Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf ceux qui sont de ma création et qui ne vous disent rien. Le disclaimer habituel quoi !
RAR :
Princesse d'Argent : merci merci pour tes commentaires, ils me font vraiment très plaisir. Je suis ravie de voir que ma fic te fasse rire. Voilà la suite !
Kimiko : manque de respect envers grand-papa ? Non, pas tant que ça, il ne fait que payer. lol Je te remercie pour ta review !
Sybylle : mici mici !
Kagomesamashmu : un Yumi/Bryan ? Oui, c'est possible. Tout est possible avec moi, mais je réserve encore bien des surprises. Oui, oui, Kai fait tout ça pour faire ch son grand-père, mais ça, tout le monde l'avait bien compris je crois. Alors voilà la suite et amuse-toi bien.
Sungirl : pardon, j'ai dû faire une faute de frappe en t'appelant Sungril. lol Pardon ! Hilary/Gareth, oui. Ils sont chous, je les aime bien. Et pour le Yumi/Bryan, je sais pas, peut-être. mdr Tu verras bien !
Kairi : mais voui, tu auras du Iris/Kai dans le chapitre 36, t'en fais pas. Même si je mets très longtemps à mettre mes chapitres, mais c'est pas trop ma faute, j'ai beaucoup de travail. Mais je fais des efforts, promis ! Alors pour l'instant, contente-toi de ce chapitre que j'ai eu tant de mal à écrire à cause du manque de temps.
SMS : pauvre grand-papa ? Tu délires, il l'a bien cherché aussi ! Vi, ça va chauffer avec les Demolition Boys et Yuna, mais tu vas voir, ça va être marrant. Rien de bien méchant. Enfin, rien de méchant jusqu'à ce que ça tourne mal. Tu verras bien. Oui, tu peux encore espérer pour Kai et Iris, même si ça sera dans très longtemps. Bah, je les aime bien aussi, et puis, comme je vais faire une 4è partie, vaut mieux qu'ils soient ensemble ne ? Merci !
Marian : oui, je continue !
Littleange54 : Yumi n'est pas amoureuse de Bryan non. Enfin, peut-être pas encore. Faudrait voir. Non non, je vire pas pépé de la maison, c'est trop drôle avec lui. Alors il va rester bien sagement et je vais encore le martyriser. Ah non, pardon, c'est lui qui martyrise les pauvres jeunes. mdr
'TiteKai : oui oui, Kai et Iris vont se remettre ensemble. Pourquoi toujours la même question ? Faut être patient dans la vie que diable ! Merci pour tes encouragements, ça me touche beaucoup ! Alors voici la suite que tu attendais sûrement.
Ridelliz : Demolition Boys fout-la-merde ! Ouais, pas mal comme nom ! Et oui, je sais qu'ils deviennent tous zentils dans la saison 3, même si je l'ai pas vu. La mort ! -- Oui, du Kai/Iris pour très bientôt, faut être patiente, c'est tout ! Même si ze le suis pas touzours ! Voilà, tu vas voir dans ce chapitre quel choix vient du coeur.
Dr.robotnic : ah, Larry, Larry, toujours égal à toi-même ! Voilà la suite, amuse-toi bien ! Merci pour tous tes encouragements, ça m'aide à avancer dans l'écriture de ma fic !
Rappel des personnages :
Les Blade Breakers :
Tyson, spectre Dragoon, 17 ans
Max, spectre Draciel, 18 ans
Ray, spectre Driger, 19 ans
Kai, spectre Dranzer, 20 ans
Kenny, cerveau du groupe avec Dizzi, 17 ans
Stanley Dickenson, manager des Blade Breakers
Les Ailes de la Victoire :
Marina, spectre Gryffy, 17 ans
Tamara « dite » Tammy, spectre Skyler, 18 ans
Lia, spectre Ange, 19 ans
Iris, spectre Pégase, 19 ans
Alan Lowell, manager des Ailes de la Victoire, 30 ans
Les White Tigers :
Gary, spectre Galzzy, 19 ans
Kevin, spectre Galman, 18 ans
Mariah, spectre Galux, 19 ans
Lee, spectre Galeon, 20 ans
Les All Starz :
Eddy, spectre Trypio, 20 ans
Steve, spectre Tryhorn, 20 ans
Michael, spectre Trygle, 20 ans
Emily, spectre Trygator, 19 ans
Judy, manager des All Starz, âge inconnu
Les Red Dragons :
Ben, spectre Zagath, 18 ans
Alex, spectre Cicéron, 18 ans
Peter, spectre Sisyphe, 18 ans
Kurt, spectre Roch, 20 ans
Les Blade Killers :
Paul, spectre Katastroph, 19 ans
David, spectre Kris, 19 ans
Zack, spectre Kobra, 19 ans
Jason, spectre Killer, 20 ans
Les Saint-Shields :
Dunga, spectre Vortex Up, 18 ans
Joseph, spectre Vanishing Mout, 16 ans
Mariam, spectre Shark Crash, 16 ans
Ozuma, spectre Flash Léopard, 17 ans
Autres personnages :
Shana, 19 ans, on ne sait pas ce qu'elle veut
Huê Nam, spectre Galis, 15 ans
Eliane, morte
Bobby, en prison
Hilary, amie de Tyson, 17 ans
Yuna, amie de Hilary, 17 ans
Yumi, soeur jumelle de Yuna, 17 ans
Matt, ami de Hilary, 17 ans
Gareth, ami de Hilary, 17 ans
Jordan, frère d'Iris
Yakami, meilleure amie de Tyson, 16 ans
Nick, ami de Tyson, s'occupe de Yakami, 16 ans
Briana, morte
Kimberly « dite » Kim, recueillie par Monsieur Lowell et Lia quand elle était en danger, 28 ans
Meagan, petite fille qui était avec Kim, 7 ans
Amy, soeur de Zack, 7 ans
Flora, soeur de Lia, 28 ans
Camille, domestique de Kai, 15 ans
Chapitre 35 : Un choix qui vient du coeurDavid arriva assez tard. Il devait être 23h. Il se dirigea chez lui. Il habitait à Cambridge dans une grande maison. Quand il y arriva, tous les volets étaient clos et la maison, plus sombre que jamais. David ressentit une douleur lui enserrer la poitrine. Son père et sa grand-mère avaient été les derniers à vivre dans cette maison. A présent, celle-ci lui appartenait.
- Que vais-je en faire ? se demanda-t-il, mélancolique.
Il sortit ses clés et ouvrit la porte. Tout était plongé dans l'obscurité et David remarqua une faible lumière venant de la chambre de son père. Il fronça les sourcils et entreprit de s'y rendre. Il passa sa tête par l'entrebâillement de la porte. Il s'exclama, soulagé :
- Monsieur Spring !
Celui-ci se retourna. Monsieur Spring était un vieil homme, ami de très longue date de la famille de David. Il avait des cheveux grisonnants et des yeux bleus, à présent ternes et tristes. Il portait des lunettes aux épaisses montures rouges qui ne lui allaient pas du tout mais peu importait.
- David ? Mais que fais-tu ici mon garçon ?
- Je suis venu pour me recueillir sur la tombe de mes parents et grands-parents. Et mes deux petits frères. . .
- Pauvre enfant. Comme tu dois souffrir. Assieds-toi, je vais faire un peu de thé pour te réchauffer. Il fait très froid ici, je ne voudrais pas que tu attrapes un mauvais rhume.
- Monsieur Spring, que faites-vous ici ? Répondez-moi.
Le gentil monsieur regarda gravement David puis soupira.
- Tu dois savoir que cette maison t'appartient.
- Oui.
- Mais il y a une chose que tu ignores.
- Quelle est-elle ?
Monsieur Spring hésita. Finalement, il lui tendit une feuille de papier.
- C'est le testament de ton père et de ta mère.
- Ma mère ? Mes parents ont divorcés, ils n'avaient plus rien à faire ensemble. Surtout un testament.
- C'était bien avant ta naissance.
- Alors ils m'ont caché des choses ?
- Lis ce testament et tu comprendras.
David posa les yeux sur la feuille. Il la parcourut attentivement des yeux et son coeur battait de plus en plus rapidement. Comment était-ce possible ? Il posa lentement la feuille sur la table et s'assit sur le lit, ses jambes ne le portant plus.
- Mais comment. . . Spring, je ne comprends pas ! Pourquoi m'avoir caché ceci ! Jusqu'à maintenant ! Je suis trop jeune, j'ai le Beyblade, j'ai mes amis. . . Je ne peux pas gérer tout ça. . .
- Tes parents comptent sur toi David.
- Non, ils ont été égoïstes. Je ne veux pas. Je ne PEUX pas.
David avait appris qu'il était à la tête d'une immense fortune. Ses parents avaient fait fortune dans la restauration. David possédait à présent deux restaurants à New York, deux en France, à Marseille, et un en Chine.
- Cinq restos. . . CINQ RESTOS ! Spring, je ne pourrais pas.
- Demande à quelqu'un de s'en occuper.
- Vous !
- Tu n'y penses pas, je suis bien trop vieux. Pourquoi ne pas demander à ta jeune amie ?
- Je ne sais même pas où elle se trouve. Ecoutez, soyez sympa quoi ! Je peux pas moi, c'est trop pour moi ! Je déteste ces testaments ! Je les hais !
- Ne sois pas si amer.
- Méeuh ! Je savais même pas qu'on avait des restos éparpillés un peu partout dans le monde. Si ça se trouve, j'y ai déjà mangé et que je le savais même pas. C'est quoi déjà le nom ?
- The United Kingdom.
- Ouais. . . Pas vaniteux du tout, les gens. . .
- Ils ne servent que des spécialités anglaises.
- Servaient, rectifia David. Ils servaient, ils ne servent plus. Et puis je sais pas cuisiner.
- Ce n'est pas ce qu'on m'a dit.
- On vous a dit n'importe quoi.
- Tu es un vrai cordon-bleu, David.
- On va dire que je me débrouille.
- Trouve-toi une femme.
David s'étrangla.
- Jamais ! J'ai encore toute la vie devant moi. Je suis trop jeune.
- Tu es encore puceau ?
Là, David ne s'étrangla pas, il était carrément mort étouffé.
- Qu'est-ce que c'est que ces questions ! Spring, je ne trouve pas ça drôle !
- J'essaie seulement d'analyser ta situation. As-tu une petite-amie ?
- Non !
- Un petit-ami ?
- Je ne m'appelle pas Zack ou Jason !
- Alors tu ne l'as jamais fait ?
- Non !
- Tu es puceau !
- Oui !
Spring afficha un grand sourire satisfait.
- Je vais vous tuer, Spring !
L'homme sourit, imité par David.
- Nous verrons cette histoire demain. Tu dois être fatigué, repose-toi.
- Oui, vous avez raison. A demain.
David se retira dans sa chambre. Il alluma la lumière.
- Rien n'a changé. Merci papa de n'avoir touché à rien.
Il prit une peluche représentant un chaton. De nombreuses personnes l'auraient traité de fillette, mais c'était le seul souvenir qu'il lui restait de sa mère excepté le pendentif qui reposait sur le bureau. « Quand tu trouveras la personne avec qui tu choisiras de partager ta vie, tu lui offriras ce pendentif. » Telles furent les paroles de sa défunte mère.
- Oui, maman. Je le lui donnerais si j'en ai le courage.
Il alluma sa lampe de chevet et éteignit celle qui éclairait toute la chambre. Il prit le pendentif du bout des doigts et l'examina longuement. Il représentait la Vierge Marie, priant. Au niveau du coeur, se trouvait un petit diamant. Aussi minuscule soit-il, il illuminait tout le bijou par sa beauté.
- Merci maman.
Il serra l'objet dans sa main, s'allongea sur le lit et éteignit la lampe. Il ne se couvrit pas de la couverture, malgré le froid qui régnait. La simple présence du pendentif suffisait à le réchauffer. Dans cette chambre, il y avait tout l'amour qu'on lui avait offert jusqu'à aujourd'hui. Et cet amour était sur le point de disparaître. David ne le voulait pas, il voulait garder pour toujours cette chaleur, si douce. C'était sa lumière, celle qui le guidait toujours. Sans elle, qu'allait-il devenir ? C'était injuste. La vie lui avait ôté toutes les personnes qui comptaient le plus pour lui. Toute sa famille. Tous. . . Morts. Emportés par la vie. David n'attendait plus rien de la vie. Il n'avait plus personne. Plus personne pour l'aimer, plus personne à aimer. Il ne croyait plus aux miracles. Tant pis s'il se détruisait petit à petit. Son coeur ne supportait plus la tristesse qui le minait de jour en jour. Pour qui combattait-il, pour quoi vivait-il ? C'est sur cette dernière pensée qu'il s'endormit, laissant deux sillons argentés sur ses joues. . .
David se réveilla très tôt. Il était à peu près six heures quand il ouvrit les yeux. Il se leva, prit une douche et ressortit, vêtu d'habits propres. Il allait partir quand son regard se posa sur le pendentif. Il n'hésita qu'un court instant et le prit avec lui. En passant devant la chambre de son père, il vit Monsieur Spring qui dormait d'un sommeil agité. David le laissa dormir. De toute façon, il était bien trop tôt. Il sortit lentement de la maison et ferma la porte. Il se dirigea vers le cimetière et trouva aisément les trois pierres tombales : ses parents, ses grands-parents et ses deux frères, toutes les trois côte à côte. David voulait être enterré avec ses deux petits frères, c'était sa seule volonté. Il s'agenouilla devant les tombes et pria en silence. Il se releva et resta quelques minutes à observer les tombes.
- Tout le monde les aimait, intervint une voix.
David se figea. Il se retourna lentement. Une jeune fille aux cheveux châtains mi-longs et aux magnifiques yeux bleu-nuit se tenait devant le jeune homme. Elle avait croisé les bras sur sa poitrine pour se protéger du froid. Son visage était fermé et triste.
- Bonjour David.
- Holiday. . .
- Je suis surpris, je croyais que tu m'avais oublié.
- Jamais je ne t'aurai oublié David. Tu n'étais pas à l'enterrement, j'étais triste de ne pas te voir.
- J'avais énormément de choses à faire.
- David. Tout le temps où tu étais parti, j'étais avec ton père et ta grand-mère.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Parce que je ne voulais pas te faire de peine. Nos relations ont souvent été houleuses, tu te rappelles ?
- A présent, c'est différent. Nous avons grandi Holiday. Nous n'avons plus quinze ans.
- Et pourtant, tu es toujours le même.
- J'ai changé.
- L'as-tu seulement voulu ? David, sais-tu au moins ce que tu as fait ? Tu as détruit ta famille. Tout ça est de ta faute. Méprise-moi si tu le veux, mais j'ai raison même si tu ne veux pas l'admettre. Ton père te réclamait sans cesse ; mais toi, tu préférais rester avec tes toupies et tes amis.
- Je n'avais pas le choix.
- Non, évidemment. Ton père est mort sous mes yeux. Il m'a fait promettre une chose ; celle de prendre soin de toi. Et puis, tu es venu à moi.
- Es-tu au courant pour mon héritage ?
- Oui.
- Alors je suis le premier concerné mais le dernier au courant.
- Tu croyais peut-être que c'était facile de garder ce secret pendant plusieurs années !
Holiday se plaqua une main sur ses lèvres, réalisant son erreur. David tourna des yeux remplis de colère vers elle.
- Tu le savais ! Tu le savais et tu ne m'as rien dit ! Depuis quand est-ce que ça dure ?
- David. . .
- Réponds-moi !
Holiday détourna son regard.
- Deux ans, bientôt trois. Ta mère me l'a dit avant qu'elle ne meure.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit !
- Parce qu'elle m'avait demandé de ne rien te dire ! Je ne pouvais pas trahir sa dernière volonté ! Essaie de comprendre !
David la prit aux épaules.
- Holiday, nous étions amis.
Elle secoua lentement la tête.
- Non, David. Nous n'avons jamais été amis. Tu me détestais, tu ne te souviens pas ? Tu n'arrêtais pas de m'humilier. Tu as peut-être oublié, mais pas moi. Tu n'as pas idée du mal que tu m'as fait.
- Nous étions si jeunes à l'époque.
- Nous avions quatorze ans quand j'ai perdu ma mère. Et tu as été le premier te moquer de moi.
- Alors pourquoi es-tu restée à mes côtés ?
- Parce que tu as été le seul à me comprendre par la suite. En grandissant, tu as tellement changé. Tu as compris ce qui était mal et ce qui était bien. Et puis, je suis tombée amoureuse de toi. Mais tu as dû partir. A ce moment-là, j'ai fait le point sur ma vie avec toi, depuis qu'on s'est connu. . .
Flash-back
Une jeune fille sortit de la voiture bleue, garée dans l'allée depuis une bonne heure. Elle devait avoir onze ans. Elle avait un sage carré châtain et des yeux bleu-nuit apeurés. Puis, elle entendit des cris d'enfants en train de s'amuser. Trois enfants, une fille et deux garçons, passèrent devant elle.
- Eh ! interpella la fille. Regardez la nouvelle !
Tout de suite, l'étrangère recula.
- Comment tu t'appelles ? demanda un garçon blond aux yeux verts.
- Holiday. . . répondit timidement la petite.
- Holiday ? C'est un nom ça ?
Ses deux copains rirent et partirent. Holiday les regarda s'éloigner en soupirant.
- Holiday, que fais-tu seule ? Allez, rentre dans la voiture, nous repartons.
Dans la voiture à nouveau, Holiday se posait de nombreuses questions.
- Papa, maman, j'en ai marre de tous ces déménagements.
- Ne t'en fais pas ma chérie, c'est le dernier que nous faisons.
Enfin ! Elle pourrait avoir de vrais amis. Mais elle s'adaptait très mal à sa nouvelle vie. Dans son école, elle ne recevait que des insultes et se retrouvait souvent seule pour les travaux de groupe. Les professeurs ne comprenaient pas et ne faisaient rien pour la mettre à l'aise. Un jour, son père avait fait un scandale comme quoi sa fille n'était pas traitée avec tous les égards qui soient et que les professeurs étaient incompétents. Depuis cet éclat, c'était pire. Tous ses camarades continuaient de l'embêter.
- Eh Holiday ! Ça va, tu t'en sors toute seule ?
- La ferme David ! Moi, au moins, j'arrive à faire ce travail toute seule alors que vous, même à trois dessus, vous n'y arrivez pas !
Cette remarque déplut à David, mais le pire, c'était qu'elle avait raison. Il ne put rien dire. Le professeur s'approcha de ses élèves.
- Alors ? Holiday, tu y arrives ?
- Oui, monsieur.
- Monsieur, Holiday recopie sur Johnny ! s'écria David.
Le professeur lança un regard sévère à Holiday.
- Tu viendras à la fin de l'heure Holiday.
La jeune élève fusilla David du regard. Il avait un mauvais sourire sur les lèvres. A la fin de l'heure, Holiday se présenta devant le bureau de son professeur.
- C'est pas vrai monsieur, David ment !
- Je sais Holiday. David n'est pas méchant mais il ne faut plus te laisser faire. Ce garçon a des problèmes en ce moment, il faut le comprendre.
- Et alors ? Moi aussi j'en ai, mais je ne fais pas souffrir les autres. David et ses copains n'ont pas arrêté depuis que je suis ici. J'n'en peux plus.
- Essaie de faire le vide en toi. David commande tout le monde ici, mais il cache peut-être un lourd secret.
Depuis ce jour, Holiday ne voyait plus David comme un imbécile fini, mais comme une brute sans cervelle. La différence ? Il n'y en avait pas ! Toutes les années suivantes, ils se retrouvèrent toujours dans la même classe, et David ne s'arrangeait pas. Enfin si. . . il était l'un des meilleures élèves avec Holiday et deux autres élèves modèles. Il se moquait tout le temps d'elle. Et puis un jour, elle était venue en pleurs. Elle était tellement épuisée qu'elle dormait presque en classe, sans s'arrêter de pleurer. Ses professeurs avaient bien essayé de savoir mais sans succès. Peu après, tous apprirent la terrible nouvelle : sa mère était décédée.
- Oh, t'as perdu ta maman ? Mais c'est pas grave ça, il te reste ton papa ! se moqua David.
- Ferme-là, tu ne sais pas ce que je peux ressentir !
- Mais j'y pense ! Comment se porte ton père ? Mal, je suppose. Le pauvre ! Tu sais, il peut se suicider.
- Tu dis n'importe quoi ! Papa ne me laisserait jamais seule !
- C'est ce que tu crois. Qui voudrait s'occuper de toi ?
- La ferme !
- Tu es seule à présent !
- Tais-toi, j't'en prie. . .
Elle laisse couler ses larmes à flots, ses mains, plaquées sur ses oreilles. David sut qu'il était allé trop loin cette fois. Personne ne méritait ceci, David le savait bien. Alors pourquoi s'était-il moqué ainsi d'elle, la faisant encore plus souffrir ? Il partit se rasseoir. Son professeur se logea devant lui.
- David ?
- Oui, mademoiselle ?
- Tu es collé toute la semaine, de 17h à 18h. Tu devrais avoir honte.
Puis, elle partit. David admit, pour une fois, qu'il méritait cette sanction. Mais quelque soit la punition, rien n'effacerait la douleur que ressentait Holiday. Un soir, en rentrant de sa cinquième heure de colle, il aperçut la jeune fille, assise au bord d'un petit lac. Avec le froid qu'il régnait, elle n'avait pas un manteau sur elle. David s'approcha.
- Salut.
Elle ne se retourna même pas.
- Je voulais m'excuser. J'ai vraiment été odieux.
- Ça sert plus à rien. Le mal est fait.
- Tu devrais rentrer. Il fait froid et tu n'as presque rien sur toi.
- Et alors ? Depuis quand tu te soucies des autres ? Laisse-moi.
- Tu ne veux pas m'excuser ?
- Non.
- Comme tu voudras. Je peux au moins rester avec toi ?
- Non.
Il soupira.
- Tu vas attraper froid.
- J'm'en fiche. Laisse-moi tranquille !
- Très bien.
Il se leva mais avant de partir, il enleva son écharpe et la mit autour du cou de Holiday. Elle ne réagit pas. David partit sans un regard en arrière.
- Merci. . . murmura la jeune fille.
Depuis ce jour, David ne se moquait plus de la jeune fille mais ils ne parlaient plus. Un jour pourtant, Holiday se présenta devant lui avec son écharpe blanche soigneusement pliée.
- Tiens. Je ne t'ai pas remercié pour l'autre soir alors. . . merci.
Le jeune garçon regarda l'écharpe puis posa son regard sur Holiday. Il haussa les épaules.
- Tu peux la garder, j'en ai d'autres.
Holiday afficha un sourire triste.
- Merci. Je peux te poser une question ?
- Je t'en prie.
- Pourquoi es-tu si gentil avec moi ?
- Parce que je ne te déteste pas. Et puis. . . il faut bien que je me fasse pardonner de toutes mes erreurs. Cela fait quatre ans qu'on se connaît, et je t'ai déjà fait tant de mal. Je sais que rien ne pourra effacer la douleur de quatre années ; mais je veux essayer et espérer. Et j'espère que je réussirai à avoir ton pardon.
Holiday l'avait écouté sans prononcer une parole. Puis, elle dit, dans un sourire sincère :
- Ça va, je te pardonne. Je ne suis pas très rancunière. Et puis, ça ne sert à rien de se faire la tête, on est camarades de classe, non ? Allez, on oublie tout et tu me fais un sourire. Ça fait longtemps que j'ai tout oublié moi, pourquoi pas toi ?
David esquissa alors un sourire. Holiday ne savait pas pourquoi son cœur se serrait à son sourire. Plus tard, elle comprenait ce qui lui arrivait. Cinq ans s'écoulèrent.
- Tu vas partir ?
- Oui. Jason, Zack et Paul ont besoin de moi. Pour eux, le Beyblade, c'est toute leur vie.
Cela faisait un an que les Blade Killers s'étaient formés. Jason en était le capitaine, les autres le jugeant plus mature et organisé qu'eux-mêmes.
- Où vas-tu aller ?
- D'abord, je reste ici, à Londres. Et puis, j'irai à Paris.
- Londres, Paris ? Quelle chance, je donnerai n'importe quoi pour pouvoir y aller.
David, n'écoutant que son coeur, proposa :
- Viens avec moi ! Accompagne-moi !
Bien que surprise, Holiday secoua la tête.
- Non David, je ne peux pas. Ici, j'ai construit ma vie.
- Ce sera juste pour cinq moi. Hollie. . .
- Tu reviendras de toute façon. Au revoir David. . .
La jeune fille partit.
Fin du flash-back
- Tu étais amoureuse de moi mais tu m'as laissé partir.
- Oui, parce que ton bonheur était plus important que n'importe quoi d'autre pour moi.
- As-tu songé un instant à ton propre bonheur ?
- David. . .
- Un bonheur se construit à deux. Si tu m'avais demandé de rester, je l'aurais fait.
Ses derniers mots furent à peine murmurés.
- Pourquoi ?
- Parce que je t'aimais. Et je t'aime encore. Hollie, je ne t'ai jamais oubliée. Il ne se passait pas une nuit sans que je pense à toi.
- Mais c'est trop tard David.
Holiday s'enfuit. David ne la rattrapa pas. Il avait assez de problèmes comme ça. Comment allait-il faire ?
Quand David rentra chez lui, Monsieur Spring l'accueillit chaleureusement.
- David, j'ai une bonne nouvelle pour toi ! J'ai eu ton oncle et ta tante au téléphone et ils veulent bien s'occuper de la gestion des restaurants jusqu'à ce que tu soies en mesure de reprendre le flambeau. Tu es d'accord ?
David se sentit comme libéré d'un grand poids.
- Bien sûr que je suis d'accord ! Je vais enfin repartir le coeur léger.
- David ?
- Oui ?
- As-tu revu Holiday ?
David marqua une pause.
- Oui.
- Tu sais, c'est une gentille fille, elle s'est beaucoup occupé de ta famille et a beaucoup pleuré quand les tiens ont perdu la vie.
- Je lui en suis reconnaissant. Mais elle ne veut plus me parler
- Que lui as-tu encore fait ?
- Je ne le sais pas moi-même. . . murmura-t-il.
- Que vas-tu faire à présent ?
- Repartir au Japon. J'aimerais repartir le plus vite possible. Maintenant que tout est rentré dans l'ordre.
- Et pour Holiday ?
- . . . Nous n'avons plus rien à nous dire.
David monta dans sa chambre, ignorant la douleur qui compressait son coeur. . .
Ce chapitre vous a plu ? Désolée à chaque fois d'uploader si rarement, mais j'ai pas trop trop le temps vous voyez ? Et en ce moment, c'est pire. M'enfin, on fait avec ce qu'on a. Et comme je suis en année d'exam, ben ça va être encore plus pire que ça l'est déjà. Les exams, c'est plus important que les fics. --
Alors voilà pour ce chapitre, il est moins long que d'habitude, mais je vais me rattraper sur les autres. Et comme je suis gentille, je vais vous dire ce qu'il se passe dans le prochain chapitre. Grand-papa va encore faire des siennes, tandis que Kai et Tala auront une « discussion » de leur côté. Tala va faire des siennes et je parlerais aussi des Ailes de la Victoire. Et Kai va faire des choses pas catholiques sur une Iris blessée et meurtrie. . .
Prochain chapitre : Un amour trop fort
Gros bisous à tous !
Etoile xxx
