Salut tout le monde ! Non, PititeYuki n'est pas morte. Elle est bel et bien là et en plus elle apporte un nouveau chapitre.
Inutile de vous dire à quel point je suis désolée pour le retard … cette fois, c'est de la pure paraisse ! x) *Fuit avant que la foudre ne s'abatte sur sa pauvre petite tête*
J'espère que ce chapitre vous plaira, l'inspiration était là mais j'ai eu pas mal de difficulté à mettre mes idées en place…
J'espère également que vous avez tous passé un bon Noël ? (Joyeux Noël en retard d'ailleurs !) Ce soir (pour ce lisant le 31 au soir), c'est le réveillons, et j'ai gentiment fuit ma famille ('toute façon ils se disputaient u.u …) pour boucler ce chapitre et vous le publier !
Enjooooy !
Chapitre 35 : quoi que tu penses de lui en le voyant, garde-le pour toi
_ T'es sûr qu'ils accepteront qu'il y est un chien dans le train ? Demandais-je.
_ Non.
_...
Je le regardais sans comprendre, fronçant les sourcils avec inquiétude.
Seuls les petits chiens -et encore- étaient tolérés dans les trains. Un beauceron n'allait sûrement pas passer inaperçu aux yeux des contrôleurs.
_Alors on fait comment ?
_ Je sais pas… On improvisera.
_ On improvi-… QUOI ?!
_ On est bien sur un carré non ?
_ … euh, oui. Mais je ne vois pas en quoi ça va nous aider.
Je ne voyais absolument pas où il voulait en venir. Pourquoi être sur quatre places serait une solution pour permettre à Démon de venir avec nous ?
_ Il aura qu'à rester couché sous la table, personne le verra. J'ai qu'à lui interdire d'aboyer et tout se passera bien.
J'aurai aisément pu me taper la tête contre un mur devant le naturel avec lequel Castiel avait sortie ces deux phrases.
Comme si les choses allaient être aussi simples …
C'est vrai que cacher un chien pareil, 'y a rien de plus facile voyons !
_ Si on se fait attraper, c'est toi qui pais l'amende mon grand ! Lança Naïade.
Et ça recommençait …
_ Bref ! Fis-je avec exaspération. Il faut qu'on se dépêche si on ne veut pas qu'il y est la foule. Sinon tout le monde va le voir.
_ Tranquille Gamine ! Dit-il en riant.
Nous nous dirigions donc vers notre wagon et nous dépêchions de prendre les places indiquées sur nos billets.
N'aillant pas beaucoup dormi cette nuit, je m'étais endormie avec facilité (bien que dormir autre part que dans mon lit soit un exploit). Le voyage devait duré deux heures aux total, et jusqu'ici aucun contrôleur ni aucune dispute entre mes deux amis ne s'étaient encore produit. Du moins jusqu'à que ce que je soit réveillée …
_ C'est encore long ? Se plaignit Naïade pour la énième fois.
_ Si je te jette par la fenêtre, t'arrête de te plaindre ?
_ Je ne m'adressais pas à toi.
_ Et à qui ça ? Demanda-t-il sur un ton exaspéré.
Je ne voyais pas bien à qui elle voulait parler, moi non plus … Je dormais depuis une bonne heure et personne ne s'était joint à nous depuis.
_ 'Bin Yuki. A qui veux-tu que je parle ? Ronchonna-t-elle.
Je me claquais mentalement le front du plat de la main. Elle n'a même pas remarqué que je dormais …
_ Parce qu'en plus d'être bête, elle est aveugle…
_ Répète un peu pour voir ?!
_ Avec plaisir, mais ça va te faire monter le son et j'ai pas envie de la réveiller.
_ Ah parce qu'elle dort ?! S'exclama-t-elle.
Pensant qu'il était temps de les stopper dans leur chaleureux dialogue et surtout d'empêcher mon oreiller de répliquer, je décidais d'ouvrir les yeux.
_ « Dormait » serait plus exacte, répondis-je d'une petite voix.
_ Oh mince, on t'a réveillé ? S'enquit Naïade.
_ 'Pas grave… J'allais bien me réveiller à un moment ou un autre de toute façon.
Je regardais ma montre et sourie en voyant qu'il ne nous restais plus très longtemps à attendre avant d'arriver.
Je soupirais déjà de soulagement en me disant que personne n'avait remarqué Démon, même si ce dernier commençait sérieusement à gesticuler d'impatience (pas étonnant avec un peu moins de deux heures à rester allongé sans bouger).
J'allais exposer ma joie à mes deux compagnons de voyage lorsque ce que je redoutais arriva.
_ Bonjour.
_ On peut avoir vos billets s'il-vous-plait ?
Non pas un, mais deux contrôleurs nous faisaient face. Blanche comme un linge, je restais pétrifiée d'angoisse. C'est Naïade qui fouillât dans mon sac pour en sortir les trois billets pour les tendre aux deux hommes qui attendaient patiemment en me fixant d'un air froid.
_ Quelque chose ne va pas mademoiselle ? Demanda l'un des deux.
_ S-si, je euh …
_ Elle est malade en train, sortie Castiel d'un ton très calme.
_ Ah. Ne vous inquiétez pas, il ne reste qu'une demi heure avant l'entrée en gare. Pensez à boire du coca, ça peut vous soulager, dit-il à mon attention en esquissant un sourire.
_ Tenez, dit le deuxième contrôleur qui avait maintenant terminé d'inspecter nos billets.
Ils allaient enfin repartir quand une secousse se fit ressentir dans le train, faisait tomber la bouteille d'eau vide posée sur la table.
Le contrôleur le plus proche se baissa alors pour la ramasser.
_ Nan c'est bon, je vais -… commença Castiel.
Trop tard. L'homme ramassa la bouteille et la reposa à l'endroit où elle se trouvait au départ. Sans un mot, les deux hommes s'en allèrent.
Mon cœur battait encore la chamade.
_ Quel bol ! Soupira Naïade.
_ Tu l'as dis … dis-je en me laissant retomber dans le fond de mon siège.
_ Je suis d'accord avec toi pour une fois.
_ « elle est malade en train », où est-ce que t'as appris à mentir comme ça au fait ?
_ Au même endroit où j'ai appris à draguer, répondit-il très fièrement.
J'étouffais un ricanement.
_ Hun hun … Contente toi de mentir à bonne escient si tu veux mon avis.
Castiel ouvrit la bouche et la referma à plusieurs reprise, sans savoir quoi répliquer.
_ Henn … j'aurais pas aimé moi… se moqua Naïade.
_ Toi, ferme-la, répondit-il sèchement.
Je ne pu me retenir et éclata de rire lorsque les hauts parleurs annonçant l'arrivée en gare retentirent.
Tout les passagers étant enfin descendus, nous pouvions enfin sortir du wagon. Une fois les valises sorties et tout le monde sur le quai, Naïade et moi cherchions ma mère du regard. Mais avec tout ce monde, nous mirent bien une bonne dizaine de minutes avant de l'apercevoir. Agitant la main pour attirer notre attention, cette dernière se dirigeait vers nous avec un grand sourire. Oubliant mes deux amis et laissant mes valises en plan, je courais vers elle pour l'embrasser.
C'était bien la première fois que je me retrouvais aussi longtemps séparer d'elle et le simple mot « bonheur » ne pouvait alors représenter ce que je ressentais à cet instant.
_ Comment ça va ma chérie ? Tout ce passe bien avec Naïade ? Tu t'es fais des amis alors ? Et pas que dis-moi …
_ Eh du calme maman ! Protestais-je en riant. Oui ça va, et tout se passe bien avec Nayou. Oui je me suis fais des amis ! Qu'est-ce que c'est bien ! J'avais plus l'habitude …
_ Bon, maintenant passons aux choses sérieuses.
_ Hein ? Fis-je sans comprendre.
_ Et bien oui, je veux savoir de qui a bien pu tomber amoureuse ma fille, enfin !
Ne m'y attendant absolument pas, je rougis en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire.
_ Aller, guide moi ma puce.
_ O-oui maman.
Qu'on ne s'y méprenne pas, j'avais beau être très dépendante d'elle, je n'étais pas très proche de ma mère. Elle m'avait beaucoup manqué, certes, mais j'avais cependant très peur de sa réaction lorsqu'elle allait le voir. Ma mère n'était pas du genre à me laisser fréquenter n'importe qui. La connaissant, j'étais sûre qu'elle s'attendait à voir un tout autre garçon …
Nous avancions déjà en direction de Naïade et Castiel, lorsque je m'arrêta et pivota rapidement pour faire face à ma mère.
_ Maman … commençais-je avec hésitation.
J'étais plutôt maladroite avec ma mère et ne savais bien évidemment pas comment aborder les choses.
Je pris finalement mon courage à deux mains et me lança.
_ Je sais bien que tu veux toujours me protéger … Mais quoi que tu penses de lui en le voyant, garde-le pour toi. Attend un peu de le connaître avant de te faire des idées.
_ Tu m'inquiètes ma puce …
_ Il n'a pas un caractère facile, comme dirait mamie.
Un long silence s'installa. J'attendais patiemment que ma mère réponde quelque chose, jouant avec mes doigts et me mordant les joues intérieures.
Elle fini enfin par parler.
_ Et bien allons-y.
Je soupirais et lui emboîta le pas.
J'apercevais déjà mes deux amis au loin. Naïade abordait un grand sourire, comme à chaque fois qu'elle voyait ma mère. A dire vrai, on pourrait sans mal imaginer qu'elles soient de la même famille. Ma meilleure amie s'entendait mieux avec ma mère que moi-même …
Quant au Ketchup …
… Pas de meurtre ce soir ! C'est pas le moment !
Promis, je me mets à la suite dès demain !
Profitez bien de ce dernier jour, et tenez vos résolutions 2014 ! (Personnellement, j'en ai aucune … mais je pense qu'une serait la bienvenue : Publier avec moins de retard ! )
