Chapitre 34 : Verdict

Bonsoir tout le monde !

Et oui voilà le chapitre 34 ! Je suis très heureuse de l'accueil positif que vous avez réservé au chapitre précédent et encore plus de ne pas vous avoir déçu !

Merci en tout cas d'avoir pris le temps de me laisser tant de reviews que je prends toujours le temps de le lire soigneusement ^^

Cela fait plusieurs fois que l'on me pose la question concernant le nombre de chapitres. Pour être honnête avec vous je n'en ai pas vraiment d'idée étant donné que je suis encore entrain d'écrire. Je table sur une cinquantaine mais ce n'est qu'approximatif.

Je vous laisse avec la suite et on se retrouve en bas !


Chapitre 34 : Verdict

PDV Edward

L'attente.

C'était une des choses les plus dures à supporter moi qui était habitué à être dans l'action et non dans l'inaction.

Enfermé dans cette cellule de quelques mètres carrés seulement, je me contentais de rester allongé de tout mon long sur le « lit » en fixant les lattes de fer du couchage au-dessus de moi.

J'étais éreinté et j'avais mal un peu partout. Bien entendu être enfermé dans une cage ainsi n'était pas de grand standing. Le matelas si on pouvait qualifier ce truc de « matelas », était affaissé, ce qui enfonçait les lattes du sommier dans mon dos. Depuis que j'étais là, je n'avais pas réussi à me réchauffer. J'étais toujours glacé tout le temps. Je dormais très mal me réveillant souvent terrassé par mes cauchemars de plus en plus violents.

De profondes cernes violettes, avaient élues domiciles sous mes yeux provoquant deux poches boursoufflées dont je ne parvenais pas à me débarrasser. J'avais plus l'air d'un cadavre sur patte que d'un humain mais après tout je ne cherchais pas à jouer les reines de beauté ici. Mais je voyais bien l'inquiétude tirer les traits de ma mère.

En me retournant pour la centième fois en seulement une heure, je tentais de faire le moins de bruit possible ne voulant pas réveiller qui que ce soit. Je ne tenais pas à être éviscérer par mon colocataire de fortune.

J'avais la très nette impression que depuis toutes ces semaines, je passais mon temps à étudier ces lattes de fer, entrelacées les unes aux autres.

Je savais que la sentence n'allait pas tarder à tomber.

Il ne restait que quelques heures avant que l'on me conduise dans cette salle ignoble ou le juge annoncerait surement ma culpabilité.

Une culpabilité dont même moi, je ne doutais pas. Comment pouvais-je m'en sortir si même-moi je n'arrivais pas à me voir ailleurs qu'ici derrière ses barreaux ?

Je ne pouvais m'empêcher de repenser à tout ce qui s'était passé ces dernières semaines.

Le seul visage qui m'apparaissait, était celui de Bella. Ce visage si pur qui pouvait refléter autant de haine que d'amour, un cœur si meurtri qu'il était emmuré afin de ne plus être blessé par les épreuves et par les gens.

Je l'avais blessé tellement profondément alors que la seule chose que je voulais au départ était son bonheur. J'étais celui qui avait mis du sel sur ses plaies suintantes.

J'ignorais ce qui allait se passer d'ici quelques heures, ni quel sort m'attendait. Je n'osais pas vraiment y penser. A quoi allait ressembler ma vie si je la passais en prison ? Quelle peine allais-je devoir endurer ?

Serait-elle pire que de revivre pour toujours ces quelques moments de bonheur tout en sachant qu'ils seraient les seuls à jamais ?

Et ma société ? Bella était entrain de la détruire. Je ne voulais pas que mes employés aillent pointer au chômage parce que je n'avais pas été capable d'avouer ce que j'avais fait bien plus tôt.

J'étais certain que si j'avais avoué la vérité à Bella avant qu'elle l'apprenne par un tiers, les choses n'auraient sans doute pas tourné de cette façon pour la société.

Et même si je comprenais Bella, j'avais du mal à ne pas lui en vouloir pour ce qu'elle faisait à « Cullen Immobilier ». Qu'elle m'en veuille à moi était un fait, mais s'en prendre à ce que j'avais construit, je n'arrivais pas à comprendre ce qu'elle en tirait.

Ma famille essayait de faire le maximum mais à leur grand dam, ce n'était pas suffisant. Rien de ce qu'ils pourraient faire n'allait suffire à sauver ce que j'avais mis 10 ans à construire.

Le méritais-je ?

Sans doute … mais mes employés eux n'avaient rien fait pour vivre cette situation d'intense tension. J'avais toujours mis un point d'honneur à toujours les recruter moi-même.

J'avais engagé chacun d'eux et il était probable que prochainement, ils se retrouveraient sans emplois. Ils avaient des familles, des loyers, des traites à payer.

J'avais beau réfléchir à une solution, je n'arrivais pas à en trouver une qui convienne vraiment. Les caisses de la société seraient bientôt vides. Si la situation perdurait, il serait impossible de payer les employés à la fin du mois. J'avais donc ordonné à ma mère d'utiliser mes propres comptes en banque, j'avais un certain nombre de capitaux de côtés qui pouvait aider. Cela ne pouvait durer indéfiniment mais au moins les employés ne souffriraient pas, du moins pas tout de suite.

Cela n'était que temporaire, mes comptes n'étaient pas illimités loin de là. Il y avait aussi l'appartement. J'avais demandé à le mettre en vente. Bien entendu personne ne voulait si résoudre mais de toute manière quelle utilité en avais-je ici ?

Ma mère avait fondu en larmes en comprenant que j'étais entrain de perdre la totalité de ce que j'avais construit jusque-là. Moi-même j'avais des sueurs froides en pensant à tout ça.

Au moment où on vint me chercher pour que je puisse me changer avant le début de l'audience, j'eus l'impression qu'il me fallut recourir à toutes mes forces pour réussir à me redresser.

Je suivis le gardien, sans même faire attention à son identité, le long des couloirs. Cela n'avait guère d'importance, personne n'était très tendre ici.

J'enfilais rapidement le complet apporté par Esmée le matin même, avant de tendre mes mains pour qu'il m'attache les poignets avec des menottes. Je n'avais plus besoin que les gardiens parlent pour savoir ce que je devais faire.

De nouveau en ayant cette impression d'être le tueur de l'année, je fus poussé dans une camionnette de transport de prisonniers.

Je dus attendre plusieurs minutes dans une pièce annexe de la salle d'audience avant d'être conduit jusqu'à mon siège de condamné.

Comme si la scène se déroulait au ralenti, je pris le temps d'analyser tout ce qui se passait autour de moi. Du juge, au jury en passant par mon cher avocat et par le représentant du procureur, je sondais tous les visages.

J'étais dans un tel état de semi conscience que je mis plusieurs minutes après être entré dans la salle pour me rendre compte que Jacob, le secrétaire de Bella était à côté du représentant du procureur. Les deux hommes étaient en pleine conversation.

Isabella Masen Voltury était à leur côté, emmitouflée dans une veste de laine.

Je ne voyais que son profil mais elle avait clairement les yeux rougis. Ses cheveux étaient tirés à quatre épingles, bien trop parfaite pour coller avec le reste.

Je ne l'avais jamais vu dans cet état.

Elle avait l'air tellement fragile, prête à se briser sur le sol à la moindre seconde. Qu'avait-il pu se passer pour qu'elle ait l'air aussi pâle ?

Je me tournais vers ma mère qui me serra la main pour me rassurer. Visiblement, elle ne savait pas ce qui se passait.

- Maître Barnes ? L'appelais-je.

Je voulais comprendre cette atmosphère qui régnait. Que pouvait-il bien se passer ?

Je reportais mon attention sur Bella qui avait les paupières fermées. Elle prit une profonde inspiration qui sembla la requinquer puisqu'elle se redressa.

Quand elle se tourna ses yeux plongèrent dans les miens. Elle ne manifesta aucune émotion particulière quand elle me sonda. Je n'étais rien de plus qu'un étranger qu'elle croisait brièvement.

En prendre conscience me serra le cœur et l'émotion me submergea. Etais-je le seul à souffrir autant de l'avoir perdu ?

Avait-elle si facilement oubliée ce que nous avions vécu ? J'avais du mal à y croire mais pourtant la vérité se trouvait la sous mes yeux. Notre échange ne dura que quelques secondes avant qu'elle ne se détourne sans sourciller.

Je la vis parfaitement se diriger vers la sortie de la salle, la tête bien droite les épaules en arrière dans une attitude royale, le bruit de ses talons claquant sur le sol en parquet. Elle adoptait la posture de la multimilliardaire sure de son pouvoir, exactement celle décrit dans les magazines.

Je fronçais les sourcils en constatant qu'elle partait réellement.

Le jury allait donner la sentence aujourd'hui puisque le procès était terminé. Elle allait très probablement gagner alors pourquoi ne restait-elle pas pour savourer sa victoire ?

C'est ce qu'elle voulait depuis le début. Elle avait sacrifié beaucoup de chose pour que je finisse mes jours en prison. Son passé était devenu la cible d'à peu près tous les journalistes. Ils voulaient savoir comment et surtout pourquoi une femme telle qu'Isabella Swan était arrivé là où elle en était aujourd'hui alors qu'au départ elle n'était rien.

Les journalistes de la presse à scandale cherchaient inlassablement la vérité sur le passé de Bella. Ils avaient déjà réussi à interviewé une veille femme de chambre ayant travaillée dans l'orphelinat ou elle avait grandi ainsi que certaine de ces « amies ». Le portrait qu'ils dépeignaient n'était guère flatteur mais cela n'avait rien de catastrophique.

Aro devait surement se trouvait derrière tout ça et étouffer certaine partie de l'histoire.

Incroyable comment l'argent et le pouvoir étaient des armes puissantes de dissuasion.

Reportant mon attention sur le devant de la salle, je me tournais au moment où Jacob terminait sa conversation. Il prit place près d'Aro que je n'avais pas vu jusque-là. Aucun des deux hommes ne semblaient joyeux, l'associé de la Voltury Compagny avait même un air grave sur les traits.

- Maître Barnes ? Répétai-je plus fort.

Mais mon super avocat m'ignora autant que la première fois, concentré sur un dossier devant lui.

Je n'eus pas le temps de le forcer à m'écouter. Le juge qui avait l'air tout aussi concentré releva la tête afin d'appeler mon avocat et l'assistant du procureur.

La conversation entre eux fut inaudible mais dura plus de 20 minutes.

Quand je pus de nouveau apercevoir le visage de mon avocat, son air satisfait me confirma bien qu'il se passait quelque chose.

Maître Barnes reprit sa place près de moi.

Le juge demanda l'attention de l'assistance et le silence fut obtenu en quelques secondes.

- Mesdames et Messieurs votre attention s'il vous plaît !

Dans une extrême agitation, les gens autour de moi avaient compris que rien n'était normal. Ma famille ne comprenait pas plus que moi, ce qui me rassurait quelque peu. Je n'étais pas le seul à être complétement largué.

- J'appelle Monsieur Jacob Black à la barre !

Au mot du juge, j'eus un hoquet de surprise sous l'effet du choc. C'est dans un brouillard total que ce dernier se leva. Durant un instant, je me demandais si s'était une plaisanterie. Pourquoi le juge appelait-il le secrétaire de Bella à témoigner ?

Le procès était terminé !

Qu'allait-il encore me tomber dessus ? Et pourquoi lui ?

Il prêta serment puis s'installa. C'est l'assistant du procureur qui commença l'interrogatoire.

- Monsieur Black, veuillez répéter devant la cours votre témoignage je vous prie.

Il prit une profonde inspiration en regardant droit devant lui.

Je le vis parfaitement hésiter puis se tourner vers moi.

Puis il se mit à parler et je compris.

Il n'était pas là pour me charger loin de là. Au fur et à mesure qu'il parlait, j'ouvrais la bouche un peu plus comprenant qu'il était bel et bien là pour me sortir de toute cette affaire.

Il témoignait en ma faveur.

Le soir du meurtre, mon état second du fait de l'alcool et des drogues, la bagarre avec James, l'attitude de Tanya, le coup de feu celui que je pensais avoir été fatal pour l'enfant alors qu'il était toujours vivant, seulement blessé, et enfin James.

C'était lui, depuis le début. Quil était encore vivant blessé au bras par la balle et il l'avait assassiné de sang-froid, d'une balle dans la tête.

Qui aurait pu croire en une telle chose ? J'avais toujours pensé, depuis ces 15 dernières années être le seul responsable. Je pensais avoir pris la vie de cet enfant, je pensais avoir tué le frère de la femme que j'aimais. J'étais coupable et cet homme, celui dont je n'avais jamais soupçonné la présence était entrain de me dédouaner, il me sortait de cette histoire parce qu'il était là ce jour-là.

Jamais je ne me serais douté de sa présence.

Jamais.

Je l'avais vu bien sûr mais pour moi il avait déguerpit bien avant le drame. Et puis quand j'avais aperçu Quil, je n'avais vu que son petit corps allongé sur le sol. Pour moi il était mort et pourtant, il était bel et bien vivant à ce moment-là et Jacob était entrain de l'attester sous serment.

- Edward Cullen n'a pas tué Quil. Ce n'est pas lui qui lui a mis une balle entre les deux yeux ….

A ces mots, je faillis laisser échapper un cri.

15 ans. 15 ans que je croyais être un meurtrier !

J'avais tué ce gamin en lui mettant une balle dans la tête. Et maintenant Jacob affirmait le contraire ? Toutes ses émotions, toutes ces peurs que je gardais enfouis en moi depuis ce temps infini … et maintenant Jacob affirmait que je n'avais pas ôté la vie de cet enfant ?

- Je ne l'ai pas tué ? Murmurai-je difficilement les yeux écarquillés face à cette révélation inattendue.

Sans que je ne m'en rende compte, j'avais parlé plus fort que prévu tellement j'étais choqué.

Jacob que j'avais toujours trouvé sympathique mais très professionnel, n'avait jamais essayé de me faire comprendre qu'il me connaissait. Il savait qui j'étais depuis le début. Il ne pouvait pas en être autrement mais pourtant il n'avait pas cherchait à me faire comprendre ce lien.

Je ne pouvais pas lui en vouloir.

Il aurait pu continuer à se taire et j'aurais passé ma vie à croire que j'étais un véritable meurtrier. Il était là aujourd'hui et j'étais certain que maintenant j'avais une chance.

L'indien se tourna vers moi quand il m'entendit et m'adressa un sourire mélancolique tout en secouant la tête.

- Non … C'est ce James qui l'a fait …

Il baissa la tête et je vis parfaitement la culpabilité ravageait ses traits. Je me doutais de ce qui devait lui traverser l'esprit.

- Je suis désolé … j'aurais dû parler avant mais …

Je comprenais ce qui l'en avait empêché. La peur était une émotion puissante.

La peur de tout perdre et de devenir une cible, la peur que ces proches connaissent la vérité et qu'ils nous regardent différemment comme Bella m'avait regardé, de briser leur vie et leur cœur.

Je n'étais pas celui qui avait tué son petit frère mais j'étais l'un des responsables.

J'ignorai la décision du juge, peut-être allait-il me relâcher ou non pour me faire payer tout de même d'avoir été mêlé à cette histoire mais quoi qu'il en soit, j'avais déjà une lourde peine à payer.

Celle d'avoir perdu la femme de ma vie à jamais.

Je lui avais menti durant des jours, des semaines en la regardant droit dans les yeux.

Jamais elle ne pourrait me pardonner ce que j'avais fait, à elle et à ses enfants.

Je me tournais vers ma famille. Esmée et Alice étaient en larmes, Rosalie reniflé pas très élégamment pour elle quand à mon père mon frère et mon beau-frère, ils avaient sans doute la même tête que moi.

L'incrédibilité et surtout le choc de comprendre que je pouvais m'en sortir rendaient leur traits plus vifs que quand j'étais arrivé.

Pour eux il s'agissait d'un espoir tangible.

Pour eux qui n'avaient jamais cessé de me soutenir depuis le tout début, je devais espérer moi aussi. Je devais continuer pour eux parce qu'ils étaient ma famille, les seuls à ne m'avoir jamais laissé tomber.

Jacob ne devait en aucun cas se sentir coupable.

Il n'était qu'un enfant. A 9 ans, il ne pouvait pas penser à autre chose que sa peur que James le retrouve et le tue de sang-froid comme il l'avait fait avec Quil.

Jacob termina son histoire et souligna de nombreuses fois que si le tribunal devait me condamner, se n'était pas pour avoir tué Quil.

Le jury se retira et nous patientâmes une demi-heure avant d'être rappelé.

J'aurais voulu parler à Jacob mais il disparut sitôt descendu de l'estrade.

- C'est bon signe …, souffla mon avocat à mes parents en rentrant de nouveau dans la salle.

Et en effet se fut bon signe.

- Pour le chef d'accusation meurtre au second degré que déclare le jury ?

- Nous déclarons l'accusé non coupable.

Les cris derrière moi furent très nets alors que j'entendis des personnes se lever.

Une main se posa sur mon épaule. Je ne savais pas de qui il s'agissait alors que le juge tapait de son marteau afin d'obtenir le calme.

- En ce qui concerne la non-assistance à personne en danger … continua le juge après que le silence fut revenu.

- Nous déclarons l'accusé … non coupable.

J'entendis très clairement les cris de joies de ma famille.

Je me tournais vers la femme responsable de mes jours, vers celle qui s'était battu bec et ongles pour me sortir d'ici, vers la seule qui m'avait véritablement aimé sans réserve, m'accordant le bénéfice du doute.

- Edward ! S'écria Esmée en se jetant contre moi pour me serrer contre elle.

Je posais ma tête sur son ventre alors qu'une seule et unique larme se mit à couler le long de ma joue.

J'étais libre.

PDV Esmée

Mon tout petit, mon Edward.

Je n'arrivais pas à y croire.

Je serrais mon enfant contre moi alors que je sentais les maigres forces qui lui restaient l'abandonner.

Sa sœur près de moi, lui caressait les cheveux et semblait aussi soulagée que moi. Nous étions tous enfin libérer de ce poids qui nous oppressait.

Je sentis Edward, s'écarter de moi et se lever.

Je fus inquiète quand d'un pas mal assurer, il prit la direction de la sortie. Je ne pus m'empêcher de courir après lui. Il sortit du palais de justice ou une foule de photographes se trouvaient, ce qui l'obligea à faire demi-tour.

Quand il se tourna vers moi, je vis ses yeux dans le vague et je compris qu'il n'était pas tout à fait dans son état normal.

- Edward ! l'appelai-je essayant d'attirer son attention.

Il ne sembla pas m'attendre alors qu'il faisait promener son regard un peu partout. Il courut alors droit vers une porte ou se trouvait l'inscription « toilette pour hommes ».

Apparemment il avait besoin d'évacuer tout se stress et cette peur qu'il avait refoulé.

- J'y vais maman, ne t'inquiète pas, me rassure mon fils en passant près de moi.

Je savais qu'Emmett allait bien s'occuper de son frère même si j'aurais aimé le faire moi-même.

- Il en a besoin, me murmura mon mari en me prenant dans ses bras. Il doit évacuer. Il se pensait coupable, il pensait que sa vie allait finir derrière les barreaux et maintenant il est libre. Ça fait 15 ans qu'il porte ce secret en lui. Le choc est dur pour lui.

- J'ai peur pour lui …

Je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'il allait faire maintenant. Quoi qu'il puisse décider j'étais là mais je me doutais que je n'étais en rien son avenir.

Je n'étais que sa mère et il avait besoin d'autres choses que de moi pour vivre.

Sans compter le reste.

Comment avouer à mon fils ce que je soupçonnais depuis quelques jours ? Je n'en étais pas sûr certes mais il y avait des probabilités pour que je ne me trompe pas. J'avais juré que je ne parlerais pas et j'allais tenir ma promesse du moins jusqu'à ce qu'elle me le demande.

Cette histoire n'était pas finie et j'avais peur de ce qui pouvait se passer par la suite.

PDV Jacob

C'était la sentence que j'espérais.

Edward Cullen ne méritait pas de finir ses jours derrière les barreaux. Isabella en était consciente. Lui avouer la vérité n'avait pas été la chose la plus aisée à faire. Elle avait été bouleversée une nouvelle fois par mes aveux mais je savais que j'avais agi comme il le fallait pour une fois en plus de 15 ans.

Quil méritait justice et ce n'était pas en enfermant Edward Cullen qu'il allait l'obtenir.

James était le seul coupable de cette situation. C'était lui qui avait tué Quil et détruit la vie de Tanya. Si demain on m'annonçait qu'il était également responsable de sa mort, je n'en serais certainement pas surpris.

Cet homme était le mal incarné, il représentait la mort.

Quand il était apparu au sein de la compagnie plusieurs semaines auparavant, il était évident qu'il n'avait pas d'âme. Dans ses yeux d'un bleu glacial, il n'était pas difficile de se rendre compte qu'il était dénué de tous sentiments.

Peu importe les moyens employés pour arriver à ses fins, il était prêt à tout pour arriver à ce qu'il voulait et peu importe comment il fallait s'y prendre.

Il avait tué Quil sans même y réfléchir un instant, comme si le crime importait peu pour lui, comme si tuer un enfant n'était qu'une simple broutille.

Il avait encore toute la vie devant lui et pourtant James lui avait volé son avenir en seulement une seconde.

Pouvoir sortir Edward de ce procès et de la peine qu'il encourait, était un premier pas que je venais de faire et même si cela allait surement m'attirer des problèmes, je ne pouvais pas le regretter.

Bella s'en était rendu compte aussi.

Accepté la vérité n'était pas facile pour elle. Elle avait élu Edward Cullen au rang de coupable.

Il lui avait menti durant de longues semaines et elle avait découvert la triste vérité dans la bouche même du meurtrier. Pour elle cela devait surement recourir à une haute trahison.

Je savais comme Edward Cullen sans doute, qu'Isabella n'accordait pas sa confiance à n'importe qui. Elle ne s'attachait pas et ne faisait pas plus entrer quelqu'un dans sa vie.

Et je le savais comme tout le monde d'ailleurs qu'Edward était entré dans son monde et qu'il l'avait blessé exactement comme ses proches avant ça. Certes ses parents, Quil Tanya et Dimitri n'avaient pas demandé à mourir, aucun d'eux ne l'avaient choisi mais pas Edward Cullen.

Lui il savait et pourtant il était quand même entré dans son monde et j'étais certain qu'Isabella devait penser exactement la même chose.

Et personne ne pouvait l'en blâmer.

PDV Bella

Il était libre.

Le message d'Aro était très clair. Il était resté pour entendre la fin du procès mais je connaissais déjà l'issu de la situation.

Je m'étais acharnée sur la mauvaise personne, maintenant je m'en rendais compte.

Oh à mes yeux il était coupable mais il n'était pas pour autant un meurtrier. Sa place n'était pas en prison.

Aro et Marcus avaient décidé d'engager le meilleur détective afin de retrouver James Nomades et lui faire payer la mort de Quil.

Quand à Tanya … je savais déjà et depuis longtemps, qu'elle était responsable de la mort de notre petit frère mais ce qu'elle avait fait, je crois que jamais je ne pourrais lui pardonner.

Ils avaient détruit ma vie.

Et lui

Si je voyais au moins un point positif au fait qu'il soit entré dans ma vie c'est que maintenant je savais que je n'avais pas construit un mur assez solide autour de moi.

Il m'avait trahi exactement comme toutes les personnes que j'avais laissé m'approcher. On ne m'y reprendrait plus. Jamais.

J'allais le revoir, je le savais.

Il allait détruire ma vie … une deuxième fois.


Alors vos avis ?

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Comme vous vous en doutiez Jacob a sorti Edward d'affaire ! Il est enfin libre ^^

Pour le prochain chapitre, petit bond dans le temps !

Passez une bonne semaine à bientôt !