Disclaimer: Les persos à JKR et l'histoire à moi.

Bla bla de l'auteur: J'adore ce souvenir, je trouve juste décevant qu'il appartienne à la personne à qui il appartient. Le pire c'est que c'est moi qui l'ai fait ainsi (mais bon moi j'écrit mais ce sont les personnages qui mènent la danse). Place à la lecture.

Chapitre 36 : Soleil brûlant

Le soleil n'était pas encore levé que déjà la chaleur atteignait des sommets jamais vus. Il y avait plus de deux mois qu'aucune goutte d'eau ne s'était déversée sur le sol desséché, aucun souffle de vent ne faisait voler le sable chaud. Le sol craquelé semblait réclamer à grands cris sa dose d'humidité et aucunes plantes n'avait la vigueur nécessaire pour survivre dans cette atmosphère écrasante. Les tentes dressées au milieu des habitations sommaires de ce peuple semblent incongrues, sur le seuil de l'une d'elle se tient un homme au regard troublé. Il ne peut pas s'empêcher de la regarder, elle est si belle dans son sommeil. Sa crinière rebelle est étalée sur l'oreiller, son visage est tourné vers la porte et sur sa lèvre supérieure perle une goutte de sueur. Dans les tourments du sommeil elle a repoussée les couvertures découvrant sa peau nue, il est inutile de penser dormir vêtu, les tissus collent à la peau la rendant irrité. Il aperçoit la courbe d'un sein lorsqu'elle bouge en gémissant, il aurait bien voulu la prendre dans ses bras pour lui faire oublier ce qui la trouble. Il doit se faire violence pour ne pas pénétrer dans la tente surchauffée et embrasser ses lèvres entrouvertes. Il sursaute en entendant un bruit, il se retourne et se dirige vers sa tente, personne ne doit le surprendre dans un de ses moments de faiblesse. Il va devoir payer pour avoir failli, dès son retour dans sa chambre, il prend sa dague et s'inflige une blessure au bras. Il voit le sang couler sur son bras et la douleur lui fait du bien, il sait qu'il ne doit pas avoir de pensées impures mais il ne peut s'empêcher de la désirer. Il lèche la plaie, le goût acre du sang lui rappelle comme il aimerait goûter sa peau et il ne peut empêcher le désir de l'envahir, il sait que la blessure qu'il devra s'infliger sera à la hauteur de son plaisir mais l'intensité du moment lui enlève toute inhibition.

Wickham se réveille en sursaut, il s'est sûrement assoupi en attendant des nouvelles de Montague. Le salon dans lequel il se trouve est froid et humide, à l'antithèse de son rêve. Il se rapproche du foyer qui s'est éteint pour le rallumer, il ne supporte plus ces grandes maisons froides, après avoir connu la chaleur et la sécheresse, il souffre du froid et de l'humidité qui règne dans toutes les demeures des adeptes de magie noire. Pourquoi la magie noire doit-elle nécessairement rimer avec froid et humidité? Pourquoi la noirceur ne pourrait elle pas être chaude? Lorsqu'il aura son propre manoir, il s'assurera qu'un feu brûle sans cesse dans toutes les cheminées. Il sent cependant une douce chaleur l'envahir au souvenir de son rêve. Même 2 ans plus tard, il ne peut s'empêcher, lorsqu'il pense à elle, de ressentir une bouffée de désir coupable. Il se souvient comme si c'était hier de la scène qui a suivi ce souvenir qui est subitement remonté à sa mémoire pendant son sommeil.

Comme chaque fois qu'il se laisse submergé par une bouffée de désir, il s'inflige une blessure, il ne peut y faire autrement. Elle n'est pas une femme pour lui, elle est née de parents moldus, elle représente tout ce qu'il déteste. Mais pourquoi doit-elle être aussi désirable? Il entend un bruit devant sa porte, il sait que c'est elle, comme tous les matins elle vient le rejoindre pour la réunion habituelle. Elle ne sait pas que depuis un moment déjà il est en proie à une douleur intérieure. Il entend son rire, l'un des assistant lui aura sans doute fait une blague grivoise et avec son sens de la répartie elle lui aura répondu en riant. Il a juste eu le temps de s'habiller et de soigner son bras blessé qu'elle entre dans sa tente pour décider de quoi sera faite leur journée. Elle est si jolie, ses shorts courts et sa petite chemise l'habillent comme l'aurait fait une robe de bal. Elle a réussi à discipliner sa crinière sous une casquette, il est certain que s'il la lui retire, ses boucles désordonnées vont se répandre sur ses épaules, il voit une petite mèche bouclée qui lui chatouille la nuque, à l'endroit même où il rêve de l'embrasser. Pendant qu'ils préparent les plans pour la journée elle remarque la légère cicatrice que la blessure a laissée sur son avant-bras et elle s'en inquiète. Comment peut-elle savoir que c'est une nouvelle cicatrice et non pas une des nombreuses autres qui parsèment ses bras? Serait-il important à ses yeux, prend t-elle le temps de détailler son corps comme il détaille le sien? Non, ce qu'il lit dans ses yeux ne lui laisse aucun doute sur ses sentiments à son égard. Elle le voit comme le grand frère qu'elle n'a jamais eu, comme pourrait-il être le grand frère d'une moldue, il a un sang pur, il connaît son rang et en est fière. Il serait indigne pour lui de s'abaisser à vouloir fréquenter une sang de bourbe. Il doit quitter cet endroit où les tentations sont trop nombreuses. Mais que fait-elle, elle prend une photo de lui alors qu'il ne la regarde même pas, il lui lance un regard de reproche et elle s'empresse d'appuyer une nouvelle fois sur le bouton, déclanchant une nouvelle photo. Après tout qu'elle s'amuse il ne sera bientôt plus ici, il vient de prendre sa décision et elle est irrévocable.

Le souvenir de Wickham est interrompu lorsque l'on cogne à la porte, l'elfe de maison annonce un visiteur, à cette heure ce ne peut être que Montague ou McCarthy avec l'Allemand qui a réussi à obtenir des informations intéressantes.

« -McCarthy, je suis bien heureux de vous revoir, je vois que vous m'amenez un visiteur. Serais-ce cet homme dont vous m'avez vanté les mérites?

-Bonjour Wickham, oui je vous présente Schneide, il a torturé la femme avec une nouvelle méthode, ma foi très efficace, et obtenu les informations que nous lui avons demandé.

-Qu'il parle alors je veux savoir ce qu'il a réussi à apprendre.

-Monsieur. Dit Rogue toujours dans son rôle d'Allemand. Ce n'a pas été facile de la faire parler, elle a une très grande force de caractère. Mais ma machine est une réussite, ses pires cauchemars se sont présentés à elle et elle n'a finalement pas pu résister et a répondu à toutes mes questions.

-Très intéressant mais ce que je veux savoir ce sont ses réponses. Qui sont les membres de l'Ordre et qu'à t-elle dit de moi aux autres?

-Elle n'a pas parlé de vous aux autres, elle voulait s'assurer que c'était bien vous avant de leur en parler, mais elle n'a finalement pas eu le temps, vous l'avez fait enlever avant.

-Mais les noms, donnez moi des noms. S'impatiente Wickham.

-Remus Lupin et Nymphadora Tonks, Harry Potter, La famille Weasley au grand complet.

-Je sais tout cela, vous n'avez rien de nouveau à m'apprendre?

-Severus Rogue!

-Mais il est mort non? Et que ferait-il avec l'Ordre il était un mangemort il a lui-même tué Dumbledore.

-Elle ne le sait pas elle-même, il s'est présenté un jour en disant qu'il demandait pardon et qu'il voulait se racheter, ils sont tellement désespérés qu'ils l'ont accepté.

-Je ne pensait pas que l'Ordre était aussi désespéré, mes chances de les battre viennent d'augmenter considérablement. Merci, vous avez fait un très bon travail, je vous trouve digne de ma confiance, Cette nouvelle information prouve que vous êtes des nôtres. Partez maintenant je vous ferai signe lorsque j'aurai besoin de vous, je dois réfléchir. »

Rogue décide donc de retourner chez lui, il doit parler à Drago et aux membres de l'Ordre. Il ne peut s'empêcher de sourire en pensant à ce qu'il a dit à Wickham, il lui a donné de la viande à ronger sans trahir personne. Comment se trahir soi-même? Il a bien donné les noms des membres dont ils avaient discutés avec Hermione, mais ils ont établi que ces noms ne nuisaient en rien à l'Ordre puisque tout le monde les connaissaient. Il espère qu'Hermione s'en est bien sorti sinon Drago ne le lui pardonnera pas, il ne peut pas s'empêcher d'être quand même un peu inquiet pour l'ancienne Gryffondor.

À Venir : Chapitre 37 : Sauvetage inopiné

Au milieu du passage du deuxième étage face à la chambre d'ami, un homme est étendu par terre, il est mal en point et gémit faiblement.