Chapitre
36 : Stupides Sacrifices.
Pratiquement
un mois s'était écoulé depuis qu'Harry avait
trahi Soazick. Celui-ci faisait tout pour qu'elle ne remarque rien.
Il évitait son regard pour qu'elle ne puisse pas lire dans
son esprit. Harry s'entraînait tous les jours à
l'occlumancie.
Cacher sa trahison à sa petite amie était un combat de tous les jours. Pendant les cours particuliers de Soazick, les exercices donnés épuisaient Harry, fermer son esprit devenait plus dur. Les tête-à-tête avec Soazick devenaient des supplices, et pire que tout, Harry ne pouvait pas se confier à qui que se soit.
Soazick était une trop bonne légilimens. Harry avait même envisagé de se confier à Malefoy, mais lui, malgré son talent d'occlumens ne se serait pas privé de tout rapporter. Malgré tout ça, Harry n'envisageait pas une seconde de rompre, bien au contraire… Cela aurait pourtant été plus simple.
Enfin les vacances de Noël étaient arrivées. Deux semaines sans Soazick, Harry allait enfin pouvoir se reposer. Il était convenu que le trio passerait la première semaine de vacance au Terrier et la seconde Square Grimmaurd.
Harry et Ron déballaient leurs affaires dans la chambre de Ron.
–Harry, dit Ron embarrassé, il faut que… non rien.
- Quoi ? demanda Harry intrigué.
- Rien… oublie ça, dit Ron.
- Non, je t'écoute, insista Harry.
- C'est Hermione, dit Ron en tournant le dos à Harry.
Enfin, songea Harry, il va se décider…
- Elle… elle m'a encore fait le coup, je ne m'en suis aperçu qu'après, dit Ron.
- Quel coup ? demanda Harry.
- Tu sais bien, dit Ron, elle se débrouille pour que je l'invite à la maison et que j'ai l'impression que ça vient de moi. J'allais
l'inviter de toute façon, mais elle s'y est pris depuis le mois de novembre. Elle ne veut pas retourner chez ses parents. L'année dernière je n'ai pas pu l'inviter à cause de Lavande…
Pas encore, pour cette fois-ci, songea Harry.
- Il faudrait peut-être lui en parler, dit Harry, à la fin de l'année, il faudra bien qu'elle rentre chez elle, quoique je veux bien qu'elle vienne vivre Square Grimmaurd…
- Ne lui dis pas ça tout de suite, il faut d'abord voir ce qu'elle veut, dit Ron inquiet.
- Ginny pourrait peut-être se charger de la faire parler, dit Harry, elle se débrouille bien.
- Oui Ginny, dit Ron pensif.
Tous les deux descendirent à la cuisine pour mettre la table avec les filles.
- Fred et Georges ne vont pas tarder, ils vont déjeuner avec nous, dit Mrs Weasley.
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Après le repas, Mrs Weasley laissa ses enfants, Harry et Hermione débarrasser la table.
- Alors, vous avez une nouvelle invention ? demanda Ginny aux jumeaux.
- Oui, une poudre, dit Fred.
- Et qu'a-t-elle de particulier, cette poudre ? demanda Ron.
- Elle fait pousser des arbres en trois secondes et n'importe où, dit Georges.
- Ça fait plusieurs mois qu'on travaille dessus, dit Fred, mais on a eu une commande un peu spéciale à la rentrée et on a pris du retard dans nos autres inventions.
- Quelle commande ? demanda Ginny.
- Faite par l'une de vos profs, dit Fred, très jolie d'ailleurs, vous savez si elle a quelqu'un ?
- Euh… Fred, dit Georges avec un sourire, t'es sûr que t'oublies rien là ?
- Elle n'est pas là, dit Fred en jetant tout de même un regard derrière lui.
- Qui ça ? Gloussa Ginny.
- Angélina, dit timidement Fred, sinon vous savez si elle a un petit ami, Soazick ?
- Aucune idée, dit Ginny en regardant ses doigts.
- Elle serait bien pour toi, dit Fred à Georges.
- Pour moi ? demanda Georges surprit.
- Oui pour toi, si tu ne veux pas mettre qui que ce soit en danger, avec elle t'as pas de problème, elle est déjà en grand danger…
- Pitié ne recommence pas, dit Georges exaspéré, pas aujourd'hui.
- C'était quoi cette commande, interrompit Hermione.
- C'est top secret, répondit Georges.
- Allez ! Poussa Ginny, dites-le nous.
- Soyez sympa, on ne le répétera pas, dit Ron.
- Non, non, dit Fred ferme.
- Oh, s'écria soudain Hermione.
- Qu'est-ce qui t'arrives ? S'inquiéta Ron.
- Les trois concepteurs, c'était Soazick et vous, dit Hermione.
- Quoi ? demanda Ron.
- Le collier des prisonniers ? demanda Ginny.
- On va se faire engueuler, dit Fred à Georges.
- Je le crains, répondit Georges, au moins maintenant, Ron sait qu'il n'est pas le seul Weasley à jeter des sortilèges impardonnables.
- Bon nous on va faire un tour au village, dit Fred.
- Pourquoi ? demanda Georges.
- Parce que ça fait des mois que tu déprimes et qu'il n'y a qu'en revoyant ta moldue vendeuse de journaux que tu pourras oublier ton stupide sacrifice, dit Fred.
Fred se plante complètement, songea Harry, c'est le contraire plus il va la voir plus il va vouloir la protéger. Seule la défaite de Voldemort peut changer les choses.
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Harry prit du bon temps au Terrier, lui et Ron avaient parlé de leurs inquiétudes au sujet d'Hermione à Ginny. Visiblement Ginny était au courant du problème depuis plusieurs années, elle et Mrs Weasley n'avaient jamais réussi à savoir ce qui n'allait pas.
- Vous devriez demander à Soazick, dit Ginny, elle maîtrise la légilimancie je crois ! Moi j'ai pas osé lui demander, mais l'un d'entre vous peut-être…
Harry regarda Ginny s'éloigner. Savait-elle que lui et Soazick étaient ensemble ?
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Pour le repas de Noël, Mrs Weasley avait invité la famille Weasley au grand complet, seul Percy n'était pas venu.
- Et il avait l'air d'aller bien ? demanda Mrs Weasley à Harry pour la quatrième fois.
- Très bien, répondit Harry.
Harry avait encore vu Percy lors de ses visites mensuelles au Ministère. Et Mrs Weasley ne cessait de l'interroger sur son troisième fils.
- Et son travail ? demanda Mrs Weasley à Harry.
- Il a l'air de beaucoup l'aimer, dit-il, il a de l'ambition, ça se sent…
... À sa manière de lécher les bottes, songea Harry.
- Et toi qu'est-ce que tu fais au Ministère ? demanda Mr Weasley qui avait enfin pu revenir au Terrier pour quelques heures. Je sais que tu as vu Mondingus et que tu t'es fait enregistrer côté moldu, mais sinon que fais-tu durant des heures au Ministère ?
- Je ne peux pas vraiment le dire, dit Harry, disons que pour le moment j'aide Soazick… en ce moment je consulte des archives.
Lorsque Harry avait prononcé le nom de Soazick, Ginny avait gigoté sur son siège.
Il faut que j'aie une petite conversation avec Hermione, songea Harry en regardant Ginny en coin.
- Comment va Soazick ? demanda Fleur, elle n'a pas voulu venir à notre mariage parce qu'elle n'aime pas les affluences de sorcier en un même endroit. J'ai trouvé très drôle qu'elle accepte de travailler à Poudlard.
- Elle va bien, dit Harry en gardant Ginny dans son champ de vision.
- Elle fait semblant, dit Bill, vous l'avez vu à Halloween ? Sérieuse et tout, elle n'était pas du tout comme ça avant, elle était moins… enfin plus…
- Insolente, compléta Harry.
- Oui, s'est ça s'écria Bill, comment tu le sais ? Elle te l'a dit ?
Harry se rendit compte trop tard de son erreur, tout le monde le regardait, intrigué.
- Ça se devine, répondit vaguement Harry.
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En tout cas, dit Fleur, la mort de Dumbledore a tout changé.
J'étais la seule sorcière qui connaissait bien
Soazick à ce moment-là, en dehors de Dumbledore.
Evidemment c'est moi qui suis allée lui annoncer la
nouvelle. Dès qu'elle l'a su, elle a émis une sorte
d'onde magique qui a tout renversé, elle a arraché
plusieurs arbres et je suis tombée par terre. J'ai dû
l'aider à rentrer chez ses parents, elle ne voulait pas
venir ici comme vous l'aviez proposé, ses parents ont été
très surpris de son état, je leur ai dit qu'elle
avait un chagrin d'amour, ils ne savent toujours pas qu'elle est
une sorcière et il vaudrait mieux éviter de les mettre
au courant maintenant, ils feraient une crise cardiaque, ils sont
très vieux, on dirait plutôt ses grands-parents…
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Elle est toujours fragilisée, dit Mr Weasley, c'est ce que
McGonagall a dit. Par contre pour les combats on dirait plutôt
le contraire… Rien qu'à Halloween elle a levé un
puissant enchantement en même pas trois secondes, c'était
impressionnant. Elle parvient à sentir les sorts qu'un
blessé a reçus rien qu'en le regardant, comme la
petite Lovegood…
Quelques regards se tournèrent vers Ron.
Depuis le début des vacances tous les Weasley regardaient Ron
avec inquiétude, ce qui l'agaçait au plus au point.
Il avait confié à Harry qu'il avait hâte de
partir Square Grimmaurd pour y échapper.
Il y a quelques jours j'ai vu un sketch de Dandy Boon, sur les postes, et comme je devais y envoyer Harry à la poste, j'ai été inspirée pour faire un petit passage inutile à l'histoire mais qui me fait plaisir.
