Bonjour à tous! J'espère que vous allez bien. Voici le nouveau chapitre et j'espère qu'il va vous plaire :) Merci pour les reviews! Bonne lecture :) Bisous :)
Chapitre 37
Je m'accordai quelques minutes supplémentaires dans la cuisine pour me calmer, mais ses derniers mots passaient en boucle dans ma tête. Pourquoi je ne lui avais pas téléphoné ? Pourquoi j'avais précipité mon départ ? Pourquoi je n'avais pas été clair en disant que c'était de la France que je parlais, et non d'elle ? On n'en serait pas là. On aurait un bébé. Cristina entra et fronça les sourcils.
- Amelia s'en va.
Je jetai un coup d'œil derrière elle, et en effet, je vis Amelia faire un câlin à Alex, son sac sous le bras et son manteau remonté jusqu'au cou.
- Ça s'est mal passé ? me demande Cristina.
- Elle était enceinte. Elle a avorté.
- Mais elle n'a pas fait de fausse couche ?
- Que pour un seul bébé, on en avait deux apparemment.
- Oh... c'est peut-être mieux comme ça ?
Ne voulant pas l'inquiéter ou la faire douter de moi, j'acquiesçai.
- Mais elle ne prenait pas la pilule ?
- Si. Visiblement, il y a eu une merde.
- Voilà pourquoi il faut continuer les capotes.
Perdu dans mes souvenirs, je pensai à haute voix.
- Oui mais avec Amelia, une boite ça nous tenait même pas la semaine, et il n'y a pas de petites économies.
Me rendant compte que j'avais parlé, je regardai Cristina et pinçai les lèvres.
- Excuse-moi, c'est sorti tout seul.
Elle me sourit timidement et lorsque Amelia quitta la salle, au lieu de me sentir plus léger, au contraire, j'eus l'impression d'avoir tout le poids de ma tristesse qui s'abattait sur moi.
- Allez viens, il reste un peu de gâteau, me dit-elle.
(...) Il était minuit passé quand on décida de partir. Je profitai du fait que Cristina parle avec un de mes cousins pour foncer à la cuisine voir Jo qui jetait les assiettes en carton.
- Jo je t'en prie, dis-moi où elle dort
- Non O...
- Je t'en supplie !
- Pourquoi faire ? Vous avez parlé...
- Pas assez. J'ai encore plein de choses à éclaircir avec elle, j'ai besoin de la voir.
Elle s'arrêta et croisa les bras.
- Envoie-lui un message
- Tu sais très bien qu'elle ne me répondra pas ! Pitié... Je... Elle me manque déjà. Rien que de savoir qu'elle repart après-demain...
- Vous n'êtes plus ensemble, chuchote-t-elle, tu as quelqu'un maintenant...
- Je sais...
Je pris ma tête entre mes mains, ne sachant plus quoi faire.
- Promets-moi que si elle ne veut pas t'ouvrir, tu pars, tu ne lui fais pas de scène et surtout, tu ne lui fais aucun mal. Elle est partie tôt en misant sur l'excuse du décalage horaire, mais je sais parfaitement que c'est parce qu'elle ne supportait plus d'être dans la même pièce que toi.
- Je te le promets...
Elle soupira et tira un papier de sa poche, puis trouva un stylo pas loin pour m'écrire l'adresse, et le numéro de l'appartement loué. Je rangeai le bout de papier précautionneusement dans la poche intérieure de ma veste et la remerciai avant de lui dire au revoir.
Après avoir roulé une nouvelle fois dans le silence, on fut rapidement à l'appartement et encore plus vite dans notre lit. Cristina s'endormit vite, et j'attendis 1H du matin pour bouger, seulement elle se réveilla.
- Tu vas où ?
- Je n'arrive pas à dormir, j'ai demandé à Alex s'ils voulaient de l'aide pour ranger la salle. Ça me fera dépenser un peu d'énergie.
- Tu veux que je vienne ?
- Non t'en fais pas, j'ai besoin d'évacuer un peu, rien de plus. Rendors-toi.
J'embrassai son épaule et elle se tourna pour se rendormir. J'enfilai un jean, un tee-shirt et un sweat quand j'entendis Cristina marmonner.
- J'espère que tu ne vas pas la rejoindre Owen.
- Quoi? Me crispai-je.
- Amelia. Ne me prends pas pour une conne j'ai vu tous tes regards pour elle.
- Ne sois pas jalouse Cristina, tu sais tout ce qu'il y a eu entre elle et moi et je pense que c'est normal d'avoir été un peu troublé en la revoyant.
- Bien sûr, il faut que je comprenne, que je sois indulgente, que je ne dise rien. Tu ne tolérerais pas la moitié toi.
- Mais putain! Tu te rends compte que j'ai tout quitté pour elle? Qu'on a failli avoir un enfant ensemble, même deux? Tu n'as pas vécu une seule histoire comme ça Cristina, pas une seule! Alors, oui, là je demande de l'indulgence et de la patience. Je ne t'ai pas trompé avec elle là, si? Je n'ai rien fait de mal à part aller lui parler parce qu'on avait des choses à régler!
- Evidemment, rappelle-moi sans cesse comment tu l'aimais, vas-y!
- Allez tu m'énerves c'est bon! Bonne nuit.
Je sortis de la chambre, pris mon casque et sautai sur ma moto en chassant la discussion que je venais d'avoir. J'étais énervé, oui. Je m'étais emporté aussi, et malgré tout j'avais menti. Peut-être que je ne l'avais pas trompée... mais si j'avais eu l'opportunité de l'embrasser dans la cuisine, si elle ne m'avait pas repoussé, je l'aurais fait. J'arrivai en bas de son immeuble une vingtaine de minute plus tard et grimpai jusqu'au 26. Courage O. Je toquai et attendit. Les plus longues secondes de ma vie.
- Qui est là ?
- C'est moi...
Contrairement à ce que j'avais prédit, elle ouvrit la porte. Pour ne pas lui laisser le temps de réfléchir, j'entrai et la portai en la faisant reculer jusqu'à la plaquer au mur, ses jambes autour de ma taille.
- Pourquoi tu es revenue...
- C'est plutôt à moi de te poser la question là je crois.
Mes mains, posées sur ses cuisses dénudées, subirent l'effet de l'électricité statique : j'étais incapable de les décoller de sa peau. Mon nez, envahit par son odeur, refusait de se détacher de ses cheveux. Quant à ma bouche, elle me picotait, me rappelant que je n'avais qu'une envie : l'embrasser.
- Pose-moi, tu n'es pas censé être ici.
- Je ne peux pas, c'est pire de passer une nuit loin de toi en sachant que tu es si près.
Elle ne répondit pas et se blottit contre moi.
- Tu as quelqu'un ?
- Non ! répond Amelia.
- Tu as eu quelqu'un ?
- Oui... Non... Enfin rien de sérieux.
- Ça me fait tellement de mal de t'imaginer dans les bras d'un autre, je crois que je n'aurais pas supporté être à ta place ce soir.
Une nouvelle fois, elle garda le silence.
- Tu ne dormais pas ?
- Non, répond-elle en secouant la tête.
- Tu es si belle, si douce...
Elle redressa la tête et je m'approchai encore plus pour l'embrasser.
- Tu connais mes principes Owen.
- Je sais, mais juste une nuit, juste une...
Je savais qu'elle prenait sur elle pour ne pas céder.
- Ça restera entre nous... je ne peux pas te laisser partir comme ça. Je n'y arrive pas.
- Elle t'attend.
- Elle dort.
Je posai ma main sur sa joue et retentait une énième fois. Cette fois, elle se laissa faire et je posai mes lèvres sur les siennes. A peine à ce contact, l'un comme l'autre, on soupira de bien-être. Puis elle m'enserra avec force et le baiser pris une autre tournure. Je me glissai davantage entre ses jambes tout en forçant sa chemise à se remonter pour découvrir l'intégralité de ses jambes. Nos langues se tournèrent autour un court instant avant de brutalement entrer en contact, presque en manque l'une de l'autre. A la fin du baiser, elle s'agrippa à moi tel un koala et posa sa tête dans mon cou.
- Je veux que ces dix minutes ne s'arrêtent jamais. Que demain n'arrive pas.
- On a 6h à peu près pour profiter, dis-je en regardant l'heure.
Je marchai jusqu'au canapé et m'assis dessus en la gardant sur mes genoux. Elle ne dit rien quand je commençai à déboutonner sa chemise blanche. En découvrant un ensemble noir en dentelle, je fermai les yeux et me remémorai les samedis où elle allait faire du shopping, et que je découvrais ses achats lingerie le soir même.
- Quoi ? Tu ne l'aimes pas celui-ci ?
- Au contraire.
Je rouvris les yeux et posai mon index sur le coin de sa bouche, pour le descendre le long de sa mâchoire, son cou, sa clavicule, avant de suivre la bretelle de son soutien-gorge, puis la forme de sa poitrine qui se levait et descendait de manière irrégulière, traduisant son trouble. Je glissai ma main sur son flanc, descendit sur sa hanche et m'attardait sur le shorty assorti, contrastant avec sa peau blanche.
- Tu as fini de me reluquer ?
Je la fixai dans les yeux, sachant que ça la mettait toujours mal à l'aise que je puisse fantasmer sur son corps, et elle se colla à moi. Elle me serra si fort. J'avais l'impression qu'elle voulait ne faire qu'un avec moi. Son odeur refit surface en plein dans mes narines et je décidai d'essayer de la convaincre de ne faire qu'un de la seule manière que je connaissais. Je commençai à l'embrasser, et elle fut réceptive. J'attrapai un oreiller sur le côté du canapé, le balançai parterre et l'allongeai sur le parquet en plaçant le coussin sous elle avant de me glisser entre ses jambes. Sa chemise ouverte, ses cheveux éparpillés au sol, son corps... tout me faisait succomber. Tout.
- Arrête de me regarder comme ça, c'est gênant à la fin !
Je souris et secouai la tête pour chasser toutes mes images, et plongeai dans son cou. Elle n'attendit pas longtemps pour retirer mon tee-shirt, alors que je descendais le long de son corps, parsemant des baisers sur sa poitrine, son ventre, l'intérieur de ses cuisses avant de remonter jusqu'à sa bouche. Ses mains s'agrippèrent à mon dos.
- Je t'en prie, vas-y.
Elle posa ses mains sur le bouton de mon jean et avant qu'elle ne l'enlève, je sortis une farandole de sachet ce qui la fit pouffer de rire.
- Tu avais bien prévu ton coup
- Tu en veux toujours plus, je te connais, et clairement ce soir, moi aussi.
Je l'aidai à pousser mes affaires et rapidement, on passa aux choses sérieuses. J'eus l'impression de tomber dans les pommes : vision floutée, ouïe sourde, coup de chaud... et à chaque poussée je me sentais partir dans un autre monde. Ses gémissements me troublaient encore plus. Je refusais de craquer maintenant, seulement en plongeant mon visage dans son cou, je fus pris de frissons rien qu'à la sentir d'aussi près.
- C'est tellement différent avec toi, lâchai-je difficilement
- Ne t'arrête pas, me supplie-t-elle
Elle posait ses petites mains sur mes flancs et en baissant les yeux, je vis son ventre se lever et redescendre de plus en plus vite, même se bloquer à certains moments. Je pris une de ses mains pour emmêler nos doigts près de son visage. Le parquet commençait à me faire mal, et j'imaginais que son dos prenait pas mal aussi. Je glissai mon bras autour de son corps pour atténuer et à la voir comme ça, complétement dépendante de moi, les yeux fermés, regorgeant de plaisir je crispai les dents pour me contenir encore.
- Amelia...
- Oui, dix secondes...
Je posai ma tête sur sa poitrine en maintenant l'allure, puis l'extase. Lorsqu'elle céda, je me laissai enfin aller. Elle rabattit les bras autour de mon crane alors que je me concentrai sur les battements de son cœur, qui ne s'arrêtaient pas de battre à vive allure.
- J'ai mal au dos, dit-elle.
- Je m'en suis douté, mais je ne voulais pas te faire perdre le fil...
- Pourquoi je ne ressens ça qu'avec toi ?
- Je me suis posé la même question
Je rêvais de lui demander de rester, de quitter la France, de ne plus me laisser. Pur égoïsme. C'est pourquoi je ne dis rien.
