Chapitre 36
Effectivement, le militaire était le mieux placé pour diriger l'équipe d'intervention. Il réfléchit quelques instants avant de hocher la tête.
– Oui, donner un coup de pied dans la fourmilière va être intéressant, je dirais. Et pour Jack ?
– Avant d'investir les lieux, Tosh cherchera où il se trouve pour que nous ne perdions pas de temps. Tu as toujours la fréquence qu'il t'avait donné pour retrouver Ianto ? demanda-t-il à sa femme.
– Oui, pourquoi ?
– Elle te servira à le localiser, son émetteur est dans son bracelet.
– Tu crois qu'ils lui auront laissé ? fit le Gallois.
– Je n'en sais rien, mais je pense qu'ils vont l'étudier et avec un peu de chance, dans la même pièce. Ianto, il va falloir que tu arrives à te reposer correctement, il ne faudrait pas nous lâcher quand nous aurons commencé, dit le médecin.
– Je n'ai pas l'intention de vous laisser tomber, mais je dors très mal. Je me réveille souvent avec l'impression que l'on m'appelle.
– Ne penses-tu pas que ce serait Jack qui essayerait de communiquer avec toi ? demanda Neill.
– C'est possible, mais je ne capte pas grand chose, juste des impressions, pas de mots. J'avoue que c'est un peu angoissant en plein milieu de la nuit.
– Je m'en doute, mais je voudrais que tu prennes quelque chose pour te détendre. Je t'ai amené ce qu'il faut, c'est très léger, ne t'en fais pas, fit-il en voyant son ami ouvrir la bouche pour répliquer. Si besoin est, je pourrais même rester ici si tu le souhaites.
– Ce n'est pas un problème, nous avons de la place. De toute façon, pour ce soir, je vous ai préparé une chambre, il est tard, autant en profiter.
– D'accord, fit Eirian et demain, nous commencerons les recherches. Je suis certaine que nous pourrons intervenir rapidement.
– J'ai rendez-vous avec mes amis en début d'après-midi. Je vais leur expliquer ce que j'attends d'eux et ils auront le temps de se préparer, répondit Owen. Je dirais que dans une semaine, tout au plus, Jack sera de retour chez lui.
– Tu m'as l'air bien sûr de toi ! fit Ianto.
– Je connais mes amis, c'est tout et j'ai confiance en eux.
– Très bien, Messieurs, ce n'est pas que cette conversation m'ennuie, mais nous avons du boulot demain. Il serait temps d'aller nous coucher, vous ne croyez pas ? fit Tosh.
– Si, bien sûr, répondit le Gallois. Je vais vous montrer vos chambres.
Les deux couples le suivirent dans le couloir et fermèrent leur porte après lui avoir souhaiter une bonne nuit. Ianto retourna dans le salon et termina de ranger les tasses et les verres restés sur la table basse puis alla dans sa chambre. Avec un soupir, il regarda le lit vide et se déshabilla pour aller prendre une douche. Derrière ses paupières closes, il voyait le sourire de son époux et pouvait imaginer la douceur de ses doigts sur sa peau. Des larmes coulèrent sur ses joues et de brusques sanglots le secouèrent. Quand il finit par se reprendre, il termina de se laver et s'essuya, fixant la glace qui lui renvoyait son image. Les yeux rougis, il tentait de calmer la douleur qui lui vrillait les entrailles.
Il alla se glisser sous la couette après avoir pris le comprimé prescrit par Owen et se coucha sur le côté, regardant l'oreiller vide. Il ferma les paupières, se laissant glisser dans le sommeil. Sa nuit fut agitée et des voix lui parlaient mais il ne voyait pas les visages. Il se réveilla en sueur et passa sa main sur sa figure en soupirant. Même les médicaments du médecin ne pouvaient rien pour lui ! Finalement, il se leva et alla dans le salon en fermant son peignoir. Il alluma la cheminée et s'assit sur la peau dont il caressa les longs poils.
Au matin, Tosh le trouva endormi, pelotonné devant les dernières braises et n'osa pas le réveiller. Elle attendit que son mari vienne la rejoindre et lui laissa le soin de s'occuper de leur ami pendant qu'elle allait préparer du café.
– Ianto, fit Owen en le secouant doucement. Ianto, réveille-toi.
– Hum…
– Ianto, peux-tu me dire ce que tu fais là ?
– J'ai mal dormi, même avec tes comprimés, fit-il en se redressant.
– Tu es resté là toute la nuit ?
– Non, j'y suis depuis deux heures du matin.
– Ok, il va falloir trouver autre chose, ça ne peut pas durer comme ça !
– Tiens, fit Tosh en lui tendant sa tasse. Tu veux que l'on reste avec toi ce soir ?
– Non, vous aurez besoin de repos, vous aussi, nous n'avons pas beaucoup de temps. Ça ira Owen, je te le promets.
– Très bien, alors dès que tout le monde est prêt, on y va.
Neill et Eirian vinrent les rejoindre et Tosh leur servit leur café. Après avoir bu le sien, Ianto alla s'habiller et vérifia que tout était en ordre avant de sortir à leur suite et de verrouiller la maison. Il enclencha l'alarme et alla s'installer dans le SUV. Le médecin l'attendait et le Gallois démarra. Sur le trajet, ils discutèrent de choses et d'autres puis la conversation glissa sur l'opération qui devait leur permettre de libérer l'immortel.
En arrivant dans le garage, ils retrouvèrent les autres et tous s'engagèrent dans le couloir en direction du Hub. Sitôt le sas passé, Ianto lança l'habituelle tablette de chocolat au ptérodactyle qui les avait accueillis avec un cri strident. Quand il fut remonté dans son antre, le jeune homme releva le filet pendant que Tosh allumait les ordinateurs. Owen s'installa à son bureau et reprit ses recherches sur la pilule destinée à l'immortel.
Le Gallois fit la première tournée de café puis déposa les tasses près de ses collègues et alla s'isoler dans les archives. Depuis que le Capitaine avait été arrêté, beaucoup de travail était resté en attente, mais les artéfacts entassés demandaient à être répertoriés et classés avant qu'il n'arrive un problème. Avec toutes les technologies aliennes qu'ils avaient récupéré, il avait des heures d'occupation !
Au bout d'une heure, il finit par s'asseoir puis posa sa tête sur ses bras croisés et sans s'en apercevoir, il s'assoupit.
Une grande salle blanche, éclairée par des allogènes qui rendaient l'endroit surréaliste avec, au milieu, une table sur laquelle était couché le Capitaine. Autour de lui, des hommes en blouse se démenaient. Le Gallois s'avança et Jack porta son attention sur lui puis se redressa, tendant les mains dans sa direction, le regard désespéré. Il essaya de parler, mais aucun son ne fut audible puis le jeune homme vit l'un des médecins approcher du ventre de son époux un appareil ressemblant à un stylo et une lumière verte en sortit, découpant les chairs. L'immortel eut un sursaut de douleur et s'effondra sur la table, les bras en croix.
Ianto se réveilla en hurlant, il voulut se lever, mais ses jambes ne le portaient plus et il s'effondra. Peu après, Neill entra dans la pièce, jetant un regard rapide puis s'agenouilla près de son collègue.
– Ils veulent lui prendre les bébés, hoqueta le Gallois en s'accrochant à son bras.
– Comment le sais-tu ?
– Il me l'a montré ! Il a utilisé mes rêves pour me faire voir ce qu'ils allaient lui faire.
– Tu crois qu'ils ont déjà commencé ?
– Non, son ventre était bien rond, ça sera sans doute pour la naissance.
Le militaire ne savait que penser, mais il décida que le plus urgent était de remonter Ianto à la baie médicale afin que Owen puisse l'examiner. Il l'aida à se relever et ils quittèrent la pièce pour se rendre dans la zone principale.
En les voyant arriver, Tosh s'inquiéta et appela son mari qui vint la rejoindre. Quand il vit le Gallois, il alla près de lui.
– Il a dû faire un cauchemar, il a dit que l'Unit voulait prendre les enfants de Jack. À mon avis, il a réussi à capter une pensée. Je crois que ça urge !
– Oui, je le pense aussi, mais il faut que l'opération soit bien préparée, il ne faudrait pas que ça foire ! Viens Ianto, tu vas t'allonger un peu. Reste ouvert, il risque de te contacter à nouveau.
– Il a peur, murmura le Gallois.
– Je m'en doute, mais tout à l'heure, je dois voir mes amis, ne t'en fais pas, nous le sortirons de là.
– Merci.
– Tu n'as pas à me remercier, je le ferai pour n'importe lequel d'entre vous. Bon, maintenant, tâche de te reposer un peu, fit Owen en se levant.
– Je vais aller commander le repas, proposa Eirian, que souhaitez-vous ?
– J'aimerai bien chinois, fit Tosh.
– Ok, chinois pour tout le monde ?
Après avoir reçu l'assentiment de tous, elle partit téléphoner puis monta récupérer les paquets quand le livreur se présenta à l'office.
Tout en déjeunant, ils firent le point sur le travail en cours et Owen informa Ianto que la fabrication de la pilule était sur la bonne voie. Quand ils eurent fini, le Gallois leur apporta le café et nettoya quand tous furent repartis à leur poste. Le médecin récupéra ses affaires, embrassa sa femme et sortit rejoindre ses amis.
– Comment te sens-tu ? demanda Neill en s'asseyant près de son ami.
– Je n'arrive pas à oublier cette image. J'ai peur que l'on arrive trop tard.
– Nous ne laisserons pas tomber. Les armes sont prêtes et dès que Owen nous donne son feu vert, nous organiserons tout pour que ça se fasse le plus rapidement possible. Moi aussi, je n'aime pas le savoir entre leurs mains, mais il faut s'assurer que tout roule. Imagine que l'on se fasse piéger, ce serait bon ni pour lui, ni pour nous. Si ces marines sont ne seraient-ce que moitié moins efficaces qu'il le pense, tout devrait bien se passer. Je connais la réputation du Devonshire and Dorset Regiment et je pense que c'est notre meilleur atout.
– Je te remercie Neill.
– Mais de rien, quand je t'ai entendu crier tout à l'heure, tu m'as inquiété. Bien, repose-toi, dès que Owen revient, je pense qu'il y aura des choses à voir. Je vais descendre au stand de tir avec Eirian, elle a encore besoin de parfaire sa technique, on ne sait jamais, on pourrait avoir besoin d'elle.
– D'accord. Je vais essayer de dormir un peu.
Le militaire se releva et passa près de Tosh, lui demandant silencieusement de garder un œil sur le jeune homme puis entraîna sa femme vers la zone de tir.
Quand Owen passa le sas deux heures plus tard, il avait le sourire. Il se rendit auprès de son épouse et chercha le Gallois des yeux.
– Il est à l'office, il avait besoin de bouger un peu, fit-elle.
– Très bien, il faudrait qu'il descende, tu peux l'appeler ?
– Oui, dit-elle en décrochant le téléphone. Ianto, Owen est arrivé et il voudrait que tu viennes.
– J'arrive dans quelques minutes, juste le temps de fermer.
– On t'attend en salle de réunion, fit-elle avant de raccrocher.
Elle appela Neill et quelques minutes plus tard, tous étaient installés autour de la table.
– Alors voilà, fit le médecin en prenant la parole. Nous ne pouvons compter que sur huit hommes mais je pense que ce sera suffisant. Je leur ai expliqué ce que j'attendais d'eux et ils m'ont certifié qu'il n'y aurait aucun souci. Pour le matériel, ils s'occupent de se fournir eux-mêmes. Ils vont agir à la manière des unités spéciales et seront cagoulés, donc aucune chance pour qu'ils soient identifiés. Mais il faudra quand même vérifier pour le cas où.
– Allons-nous les rencontrer avant l'opération ? demanda Ianto.
– Si tu le souhaites, je peux leur demander de venir, ce n'est pas un souci.
– Très bien, mais je préfère que tu les invites à la maison, ainsi nous attirerons moins l'attention que si tous se présentent ici.
– Bien. Quel jour ?
– Mettons demain soir, ce n'est pas trop tôt ?
– Je te confirme ça tout de suite, fit Owen en composant un numéro de téléphone.
Après quelques minutes de discussion, rendez-vous fut pris pour le lendemain et le médecin communiqua l'adresse puis raccrocha. Satisfait, le Gallois le remercia.
– Tu penses leur donner du Retcon ?
– À mon avis, ce serait plus prudent, je leur fais confiance, mais il faut éviter toute erreur.
– Très bien. Je pense que vous devriez rentrer chez vous, fit-il. Je vais nourrir les pensionnaires et j'en ferai de même.
– Ok, alors à demain, répondirent-ils en se levant.
Tosh et Eirian s'approchèrent et l'embrassèrent sur la joue puis suivirent leurs époux respectifs. Ianto resta assis quelques instants puis lorsque l'alarme du sas se fut tue, il descendit dans les voûtes pour s'occuper des aliens et passa un moment auprès de Myfanwy. Depuis que Jack était absent, il essayait de rester auprès de l'animal afin qu'il ne se sente pas trop seul et ce soir, il décida de dormir dans la chambre du Capitaine. Il n'avait pas le courage d'affronter sa solitude dans la grande maison vide.
Quand ses collègues arrivèrent le lendemain matin, il était dans la cuisine et préparait le café. Tosh vint le voir et eut un sourire un peu triste en se doutant qu'il n'avait pas quitté le Hub. Elle prit sa tasse et retourna à son poste.
La journée se passa dans le calme, une seule intervention étant nécessaire pour mettre fin à un début de panique dû à une mousse poisseuse qui avait envahi certaines rues du centre-ville. En fait, il s'avéra qu'une entreprise avait déversé, par inadvertance, un produit dans les égouts. Une fois le problème réglé, l'équipe se re-concentra sur la préparation de l'opération de sauvetage prévue.
Le soir, Ianto quitta le Hub, accompagné par Eirian et rentra chez lui, s'arrêtant chez le traiteur acheter le repas.
Quand les invités arrivèrent, le Gallois les laissa s'installer et leur proposa un apéritif que tous acceptèrent. Les deux jeunes femmes étaient assises près de la cheminée et profitaient de la chaleur du foyer. Les amis de Owen semblaient être de bons vivants, plaisantant bruyamment des blagues qu'ils pouvaient se raconter. Le jeune homme essayait de faire bonne figure, mais cachait difficilement sa tristesse.
– Je m'appelle John, fit l'un d'eux en lui tendant la main. Owen nous a dit que vous aviez besoin de nous.
– Oui, je vous remercie pour votre aide.
– C'est votre patron, c'est bien ça !
– Oui, mais aussi mon époux, souffla Ianto.
– Oh, alors je comprends beaucoup mieux les secrets de notre ami commun, fit le marine.
– Il ne vous avait rien dit ?
– Non, je pense qu'il préférait que vous le fassiez. Ne vous inquiétez pas, vos inclinations ne nous posent aucun problème, le principal est que nous le sortions de là.
– Merci.
– Je peux vous poser une question ?
– Oui, bien sûr !
– Il y a longtemps que vous aimez les hommes, vous ne semblez pas fait pour eux pourtant.
– Ce ne sont pas les hommes qui m'attirent, c'est lui, juste lui et je ne me l'explique pas.
– Et c'est comment avec lui ?
– Novateur, limite avant-garde !
– Ah bon !
– Oh oui, fit-il les yeux pleins d'étoiles avant de se reprendre et de quitter la pièce.
John le regarda partir et sourit devant tant d'amour. Il avait rarement connu des personnes qui transpirait autant ce sentiment et il fut heureux d'apporter son aide pour que ces deux hommes puissent être réunis.
La soirée fut animée et lorsque tous partirent, laissant le jeune homme seul, l'opération était programmée pour le surlendemain aux premières heures de la matinée. Ianto rangea le salon et la cuisine et alla prendre une douche puis se coucha, ouvrant largement son esprit aux éventuelles pensées que son amant pourrait lui adresser. Mais le lendemain, à son réveil, rien n'était venu perturber son sommeil. Avec un profond soupir, il quitta la chaleur de son lit et se prépara pour se rendre au Hub.
Sur le trajet, il acheta le petit déjeuner de l'équipe. En passant le sas, il vit Myfanwy posée au centre de la zone informatique et s'approcha doucement en murmurant des mots dans sa langue maternelle. L'animal le regarda avancer, ne manifestant aucune crainte ni agressivité. Ianto s'arrêta à un mètre de lui et tendit la main doucement. Le ptérodactyle fixa les doigts avant de poser le bout de son bec sur le sol, se laissant gratter le sommet de la tête. Le Gallois sourit et s'accroupit lentement, se mettant à sa hauteur. La bête fit quelques pas et posa son goitre sur l'épaule du jeune homme qui glissa sa main sur son dos, la caressant entre les ailes.
En sortant du couloir venant du parking, Neill s'arrêta, surpris par la scène qui se déroulait devant lui. Il n'osait pas fait un geste de peur que le dinosaure ne s'en prenne à son ami. Eirian le rejoignit et il la stoppa, posant sa main sur sa bouche pour l'empêcher de parler, lui montrant du menton Ianto et Myfanwy. Finalement, le ptérodactyle se dégagea des caresses et le Gallois lui donna sa tablette de chocolat. L'animal s'envola avec son butin et le jeune homme releva le filet. Quand il se redressa, il vit ses deux collègues le dévisager et sursauta. Il ne les avait pas entendus arriver et fut surpris de les trouver là.
– Comment as-tu fait ? demanda le militaire. Personne ne peut l'approcher.
– Je ne sais pas, c'est la première fois qu'elle me laisse venir si près. Je pense qu'elle se sent seule. Je vais faire le café, fit-il pour éviter d'autres questions.
À ce moment-là, l'alarme du sas retentit et la lourde porte bascula, laissant passer Owen et Tosh. Neill les mit rapidement au courant après les avoir salués et le médecin se rendit auprès du Gallois.
– Salut Ianto. Comment s'est passée ta nuit ?
– Calme. J'en viens presque à regretter mes réveils intempestifs. Je n'ai rien capté, j'espère qu'il ne lui est rien arrivé.
– Tosh a trouvé quelque chose, il faut que tu vois ça, fit-il en prenant sa tasse. J'ai également de bonnes nouvelles pour mes recherches.
– Très bien, je vous retrouve en salle de réunion.
Owen retourna dans la zone principale et convia ses collègues qui allèrent s'installer en attendant le Gallois. En pénétrant dans la pièce, il surprit quelques coups d'œil mais ne dit rien. Il déposa les boissons et s'assit à sa place.
– Ok, fit le médecin. Déjà, une chose concernant Jack, Tosh a trouvé à quel endroit il est retenu. Il faudra descendre au quatrième sous-sol mais ça ne devrait pas poser de problème. J'ai prévenu mes amis et ils ont les plans du bâtiment. Aujourd'hui, ils vont peaufiner leur intervention et ils passeront me voir ce soir pour me tenir au courant du déroulement. Autre chose, demain matin, nous nous retrouverons ici à 5 h au plus tard. Il nous faut environ deux heures pour être à Londres. J'aurais préféré que l'on dorme près de l'Unit, mais ça aurait attiré l'attention, donc départ aux aurores.
– Vous savez qu'il y a toujours la possibilité de dormir ici, intervint le Gallois. Neill et Eirian ont toujours leur chambre en bas. Vous pouvez sans doute vous y installer.
– Pourquoi pas, fit le militaire. Je n'ai rien dit car je pensais que tout avait été enlevé.
– Non, j'ai juste fait le ménage et recouvert les lits. Vous pouvez les utiliser, moi, j'irai en bas, fit-il sans rien ajouter.
– Effectivement, je pense que c'est le mieux. Les filles, vous irez chercher nos affaires et nous allons finir de rassembler le matériel dont nous aurons besoin.
– D'accord, fit Tosh. En tout cas, une chose est certaine, cette nuit, Myfanwy ne se sentira pas trop seule, il va y avoir du mouvement.
À suivre…
