Bonjour tout le monde !
Comme d'habitude ma première pensée est pour les revieweur et les lecteurs ; merci pour tout :). Voici le chapitre suivant, avec quelques explications sur la sélection du Serpentard ! N'hésitez pas avec les questions, bonne lecture.
J'avais l'impression d'être ivre, même si cet état m'était complètement inconnu. La respiration saccadée, je m'installais immédiatement sur une chaise lorsque j'en vis une. Par chance ce comportement passa inaperçu, car certains champions avaient opté pour le même choix. Cédric m'adressa un sourire encourageant pour manifester son contentement face à ma sélection, mais je ne m'en familiarise même pas.
J'essayais de comprendre, mais je n'y parvenais pas. Comment un bout de parchemin pouvait se tromper dans mon nom ? Dumbeldore avait tout de suite compris qu'il s'agissait de moi pourtant. Non, ce n'était pas une erreur, le contenu du message était très clair à mes yeux ; l'avertissement sonnait comme une menace. Perdu je passais une main dans mes cheveux, je crois que j'allais tomber malade, la nausée montait dangereusement.
-"Tu vas bien ?" S'inquiète Diggory.
Incapable de répondre, je me contente de lui faire un signe de tête affirmatif peu convaincant. Mes sueurs froides commençaient à me faire frissonner.
-"T'en fais pas, tout va bien se passer." Il tente de me rassurer.
Son esprit fraternel m'exaspère, mais je suis persuadé que si j'ouvre la bouche mon dîner s'en échappera. Je fourre mes mains dans mes poches pour que personne ne les voit trembler. Je ne réagis même pas lorsque la brute de Durmstrang se penche vers moi. Il saisit férocement ma nuque entre ses doigts, en me murmurant à l'oreille.
-"Mais c'est le petit asticot, je te préviens le minus, je n'hésiterrrai pas à te mettrrre hors jeux quand je te croiserrrai. Et ça ne serrra pas un petit maléfice de strangulation que je t'enverrrai."
Pour illustrer sa menace, Yannick resserre sa poigne. Avant que je ne puisse réagir, les organisateurs nous rejoignent, le garçon me relâche alors immédiatement. Personne n'avait expliqué les règles à cet arriéré ! Le but n'était pas d'attaquer ces adversaires durant la compétition, irrité je lui crache.
-"Casse-toi."
-"Fais gaffe à toi morrrveux." Il siffle en mimant le passage d'un couteau sous sa gorge.
Ne se rendant pas compte du comportement du Bulgare, Ludo Verpey s'approche du groupe des 25 candidats tout euphorique. Dumbeldore est présent toujours aussi imperturbable. Il y a aussi Mr Croupton, mais je ne vois pas mon père et la panique me gagne.
-"Re-Bonsoir jeunes gens ! Malgré l'absence temporaire de notre Directeur des Aurors, nous allons tout de même débuter avec les explications. Pas de panique ! Elles sont toutes simples. Je demanderai juste votre intention encore 10 petites minutes et ensuite vous pourrez retourner faire la fête avec vos camarades." Explique joyeusement Verpey.
Absence temporaire ? Où il était passé ? Il était parti au moment où j'avais le plus besoin de lui... Je n'en revenais pas qu'il me laisse tomber ainsi ! Merlin, étais-je le seul à comprendre la signification du message ? Mais non, il avait encore fallu qu'il face passer son boulot avant moi. Quand il s'agissait de ses petits Aurors il n'hésitait pas une seule seconde, sa famille en second plan. Encore une fois, en si peu de temps, je me sentais terriblement seul. À bout de nerf je cachais mon visage entre mes mains et focalisais mon intention sur la voix du commentateur.
-"Comme vous le savez vous allez devoir traverser quelques épreuves tout au long de l'année. La première se déroulera au mois de janvier, nous estimons qu'une préparation de deux mois entre chaque étape est nécessaire. Il nous est interdit de révéler en quoi consiste la première épreuve, mais la révision de toutes vos matières scolaires est primordiale ! Votre classement dans le tableau est personnel, mais votre place permet de cumuler des points pour votre école. Car rappelons qu'il s'agit du tournoi des écoles. Si vous en avez la possibilité, vous pouvez progresser en équipe, c'est d'ailleurs fortement conseillé. Au cours des différentes années nous avons pu observer diverses alliances entre les écoles. Aucune interdiction à ce niveau, mais n'oubliez pas qu'il n'y a qu'un seul vainqueur !"
L'homme a parlé encore quelques instants, mais je n'ai pas eu la force à écouter jusqu'au bout. Ma tête tourne, mes intestins se contractent dans mon ventre. Je ferme mon esprit afin de calmer mes angoisses. J'y étais presque parvenu mais soudain quelqu'un shoota dans mon pied.
-"C'est fini l'asticot, bouge toi que je puisse sortirrr."
Il avait parfaitement la place de passer, mais m'ennuyer le réjouissait au plus haut point. Hargneux, je me lève d'un coup, mais un peu trop vite. Le décor tangue et je commence à perdre l'équilibre. Mais Dumbeldore se matérialise à ma droite en posant une main sur mon épaule. Ce contact me stabilise entièrement et je reprends consistance. Mon inconfort est resté discret à mon grand soulagement, pas besoin que les autres m'aperçoive dans un moment de faiblesse. De plus, ce demeuré en aurait profité pour me bouffer.
-"Dites-moi, Mr Jedusor, vous auriez quelques instants, j'aimerais que l'on discute de nouveau de la métamorphose en source méridienne ?"
De la métamorphose en source méridienne ? Qu'est ce qu'il raconte ? Avait-il commencé à perdre la boule ? Mais son regard malicieux me convint du contraire. À mes yeux il s'agit d'une diversion, or dans mon état j'ignore si mes raisonnements sont toujours efficaces. L'homme ne reflète pas un danger direct, après tout il m'avait prévenu du problème ?
-"Bien sûre professeur Dumbeldore."
Dès que le sorcier retire sa main de mon épaule, la sensation de malaise refait surface immédiatement. Je traverse donc, la grande salle maintenant vide, derrière Dumbeldore. Je le suis pendant un moment à travers les étages et les couloirs dans un silence complet. Je ne comprends pas à quoi tout cela rime. Il me traîne depuis un long moment dans le château sans explication, puis perdant mon calme je me stoppe.
-"Écoutez, monsieur, je souhaiterai regagner ma salle commune, cette discutions peut certainement attendre un autre moment."
L'homme s'arrête lui aussi et se retourne pour me faire face. Il scrute les environs, peut-être attendait-il quelqu'un? Cette supposition ne me plaît pas du tout.
-"La métamorphose en source méridienne, n'existe pas n'est-ce pas ?"Je demande soupçonneux.
-"Non, désolé pour cette piètre excuse. C'est la seule excuse que j'ai trouvé pour que tu me suis."
-"Que je vous suis ?" J'interroge en sortant ma baguette dans mon dos.
La situation est idiote, non ? Mais je devenais lentement parano et ne faisais plus confiance à personne. Rien de plus normale, je savais que quelque chose se tramait.
-"Inutile de sortir ta baguette Coba, je ne suis pas ton ennemi." Reprends le directeur très confiant.
Je ne lui fais pas du tout confiance et c'est pour cette raison que je maintiens ma baguette en main. Alors, des pas résonnent derrière moi et je fais volte face, prêts à attaquer. Mais je reprends une grande bouffé d'air quand je reconnais mon père et range le bâton. Malgré ma rancœur à son encontre pour m'avoir abandonné je savoure sa présence rassurante.
-"Aucun problème ? Elle est en sécurité ?" Intervient alors Dumbeldore.
Mon géniteur répond positivement d'un mouvement sec du menton. Mais une certaine peur est encore visible sur ses traits. Le sorcier se retient de grimacer.
-"Bien, je propose que cette conversation se poursuive en privé."
J'ai tellement de questions. De qui il parle ? Dumbeldore savait pourquoi mon père s'était éclipsé à l'inverse de moi. C'était le comble, depuis quand il se confiait au vieux fou ? Je voulais protester, mais arrivé à ma hauteur, d'une main autoritaire dans le dos il m'oblige à suivre le directeur. Enfin dans le bureau, je m'autorise à demander avec reproche, mais discrètement, à mon père dans la langue des serpents.
-"Tu étais où ?"
Il allait me réprimander plus tard pour son utilisation, mais j'avais d'autres soucis en tête. Même son regard d'avertissement ne me perturbe pas.
-"Vérifier que ta mère ne courait aucun danger."
Brusquement je me dévisse le cou pour toiser le vieux sorcier. Il parlait fourchelang ? Une petite vérification près de mon père me confirma que lui était parfaitement conscient de ce fait.
-"Je possède juste quelques notions, je comprends uniquement des fragments." Répond le vieil homme à ma question silencieuse.
Je ravale la bille dans ma gorge. Je n'arrivais pas à tout comprendre et cette situation m'agaçait, ce n'était pas dans mon habitude. Quel était le problème avec ma mère ?
-"Comment cela aucun danger ?"
Les deux sorciers échangent un regard entre eux et cela m'agace profondément. Je me retiens de hurler contre eux.
-"Coba Serpentard-Brojën. Le premier est assigné à ton père et je pense ne pas me tromper sur le deuxième en affirmant qu'il appartient à ta mère." Commence Dumbeldore.
Je n'y avais même pas songé une seule fois. Mais cela paraissait évident. La menace ne m'était pas uniquement adressée. Ça me réconforta que mon père soit immédiatement allé vérifier l'état de ma mère, je lui pardonnais même de m'avoir abandonné dans une telle situation. Après tout il m'avait confié à Dumbeldore, non sans hésitation à mon humble avis.
-"C'est lui ?" Cracha mon père.
-"Je le crains, mais je souhaitais vérifier quelque chose avant. Coba voulais-tu participer à ce tournoi ?"
Lui !? Non pas encore, je me force à prendre une inspiration et réplique avec une pointe de colère.
-"Non ! Je déteste ces stupides concours. Vous aviez dit que l'on avait le choix !"
-"Je suis désolé, quelqu'un a pris ce choix pour toi."
-"Il n'y a aucun moyen d'annuler sa participation ?" Intervient Tom Jedusor.
-"Vous connaissez déjà la réponse. Mais il peut tout à fait éviter de concourir en déclarant forfait à chaque début d'épreuve. Cela serait d'ailleurs plus prudent." Explique Dumbeldore.
Pour être ensuite la risée de tout le monde, ça ne va pas la tête. Il n'en était pas question. Mon père semblait partager mon avis.
-"Vous êtes sûre qu'il s'agit de lui ?" Il réitère espérant être contre-dit.
-"Je reconnaîtrai cette écriture n'importe où. Il s'agit belle et bien de l'œuvre de Grindewald.'" Confirma mélancoliquement le directeur.
Angoissé, rapidement je prends place sur une chaise pour la deuxième fois de la soirée. Mon père m'avait appris à cacher mes émotions, or dans cette situation, j'en étais incapable, j'étais complètement vulnérable. Le trop plein de menace me terrorisais.
-"Pourquoi se dévoiler au risque d'être déjoué alors ?" Questionne mon père en me lançant un regard inquiet en biais.
-"Vous venez justement de le dire Tom, c'est un jeu auquel il a très envie de participer. Comme il nous l'avait signalé l'autre fois, les règles ont été lancés ; tout est permis."
Mon géniteur siffla rageusement tel un reptile. J'allais me réveiller, ce n'était pas possible, il s'agissait d'un cauchemars. Mon estomac me faisait souffrir.
-"Pourquoi ne pas s'en prendre à moi directement !" Propose le sorcier plein de haine.
-"Oh, mais c'est justement ce qu'il fait. La famille sera toujours la base des sociétés. En s'en prenant à votre garçon il vous provoque directement."
Je vais vraiment vomir. Il faut que je respire lentement.
-"Utiliser mon fils pour m'atteindre ? Vraiment, alors pourquoi avoir ajouté joyeux anniversaire ? Il me semble que ce point directement Coba." Souligne Tom.
Malgré mon état je discerne une hésitation. Dumbeldore rassembla ses longues mains devant son visage et prend le temps de répondre.
-"Cette partie du message m'est adressé." Répond calmement l'homme aux lunettes demi-lune.
Il y a un moment de flottement : mon père et moi ne sommes pas dupe.
-"A quoi vous jouez ?" Susurre dangereusement mon géniteur.
-"Il s'agit d'une hypothèse, Tom, dont il ne vaut mieux ne pas partager avec vous pour le moment. Pour votre propre sécurité."
Voilà exactement les mots qu'il fallait éviter de prononcer devant Tom Jedusor. Pour sa propre sécurité. Cette situation n'arrangeais en rien mon malaise et je me sentais de plus en plus mal. Des crampes et des brûlures dans le ventre m'empêchaient de faire bonne figure.
-"Vous me cachez quelque chose ?"
-"Au risque de vous mentir, je préférai conclure qu'il ne s'agit pas du bon moment pour partager cette information."
Le directeur des Aurors s'avance d'un pas inquiétant.
-"J'ai mené à bien votre pathétique ordre du phénix et vous ne déniez même pas de m'informer d'une de vos découvertes !" Rugit le sorcier.
-"Faites-moi confiance Tom, vous serez le premier averti en temps voulu, mais je vous conjure de patienter, je crois que vous avez un problème plus important pour le moment."
J'eus un mauvais pressentiment, cette découverte précieusement gardée me concernait-elle ? Car à l'évidence au vu du regard appuyé sur ma personne ; ma présence dérangeait.
-"Je suis désolé, mais le mieux que vous pouvez faire pour le moment et de préparer convenablement votre garçon aux épreuves qui l'attendent. Je sais que l'entre-aide est compliqué pour vous. Essayer juste de dépasser ce blocage." Continua le directeur.
-"Et comment a-t-il peut s'introduire dans le château ? La coupe de feu n'est-elle pas censée être en sécurité ici ?" Élude Tom.
-"J'ai l'intime conviction que quelqu'un a dû l'aider. Mais Geller est un sorcier très intelligent, rusé, il s'évertue à toujours me surprendre un peu plus."
Finalement, nous étions en sécurité nulle part. Je sens un craquement dans mon ventre et je me lève vivement vers mon père pour lui demander à partir.
-"Papa, s'il te plaît, je ne me sens pas très …"
Au moment de prononcer le dernier mot un filet de sang s'échappa de ma bouche. D'un geste habile mon père me rattrapa avant que je tombe dans les vapes.
Je ne me rappelle pas du tout exactement, mais je suis passé par la case Sainte-Mangouste. Apparemment les médecins avaient conclu que j'avais subis un grand état de stresse sur une période trop importante. C'était les conséquences qui m'avaient conduit à un ulcère à l'estomac. Un peu jeune pour une telle chose, les spécialistes exigèrent un repos immédiat. Poudlard n'étant pas exactement l'endroit propice à une telle rémission, j'ai pu exceptionnellement séjourner quelques jours chez moi.
Dumbeldore avait annoncé un problème familial à mes camarades. Ainsi personne ne m'embêterait à propos de mon incapacité émotionnelle à me contrôler. Toutes les potions calmantes et d'anti-douleur qu'on m'avait administré m'avait rendu tout drogui. Ainsi lorsque mon père me ramena chez moi, j'eus même la force à plaisanter en signalant à ma mère qu'elle pouvait désormais me souhaiter mon anniversaire de vive voix. Mais bizarrement elle ne trouva la plaisanterie pas bonne du tout...
Corrigé le 31/12/2015
Disclaimer ; tout l'univers d'Harry Potter appartient à Jk Rowling, seul quelques personnages originaux m'appartiennent.
