Chapitre 36
Alex suit Bob d'un pas songeur. Il se rendait compte que le trio qu'il formait avec Simon et Déborah avait volé en éclat en un seul jour et avec une telle vitesse qu'il n'avait pas trouvé le temps d'offrir les cadeaux qu'il avait trouvé pour eux au mont Sélénite. Lorsque Alexandre émergea de ses pensées, ils étaient arrivés près d'un chenal, aux abords d'une central électrique.
« Que faisons-nous ici ? » demanda le jeune dresseur.
« Nous ne sommes pas venus ici pour aller à la centrale mais plutôt pour ça. »
Un léger grésillement se fit entendre et un énorme bateau apparu peu à peu dans le chenal.
« Mais... qu'est ce que... »
« Je te présente l'Aquaria, le QG flottant de la LDP. » répondit Bob à la question que le jeune homme, trop étonné de ce qu'il venait de se passer, n'arrivait pas à poser.
« Mais il est apparu d'un coup, c'est impossible. » affirma Alexandre.
« Il a toujours été là c'est juste que tu ne le voyais pas. »
« Comment ça ? »
« Une simple technique mur lumière effectuée par quatre magneton situés de chaque cotés du bateau. L'avantage d'avoir un QG flottant c'est qu'il est extrêmement difficile à localiser et qu'en plus il permet d'être rapidement sur les lieux si un événement se passe. »
Alexandre restait bouche bée. Il suivit Bob à l'intérieur du bateau jusqu'à une pièce où Koga attendait leur venu.
« Ah te voilà, et qui est le jeune homme qui t'accompagne ? » demanda Koga tout en scrutant Alexandre de la tête au pied. Le jeune dresseur trouvait que Koga avait un charisme de leader indéniable.
« Je suis Alexandre, je suis venu pour rencontrer le professeur Chen. »
« Oui d'ailleurs où est Chen ? » demanda Bob.
« Injoignable depuis son départ. J'espère qu'il ne lui est rien arrivé. Cependant, au vu de l'urgence de notre situation nous devons prendre des décisions sans plus tarder. » répondit Koga.
Bob et Alexandre, qui était très déçu de l'absence de Chen, prirent placent en face de Koga qui enchaîna :
« Tout d'abord il est hors de question de dissoudre la LDP. C'est le dernier bastion de résistance contre le chaos. Le Grand Champion a beau faire de grand discours sur le fait qu'il va régler le problème des Rocket je n'en crois pas un mot. Le problème est que d'ici une semaine nous seront tous considérés comme des ennemies par la ligue pokémon. Avec le peu de force que nous avons pour le moment, il nous est impossible de combattre la team Rocket si nous devons en plus gérer les actions de la ligue à notre encontre. C'est pourquoi il nous faut recruter. J'enverrais dès ce soir quelques uns de mes hommes un peu partout dans le Kanto pour qu'ils me fournissent une liste de 7 dresseurs susceptibles de nous prêter main forte. Alexandre quant à toi j'ai bien compris que ton ambition première était de rencontrer le professeur cependant en venant sur ce bateau tu t'engageais par la même à rejoindre nos rang et donc à être la huitième recrues. Sommes-nous d'accord sur ce point ? »
Alexandre acquiesça.
« Bien nous nous retrouverons donc demain, une fois que les nouvelles recrues seront là, pour vous expliquer la suite des événements. »
« Je vois que tu as tout prévu, parfait. »
« Désolé de n'avoir pas demandé ton accord mais le temps presse, nous devons prendre des décisions plus rapidement que d'ordinaire. »
« Je comprend tout à fait. »
Alexandre vit dans le regard des deux champions une sorte de crainte sous-jacente. Comme s'ils n'étaient pas confiant dans les événements à venir. Quoi qu'il en soit, il était maintenant une recrue de la LDP, mettant de coté sa quête des badges d'arène pour se consacrer pleinement à l'éradication de la team Rocket.
Simon se rendit au centre pokémon d'Azuria. Il prit l'un des téléphones réservé aux dresseurs, inséra sa carte dans la borne et composa le numéro de sa maison. Comme il l'espérait, c'était son frère qui décrocha.
#Allo ?
« Ouais frérot, c'est Simon. »
# Simon ! Ou es-tu parti comme ça, papa et maman ne veulent rien me dire.
Simon savait pourquoi ses parents ne lui avait rien dit. Il craignait que celui-ci se morfonde, voyant son frère parcourir le monde tandis que pour lui tout cela était désormais de l'ordre du rêve.
« Je suis à Azuria. »
# Azuria ?! Mais qu'est-ce que tu fais aussi loin ?
« C'est une longue histoire... »
# Ben racontes, j'ai tout mon temps moi.
Simon raconta alors tout les événements qui c'étaient passé depuis Jadielle en omettant aucun détail.
# Attends... Tu es en train de me dire que tu vivais une aventure incroyable et que tu as tout arrêté sous prétexte que tu veux nous préserver ? Mais t'es stupide ou quoi !?
La réaction de son frère étonna grandement Simon.
# Tu poursuivais mon rêve et maintenant tu fais quoi ? Rien. Tu restes seul à cause de moi...
Simon ne savait plus quoi répondre. Il ne s'attendait pas à ce que son frère voit en lui une poursuite de ses propres ambitions.
# Simon, rien ne me ferait plus plaisir que tu te battes aux cotés de ton ami, que tu fasses ce que le destin m'empêche de réaliser.
Simon était en plein doute désormais. Avait-il fait le bon choix ? Aurait-il dut suivre Alexandre malgré tout ? Que devait-il faire à présent ? Il était seul, Alexandre était parti, il lui était impossible de le rattraper, de revenir en arrière. Quel serait son avenir désormais ?
Safrania, à la Sylphe SARL
Une personne toque à la porte.
« Entrez ! »
Un jeune homme d'une quinzaine d'année entra dans le bureau.
« Monsieur Dante, avez-vous vu les dernières nouvelles ? Giovanni a fait un discours retransmis dans tout le Kanto où il accuse la LDP d'être indirectement responsable d'avoir réduit Carmin-sur-mer à l'état de ville fantôme. Il demande leur reddition. »
« Je m'en moque terriblement Euclide. Tu sais bien que les petites guerres internes ne m'importent peu. Elles ne sont sources que de profit pour moi. Mais parlons plutôt de tes recherches. Où en es-tu ? »
« J'en ai déjà localisé deux d'entre eux, le dernier me pose quelques petits soucis. »
« Ah bon ? Et pourquoi cela ? »
« Je pense qu'il se situe tout proche du conseil des 4 mais je ne peux pas vérifier sur place sans avoir les badges d'arène. »
« Oh mais cela n'est pas un problème pour moi. Rends-toi y dès demain, j'obtiendrais les autorisations pour te faire passer. »
« Bien monsieur. Puis-je disposer ? »
« Bien entendu. »
