Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à leurs concepteurs, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.

Avertissement : cette histoire est une histoire annexe de « Trois papillons autour d'une flamme » inspirée par celle de Lunagarden.


Tels des plantes sur un sol désertique

Chapitre 37

An 2010

Ren soupira et regarda Sarge avec accablement.

- Je suppose que je ne parviendrai pas à te détourner... murmura t'il avec ennui.

Sarge lui adressa un sourire d'excuse.

- Tu sais que c'est important pour moi. Dit il doucement.

- Je le sais, en effet. Soupira Ren, maussade.

Sarge l'entoura de ses bras, sans plus prêter attention aux autres personnes présentes, mais Ren lui ne les oubliait pas et se dégagea vivement.

- Sarge ! Nous ne sommes pas seuls !

- Et alors ?

Ren le foudroya du regard et Sarge le relâcha à contre cœur.

- Surtout dites nous si vous nous dérangeons... ironisa Kadaj en croisant les bras sur la poitrine.

Zack le saisit par le bras et l'entraîna vivement à l'écart, tout en surveillant Ren du coin de l'œil, redoutant sa réaction. Maintenant que les souvenirs lui revenaient, il savait à quel point le métis pouvait se montrer redoutable.

Soren les suivit et regagna l'habit de Kadaj.

- Kadaj, ces types ont résisté à une troupe entière de miliciens, et Ren les a tous massacrés. Souffla t'il.

Kadaj haussa les épaules, visiblement peu impressionné par l'information.

- Je croyais que toi aussi. Fit il remarquer.

- Si j'avais pu les massacrer, je serai toujours en vie. Soupira t'il.

- Pas forcément... franchement, je ne vois pas pourquoi ce type t'impressionne autant, il n'a rien fait que tu n'aies fait. Pour autant que j'ai pu voir, tu avais fait un vrai carnage toi aussi.

Zack le considéra avec un peu d'égarement, il n'avait jamais vu les choses sous cet angle, pour lui Ren-Qing était toujours l'être redoutable qu'il avait croisé alors qu'il était à peine sorti de l'enfance.

- On dirait que tu as vraiment marqué ce garçon. Commenta Sarge en regardant les deux jeunes hommes qui discutaient un peu plus loin.

Ren leva les yeux au ciel, indiquant qu'il n'attachait aucune importance à cet état des choses.

Alors que Zack et Sarge s'efforçaient de trouver des arguments à même de convaincre, deux hommes firent leur apparition.

L'un des deux resta à l'ombre d'un arbre, se dissimulant à la vue des quatre autres, tandis que celui qui l'accompagnait se dirigeait sans se presser vers eux.

Zack, Ren-Qing et Sarge l'identifièrent immédiatement, même s'ils ne l'avaient pas vu depuis un moment.

- Enoch ! S'exclama Sarge avec joie.

Kadaj étudia le nouveau venu avec curiosité, il ressentait une sensation étrange, comme si ce total inconnu n'en était pas un, comme s'ils avaient quelque chose en commun.

Zack qui avait ressenti à peu près la même chose, fronça les sourcils. Il ne se souvenait pas d'avoir eu des sensations de ce genre la première fois qu'ils s'étaient rencontrés.

- Vous étiez encore trop jeune et trop imprégné par votre pseudo humanité. Dit calmement Enoch en se tournant vers lui après avoir salué Sarge avec respect.

Zack se raidit, mal à l'aise d'entendre ces propos. Il venait tout juste de découvrir qu'il n'était pas aussi humain qu'il le pensait, comment Enoch pouvait il savoir ?

Enoch le fixa avec calme.

- Je le sais parce que j'ai tout de suite su que nous étions de la même race. Ceux de notre espèce savent se reconnaître.

oOo

Dans la rivière de la vie Minerva rejoignit Kael, les sourcils froncés et le visage réprobateur.

- Il est encore en train de se mêler de ce qui ne le regarde pas ! Gronda t'elle avec une pointe de rancune très perceptible.

Kael laissa fuser un soupir et lui fit face.

- Quand vas tu enfin lui pardonner ? Demanda t'il d'un ton sévère.

- Quand il ne sera plus un immonde sac à puces se cachant sous l'aspect d'un être humain ? Répondit Minerva d'un ton acide.

Le regard de Kael flamboya, son aspect se modifia, sa haute taille se fit plus imposante encore, une fourrure bleu sombre couvrit son corps, tandis que des griffes noires faisaient leur apparition sur ses doigts et ses orteils, sa chevelure devint blanche, son visage se modifia lui aussi, un long museau remplaça sa bouche et son nez, des oreilles pointèrent au sommet de son crâne, ainsi que deux cornes noires impressionnantes.

- Un sac à puces dis tu ? Un peu comme moi je présume... dit il d'une voix rauque.

Minerva se mordilla les lèvres, elle avait tendance à oublier que la mère de Kael était de la même race qu'Enoch. Il ne prenait que très rarement cette apparence, ce qui n'excusait pas pour autant qu'elle occulte cette réalité.

Tendant la main elle la posa sur le bras de son premier compagnon.

- Je suis désolée, c'est juste que le revoir ranime en moi de fort mauvais souvenirs... murmura t'elle.

Lorsqu'elle s'était retrouvée enceinte de lui, les autres Dieux avaient pris ombrage de leur relation et les avaient enfermés, Enoch avait été leur geôlier jusqu'à la naissance du bébé.

Tout jeune encore, il avait été rendu aveugle par celui qui lui avait confié cette mission, et ses autres sens avaient été augmentés, pour éviter qu'il ne reproduise les erreurs du précédent geôlier, lequel avait été empoisonné par le dernier prisonnier dont il avait eu la charge.

Minerva, qui ignorait alors la vérité sur les origines de Charun, s'était montrée très dure et insultante envers celui qui veillait sur eux.

Pourtant, le jeune geôlier faisait tout son possible pour adoucir leur captivité, mais cela ne suffisait pas pour que la Déesse oublie qu'elle était prisonnière et elle se déchaînait contre lui en parole chaque fois qu'ils se retrouvaient en présence.

Charun, détenu en d'autres pièces, n'était autorisé à la voir que trois heures par jour et ne parvenait pas à la convaincre de se montrer plus douce. Il n'osait pas lui avouer qu'il n'était pas très différent.

Enoch qui avait de la peine pour eux leur avait proposé de les laisser lui ôter la vie, mais ils avaient refusé, se doutant que cela ne servirait à rien.

Finalement, ils avaient tout de même du leur liberté à Enoch, ce dernier leur avait ouvert les portes de leurs prisons à la naissance de Briar, malgré les conséquences que cela aurait pour lui, prétextant que le nouveau né avait souhaité être libre et que ses parents le soient aussi, qu'il n'avait pas reçu d'ordres le concernant et ne pouvait donc pas le garder.

Il aurait sans doute payé cela de sa vie, si Charun ne l'avait pas emmené avec eux.

Minerva, rancunière, l'avait emprisonné sitôt en sécurité sur Gaïa, hors d'atteinte des autres Dieux et l'y aurait laissé à jamais, si Briar n'avait pas eu d'autres projets pour le captif.

Enoch avait été celui qui l'avait aidé à venir au monde, le premier à le tenir et un lien s'était noué entre eux.

Faute de parvenir à convaincre Minerva de libérer celui qui l'attirait, Briar s'était introduit dans la prison et y était resté jusqu'à ce qu'Enoch cesse de le fuir et devienne son compagnon.

C'était aussi cela que Minerva reprochait à Enoch, elle considérait qu'il lui avait pris son premier né.

- Tu devrais lui être reconnaissant de ce qu'il fait au lieu de t'accrocher à un passé dont il n'est pas responsable. Déclara Kael. Tu peux aussi te réjouir qu'il soit Särne à part entière et qu'il ignore la rancune à long terme.

Minerva le regarda s'éloigner, avec l'impression que tout avait été dit.

Särne... Irréel... jamais le nom de ce peuple n'avait semblé plus approprié.

Elle frissonna.

Réduit à l'esclavage par les Dieux, le peuple Särne avait bien failli s'éteindre, mais il se renouvelait.

Elle enroula ses bras autour de son torse, essayant de ne pas penser à ce qui avait failli se produire, ce qui avait été évité, mais qui pouvait encore arriver. Ce qu'elle se refusait à dévoiler.

Parce que tous les Särnes n'étaient pas aussi incapables de rancune qu'on pouvait l'imaginer, ils avaient engendré une divinité destructrice que rien ne semblait parvenir à stopper.

Minerva ferma les yeux, amère.

Non, en vérité, les Särnes n'y étaient pour rien, c'étaient les Dieux qui étaient à l'origine de la naissance de Jenova, à force de plier le peuple Särne à leurs volontés et d'obliger ses membres à prendre d'autres aspects en profitant de leurs dons, de les transformer, jusqu'à leur faire oublier leurs origines parfois, ils avaient fini par faire naître cette créature dévastatrice, dont ils s'étaient débarrassée en l'exilant loin de chez eux. Une chance qu'elle ne soit pas aislingean, seulement Särne. Elle ne pouvait entrer dans les rêves, pas d'avantage dans la rivière de la vie.

oOo

Sur Gaïa l'homme qui se tenait à l'ombre des arbres se retira sans se faire remarquer, estimant finalement qu'il valait mieux qu'il ne se montre pas pour le moment. Il savait par expérience que sa vue entraînait chez certains des réactions très négatives.

Il regagna son refuge avec soulagement, d'un naturel timide et réservé, il ne se trouvait bien que chez lui, dans un cadre familier où rien ne viendrait le menacer en principe.

Il ferma la porte avec soin et se perdit dans ses pensées.

Ce qui était prévisible avait fini par se produire, des gens étaient parvenus jusqu'à leur refuge et avaient constaté que Mideel n'était pas la ville en ruines qu'elle était censée être.

Il allait devoir faire déménager ceux qui y vivaient, par prudence, ce qui voulait dire qu'il allait lui aussi devoir abandonner son foyer.

Une expression de pure tristesse se posa sur ses traits, repliant ses bras sur l'appui d'une fenêtre, il y appuya son menton et regarda au dehors.

Il avait eu le temps de voir la façon dont Soren se tenait aux côtés de Kadaj, il était souvent témoin de l'amour entre Ren-Qing et Sarge, mais lui, du fait de ses origines, restait seul.

Pour l'heure, il allait laisser le dragon noir et son compagnon régler la situation au mieux, il préférait ne pas intervenir à moins d'y être obligé.

L'intervention d'Enoch le soulageait, il le connaissait assez pour savoir que s'il était venu c'était pour apporter son aide et faire en sorte que tout se passe bien.

oOo

Kadaj considéra le dénommé Enoch avec une légère moue.

- Et vous êtes de quelle race exactement ?

- Je suis un Särne. Répondit doucement Enoch.

- Jamais entendu parler. Grommela Kadaj.

Enoch se contenta de sourire et regarda Zack.

- Donc, vous cherchez Genesis... c'est une mission délicate. Pensez vous être en mesure de lui venir en aide ?

- On le saura que si on essaie. Ironisa Kadaj.

Enoch l'ignora, se concentrant sur Zack, attendant sa réponse avec patience.

- Je pense que nous pouvons nous aider mutuellement, lui et nous. Dit finalement Zack.

Enoch approuva et sourit.

- Venez avec moi dans ce cas, je vais vous conduire à lui.

Ren-Qing fronça les sourcils. Même s'il n'appréciait pas vraiment le banoran roux, il le considérait comme l'un des leurs et n'aimait pas qu'Enoch décide de l'exposer.

- Je ne suis pas d'accord. Protesta t'il.

Sarge posa la main sur sa nuque et la caressa doucement pour l'apaiser.

- Fais lui confiance mon dragon.

Ren-Qing grogna et se détourna avec humeur.

Enoch adressa un regard de remerciement à Sarge, puis s'éloigna en compagnie de Zack et de Kadaj, lequel suivait en boudant un peu, vexé d'être ignoré par le Särne.

- Et on va loin ? Demanda t'il au bout de quelques pas.

Enoch tourna la tête vers lui.

- Un peu de patience jeune homme. Il est des routes longues et d'autres non, tout dépend de ceux qui les empruntent.

Kadaj le regarda d'un air méfiant, se demandant ce qu'il voulait dire par ce genre de propos incompréhensibles.

- Vous ne pouvez pas parler clairement ? S'agaça t'il.

- Je crois que mes propos sont très clairs. Regardez autour de vous. Sourit Enoch.

Kadaj fit ce qu'il lui disait et se rendit compte que le décor autour d'eux avait changé, la forêt avait laissé place à une plaine et quelques collines, il y avait bien quelques arbres, mais plus aucune trace de la forêt, la température avait changée elle aussi.

- On est où ? Comment avez vous fait cela ? Questionna nerveusement Kadaj.

Zack, lui, ne disait rien, il regardait en frissonnant une maison qui se dressait non loin.

Revoir cet endroit, après tant d'années, le bouleversait.

Il avait l'impression qu'une éternité s'était écoulée depuis qu'il en était parti, suivant les trois premières classes, laissant derrière lui des gens et des mystères qu'il n'était pas capable de percer, qu'il appréhendait à peine.

Une éternité... treize ans... cette constatation le secoua.

Treize ans... si peu d'années au final... et pourtant, il avait le sentiment d'avoir vécu plusieurs existences dans ce laps de temps.

Sans bouger, il contemplait les murs lisses, les fenêtres entrouvertes pour laisser entrer la brise qui soufflait, la porte solide, pour le moment fermée, le jardin fleuri. Rien n'avait changé en ces lieux, tout lui apparaissait exactement tel qu'il avait pu le voir alors qu'il n'était qu'un garçon de douze ans.

Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues.

Il avait presque l'impression d'avoir à nouveau douze ans, que la porte allait s'ouvrir d'une seconde à l'autre, que l'un des premières classes allait s'y montrer, pour l'inviter à entrer.

Il avait beau savoir que cela était impossible, qu'Angeal gisait dans un lit, dans un état grave, dans la rivière de la vie, que Sephiroth y dormait à un autre endroit, l'espoir que cela puisse être l'habitait malgré tout.

Maintenant qu'il y repensait, il avait vécu des moments durs, mais aussi agréables en ces lieux.

Alors qu'il se laissait emporter par ses souvenirs et par des espoirs impossibles, la porte s'ouvrit, un homme se dressa sur le seuil, augmentant plus encore l'impression que tout était possible.

Zack laissa échapper un gémissement.

Le temps n'avait pas non plus marqué celui qui venait d'apparaître, il était tel qu'il l'avait laissé, au terme de leur affrontement. Non plus l'être en pleine dégénérescence, mais celui rétabli et apaisé par la Déesse.

Genesis posa un regard inquiet sur les arrivants.

S'il avait confiance en Enoch, il n'était pas certain d'être heureux de voir ceux qui étaient avec lui.

Il ne connaissait pas celui aux cheveux argentés, même s'il se doutait de son origine, mais il n'identifiait que trop le second.

Près de neuf ans s'étaient écoulés depuis qu'ils s'étaient vus pour la dernière fois, depuis que Zack avait réussi à le sauver, lui le seul qui aurait mérité de mourir.

Des larmes lui embuèrent les yeux à cette pensée.

Oui... il avait perdu pied, entraînant ses amis dans sa chute, et indirectement celui qui était là face à lui.

Pourquoi Enoch les avait il conduit au refuge ? Le temps était il venu pour lui d'expier vraiment ses fautes ?

Il l'espérait et en avait peur tout à la fois.

Il méritait de mourir, pour le mal qu'il avait causé, mais il voulait vivre, parce qu'il était père et qu'il avait une compagne, des gens qui comptaient sur lui et qu'il voulait protéger.

C'était pour cette raison qu'il vivait loin de sa fille, sa précieuse petite Mia, pour qu'elle ne devienne pas la cible de la créature qui le traquait.

Bryn lui avait appris ce que Zack avait fait pour lui, pour Angeal également... cela ne rendait son propre comportement que plus haïssable encore. Il n'avait jamais cherché à être proche du garçon, ne le voyant que comme une gêne, un obstacle entre lui et Angeal.

Oui... il avait été jaloux de la relation entre le garçon et son ami d'enfance, avait eu la sensation que Zack détournait Angeal de lui, bien plus que ne l'avait fait Ingrid.

Il avait jalousé la jeune femme également, au temps de l'union, avant de constater qu'Angeal ne cherchait pas à retourner vers elle à tout prix, signe qu'il ne lui était pas tant attaché. Même lorsque leur enfant était né, il n'avait pas cherché à braver les règles pour aller retrouver sa famille. Genesis lui n'aurait pas hésité une seule seconde. Pour Bryn et pour Mia, il aurait été prêt à tous les sacrifices.

Posant les yeux sur Zack, il chassa l'image qu'il avait encore de lui enfant, et le regarda vraiment pour la première fois, sans rancune, ni jalousie.

Il vit l'émotion sur le visage du jeune homme, les larmes sur ses joues, faisant écho aux siennes.

Renversant la tête en arrière il regarda au dessus de lui, observant le mouvement d'un rideau agité par la brise, loin au dessus de lui.

Il comprenait ce que pouvait ressentir Zack à la vue de cette maison.

Lorsqu'Enoch l'y avait conduit, après l'avoir ramassé, plus mort que vif, dans les ruines du repère de Deepground, il avait tout d'abord vécu cela comme une souffrance atroce.

Revenir en ces lieux où il avait tellement de souvenirs... c'était presque de la torture. Enoch avait refusé de l'écouter, l'avait contraint à rester, comme ceux de Deepground l'avaient fait juste avant, et il l'en avait haï pour cela. Il s'était répandu en injures et en plaintes.

Ce n'était pas seulement d'avoir été ramené en cet endroit qui le faisait souffrir, non... c'était tout un ensemble de petits détails, de souvenirs, qui le tourmentait.

C'était en ces lieux qu'il avait rencontré Bryn pour la première fois, qu'il avait appris à la connaître et était tombé amoureux d'elle, qu'il lui avait promis de l'aider. Une promesse qu'il avait échoué à tenir.

Certes, il avait permis à Bryn de quitter la prison où elle se trouvait, il l'avait épousée, mais au final, il avait échoué malgré tout. Bryn n'était pas restée, au terme de la grossesse, alors que Mia venait tout juste de naître, son corps épuisé s'était délité et elle était retournée à son état premier, à nouveau prisonnière d'un autre plan d'existence.

Grâce à Enoch, et à Nero, il parvenait, pour de courtes périodes, à accéder à ce niveau de réalité, mais ces instants, bien trop fugaces, ne faisaient que raviver leur chagrin d'être éloignés l'un de l'autre.

Il songea à Weiss, dont le corps inerte, mais vivant, reposait dans l'une des chambres, qui ne semblait jamais devoir revenir à lui... Weiss qu'Enoch protégeait lui aussi, il ne savait pourquoi.

Il n'avait pas osé questionner à ce sujet, redoutant d'entendre des réponses qui ne lui plairaient pas.

Il s'était donc fait à ces présences silencieuses, même à celle de Nero qui errait parfois comme une âme en peine, lorsqu'il n'était pas au chevet de son frère.

C'était sans doute ce qui posait le plus de problèmes à Genesis en vérité, se retrouver en face du spectre qu'était devenu le tsviet et sentir son regard se poser sur lui.

Lorsqu'il était arrivé et qu'il l'avait vu pour la première fois, il s'était demandé pourquoi Enoch avait accepté de les héberger, après ce qu'ils avaient fait.

La seule réponse d'Enoch avait été un sourire triste.

Plus tard, Nero lui même avait apporté un semblant de réponse, à l'en croire, Enoch et eux avaient des origines communes.

À suivre