sais et je promets que ça le sera. Je sais que je voulais forcer Riley à commettre une terrible erreur et je suis désolée pour tout ce que je t'ai dit Bella. Plus que n'importe qui d'autre tu as montré que tu voulais réaliser tes rêves. Je ne vous laisserai pas tomber les gars, c'est promis.

Ils parlèrent encore un peu avant de se décider à aller chez Esmée et Carlisle tous ensemble, récupérer les enfants mais aussi présenter un front uni avec Brianna.

Bree était nerveuse durant le trajet pour rentrer à la maison mais Bella et Edward surent garder la conversation légère tandis qu'elle envoyait un texto à Riley.

Ce dernier fut soulagé que Bree ait changé d'idée. Il avait été terrifié à la pensée de ce que ses parents et ses frères lui feraient si elle persistait dans son idée folle.

Esmée leur sourit alors que tout le groupe se rendait à la cuisine où elle et Carlisle finissaient juste de dîner.

Emmett alla rôder autour des casseroles et commença à picorer.

Esmée sourcilla. "Je pensais que vous mangiez dehors ce soir?"

Les yeux d'Emmett s'écarquillèrent pour demander de l'aide à ses frères.

"Je … euh, bon," bégaya-t-il avant qu'Edward ne lui vienne en aide en roulant des yeux.

"Nous n'avons pas mangé, maman. En fait nous avions une réunion entre frères et nous avions besoin de venir vous parler à tous les deux," dit-il calmement.

Carlisle poussa ses lunettes de lecture sur le sommet de sa tête et jaugea rapidement ses quatre enfants. Ils semblaient nerveux, les garçons semblaient aller … les filles aussi … humm… son regard aiguisé revint vers sa cadette.

Bree.

Pendant un instant lui et Esmée se parlèrent silencieusement c'était rapide et efficace.

Lorsque cette discussion silencieuse cessa, ils se tournèrent vers eux et Carlisle prit le contrôle.

"Pourquoi n'irions nous pas dans le bureau? Je pense que nous aurions plus de tranquillité, les enfants sont en train de regarder la télé," dit-il avec un calme qu'il était loin de ressentir.

Il les y conduisit pendant que sa main se serrait sur la taille d'Esmée et il la sentit se blottir contre sa chaleur.

"Carl…" murmura-t-elle.

Il lui embrassa le dessus de la tête. "Chuuut chérie, ça va, ça va."

Il l'espérait.

Bree ne perdit pas de temps et leur expliqua tout ce qu'elle avait traversé cette année et elle leur dit qu'elle avait perdu sa place à l'université et tout ce qu'elle avait voulu depuis qu'elle était petite.

Esmée était furieuse mais elle se contint juste parce qu'elle pouvait voir que Carlisle était très énervé lui aussi.

Il aurait bien voulu la mettre sur ses genoux pour lui donner la fessée qu'elle méritait bien. Il réalisa que ce qui venait d'arriver était en partie de sa faute et de celle d'Esmée. Brianna leur mentait depuis des mois. Lorsqu'il lui avait demandé où étaient ses notes elle avait avoué timidement qu'elle avait imité leurs signatures sur les relevés parce que sa moyenne avait considérablement chuté.

"Ça ne se résume pas à ne pas aller à l'université à New-York ou d'avoir eu cette idée imbécile de forcer Riley à renoncer à sa bource juste pour vivre avec lui pendant que tu fais quoi? Serveuse? Dame pipi? Sais-tu combien il a de serveuses à New-York?" Carlisle ricana. "Ce n'est pas que ces occupations sont moins nobles que d'autres mais elles sont pour des personnes qui ne peuvent pas avoir d'autre travail, Brianna Jane, pas parce qu'elles ne veulent plus aller à l'école!" Sa voix montait régulièrement jusqu'à ce que ses yeux bleus glacier la fixent et son visage toujours si calme était rouge et crispé par la colère.

"Tu as eu raison d'avoir peur de nous raconter ta merde! Franchement ça m'est complètement égal que tu aies dix-huit ans dans six mois ou pas. si tu veux vivre ici il faut que tu finisses tes études secondaires et que tu ailles à l'université! Tu vas poursuivre tes études, et avoir une qualification décente pour pouvoir poursuivre ta vie et c'est tout!"

Esmée se précipita vers lui et posa sa main sur son bras. "Carlisle calme-toi s'il te plait, ça n'aide en rien, s'il te plait, chéri."

Edward réalisa que Bella tremblait et elle regardait Carlisle arpenter la pièce jusqu'à ce que tout à coup il s'asseye derrière son bureau.

Bella pouvait à peine respirer. Elle n'avait pas vu autant de colère depuis qu'elle était partie de chez les Rawlings et voir la fureur de Carlisle la terrorisait, faisant remonter des souvenirs horribles.

Edward se releva brusquement et il l'amena, en la portant presque, hors du bureau jusque dans la cuisine.

Il la fit asseoir sur le comptoir et lui versa un verre d'eau, le lui tendit et serra sa main dessus.

Bella en prit de petites gorgées et elle sentit qu'elle se calmait.

"Je suis … je suis désolée." lui dit-elle.

Edward secoua la tête. "Non bébé, je suis désolé. J'aurai dû t'avertir qu'il allait y avoir des cris. Nous savons tous que Carlisle à la même patience que Job mais si on l'énerve ou le pousse trop loin il devient effrayant, mais tu sais quoi Bella?" Il attendit jusqu'à ce qu'elle le regarde. "Mon père ne lèverait jamais la main sur Bree ou sur n'importe qui d'autre dans cette maison. Chaque fois qu'il nous a battus quand nous étions enfant c'était une fessée sur ses genoux. Et il ne nous a jamais frappé quand il était en colère et nous a jamais fait de mal, peu importe combien il était furieux."

Bella hocha la tête en s'efforçant de se calmer. Elle crut chaque mot que lui dit Edward mais la vérité c'est que de voir ce genre de colère d'aussi près la terrifiait.

Il la tint dans ses bras jusqu'à ce qu'il sente que ses tremblements avaient cessé et qu'elle s'éloigne toute seule.

"Il faut que nous y retournions," dit-elle.

"Nous ne sommes pas obligés, tout le monde comprendra," dit-il.

Bella secoua la tête. "J'ai promis à Brianna, nous lui avons tous promis que nous la soutiendrons et nous ne pouvons pas la laisser tomber," dit-elle avec détermination.

Il hocha là tête alors qu'ils arrivaient au bureau et ils entendirent Carlisle dire :

"… tu sais que nous t'aimons, Brianna, et nous acceptons tous tes excuses mais lorsque demain sera venu, je vais téléphoner au principal Banner et nous allons tous les trois aller interrompre son weekend pour parler de ton comportement. Tu devras accepter toutes les punitions pour nous avoir menti et déçu tes professeurs et puis lundi tu poseras ta candidature pour les universités de la région. Ta mère et moi attendons que tu ailles à l'université près d'ici pendant deux ans avant de pouvoir aller dans une autre, bien sûr si tes notes le permettent."

Bella entra dans la pièce et elle fut choquée de voir Bree assise sur les genoux de son père avec Esmée à côté d'eux, ses bras autour de son mari et de sa fille.

"Merci papa et maman. Je suis désolée de vous avoir blessés," dit Bree en étreignant ses parents.

Bella regarda autour d'elle et elle constata que la pièce était vide.

"Emmett était tiraillé par son estomac vide alors ils ont pris les enfants et sont rentrés. Venez vous asseoir," leur dit Esmée.

Edward amena Bella vers le canapé en s'assurant de rester au plus près d'elle, en souriant à ses parents.

"Bella – je dois m'excuser auprès de toi, ma douce. Je n'ai jamais voulu te faire peur, j'étais fou furieux mais tu dois savoir que je n'aurais jamais, jamais, " commença Carlisle mais Bella leva la main.

"Tu n'as pas à t'excuser Carlisle. Je sais que cette colère est normale mais je ne m'y attendais pas et ça m'a pris par surprise. Edward m'a bien expliqué," dit-elle.

Carlisle hocha la tête. "Mais bon je suis quand même désolé de t'avoir fait peur." Ses yeux s'orientèrent vers sa fille et il tapota sa jambe. "Mais pour cette jeune fille – je ne suis pas désolé – elle a de la chance d'être trop grande pour recevoir la fessée!" grommela-t-il taquin alors que Brianna gloussa doucement.

Bella fronça les sourcils. "Alors ça y est? Tout est réglé?" Elle ne comprenait pas pourquoi Bree avait été aussi stressée puisque Carlisle et Esmée ne la punissaient pas pour son mauvais comportement.

Esmée secoua la tête énergiquement. "Oh non ma chère, tout n'est pas réglé ni fini. Bree pourrais-tu expliquer à ton frère et à ta sœur quels sont tes futures obligations? C'est un bon moyen de voir si tu te souviens de toutes nos conditions."

Bree acquiesça et commença é énumérer les conditions en les comptant avec ses doigts. "Alors, je ne suis plus autorisée à conduire sauf si c'est pour aller à l'école ou revenir à la maison après mon travail, que je dois trouver avant la fin de la semaine prochaine. Je suis consignée pour les quatre prochains mois – pas de fête, à moins que papa ou maman ne donnent leur accord et sous la surveillance d'un adulte. Je ne pourrais parler à Riley que deux fois par semaine et si je remplis toutes ces conditions et que mes résultats s'améliorent, je pourrais le voir quand il viendra cet été. En plus de l'amélioration de mes résultats, il faudra que je suive des cours de rattrapage cet été et je dois postuler et être acceptée dans une université de la région dans le mois. Je dois vivre à la maison et je ne serai pas autorisée à déménager dans l'appartement du garage pendant les deux années qui viennent." Elle fit un sourire triste à Edward et Bella.

Bella savait que la dernière condition était un coup dur pour Bree. Elle avait parlé de ce déménagement comme un rite de passage depuis que Bella avait quitté l'appartement.

"Et n'oublie pas les excuses que tu dois à Edward et Bella," l'incita Esmée.

Bree se leva et alla vers Bella. Elle s'assit à côté d'elle et prit sa main. "Je suis désolée Bells. Je me suis servie de toi et j'ai profité de ton bon cœur. Tu m'as toujours aimée et protégée et tu m'as toujours bien conseillée et aujourd'hui n'a pas été différent. Je suis ravie que tu m'aies dit d'accepter les conséquences de mes actes. Je suis contente que tu sois ma sœur et mon amie."

Elles s'étreignirent et puis Bree s'excusa auprès d'Edward et après elle partit se coucher.

Heureusement la conversation revint à des choses plus légères et bientôt Bella et Edward rentrèrent chez eux.

Plus tard dans la soirée ils s'assirent au comptoir de la cuisine et mangèrent des sandwiches grillés au fromage avec une soupe à la tomate.

Edward se leva et amena leurs assiettes dans l'évier mais il fit une pause et prit les joues de Bella en coupe entre ses mains. "Tu es l'une des personnes les plus extraordinaires que j'aie eu le privilège de rencontrer Isabella Cullen." Il se pencha et captura ses lèvres.

Elle grogna quand il se redressa. "Imagine-toi que nous soyons parents maintenant? Dieu! Imagine que nous devions gérer une Brianna qui en fait des tonnes ou un ogre comme Emmett. Je suis heureux que nous ayons du temps pour nous aimer. Tu es encore jeune – et je ne suis pas encore prêt à jouer le 'méchant'."

Les mains de Bella s'agrippèrent au comptoir et sa mâchoire se crispa aux mots d'Edward.

Putain, bordel? Il est sérieux?

Il se retourna et remplit l'évier avec de l'eau savonneuse tout en continuant à bavarder : "Oui nous avons pris la bonne décision c'est sûr!" dit-il en commençant à laver la vaisselle.

"A quoi tu penses amour?" demanda-t-il par-dessus son épaule.

"Euh ouais, ouais, bien sûr!" dit-elle tranquillement.

Heureusement il ne s'était pas retourné pour voir son visage à ce moment-là, elle était pâle et presque verte.

Putain il avait changé d'idée! pensa-t-elle et elle décida de reprendre la pilule dès le lendemain.

Ce soir-là elle essuya toutes les traces de ses larmes idiotes, Edward avait raison ils pouvaient attendre encore, se dit-elle résolument.

Elle ignorait obstinément la petite voix tranquille en elle qui la poussait à se demander : et que vas-tu faire si tu es déjà enceinte Isabella?

Ooo HS ooO

Trois semaines plus tard, juste avant le weekend de Pâques, Bella Swan-Cullen était à l'extérieur de la pharmacie à Woodstock, se tordant les mains et en regardant dans la rue nerveusement.

Ses règles étaient en retard et si ses calculs étaient bons, c'était trop tard et elle était très très enceinte.

Bella ne pouvait pas aller voir Kebi ou Edward jusqu'à ce qu'elle en soit certaine. Elle avait passé des heures à chercher sur internet mais elle était plus embrouillée que jamais. Si elle en croyait ce qu'elle avait lu, elle pouvait être enceinte, avoir une tumeur, mourir d'une maladie horrible … tout était imaginable!

Elle avait paniqué à la pensée que quelqu'un de Hope Springs puisse la surprendre ici mais elle n'avait pas d'autre choix.

Tout le clan Cullen y compris les Hale allait avoir un déjeuner important dimanche et il restait tant de choses à faire. Elle avait vérifié l'emploi du temps d'Edward et il allait être occupé avec ses rendez-vous alors elle n'avait aucune raison de le rencontrer là.

Elle fit un pas dans le magasin le plus discrètement possible, son visage brillant de mille feux, elle fit rapidement son chemin dans les allées jusqu'à ce qu'elle trouve le rayon des tests de grossesse, il était situé juste à côté de celui des préservatifs.

Quelqu'un a vraiment le sens de l'humour pensa-t-elle en en jetant rapidement quelques-uns dans son panier puis se dirigea vers la caisse.

"Houhou Mme Cullen!"

Elle crut qu'elle allait se faire pipi dessus.

Elle jeta presque son panier à la caissière en se retournant doucement. "Oh! Bonjour M. Thompson, M. Newton, comment euh comment allez-vous?" demanda-t-elle alors que la caissière scannait les quatre articles et faisait le total.

Mike Newton père regarda de Bella à la caissière qui était en train d'emballer les articles. Il n'avait pas ses lunettes mais il aurait juré qu'elle était dans le rayon du "sexe"! Hein hein … pas étonnant qu'elle ressemble à un petit voyou en faisant nerveusement les cent pas à l'extérieur!

"Tu es là pour quoi faire?" lui demanda-t-il d'un ton bourru.

Elle sursauta pendant qu'elle tendait trop d'argent dans la main de la caissière.

"R-rien," bégaya-t-elle.

Mike grogna : "Nous sommes venus chercher les médicaments pour ce vieil homme – il ne peut plus pisser correctement et le doc a dit qu'il devrait rester loin des prostitués mais nous savons tous qu'il ne peut pas faire ça, il est y trop habitué!" dit Mike le plus fort possible, ignorant les grondements outrés qui résonnaient autour d'eux et tapa dans les cotes de Pete.

Pete poussa son ami et ils gloussèrent tous les deux.

Bella ferma ses yeux et secoua la tête, comment était-il possible qu'elle trouve ces deux là ici et ça n'aurait pas pu être n'importe qui d'autre?

Elle murmura une excuse à la femme derrière la caisse, attrapa son sachet en papier et se faufila hors du magasin. Elle n'arrêta pas de courir avant d'être en sécurité à l'intérieur de sa voiture.

Son cœur battait à toute allure alors qu'elle s'éloignait de la ville et ce fut seulement quand elle se gara devant la maison qu'elle respira profondément.

Elle passa tout l'après-midi à chercher un endroit pour cacher les tests de grossesse. Chaque fois qu'elle pensait avoir trouvé une bonne cachette ça l'angoissait qu'Edward puisse les trouver et elle le déplaçait à nouveau.

Puis Bella pensa à la cachette idéale – géniale, en fait.

Elle prit le sac en papier et du ruban adhésif et se dirigea vers l'arrière-cour.

Roscoe et Apples la suivaient de près. Roscoe était quelque peu inquiet de la santé mentale de Bella. Elle parlait toute seule et ce qui est pire c'est qu'elle semblait se gronder – ça n'était pas du tout normal – même pour un humain!

Apples aimait le nouveau jeu de sa maîtresse et elle bondissait derrière elle. Lorsqu'elle vit où Bella se dirigeait, elle s'excita encore plus – le cadeau entre les mains de Bella devait être pour elle! Yes! Apples aime les cadeaux!

Vingt minutes plus tard et plus aucun adhésif, Bella retourna dans la maison pour se doucher et se changer pour son rendez-vous avec les filles à la Vache Violette.

Bella sourit en s'asseyant avec Alice, Rosalie et Makenna.

"Qu'est-ce que tu as fait en cette journée libérée? Tu as l'air complètement paumée," commenta Alice en voyant les yeux brillants de Bella, ses joues rouges et ses cheveux mouillés qu'elle avait attaché en un chignon mal fait.

Bella haussa les épaules. "Rien d'important," marmonna-t-elle en plongeant son nez dans son menu.

Makenna se pencha en avant et fixa son amie. "Bells, qu'est-ce qui ne va pas? C'est bien évident qu'il y a quelque chose qui te préoccupe."

Bella soupira, reposa le menu et regarda ses trois meilleures amies.

"Je veux avoir un bébé … " commença-t-elle mais Alice lui coupa la parole.

"Et tu en as déjà parlé à Edward," demanda-t-elle abruptement.

"Non, Al, je te l'ai déjà dit c'était juste une idée, c'est tout. Edward a raison : je suis trop jeune et ma carrière professionnelle vient juste de commencer, je ne peux pas laisser tomber Seth comme ça! Et de plus nous ne sommes mariés que depuis peu!" dit-elle fermement.

Alice se tourna vers Rosalie comme si Bella n'avait rien dit." Qu'en penses-tu Ro?"

Rosalie regarda Bella avec compassion avant de parler. "Je pense que tu ferais mieux de t'occuper de tes affaires, Alice Cullen et arrête de parler quand on ne te demande rien. Tu sais bien comment les choses se passent dans cette ville, tout est exagéré et avant que nous nous en rendions compte tout le monde va faire courir la rumeur selon laquelle Bella est enceinte!

"BELLA EST ENCEINTE?" toutes les têtes dans le restaurant se tournèrent vers Jessica qui les regardaient bouche bée.

"Quoi? Non! NON! Le visage de Bella était écarlate et elle savait que si elle n'arrêtait pas ça tout de suite, Edward allait apprendre 'la nouvelle' sous peu. "S'il vous plait, écoutez-moi : je ne suis pas enceinte et nous n'essayons même pas pour le moment! Nous parlions juste," dit-elle en faisant un petit geste vers Alice et Rosalie.

"Pourquoi pas?" fit une voix bourrue. "Nous t'avons vue acheter des choses dans le rayon du 'sexe' à Woodstock, jeune femme!"

Bella regarda autour d'elle, le restaurant était complètement silencieux et elle remarqua pour la première fois qu'il était bondé.

"PARDON," cria-t-elle.

Elle repéra MacKey et ses acolytes dans un coin et elle gémit intérieurement quand le vieux Thompson reprit la parole.

"J'ai demandé : pourquoi. Pourquoi pas?" Pete Thompson se demandait s'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec la jeune Mme Cullen. Etait-elle dure d'oreille?"

"Eh bien, euh, eh bien parce que, euh…" balbutia-telle complètement perdue, ne sachant pas quoi répondre.

"Oh ma chère! C'est son tuyau chérie? Parfois le plombier est prêt mais le tuyau, non. Mon troisième mari était comme ça il était en pleine forme mais la pauvre chose fonctionnait mal –" dit Mlle Tessa alors que Darla et Cathy acquiesçaient. Jeffers se lamenta sur la 'perte d'un beau spécimen.'

Bella sentit le sang quitter son visage en réalisant que toutes les commères de la ville étaient assises dans le restaurant.

Putain! Elle n'allait jamais être capable de contenir toute cette putain de ville! Heureusement elle avait caché les tests dans un endroit où personne ne pourrait les trouver.

"Oh je pense que le jeune docteur est bien pourvu Tess! Souviens-toi, lorsque nous les avons surpris accidentellement lui et Bella dans la salle de bain, la fois où…"dit Cathy, se sentant obligée de défendre son employeur.

Bella regarda autour d'elle pour chercher du soutien. Il doit bien y avoir un moyen de se sortir de ce cauchemar!

"Ecoutez nous n'avons pas besoin de votre aide – nous 'travaillons' très bien et nos histoires de lit ne sont en aucune façon vos affaires!" dit-elle.

Le carillon retentit et la porte d'entrée se referma sur les frères Cullen.

Putain, pensa Bella, vais-je avoir droit à une pause?

"Je pense que tu devrais avoir une discussion avec ton père concernant les 'oiseaux et les abeilles, fiston," cria Pete à travers le restaurant. "Parce que Bella ne sera jamais enceinte même en couchant avec toi! Je n'aurai jamais cru que tu étais aussi en retard, Edward – il faut plus que dormir! L'as-tu envoyé acheter des sex toys?" dit-il à haute et intelligible voix.

Edward n'en revenait pas, il regardait Pete puis sa femme qui passait de l'écarlate au blanc puis au vert pâle et qui plus est, était debout au milieu du restaurant.

Sa journée virait à l'étrange, il lui semblait qu'il venait carrément d'atterrir dans un autre monde.

Un peu plus tôt sa journée avait commencé normalement : il avait quitté la maison tôt ce matin et il s'était occupé de ses patients travaillant aux côtés de Jeffers – jusqu'à ce qu'il reçoive un appel de Jasper lui disant que Apples s'était échappée en ville et il n'avait pensé à rien d'autre jusqu'à ce qu'il récupère le chien devant la boutique de sa mère.

Elle semblait être recouverte de … ruban adhésif? Edward savait que Apples aimait creuser et qu'elle aimait les choses brillantes mais où diable avait elle été chercher ce ruban adhésif argenté se demanda-t-il en essayant de l'attraper.

Elle essaya de lui échapper, elle voulait vraiment ouvrir ce cadeau qu'elle avait réussi à décoller après avoir travaillé un bon moment dans la toiture du chenil.

Edward remarqua que la voiture de Bella était garée tout près du restaurant et il envoya un message rapide à Jasper et à Emmett pour qu'ils le retrouvent là bas pour manger un bout. Il avait dans l'idée de demander les clés de la voiture à Bella pour y enfermer Apples, avant de revenir manger.

C'était son plan jusqu'à ce qu'il entre dans le restaurant et entende la fin de la tirade de sa femme.

Belle devient encore plus pâle en le voyant.

Elle réalisa qu'Edward tenait Apples par son collier mais le pire c'était que le chien était couverte de ruban adhésif argenté et que dans sa gueule elle tenait le sac en papier brun, sa langue dépassait sur le côté.

"Aaagh, Bella? Puis-je, pourrait-on parler une minute?" demanda Edward doucement. Apples choisit ce moment pour secouer son sac en papier qui se déchira et laissa tomber les quatre tests de grossesse sur le sol du restaurant.

Bella fit la seule chose qu'elle pouvait faire – elle s'évanouit.

*'ridden hard and put out wet'* c'est une expression utilisée au Texas pendant les rodéos qui s'applique à un autre genre de chevauchée…

Jutginger a posté le chapitre 38 hier soir :

il est très long plus de 15 000 mots soit environ 37 pages


1373 personnes sur le chap. précédent,

23 com',

plus de 24 heures de travail pour traduire celui-là…


J'ai une fic à vous recommander, ce serait vraiment trop bête de passer à côté. C'est une traduction, allez vite voir dans mes favoris et lisez :

Parier n'est pas jouer

humour et romance se mêlent, je me régale…. Elle est bien avancée et Milk40 la met à jour régulièrement … je compte sur vous … et bonne lecture!

A bientôt!