Bonsoir !

Merci à tous pour vos reviews !

Manooon : Merci beaucoup ^^

Guest : Eh oui, eh oui...

Low-BB : Euh...pas tout de suite !

Elodiev31 : ^^

lavicalinaezza : Attends un peu...

toutdoux-Dadou : Mais qui te dit que ça va s'arranger ?

harrysteph : Ah, mais les deux en méritent...

Bonne lecture !


Chapitre 36 : Téléphone

Angela soupira. Garrett lui avait amené un téléphone trouvé dans la voiture de Bloom et Green en venant chercher Hodgins. La carte SIM révélait de nombreux appels ces huit derniers mois. Il n'y avait aucun message, juste des appels reçus d'un numéro masqué. Son ordinateur recherchait ce numéro depuis plus d'une demi-heure déjà, et elle en avait profité pour faire une recherche dans la vie d'Allison Bloom. En effet, depuis qu'elle avait appris qu'elle était la complice de Samuel, Angela se demandait comment un agent du F.B.I. apparemment sans histoire avait pu rencontrer un tueur en série.

Elle parcourait un texte des yeux lorsqu'elle s'arrêta soudain sur une ligne. Il s'agissait de la liste des élèves ayant été dans la même classe que Bloom au lycée et à l'académie du F.B.I. Elle s'était arrêtée sur un nom. Samuel Klein.

Au même moment, son ordinateur émit un bip sonore. Elle leva les yeux. Le numéro. Ce serait trop beau qu'il appartienne à ce Klein.

Mais, après quelques entrées sur son clavier, l'artiste poussa un soupir. Carte prépayée. Impasse.

Elle ouvrit le dossier de police de Samuel Klein, le parcourut rapidement des yeux. Il était assez bref, et peu instructif.

De toute façon, il était l'heure d'aller voir Green à l'hôpital. Peut-être pourrait-il la renseigner sur ce Samuel Klein.


«C'est n'importe quoi ! Je l'ai vu je vous dis !»

Garrett et Hodgins arrivèrent aux alentours de la plateforme, sous le regard étonné de Camille.

«Docteur Hodgins, je n'ai pas de temps à perdre avec vos théories de complot gouvernemental à la noix ! J'ai un agent du F.B.I. disparu à retrouver, moi ! fulmina Garrett.

-Mais je l'ai vu ! Je suis entré dedans, je suis descendu ! Je sais ce que je dis, je ne suis pas cinglé !

-Alors comment expliquez-vous que ce soi-disant passage secret soit devenu un mur ?

-Mais je n'en sais rien !

-Du calme ! intervint Camille d'un ton autoritaire. Qu'est-ce qui se passe ici ?

-Le docteur Hodgins ici présent nous fait perdre notre temps. Je n'ai pas que ça à faire !

-Mais j'ai dit la vérité ! Il faut retourner là-bas avec une perceuse, je suis sûr que…

-Rien du tout !»

Le téléphone de Garrett sonna. Il s'éloigna pour répondre, non sans jeter un regard noir à Hodgins, qui s'avança vers Camille.

«Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda cette dernière.

-Je ne comprends pas, Camille. Il était là, je le jure !

-Mais de quoi parlez-vous ?

-Mais du passage !

-Quoi, quel passage ?

-Celui du mur !

-Oui, et ?

-Et alors, il y en avait un, et là il n'y en a plus !

-Comment ça ?

-Quand on est allés voir, il était bouché ! Impossible de faire pivoter la cloison !

-Comment ça se fait ?

-Je n'en ai pas la moindre idée ! Mais il était , je le sais !

-Du calme, du calme, je sais que vous l'avez vu.

-Ce n'est pas une perte de temps, je suis convaincu que c'est un indice capital ! Il y avait du sang sur le sol…

-Du sang ? Il faut absolument que je l'analyse. Vous en avez prélevé ?

-Non, je voulais d'abord voir où il aboutissait.»

Garrett revint la colère se lisait toujours sur son visage.

«Docteur Hodgins, je vous arrête pour obstruction à la justice, déclara Garrett en joignant les mains de l'entomologiste dans son dos pour les menotter. Vous avez le droit de garder le silence, mais si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Vous avez le droit de demander un avocat…

-Imbécile ! Vous feriez mieux de chercher le docteur B au lieu de m'arrêter ! Je peux vous être utile !

-Et qui me dit que vous n'êtes pas complice, hein ? On ne fait plus d'erreur. Plus d'hésitation de complaisance : tout suspect doit être écarté de l'affaire. Ce type est trop dangereux, on ne peut plus prendre de risque.»


Angela poussa la porte de la chambre. L'agent ouvrit les yeux en entendant la porte se refermer, et un sourire fleurit sur ses lèvres.

«Bonjour Green, comment allez-vous ?

-Très bien, merci, et vous ?

-Eh bien, compte tenu de la situation…ça va plutôt bien, merci, répondit-t-elle avec un petit sourire.

-Il y a du nouveau ?

-J'ai épluché les relevés téléphoniques d'un portable retrouvé dans les vêtements de l'agent Bloom» commença-t-elle en s'asseyant.

En entendant le nom de son ancienne partenaire, Green soupira.

«Il n'y avait qu'un seul numéro, celui d'une carte prépayée. Je ne peux pas connaître le nom du propriétaire. En revanche, j'ai découvert qu'elle avait côtoyé un Samuel à l'académie du F.B.I.

-Quel est son nom ?

-Samuel Klein. Vous a-t-elle déjà parlé de lui ?

-Klein, vous dites ? Non, désolé. Il est flic, vous dites ?

-Non, il a arrêté quatre semaines après le début du programme de formation. Je sais que c'est difficile pour vous, mais…vous pourriez me parler d'elle ? Je veux dire, comment vous êtes-vous rencontrés ?

-À Quantico, je suis passé dans son groupe au cours de la troisième semaine. On s'entendait bien, on est vite devenus amis. Vous savez, à Quantico, beaucoup de futurs agents deviennent amis.

-Mais vous n'avez jamais parlé à Samuel Klein ? Il était dans le même groupe qu'Allison Bloom.

-C'est possible, après tout…je ne sais plus…ça fait longtemps, et je dois avouer que je n'étais pas du genre à aller parler aux autres.

-Et…vous ne vous souvenez pas d'un visage, d'un homme que vous auriez vu avec elle ?

-Honnêtement, je n'en sais rien. On était beaucoup, dans le groupe. Je ne me souviens pas.

-D'accord, merci. Rien ne vous est revenu depuis la dernière fois ?

-Non, je regrette. Je me sens tellement…impuissant…j'aurais pu empêcher tout ça, j'aurais dû voir qu'elle était bizarre, j'aurais dû éviter cet arbre, sauver votre amie, arrêter ce cinglé…

-Non, déclara-t-elle en posant la main sur son bras. Vous n'auriez pas pu. Vous avez fait tout ce que vous pouviez dans cette affaire. Vous n'avez rien à vous reprocher.

-Mais si ! J'aurais pu essayer de la désarmer…

-Et elle vous aurait tué. Ce n'aurait pas été mieux.

-Je préférerais que ce soit moi plutôt que Booth et votre amie… soupira-t-il.

-Ne dites pas ça. On les retrouvera vivants.

-Je l'espère…»


Garrett se dirigea vers la pathologiste.

«Docteur Saroyan, y a-t-il du nouveau ?

-Pas depuis que vous avez arrêté mon entomologiste, non, répondit cette dernière, concentrée sur l'examen du corps de Bloom.

-Je suis désolé, mais le directeur Cullen a été formel : tout suspect doit être immédiatement placé en garde à vue pour des raisons de sécurité.

-Je comprends cela. Mais je n'aime pas l'idée que vous embarquiez mon entomologiste en plein milieu d'une enquête de cette envergure.

-Qu'est-ce qui se passe ? Où est Hodgins ? demanda Angela, qui arrivait.

-Il a été arrêté tout à l'heure par l'agent Garrett ici présent, répondit Camille sans quitter le corps des yeux.

-Quoi ? Pourquoi cela ? s'inquiéta Angela.

-Il est suspect dans l'affaire du «bourreau des cœurs» déclara Garrett.

-Hodgins ? Mais c'est complètement stupide ! Il adore Brennan, et Booth est un véritable ami pour lui ! Jamais il ne les trahirait ! Et puis, je le vois mal en complice d'un tueur…fêlé comme Samuel.

-S'il est innocent, nous le relâcherons. En attendant, nous sommes tenus de le maintenir en garde à vue.»

Angela soupira. Elle abandonna toute discussion avec cet homme et se dirigea vers son bureau.

Là, elle prit son portable et envoya un message à Max. Simplement le numéro de téléphone obtenu par l'ordinateur, et une initiale, S.

Puis elle commença à tenter de situer le téléphone.


Max était penché sur une table, dans la partie de l'appartement de Fred servant de salon. Sur cette table, une multitude de papiers tout sur la vie de l'agent Bloom et des autres victimes du tueur. Cela faisait plusieurs heures qu'il les étudiait, sans trouver aucune réponse.

Soudain son téléphone vibra. Angela.

Un numéro de téléphone ? Que…S. Bien sûr. Il ne savait pas comment, mais elle avait son numéro. Génial. Ils avançaient.

Max se leva, téléphone en main. L'envie d'appeler ce numéro le démangeait. D'un autre côté, était-ce une bonne idée ? Ne risquait-il pas de dissuader Samuel d'utiliser ce téléphone et, par là même, de détruire toute chance de localiser le téléphone ?

Finalement, Max reposa son téléphone. Il valait mieux éviter tout contact avec Samuel, ne serait-ce que pour sa santé mentale. Il ne pourrait se contrôler avec l'autre pourriture au bout du fil.

Mais on ne lui laissa pas le choix : son téléphone vibra de nouveau, indiquant un appel entrant.

Max porta le téléphone à son oreille.

«Qui est-ce ?»

Dans le fond, il connaissait la réponse. C'était simplement une façon d'en être sûr.

«Vous le savez bien, Keenan. Ou auriez-vous perdu votre sagacité ?

-Comment avez-vous eu ce numéro ?

-Votre fille bien-aimée me l'a donné.

-Menteur. Qu'est-ce que vous voulez ?

-Simplement vous informer qu'elle va mourir. C'est pour bientôt, vous feriez mieux de vous dépêcher de me retrouver.»

Max sentit son cœur battre plus vite. Sa fille, mourir ? Jamais. Pas tant qu'il serait vivant. La vie ne pouvait lui réserver un sort aussi cruel que celui de voir mourir sa fille chérie. Non. Il n'en serait pas ainsi.

«Vous bluffez. Vous ne la tuerez pas.

-Ah ? Et pourquoi ? J'ai tué avant elle, vous savez.

-Elle ressemble trop à votre fiancée. Vous ne la tuerez pas une seconde fois.

-Que savez-vous de ma fiancée ? répliqua Samuel, sur la défensive.

-Qu'elle ressemble à ma fille. Pardon, ressemblait, fit Max pour le provoquer.

-Tempe n'est pas comme Alexandra. Alexandra savait profiter de la vie, être heureuse. Elle ne gâchait pas son temps en envoyant balader les gens qui l'aimaient. Elle ne passait pas tout son temps dans son laboratoire enfermée dans sa logique et sa science. Elle était brillante, elle avait un bel avenir. Elle vivait, elle.

-Oui, vivait.

-Vous savez, c'est dommage que vous ayez abandonné Temperance. Sans cela, peut-être serait-elle différente aujourd'hui…plus heureuse…plus vivante...encore vivante...

-Vous ne m'aurez pas, pas comme ça.

-Vous dites l'avoir abandonnée pour lui sauver la vie, mais si vous ne l'aviez pas fait, peut-être serait-elle vraiment vivante aujourd'hui…et votre femme aussi…

-Vous ne m'aurez pas à ce jeu-là.

-Quel jeu ? Belle Temperance…véritable princesse de glace. Encore qu'elle a un peu dégelé ces derniers temps. Vous l'auriez vue tout à l'heure pleurer dans mes bras…c'était émouvant…vous voulez la vidéo, peut-être ?»

Max perdit son sang-froid, qui bouillonnait depuis déjà trop longtemps.

«Qu'est-ce que vous lui avez fait ?!

-Moi ? Rien. Il lui en faut tellement peu pour pleurer. Il faut dire, elle est d'une faiblesse…elle a des failles trop évidentes…trop profondes…trop peu cicatrisées encore…un simple prénom et la muraille s'écroule…ah, la puissance que peut avoir une simple bande vidéo ! C'est fascinant.

-Vous ne l'emporterez pas au paradis, Samuel, ou qui que vous soyez !

-Non, j'irai en Enfer. Et je vous y retrouverai, j'en suis certain. Quelle tristesse…vous ne reverrez jamais votre petit ange adoré…

-Oh que si, et ce n'est pas un fou dans votre genre qui va m'en empêcher ! J'en ai maté de plus coriaces que vous, et je n'hésiterai pas à vous tuer quand je vous aurai en face de moi.

-Si vous parvenez à me voir en face-à-face…en tout cas, cela promet d'être intéressant ! Et je suis sûr que le dénouement sera…inattendu…la folie a cela de bon, voyez-vous : cela rend imprévisible, ou presque. Mais êtes-vous bien sûr que je suis fou, au moins ?

-Pour agir comme vous le faites, il le faut bien ! Il faut être fou pour tuer des gens de cette manière !

-Et vous ? Vous n'avez jamais tué, Keenan ? Ce pauvre Kirby…éviscéré, tout de même ! Et après cela, c'est moi le fou ?

-Il le méritait, vous le savez bien. Il voulait lui faire du mal. Et je vous réserve le même sort. Croyez-le bien, vous aurez droit au même traitement que ce pourri ! Vous ne valez pas mieux que lui !

-J'ai tout de même réussi là où il avait échoué, preuve que je suis plus doué. Vous ne saviez même pas que je vous observais…vous n'avez rien vu. Je vous ai eu. J'ai même réussi à passer la nuit chez elle sans que vous le sachiez. Elle non plus ne le savait pas, d'ailleurs…elle dormait comme un ange...

-Je n'en ai pas fini avec vous, je vous retrouverai !

-Certainement, certainement…la question, c'est : quand ? Ce serait dommage que vous arriviez trop tard…quand je l'aurai saignée à blanc…au sens littéral, bien entendu…»

Max raccrocha. Samuel venait d'éclater de rire, et un frisson lui était passé dans le dos. Il le trouverait. Il le trouverait et il le tuerait.

Il se rassit, se repassant la conversation. Il avait raté quelque chose, il en avait l'intuition. Mais qu'était-ce ?


Alors ? Quel est votre avis ?

Je mettrai la suite dans le courant de la semaine prochaine !