Hello !
Voici un nouveau chapitre où Mayline va faire la rencontre de notre cher Thranduil ^^
Comme promis ce chapitre est plus long
Merci à tous ceux qui me suivent et un grand merci à ScottishBloodyMary pour son aide
Bonne lecture
07/05/2015
Chapitre 37 : Thranduil
« On n'en restera pas là ! » Cria Dwalin.
Les elfes poussèrent les nains dans les cachots sans ménagement et les y enfermèrent. Je cherchai Bilbon du regard, mais ne le vis point. Thorïn et moi fûmes tenus à l'écart, et une fois tous les nains enfermés, les elfes nous emmenèrent devant le roi Thranduil, d'après ce que m'avait expliqué Legolas. Une fois que je fus devant le roi, je demeurai comme pétrifiée face à la puissance qui émanait de lui. La ressemblance avec Legolas était frappante, j'en conclus donc qu'il était son père.
Thranduil voulait proposer un marché, je sentis mes mains devenir moites en imaginant la réaction qu'aurait Thorïn.
«Je vous écoute », fit Thorïn.
« Je vous relâcherai si vous me rendez ce qui m'appartient », proposa Thranduil.
« Une faveur contre une faveur », répondit Thorïn.
« Je vous donne ma parole, d'un roi à un autre », répondit solennellement l'elfe.
« Je ne crois pas que Thranduil, grand roi, honorera sa parole, même si la fin des temps était proche ! Vous ! Vous n'avez pas d'honneur ! J'ai vu comment vous traitiez vos amis, un jour nous sommes venus... Affamés, sans logis, demander votre aide. Mais vous n'avez eu aucune pitié... Vous avez tourné le dos à la souffrance de mon peuple ! Et au mal qui nous détruisait ! » Hurla Thorïn avant de crier une insulte en Khuzdul.
« Ne me parlez pas du feu du dragon, je connais sa colère et ses ravages », expliqua Thranduil avant de dévoiler son visage meurtri, brûlé par le feu. « J'ai affronté les grands serpents des contrées du Nord ! J'ai prévenu votre grand-père de ce que sa soif d'or engendrerait. Mais il ne m'a pas écouté. Vous êtes comme lui. »
Des gardes s'emparèrent alors de Thorïn tandis que Thranduil remontait sur son trône.
« Restez pourrir ici si cela vous chante, une centaines d'années est un battement de cils dans la vie d'un elfe. Je suis patient ! J'attendrai », fit le souverain des elfes.
Thorïn fut emmené par les gardes et je restai seule dans la salle du trône avec Thranduil et deux gardes.
« Alors c'est vous la gardienne », fit l'elfe.
Ce n'était pas une question mais une constatation, et je répondis par un hochement de tête.
« Quelles sont vos compétences ? » Me demanda-t-il.
« Pourquoi vous les dirais-je ? » Répondis-je.
« Parce-que vos pouvoirs pourraient m'être utiles. »
« Et pourquoi devrais-je les utiliser pour votre compte ? »
« Le confort, la sécurité, la richesse... Je vous offrirai tout cela si vous collaborez. »
« Je refuse, tout ce qui m'importe c'est la libération de mes amis. Mais d'après ce que j'ai entendu, je peux toujours rêver. Donc ce sera le cas pour vous aussi, vous pourrez toujours rêver pour que je vous aide ! »
Le regard bleu de Thranduil devint soudain sombre, et je vis les traits de son visage se déformer sous l'effet de la colère.
« Je vois, vous préférez sans doute le confort des mes cachots en compagnie de vos chers amis. Emmenez-la ! » Fit le roi.
Les gardes s'emparèrent de moi pour me mettre dans une cellule, et au passage je vis Kili discuter avec Tauriel. Son regard croisa le mien, et je lui envoyai un regard glacé avant de l'ignorer. Monsieur avait l'air de prendre du bon temps avec sa petite elfe. Je sentais la colère monter en moi, comme une bouffée de fumée brûlante et suffocante, mais décidai de la contenir. Je n'étais qu'une idiote, j'étais tombée amoureuse d'un homme à femme. J'en avais assez, il n'avait qu'à rester avec Miss-Parfaite !
Je poussai un long soupir pour me calmer.
« Nous n'atteindrons jamais la montagne », fit tout à coup Oin d'une voix qui trahissait son désespoir.
J'entendis alors un bruit de clefs et comme par enchantement, une voix qui m'était familière.
« Vous n'êtes pas piégés ici, non », fit discrètement Bilbon.
Ce hobbit était vraiment incroyable, tous les nains se mirent à rire et à crier son nom.
« Chut ! Les gardes sont tout près ! » Chuchota Bilbon.
Quand ce fut à mon tour de sortir de ma cellule, je ne pus m'empêcher de le prendre dans mes bras, tandis que les nains commençaient à monter.
« Pas par là, suivez-moi ! » Fit le semi-homme.
Nous nous exécutâmes et le suivîmes pour descendre encore plus profondément que les cachots.
« Mayline ! » M'appela Kili.
« Quoi ? » Répondis-je agressivement.
« Pourquoi es-tu en colère contre moi ? » Me demanda-t-il.
« Tu oses me demander pourquoi ? Oh, mais pour rien ! Je t'ai juste vu séduire une autre femme, sous mes yeux qui plus est ! » Lui reprochai-je.
« Séduire ? Mais je n'étais... »
« Oh, arrête ton char ! Ne me prends pas pour une idiote, tu n'as qu'à rester avec Mademoiselle-Je-Suis-Parfaite si elle te plaît tant que ça ! » M'emportai-je.
« Serais-tu jalouse ? » Me demanda Kili, amusé.
« Oui ! »
Je me sentis tout à coup rougir, je n'avais pas réfléchis avant de parler et cela était très embarrassant.
« J'ai vu les regards que tu lui lançais dans la forêt, et tu avais l'air de bien t'entendre avec elle dans ta cellule », fis-je en détournant le regard.
Kili m'arrêta et me prit le visage entre ses mains, m'obligeant à le regarder.
« Oui, je la regardais dans la forêt car c'est une très belle femme. Oui, je lui parlais dans ma cellule car elle est très gentille. Je ne sais pas vraiment ce que je ressens pour elle, peut être de l'attirance. Mais toi c'est différent, je t'aime ! Ne l'oublie pas, je t'aime, tu es la première pour qui je ressens ça », m'expliqua-t-il avec un tendre sourire.
Je ne pouvais pas lui en vouloir plus longtemps, certes, il ressentait une attirance pour elle. Mais moi il m'aimait, et c'était cela le plus important.
« Eh ! Vous vous bécoterez plus tard, les tourtereaux, dépêchez-vous ! » Fit Fili en nous dépassant tout en administrant une tape sur l'épaule de son frère.
Je déposais un léger baiser sur la joue de Kili et lui pris la main pour qu'il avance. Kili m'offrit un sourire craquant, celui d'un enfant à qui l'on vient d'offrir un Kinder Surprise, ce qui me fit rire. Nous étions dans les caves et Bilbon nous ordonna de monter dans les tonneaux, ordre qui fut effectué quand Thorïn nous donna l'ordre de faire ce qu'il disait.
« Je ne comprends vraiment pas pourquoi nous devons faire ça », fis-je.
« Faites-moi confiance », répondit Bilbon.
Bon d'accord, je lui faisais confiance, mais j'aurais quand même aimé être au courant de son plan d'évasion.
« Que faisons-nous ? » Demanda Bofur.
« Ne respirez plus » répondit Bilbon.
Le hobbit baissa la barre et nous tombâmes dans l'eau dans un grand fracas mouillé, accompagné de hurlements stridents et assez peu discrets. J'essayai de garder mon calme malgré ma peur de l'eau profonde due à ma dernière expérience dans mon monde.
« Et Bilbon ? » Demandai-je.
« Nous allons l'attendre » répondit Thorïn.
« En espérant qu'il ne se fasse pas attraper par les elfes », ajouta Nori, maussade.
« Ne dis pas ça ! Tu vas lui porter la poisse ! » Fis-je.
La trappe s'ouvrit et je vis Bilbon tomber à l'eau avant de s'accrocher au tonneau de Nori. Nous avançâmes et pénétrâmes dans un courant tellement puissant que j'en avais du mal à respirer. J'entendis un cor d'elfe et vis au loin un portail sous le pont se fermer, nous bloquant le passage. Arrivée au portail, j'entendis un cri et vis un elfe tomber à l'eau. Des orques, comme si nous n'avions pas assez d'ennuis, attaquèrent de tous les côtés. Une bataille spectaculaire entre orques et elfes débuta, avec nous au milieu, sans nos armes.
Fili attrapa mon tonneau et me plaça à l'abri sous le pont. Je vis tout à coup Kili sortir de son tonneau, sauter sur un orque, et se diriger vers la barre pour la baisser et ainsi ouvrir le portail, mais il n'en eut pas le temps. Une flèche siffla et se ficha dans sa cuisse.
« Kili ! » Hurla Fili.
« Kili ! J'arrive ! » Criai-je en sautant de mon tonneau.
« Mayline ! Revenez ! » Cria Thorïn.
Un orque s'apprêtait à tuer Kili mais une flèche dans la tête l'arrêta net. Je vis alors Tauriel arriver et s'engager dans la bataille. Pendant ce temps, Kili baissa la barre, et je l'aidai à se relever. Nous sautâmes dans nos tonneaux. C'est alors qu'un orque se jeta sur le mien, le brisant d'un coup, et je me retrouvai dans l'eau, impuissante. Non, je ne voulais pas revivre cela ! Je sentis une poigne de fer me remonter à la surface et je vis Dwalin, m'aidant à m'accrocher à son tonneau.
Les nains essayaient tant bien que mal de se protéger et nous parvînmes par miracle à semer les orques. Environ une heure plus tard, le courant se fit plus faible et nous nous approchâmes de la rive. Nous arrivâmes tous en vie, sur la rive, trempés jusqu'aux os.
« Ça va ? » Me demanda Dwalin.
« Oui ça va, j'ai bien cru que j'allais y rester, merci », fis-je, reconnaissante.
« Y'a pas de quoi », me répondit-il.
« La prochaine fois, c'est moi qui te sauverai la vie, tu verras », lançai-je en riant, ce qui le fit ricaner.
« Nous devons partir », déclara Thorïn.
« Kili souffre, il lui faut un bandage », fit Fili.
« Je vous donne deux minutes », lui accorda son oncle.
Je tentai de soigner Kili mais n'y parvins pas, mon corps étant trop faible pour utiliser le pouvoir de la pierre Tutamen.
« Je suis désolée, je n'y arrive pas » fis-je, la déception se ressentant dans ma voix.
« Ce n'est pas grave, je vais bien » mentit Kili, très mal d'ailleurs.
« Laissez, je vais lui faire un bandage », dit Oin.
Je laissai le nain s'occuper de Kili, déçue de ne pas pouvoir l'aider. J'aperçus alors un homme sur un rocher. Il tira une flèche dans le bâton que Dwalin avait ramassé, et une seconde sur la pierre que voulait lui lancer Kili.
« Vous êtes de Lacville ? » Demanda Balin d'une voix calme, peu impressionné.
L'homme montra alors son visage. C'était un bel homme d'une quarantaine d'années, vêtu de vieux vêtements rapiécés et bruns de crasse.
« Le bateau qui est là ne serait pas à louer par hasard ? » Demanda le vieux nain.
« Qu'est-ce qui vous fait croire que je vous aiderai ? » Demanda l'homme en montant sur sa barque.
« Ces bottes ne sont pas de la première jeunesse et ce manteau non plus. Vous avez sûrement des bouches affamées à nourrir, combien de loupiots ? » Demanda Balin.
« Un garçon et deux filles » répondit l'archer.
« Et votre femme, j'imagine que c'est une beauté », fit le vieux nain.
« Oui, c'était une beauté », répondit-il d'une voix brisée.
Je sentis une pointe de tristesse en imaginant cet homme élever seul ses trois enfants.
« Je suis navré, je ne voulais pas... »
« Ho ça va, ça va, assez de politesse » rumina Dwalin.
« Dwalin ! » Fis-je choquée en lui donnant un coup de coude dans le ventre.
« Qu'est-ce qui vous presse tant ? » Demanda l'homme.
« Ça vous regarde ? » Répondit Dwalin, peu aimable.
« Mais arrête ! » M'énervai-je en lui administrant un second coup plus fort.
Malheureusement, ce fut moi qui eus mal.
« J'aimerais savoir qui vous êtes et ce que vous faites sur ces terres », fit l'homme, suspicieux.
« Nous sommes de simples marchands, nous venons des Montagnes Bleues, et nous allons rendre visite à des parents, dans les Monts De Fer », répondit Balin d'un air innocent.
« Et elle ? Ce n'est pas une naine, je doute qu'elle vienne des Montagnes Bleues », lança l'archer en me regardant d'un œil soupçonneux.
« C'est ma fiancée, elle nous accompagne, je veux la présenter à ma famille », fit Kili en passant un bras autour de ma taille.
« Je ne savais pas, excusez-moi, mademoiselle. D'habitude, les jolies femmes comme vous préfèrent les hommes grands et forts, et pas les hommes plus petits qu'elles », fit-il en me souriant.
Je me sentis rougir et émis un petit rire gêné ce qui, apparemment, énerva mon soi-disant fiancé.
« Que voulez-vous dire par là ? » S'énerva Kili.
« Il nous faut des vivres », l'interrompit Thorïn, visiblement peu ému par notre échange précédent. « Des outils, des armes. Pouvez-vous nous aider ? »
« Je sais d'où viennent ces tonneaux », fit l'homme.
« Oui et alors ? » Demanda Thorïn, impatient.
« J'ignore quelles affaires vous faisiez avec les elfes, mais ça s'est mal fini. Personne ne rentre dans Lacville sans l'accord du Maître. Toute sa fortune provient du commerce avec le royaume de la Forêt Noire, il préférera vous mettre aux fers plutôt que d'encourir à la colère du roi Thranduil », répondit-il.
« Nous vous paierons » fis-je.
« Le double » renchérit Balin.
Finalement, l'homme accepta, une lueur de convoitise brillant au fond de ses yeux sombres, et nous fit monter dans sa modeste barque branlante. Notre prochaine étape était Lacville.
