Coucou les gens, ça va ? Moi super ! :)
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 36, j'espère que le précédent vous a plus et que celui là vous plaira aussi !
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Bonne lecture !
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Chapitre 36 : Mauvais rêve
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Une semaine après la réconciliation de Mathieu et Antoine, la petite famille était rentrée chez elle, et tout se passait bien. Le grand chevelu qui prenait bien ses médicaments avait vite guéri, et même si le petit châtain était encore un peu boudeur et distant, les choses s'étaient nettement améliorées entre eux.
Tout semblait rentrer dans l'ordre, mais pourtant, quelque chose inquiétait beaucoup les parents.
Depuis deux ou trois jours, Théo était renfermé sur lui-même, et si jusqu'à là, les deux jeunes hommes très occupés et préoccupés par leurs problèmes de couple ne l'avaient pas remarqués, ça semblait maintenant comme une évidences. Leur fils était introverti, discret, mangeais de moins en moins et était constamment stressé, angoissé et apeuré. Il pleurait quand il fallait aller à l'école et il faisait pipi au lit la nuit, signe de son anxiété.
Évidemment, Mathieu et Antoine avait essayé de savoir ce qu'il avait, mais ils n'avaient rien trouvé, ils restaient sans aucunes idées, aucunes pistes.
Rien ne pouvait les préparer à ce qu'ils allaient découvrir.
Aujourd'hui, on était le jeudi 11 décembre, les enfants étaient à l'école et Mathieu qui ne travaillait exceptionnellement pas aujourd'hui était resté avec son tendre. En effet, Antoine travaillait désormais de nouveau chez lui, ne souhaitant plus revoir Cécilia.
Assit sur le fauteuil en face de son bureau, Antoine tapait nerveusement sur les touches de son clavier devant l'œil angoissé de Mathieu.
« Alors ? Qu'est ce que tu trouves ? » demanda ce dernier.
L'homme aux cheveux fous soupira.
« Rien, il parle seulement de quelques astuces et autres techniques pour calmer le stresse des enfants… »
Le petit châtain passa ses mains sur son visage en soupirant. Accablés et apeurés par l'attitude de Théo ces derniers temps, les deux parents avaient fait plusieurs recherches pour savoir ce qu'avait leur fils, qui ne voulait pas parler. Malheureusement, ils ne trouvaient rien.
Mathieu se dirigea vers la cuisine, et prit un verre d'eau pour se rafraichir. Depuis quand faisait-il aussi chaud en décembre ? Il le bus d'une traite avant d'inspirer profondément. Il ne fallait pas qu'il laisse le stresse le submerger, songea-t-il alors que wifi venait se frotter contre ses jambes. Il passa ses mains dans le pelage blanc de l'animal, réfléchissant à ce qui pouvait bien angoisser son fils.
Mais oui, la réponse était évidente.
C'était sûrement à cause de l'agitation qui régnait dans la maison en ce moment, le fait que ses parents se soient violemment disputé, qu'il ai du aller de maison en maison et l'angoisse de ces derniers temps, essaya de se persuader Mathieu qui n'avait pas remarqué les bleues que le petit avait sur le corps.
Antoine le rejoint dans la cuisine, se laissant tomber sur une chaise en passant sa main dans ses cheveux.
« On pourrait emmener le petit chez un psy ?
-Non, j'ai trouvé ce qu'il a. » affirma le petit châtain.
L'homme aux cheveux fous haussa les sourcils.
« Ah bon ? Quoi ?
-C' est à cause de ce qui s'est passé, du jour au lendemain je l'ai emmené vivre chez Betty, il a vu que j'étais de mauvaise humeur et triste, que tu n'étais pas là et a sûrement était perturbé par tout ça. Il lui faut juste du temps et beaucoup d'affection. Si il ne s'en remet pas d'ici quelques jours, on l'emmènera voir quelqu'un. » expliqua le petit châtain, sûr de lui.
Le grand chevelu soupira et prit sa tête entre ses mains. C'était de sa faute, et il savait que Mathieu le lui reprochait même si ce dernier ne laissait rien paraître.
Il releva la tête en sentant deux bras l'enlacer. Son tendre le serrait contre lui en passant sa main dans ses cheveux. Il semblait lire dans ses pensées.
« Je ne vais pas dire que ce n'est pas ta faute, car tu es en partie responsable. Mais je le suis tout autant que toi, d'accord ? Je te promet que les choses vont s'arranger. »
Antoine fut touché par la sincérité et l'amour que lui portait Mathieu, il le serra un peu plus contre lui en enfouissant sa tête dans son coup, profitant de leur courte étreinte.
Il devait être 12h30 quand le grand chevelu rentra chez lui après être aller chercher Théo qui n'avait pas court l'après midi, tandis que Louise mangeait à la cantine.
Comme d'habitude, le repas de midi se passa dans le silence, même si les deux papas essayaient de faire parler leur petit garçon.
« C'était bien à l'école ? » questionna Antoine.
Théo hocha faiblement la tête, continuant de jouer avec sa fourchette et les bouts de viande qui traînait dans son assiette.
Le plus jeune de ses papas soupira. Il n'avait presque pas mangé. Mathieu, tout aussi inquiet, demanda au petit :
« Tu as encore faim ? »
Théo fit non de la tête.
« Tu veux autre chose ? »
Le petit secoua la tête en signe de négation, toujours pas décidé à répondre.
« Tu es sur ? Un yaourt ? Du gâteau ? Une tartine de Nutella ? Des bonbons peut être ? »
L'enfant dit encore non de la tête, alors que ses parents soupiraient, ne sachant plus quoi faire. Si seulement il leur disait ce qui n'allait pas. Le grand chevelu s'agenouilla à la hauteur de son fils et caressa doucement sa joue.
« Tu es sur que tu vas bien, mon bébé ? »
Théo fit oui de la tête, continuant son petit manège.
Antoine soupira et le prit dans ses bras, en le serrant contre lui. Il avait peut être juste besoin d'affection, de savoir qu'ils étaient là pour lui. L'enfant se blotti contre le plus jeune de ses papas, et posa sa tête contre son torse, se sentant en sécurité.
Mathieu arriva et se joignit à l'étreinte. Caressant distraitement les cheveux de Théo d'une main, serrant son conjoint de l'autre. Jamais Théo n'avait été si réservé, enfermé et absent. Autant dire que ça inquiétait plus que tout les deux adultes qui ne savaient pas comment réagir. Et si finalement, le problème n'était pas la dispute de ses parents, mais autre chose ?
« Si tu as un problème, ou que tu as besoin de parler, tu sais que tu peux tout nous dire, hein ? » questionna le plus vieux de ses papas.
« Oui… » dit doucement le petit, les yeux perdu dans le vide et l'air incertain.
Il s'endormit doucement, blotti contre ses deux papas qui ne tardèrent pas à le mettre au lit.
Il devait être environ 15 heure de l'après midi, Mathieu et Antoine était au salon, rongés par l'inquiétude.
Qu'avait donc leur petit ?
Il était malade ? Perturbé par quelque chose ?
« Qu'est ce qu'on a raté avec lui ? Ça n'est jamais arrivé avec la petite ! » s'exclama le petit châtain.
« Il est encore petit, et je pense que tu as raison : il a été perturbé par notre dispute.
-Mais si c'est pas ça ? Si c'est encore autre chose ? »
L'homme aux cheveux fous haussa les épaules.
« Alors il va falloir qu'on trouve rapidement ce qu'il a. »
Au même moment, Théo entra dans le salon, encore en grenouillère avec un doudou à la main, en larmes. Ses deux papas se tournèrent instantanément vers lui, mort d'inquiétude.
« Qu'est ce qui t'arrive, mon chéri ? » demanda Mathieu en prenant son petit dernier dans ses bras.
« J-j'ai fait un cauchemars… » bredouilla le concerné.
En le serrant un peu plus, le petit châtain remarqua autre chose.
« Tu as fais pipi au lit ? »
Théo baissa la tête, honteux.
« C'est pas grave, mon loup, de toute façon je voulais faire une machine. » dit Antoine en se levant.
Il embrassa le front de son fils et partit enlever les draps du lit, tandis que Mathieu emmenait son garçon à la salle de bain.
« On va prendre une douche vite fait, et ensuite on fera ce que tu veux, d'accord ? »
Théo sourit légèrement et fit oui de la tête.
« Qu'est ce que tu voudrais faire ? » demanda le plus vieux de ses papas en lui retirant son t-shirt.
« Regarder Nemo ! » dit le petit qui semblait retrouver tout doucement le sourire.
Le jeune homme eut un petit rire, heureux de voir son fils sourire de nouveau, alors qu'il lui enlevait son pantalon et son slip.
Il s'apprêtait à le mettre dans la baignoire quand quelque chose l'interpella. Son fils avait quelques bleues sur le flanc droit.
A la fois intrigué et inquiet, Mathieu se rapprocha pour observer le corps de son fils de plus près. Il tourna son petit légèrement vers la gauche, et là, horreur.
Ce n'était pas seulement quelques bleues qu'il avait sur le flanc droit, il en avait plein dans le dos. Le petit châtain, sous le choc, voulu se persuader que c'était accidentelle, mais ça se voyait que non. C'était des taches bleues- violacées, quelques fois énormes qui couvraient le corps du petit. Des hématomes par centaine, des marques de coups d'une extrême violence.
Il le tourna dans tout les sens pour observer les moindres parcelles de sa peau, horrifié et ébahi.
« Qu'est ce que c'est que c'est ?! Comment c'est arrivé ?! » demanda-t-il, sans prendre conscience du ton agressif qu'il prenait.
Théo se raidit en l'entendant, mais Mathieu n'y fit pas attention, beaucoup trop occupé à l'examiner.
Il avait aussi saigné sur le haut de la poitrine, si on en croyait la croute qu'il avait. Et évidement, pleins d'hématomes, sur les épaule, les clavicules, le haut des jambes ou le dos… que des endroits généralement cachés par les vêtements du petit.
Mathieu sentit sa respiration se couper, et son cœur cesser de battre pendant quelques secondes.
Des marques de coups et des griffures ornaient le bas ventre, les fesses et l'intérieur des cuisses du petit.
« ANTOINE ! » hurla Mathieu plus paniqué que jamais.
Il observa le corps meurtri de son fils avant de le prendre par les épaules pour le secouer comme un prunier.
« QUI T'A FAIT ÇA ?! QUI EST L'ENCULÉ QUI A OSÉ TE TOUCHER ?! »
Théo ne répondit pas, effrayé par l'attitude de son père.
« MAIS MERDE, ANTOINE ! BOUGE TON CUL ! »
Il serra son petit fort contre lui et fondit en larmes.
Pourquoi n'avait-il rien vu ? Depuis combien de temps son fils se faisait-il maltraiter, et par qui ? Il était minable, c'était sans aucuns doutes le pire père au monde. Trop préoccupé par ses problèmes, il n'avait pas remarqué que son enfant subissait des violences physiques extrêmement violentes, il n'avait pas protégé son bébé, qui devait souffrir depuis un bon bout de temps. Son fils se faisait maltraité, et lui en tant que père, avait laissé son garçon à son bourreau sans rien faire.
Mathieu avait vu, et savait que son fils avait été battu à présent. Mais une question hantait son esprit. Avait-il subi d'autres violences, tels que des attouchements, voir pire, un viol ? Jusqu'à ou était allé la personne qui l'avait fait souffrir ?
Il serra Théo un peu plus fort contre lui, l'enveloppant dans ses bras et passant sa main dans ses cheveux, pleurant à chaudes larmes.
Qui avait osé faire du mal à son petit qu'il chérissait tant, qui pouvait seulement être capable de faire du mal à un enfant ?
« Pourquoi mon bébé, pourquoi tu ne m'as rien dit ? Qui t'a fais ça ? Qu'est ce qu'il t'a fait ?! »
C'est à ce moment que Antoine entra en trombe dans la salle de bain.
« Ça va mon chéri ?l je t'ai entendu crier… »
Il s'arrêta en voyant son conjoint, assit sur le carrelage froid de la salle de bain en serrant le plus jeune de leur enfant contre lui, pleurant toutes les larmes de son corps.
Le petit semblait avoir peur et être en colère, il se débattait et essayait de partir des bras de son papa, en vain étant donné qu'il le tenait bien contre lui.
« Mon ange ?! Qu'est ce qu'il a ?! » demanda-t-il en se précipitant vers eux.
« Q-Quelqu'un l-Iui a fais d-du mal… » pleura le concerné sans lâcher Théo.
« Hein ? Qui ? De quoi tu parles ?! » questionna le grand chevelu, soudainement inquiet.
Sans plus de cérémonie, Mathieu montra le corps de l'enfant à Antoine, qui pâlit immédiatement.
« T-Théo, qui t-t'a fait ça ?! P-pourquoi tu nous as rien dit ?!
-L-LACHE MOI ! JE VEUX PAS TE LE DIRE ! » cria le petit en se débattant dans tout les sens, donnant même quelques coups au plus vieux de ses papas.
Il arriva à se défaire de l'étreinte de ce dernier, qui semblait détruit de l'intérieur.
L'homme aux cheveux fous attrapa son fils et l'immobilisa contre lui en restant malgré tout très doux et prévenant.
« Calme toi, Théo, calme toi…. » murmura-t-il en serrant le garçonnet contre lui.
Ce dernier essaya de le faire lâcher prise, se tortilla dans tout les sens pour essayer de partir, en vain. Il se calma, et fondit en larmes à son tour. Il avait déçu ses deux papas, il allait leur attirer des ennuies. Est-ce qu'ils l'aimeraient encore après ça ?
De plus, "il" allait être en colère si il savait que ses papas était au courant. "Il" lui avait dit que si ses papas étaient au courant, il leur ferait du mal à eux, à sa sœur et à lui. Théo avait peur de lui, et "il" le savait. "Il" pouvait faire ce qu'il voulait de lui.
Antoine finit lui aussi par fondre en larmes, serrant son fils et son tendre contre lui.
Qu'était -il arrivé à Théo ? Qui avait fait ça ? Comment était-ce arrivé ? Pourquoi n'avaient-ils rien vu ?
Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être possible.
C'était juste un cauchemar.
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Voilà, c'était le chapitre 36, j'espère qu'il vous a plus ! :)
Je vous remercie d'ailleurs à tous de lire ma fic, ça me fait super plaisir, et je suis contente que cette histoire ait trouvé son publique ! *-*
Bref, je vous souhaite une bonne semaine !
Amour et licorne *-*
