Ohio ! Comment allez-vous, Ladies and… ladies ? Ouais, bon c'est pas très élaboré comme entrée en matière mais enfin… le chapitre nouveau, comme le beaujolais, est arrivé ! Régalez-vous, pas d'ivresse possible ici ! Tant mieux d'ailleurs, parce que quand on voit comment certains tiennent l'alcool…. A noter que depuis le chapitre 32, Mymy, tu brilles par ton absence ! --'

Sailor OceanOh, a new face! Ca me fait rudiment plaisir en tout cas! Pour ce qui est e la vieille histoire qui concerne le plagiat, si tu veux je t'expliquerai, mais je crois que tous les lecteurs en ont suffisamment soupé de cette histoire, et pour le reste c'est plus ou moins parce qu'on a trouvé le manuscrit de ma fic pendant mon absence, ( en fait disons-le clairement, mes parents et mon frère ont fouillé mes affaires, et sont tombés sur la partie 1, heureusement j'avais la 2 avec moi, t'imagines s'ils l'avaient lue celle-là !), et ça a foutu le bazar.

Si tu veux d'autres renseignements plus complets, passe-moi une adresse MSN ;-), je t'expliquerai tout en détail ! Bisous !

Aulandra17 : Toi t'es un vrai génie ma fille, toujours à anticiper, tu vas me faire perdre mon job si ça continue !

Ewira : Ouais, mdr ! Gourde à souhait, moi-même parfois, j'ai envie de m'en coller une ! C'est couillon, c'est moi qui écris, mais ça m'énerve quand même ! MDR

Malicia-Sirkis : Salut ma puce, merci pour ton message… et ton compliment de la fin ! J'adore ! Alors c'est today le verdict du bac ! Je croise les doigts !

Jersey : Ma petite fée ! Merci ma chérie, c'était gentil ta review, je t'aime !

BéLiaL : Ouah, merci beaucoup pour le compliment, ça me touche beaucoup ! J'espère que la suite ne te décevra pas ! Bisous !

Etincelle de vie : T'en fait pas c'est pas la taille qui compte…. En matière de review je veux dire ! Merci, d'avoir pris de ton temps en tout cas, ça me fait plaisir, bisous ma chérie !

Mirliton : Tant mieux, j'adore les reviews de cette taille ! Les assiettes… c'est pas exactement la porcelaine qui va voler en éclat lors de leurs retrouvailles je crois…. Merci pour ton intérêt : Vi j'ai eu mes partiels, je passe en deuxième année. Et toi, tes examens ? Bisous !

Superfan : Merci beaucoup, des vacances, j'en ai, mais des vraies, non ! snif !

Sadael : Comment dire ? Ma famille est loin d'être le genre conciliante, si j'avais réussi à les raisonner une seule fois dans ma vie, je serai décorée en tant qu'ambassadeur de la paix à l'ONU. T'inquiète va, je préfèrerai ne pas me faire prendre, mais si jamais ça arrive, ben ça pètera encore une fois. L'écriture c'est une des choses qui importe le plus dans ma vie, je vais pas la laisser tomber pour satisfaire leur ego ! En tout cas, merci pour tes gentilles paroles, ça fait chaud au cœur de voir que tu t'en fais pour moi, merci !

Alisa Adams : MDR le bisounours ! C'est sûr, c'est plutôt la délicatesse d'un Grizzli lui ! Ah tu sais, moi ce qui se passe dans leur lit, je me mêle pas trop… je coudrais bien regarder par le trou de la serrure mais bon…. ! Merci beaucoup pour ta review, c'est toujours aussi agréable de te lire ! Bisou !

La jeune femme faillit s'étrangler avec sa propre salive.

- QUOI ?

- Chut, je t'en supplie, pas si fort ! la pria Cindy.

- Tu as passé la nuit avec Malefoy ? tonna-t-elle un ton plus bas.

La jeune fille hocha faiblement la tête.

- Mais t'es dingue, tu n'as que quinze ans, tu sais ça ?

- Oh ça va, dis donc ! T'es pas ma mère, s'emporta-t-elle gênée.

- Heureusement, parce que je peux t'assurer que si ça avait été le cas, tu t'en serais prise une bonne ! Non mais… avec ce crétin en plus !

- Hé ho, tu crois qu'elle serait enchantée toi la tienne si elle savait que tu te fais un type plus vieux que toi de vingt ans !... Oh pardon ! Je suis désolée…. Je voulais pas…

La jeune femme, bien que blessée par les propos de son amie, ne lui en tint pas rigueur, elle avait autre chose en tête et n'avait pas envie de se quereller avec ses uniques amis maintenant.

- Ce n'est pas grave, ne t'en fais pas ! De toute façon, je vais devoir me remettre dans le bain d'ici cinq minutes alors… au moins, tu m'auras un peu mise dans l'ambiance, fit-elle d'un ton aigre.

- Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe dans cinq minutes ?

- Eh bien, la famille Merson sera à nouveau réunie au grand complet, enfin… aussi complet qu'elle puisse l'être dorénavant…. Je dois aller retrouver mon frère dans la salle sur demande…

- Il est ici ? coupa son amie.

- Hm…. Je vois que ton cher et tendre ne te met toujours pas au parfum de ce qui se passe, fit-elle remarquer. Oui, il a été amené ici il y a quelques temps déjà et je…. HEUARK…

Une nouvelle remontée…. Mais pourquoi diable ne cessait-elle pas de vomir ce matin ?

- Ca va ? demanda Cindy inquiète, une main dans son dos.

- … O… oui, ça va… j'ai dû tomber malade.

- Sûre ?

- Oui, oui, c'est bon, la rassura-t-elle en se redressant.

- Tu es certaine de vouloir aller retrouver ton frère maintenant ? Dans ton état ce n'est peut-être pas une si bonne idée !

- Non, ça ira ! Si je n'y vais pas maintenant, je n'irai probablement jamais. Et puis, je vais passer par la chambre de Nathalie, j'aimerais qu'elle m'accompagne ; elle connaît mon frère depuis un certain nombre d'années, elle saura me soutenir… Ca m'évitera d'avoir envie de me jeter du haut de la tour d'astronomie en sortant de là, ironisa-t-elle avec un sourire amer.

La jeune fille la dévisagea d'un air grave, alors qu'elles commençaient à marcher toutes deux en direction des appartements de sa meilleure amie. Une fois arrivée devant la porte, elle frappa trois coups sonores. Elles attendirent quelques minutes, réitérant les tocs, mais au bout d'un moment, ne voyant personne sortir, elles se résignèrent.

- Elle doit certainement encore dormir, hasarda Cindy.

Soudain, elles firent volte face de concert vers la porte entrouverte pour se retrouver face à une Nathalie échevelée et à moitié endormie, dans son peignoir à moitié ouvert.

- …. Elodie, fit-elle en frottant ses yeux ensommeillés…. Qu'est-ce que tu fais ici ?

Les deux jeunes filles les plus lucides, se regardèrent avec perplexité.

- Eh bien… commença-t-elle au bout d'un instant…. J'aurais besoin de toi.

- De moi….. mais…. attend, il est quelle heure ? interrogea la jeune femme aux yeux verts.

- Cinq heurs et demi, répondit Cindy en jetant un rapide coup d'œil à la montre accrochée à son poigné.

- Tiens… Cindy, tu es là toi aussi, remarqua Nathalie pour la première fois…. Je n'avais pas fait attention…. Who, t'as pas rétréci ?

- Ecoute, reprit Elodie alors que Cindy grommelait contre la discrimination envers les personnes de petite taille, j'ai vraiment besoin que tu m'accompagnes.

- Mais où ça ? Surtout à une heure pareille…

- Voir mon frère.

Nathalie sembla se réveiller tout à fait.

- Ton frère, mais je croyais que tu ne savais pas où…

- Il est ici, assura la jeune femme, constatant que décidément la gent féminine membre de l'ordre ne bénéficiait pas du même traitement que les hommes en ce qui concernait la transmission des informations.

- A Poudlard ?

- Oui, et… il faudrait que j'aille le voir…. Seulement, je veux que tu sois présente, il…. Il ne veut plus entendre parler de moi depuis la mort de nos parents et… la dernière fois que je l'ai vu s'est révélée assez… sanglante. Alors, dans la mesure où tu le connais aussi, j'aurais aimé que tu…

- D'accord ! Attend cinq minutes que je m'habille et je te rejoins !

Sur ces derniers mots, elle leur claqua la porte au nez, laissant derrière elle, les deux filles interloquées.

En tendant un peu l'oreille, elles purent entendre chuchoter…. Pourquoi chuchotait-elle ?... Cette voix… grave…. Pas une voix féminine ! Et puis….. pourquoi ne les avait-elle pas laissées rentrer avec elle ? Le regard éloquent qu'échangèrent les deux amies, signifiait clairement qu'elles en avaient déduit la même chose.

Lorsque Nathalie réapparut, elle se hâta de refermer la porte, qu'elle n'avait d'ailleurs laissée que très étroitement ouverte, afin de permettre uniquement son passage…. Autre regard échangé entre les deux complices.

- Dis donc, voulut la taquiner Cindy, tu caches un cadavre dans ta chambre ou quoi ?

La jeune femme laissa échapper un toussotement étranglé, et se pencha pour vérifier si ses lacets étaient correctement attachés…. A n'en pas douter, elle cachait quelque chose… ou plutôt, quelqu'un…

- On y va ? On y va ? lança-t-elle d'un ton étrangement sec, en omettant de répondre à la question de la jeune fille et en prenant bien soin de ne pas croiser leurs regards.

Personne n'ajouta rien, visiblement, elle ne voulait pas leur confier quoi que ce soit, et tout le monde reprit la marche vers le septième étage.

- Où le garde-t-on exactement ? interrogea Nathalie une fois que ses joues eurent repris leur teinte pâle caractéristique.

- Dans la salle sur demande.

- Effectivement, fit remarquer sa comparse, là au moins, personne ne risque de le trouver ! Elodie…. Elodie….

L'intéressée venait de rendre à nouveau, appuyée au coin d'un mur, des frissons glacés parcourant son dos.

- Elodie, qu'est-ce que tu as ?

- Je… je ne sais pas… je ne me sens pas très bien depuis tout à l'heure.

- Ce n'est pas normal, assura Cindy, c'est déjà la deuxième fois en vingt minutes.

- La troisième, rectifia-t-elle.

- Heark, grimaça Nathalie.

- Je te remercie Kourai, grinça-t-elle en levant vers son amie un regard humide.

- Tu crois que c'est le stress qui te donne ces nausées ? interrogea Cindy.

La jeune femme fit un bon, et son regard se braqua instantanément sur la plus jeune. L'emploi de ce mot venait de lui faire comprendre l'origine de ces vomissements.

- Elo… ça va, demanda Cindy, tu as une tête bizarre.

- Elle est enceinte, déclara Nathalie avec le même regard déboussolé que son amie.

Les yeux de la jeune femme dévièrent brusquement sur elle.

- C'est vrai ? demanda la cadette.

- Oh non, Elodie, fit son amie d'une voix implorante, ce n'est pas ça hein ?

- Si, se contenta-t-elle de répondre calmement.

- C'est pas vrai ! Ma pauvre ! Comment c'est arrivé ? Tu ne prends aucune précaution ? Mon Dieu, mais, tu sais quel âge tu as ?

Cette réplique provoqua comme un déclic qui décoinça son cerveau. Machinalement, elle porta une main protectrice à son ventre encore plat, ses sourcils se froncèrent.

- N'en parle pas comme s'il s'agissait d'une malédiction Kourai, j'ai l'intention de le garder !

Cindy, elle, continuait de regarder alternativement les deux amies, bouche bée.

- Voyons ! Tu délires ma fille ! Tu as toujours détesté les enfants !

- Je veux le garder ! répondit-elle à nouveau à voix basse.

- C'est n'importe quoi, s'emporta la jeune femme aux yeux verts. Je sais que tu n'en veux pas ! Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu te forces ? C'est pour lui, c'est ça ? Ce vieux débris n'a jamais trouvé aucune femme qui veuille lui donner ce qu'il voulait, alors maintenant qu'il a une gamine dans son lit, il en profite !

La jeune femme sentit on sang bouillonner dans ses veines, mais parvint à conserver un timbre de voix serin.

- Je n'ai aucun compte à te rendre Nathalie. La plupart des amis dans ces cas-là, se contentent de dire « félicitations » !

Alors qu'elle allait continuer sa progression dans le sombre couloir, son amie reprit :

- Tu penses que c'est ça que tes parents auraient voulu ? s'écria-t-elle.

Elle se figea, et fit volte face, le sang affluant abondamment à son visage. Elle avança d'un pas pressé vers Nathalie, et la plaqua brutalement au mur en la saisissant à la gorge avec violence.

- Parce que tu le sais toi, ce que voudraient mes parents ? Hein ? Tu le sais ?

Ses yeux brillaient d'une lueur de démence effrayante.

- Ils auraient certainement honte de ce que tu es devenue ! cingla-t-elle, sans se démonter, en agrippant fermement la main qui enserrait sa gorge, l'étranglant à moitié.

Elle lâcha prise, et tourna les talons. (Punaise, wouah, c'est flippant les hormones d'une femme enceinte ! Pfiouuuu ! )

- Tu as probablement raison, dit-elle d'une voix plus calme. Néanmoins, tu n'as aucun droit de me donner des leçons de morale. Tu n'es pas passée par le quart de ce que j'ai dû vivre !

- Au moins depuis le temps, si quelqu'un le sait pas…

- Prend-le comme tu veux, il n'en reste pas moins que tu sais que j'ai raison !

- Je veux juste t'éviter de faire une énorme bêtise !

- Je suis grande ! Je sais demander de l'aide quand j'en ai besoin, c'est pour cela d'ailleurs, que je suis venue de voir à la base ! Si tu n'es pas capable de me l'accorder quand j'en ai réellement l'utilité, alors, va-t-en ! Je ne t'oblige à rien ! Mais en dehors de ça, ne t'immisce pas dans ma vie privée !... Et je ne m'immiscerai pas dans ta relation avec Lupin !

Son amie resta un moment immobile, comme paralysée par la réflexion.

- Mais, reprit-elle, c'est maintenant, que je dois savoir si je peux compter sur toi !

- Je continue de penser que…

- N'oublie pas que je n'ai jamais porté de jugement sur toi moi ! la coupa-t-elle. J'espère pouvoir en attendre autant de ta part. Pour aussi mal que je mène le reste de vie qui me reste, ça ne regarde que moi ! ……… Alors ? Tu m'accompagnes ? …… Oui……. Ou non ?

La jeune femme aux yeux verts parut lutter rudement contre les protestations de sa raison, puis…

- Je viens, finit-elle par répondre.

- Bien, dans ce cas…. Cindy, tu as quelque chose à ajouter ? interrogea-t-elle.

La jeune fille, les yeux écarquillés, fit « non » de la tête. La jeune femme acquiesça à son tour.

- Allons-y ! intima-t-elle.

Septième étage. Elle s'arrête devant le mur de pierre et ferme les yeux. Elle expire un grand coup, essayant de chasser sa nausée.

- Monte-moi mon frère !

Quand elle rouvrit les paupières, elle vit qu'une porte en bois verni venait de faire son apparition entre les vieilles pierres usées. Elle la fixa pendant quelques secondes, n'osant bouger, ses maux de ventre s'amplifiant. A à peine quelques mètres, de l'autre côté…

- Elodie, tu comptes rentrer ? interrogea timidement Cindy.

Pour toute réponse, elle exhala l'air de ses poumons une dernière fois, et déposa une main tremblante et moite sur la poignée argentée. De l'autre, elle frappa doucement trois timides petits coups, et entra.

Un lit blanc se tenait au coin de la pièce,… un fauteuil, un bureau, une chaise… c'était là tout l'ameublement dont on l'avait doté. Ses yeux se posèrent sur le lit. Son frère y était installé, assis, adossé au mur, en train de lire. Lorsqu'il la vit, il déposa son grimoire lentement à côté de lui, et se leva pour lui faire face, dans un calme sinistre qui ne présageait rien de bon. Il vint se placer un mètre devant elle…. Elle sentait ses mains s'humidifier de plus en plus, alors que son dos et sa tête passaient par toutes les températures ; de la plus basse à la plus torride en quelques secondes seulement. Elle était comme paralysée. Aucun son ne parvenait à s'extraire de sa gorge ; son gosier s'était soudainement asséché.

- Nathalie, fit-il en déviant la trajectoire de son regard sombre, tiens tiens, tu as toi aussi sacrifié ta famille pour rejoindre cette bande de dégénérés mentaux ?

- Bonjour, Mick. Se contenta-t-elle de répondre.

- Il faut que nous parlions, tenta Elodie d'une voix qu'elle voulait assurée.

Lentement, les deux perles brunes et glacées se figèrent sur elle. Elle réprima un frisson. Il était évident que malgré son calme apparent, la colère bouillonnait en lui avec rage.

- Toi…. Comment oses-tu encore t'adresser à moi ?

Son estomac se serra de nouveau.

- Ecoute…

- ……… Hmmmm….. le culot ne t'étouffe pas, monstre ! Remarque, ça n'a jamais été le cas ! Je ne veux pas de tes justifications, je te l'ai déjà dit ! Tu as amené tes…… amies…… tu pense pouvoir m'amadouer… pfff…

- Laisse-moi t'expliquer, supplia-t-elle.

- LA FERME ! explosa-t-il finalement.

Elle sursauta, puis se figea de nouveau.

- NON ! cria-t-elle à son tour.

Même s'il ne voulait pas l'entendre, même s'il ne voulait pas la croire, il fallait quand même qu'il sache.

- Tu vas m'écouter, que tu le veuilles ou non ! Je ne cherche pas d'excuse à ce que je t'ai fait subir, je veux simplement que tu aies tous les éléments en main pour pouvoir juger plus impartialement….. Je n'ai pas tué nos parents, il m'aura fallu longtemps et l'intervention d'une personne chère pour le comprendre…

- Parce qu'il te reste encore des personnes chères toi ? Tu en as de la chance !

- …… Mais, j'ai fini par comprendre que ça n'était pas e ma faute ! insista-t-elle.

- Ca ne t'aura pas coûté trop cher de t'en convaincre n'est-ce pas ? Comment peux-tu avoir l'audace de proférer de telles paroles ? s'écria-t-il. Tu les as tués….. tu as tué papa et maman…… et pas seulement eux : nos tantes, nos oncles, nos cousins, nos grands-parents…. Ils sont tous morts à cause de ton égoïsme ! Tu aurais dû crever toi aussi, c'était le moins que tu puisses faire pour te racheter.

Elle sentit les commissures de ses lèvres trembler et ses yeux la brûler horriblement.

- Tu es un démon !

- TU N'AS PAS LE DROIT DE ME PARLER COMME CA !

- A QUI PARLES-TU DE DROIT ? s'égosilla-t-il. Il faut être humain pour en être titulaire. N'oublie pas ce que tu as fait ! Tu n'en as plus aucun quel qu'il soit ! Le fait que tu puisses respirer aujourd'hui encore est une insulte à la vie même !

- ….Je comprends… je comprends ce que tu peux ressentir, toute ton amertume, et ta colère…. Ta douleur… tu crois que je n'ai pas souffert moi aussi ?

- Tu es la cause de ta propre souffrance, ce qui est triste, c'est que tu sois la cause de celle de tout le monde !

- Je suis ta sœur !

Une gifle retentit.

- Tu n'es plus rien… en ce qui me concerne, je n'ai pas de sœur, je n'en ai jamais eu. Tu salis la mémoire de nos parents.

- Tu es injuste ! fit-elle la voix tremblante de rage et de douleur, une main plaquée sur sa joue. J'étais si heureuse de te retrouver ! J'ai dû me salir les mains pour te garder en vie ! Tu n'as pas idée de ce que j'ai dû faire ! cria-t-elle.

- Je sais de quelle sorte d'atrocités tu es capable !

- Non !

Elle le gifla à son tour.

- Tu te tais, et tu écoutes ! continua-t-elle du même ton, mais de plus en plus résolue à se faire entendre. Je n'ai pas besoin de toi pour me culpabiliser, je le fais suffisamment bien toute seule ! Je ne voulais pas ce qui est arrivé… et tu le sais ! Seulement, tu ne veux pas l'admettre parce que tu n'aurais plus de coupable à qui en vouloir !

Cette fois, la violence de la gifle la fit vaciller… elle tomba. Cindy se précipita sur elle, lançant au jeune homme un regard mauvais. La jeune femme écarta doucement son amie d'un signe de la main, mais resta au sol. Lentement, elle redressa la tête et son regard rencontra celui e son frère… un regard douloureux, et sinistrement glacial.

- Tu te souviens grand frère ? dit-elle d'une voix douce. Le jour où tu m'avais offert cette bague ? J'étais si contente !... J'ai tant pleuré quand elle s'est brisée !

- Tu n'es plu ma sœur, cesse de m'appeler comme ça, cingla-t-il d'une colère froide.

- Et le jour où tu as eu ton accident de voiture… tu te rappelles ce que tu m'as dit ?

- Tais-toi !

- Tu m'as dit qu'au moment où tu as cru mourir c'est vers moi que tes pensées se sont tournées, ….parce que j'étais la plus importante pour toi….

- LA FERME !

- Hhhhh….

Un violent coup de pied porté à l'estomac lui coupa net la respiration.

- Mon Dieu, le bébé, non ! s'écria Cindy en se ruant vers les frère et sœur.

Il fit volte face, et la jeune fille n'eut pas le temps de parvenir jusqu'à son amie qu'elle se retrouva projetée contre la porte avec force. Une lueur rougeâtre provenant du centre de sa poitrine émanait de lui.

- Un bébé, répéta-t-il à voix basse, en dévisageant sa sœur tremblant sur le sol en se tenant fermement le ventre. Espèce de petite garce ! Ca ne t'as pas suffit de pourrir ton âme, il a fallu que tu fasses pareil avec ton corps ! Tu es répugnante !

Il asséna un nouveau coup dans son bas-ventre.

- Dis-moi, quel est le rebus qui a été témoin et acteur de ta dépravation, sale traînée ? Le rouquin ? Le binoclard ?... A moins que ça ne soit le vieil épouvantail….

Sa mâchoire se crispa.

- …… C'est ça, n'est-ce pas ? Je suis dans le vrai ? Alors, comme ça, tu t'es faite engrosser par ce type ? …. Normal, il n'y a qu'un détraqué pour vouloir d'une fille qui veut encore s'envoyer el l'air quand elle a bousillé la vie de tant de gens ! …….. tss…. S'il y avait une justice, la foudre s'abattrait sur toi et ce salopard !

Il frappa de nouveau, provoquant un bruit sourd.

- Comment peux-tu seulement croire que tu es en droit d'engendrer la vie après toutes celles que tu as prises ?

Les yeux de la jeune femme se figèrent… tout ça était ridicule !... Mais ses paroles sonnaient tellement juste !

Petit à petit, ses mains quittèrent son ventre… il voulait lui prendre cette vie pour compenser les autres, … qu'importe ! ……. A cet instant, elle voulait seulement mourir…

- Tu essayes de me culpabiliser ? interrogea-t-il rageusement, frappant pour la quatrième fois, les mains ensanglantées de sa sœur ne faisant plus obstacle à son enfant. Ca ne marchera pas. Tu devrais le savoir, toi qui te vantes tant de si bien me connaître !

- Non, Mick, arrête ! s'écria Nathalie, dont le halo pourpre l'empêchait d'approcher. S'il te plait, c'est ta sœur !

- Ferme-là ! Tu ressentirais quoi toi, si ton frère avait été à l'origine du massacre de toute ta famille ?

- Je t'en prie, elle n'y est pour rien…. Elodie, par pitié, relève-toi ! Cindy, va chercher quelqu'un, vite !

La petite Gryffondor sortit à toute allure de la salle sur demande, tremblant de tous ses membres.

- S'il te plait Elodie, réagis ! Tu ne peux pas te laisser faire comme ça ! Je t'en supplie Mick, arrête ! Elle ne savait pas, c'est ta sœur…. Ton unique famille !

- Oui, et par sa faute ! reprit-il en la frappant de nouveau férocement dans le ventre.

- ARRETE, TU VAS FINIR PAR LA TUER !

- Et alors ? répondit-il impassible aux sanglots de la jeune femme. Elle a tué tous ceux, détruit tout ce à quoi je tenais ! Ca ne serait que justice, …qu'elle perde cette immonde chose qui viendrait au monde avec ses traits…. Elle qu'elle meure ensuite !

- NE DIS PAS CA ! Tu sais très bien que tu ne le penses pas !

- Ah tu crois ? se retourna-t-il brusquement vers elle, l'air soudain menaçant.

- Je te connais, fit-elle remarquer, je sais comment tu fonctionnes ! A quel point tu aimes ta sœur. Tu ne peux pas vouloir lui faire tout ce mal !

- TU NE SAIS RIEN ! RIEN DU TOUT ! ALORS LA FERME !

Ce coup-là lui arracha un gémissement animal et une gerbe de sang jaillit de sa bouche.

- Hotohori, s'il te plait,…. Relève-toi !

La jeune femme remarqua le tremblement dans la voix lointaine de son amie et, en levant ses yeux embués vers elle, elle l'aperçut…. Son visage déformé par la peur et les cris qu'elle poussait désespérément pour essayer de la faire réagir…. Des larmes ruisselant sur son pâle faciès. Sa voix s'étouffa peu à peu…. Même si elle l'avait voulu, elle n'aurait très certainement pas réussi à se remettre sur ses jambes…. La douce et vive lumière qui les enveloppaient elle et son frère ainsi que les pleurs qui obstruaient ses yeux, flouaient complètement sa vue…. Autre coup……. Un cri aigu dont elle n'était pas l'auteur……., puis plus rien…..

FIN

Non, je rigole. Ouh, vous avez eu peur hein ? Non, bien sûr, la suite arrivera bientôt. A noter que mon chapitre était prêt depuis un bail, mais comme je publie en fonction du rythme des reviews….

Allez, bisous à tous ! Et n'oubliez pas, la petite casse violette !