Bonjour,
Une commande absolument délicieuse à écrire … Comment aurais-je pu ne pas me laisser entrainer avec bonheur quand il s'agit de mon couple favori (enfin, un de mes deux couples préférés) ?
Un moment de poésie passé à écrire ce petit OS, sans prétention …
Je vous laisse le découvrir, en souhaitant qu'il vous plaise : )
Commande de : Mimi-Cornichons
Couple choisi : Ron/Hermione
Mot choisi : Apathie
Indications en plus : de l'amour mais pas trop, de la passion mais pas trop, du sexe mais pas trop
Rating : K +
Disclaimer : la plupart des lieux et personnages sont la propriété de J.K. Rowling, je ne me fais donc pas d'argent avec (et en plus je réponds aux commandes gratuitement, moi la cupide de service, alors !).
Dédicace : Ma très chère Mimi, voici ta commande ! J'espère du fond du cœur que tu l'aimerais, en tout cas moi j'ai vraiment vécu un très joli et agréable moment en l'écrivant … Je te remercie donc énormément pour ta commande : ) Moi qui ai peu l'occasion d'écrire exclusivement sur Ron et Mione bien qu'ils soient mes personnages préférés, j'en ai eu l'occasion grâce à toi au travers de cette jolie commande … Tu repasses des commandes comme celle-ci quand tu veux !
Bonne lecture : )
Indolence
Le soleil qui traverse les persiennes de ta chambre laisse de longues stries dorées sur ta peau pâle. Et, l'espace d'un instant, ton corps prend l'aspect d'un délicieux pain, à peine sorti du four, posé là à reposer … posé là à me tenter.
Appétissant.
Diablement et définitivement tentant.
Irrésistible.
Tu excuseras donc cette main taquine, curieuse et intéressée, qui quitte mon torse, où elle reposait, nonchalante, pour venir s'échouer sur ton ventre, sur le haut de tes cuisses. Sur ta paresse, indolente, qui t'a fait t'assoupir la tête sur mon épaule, cet après-midi.
Dehors le soleil est haut, mais il se passera de nous encore un moment. J'entends pourtant les autres crier dehors, riant ou interpellant un ami, un amant, pour un sourire, un moment … Mais nous, absents, nous sommes là, à nous repaître de notre double présence.
A nous remettre de notre trouble indécence.
Ton souffle n'est plus erratique, pourtant. Il soulève par à-coups réguliers et calmes tes seins nus, pleins de ton cœur si grand, voilés de mes caresses fantasmées … Tes yeux ne me fixent plus de leur désir vacillant et débordant, ils reposent, cachés, sous tes paupières où seuls mes baisers pourraient encore se déposer. Volages.
Oui, il ne reste que des souvenirs et des sensations diffuses de notre fiévreux débat de point de vue … Il ne reste plus que nous, démunis, fourbus, dénudés ; enfin calmés.
Et ma main, cette coquine, qui s'impatiente de te redécouvrir. Mais je l'empresse d'être douce, d'être calme. D'attendre. Alors oui, elle passe, t'effleure, dessine, dans l'air apaisé de la pièce qui sent bon l'été, tes courbes, tes ombres, tes complexes et mes désirs. Mes amours.
L'arrondi de ta hanche, attendri de ta féminité … Le galbe de ton sein, palpitant de vie contenue … La finesse de ta nuque, piste d'atterrissage de mes baisers … L'enfance abandonnée de ta joue, encore prompte à s'enflammer … La broussaille de tes cheveux, où il fait bon plonger …
Et je ferme les yeux moi aussi, t'imaginant, te rêvant, ne réalisant pas tout à fait, dans la moiteur de cette journée d'été, que nous sommes. Nous n'avons pas simplement été, nous sommes destinés …
A connaître encore d'autres fièvres indescriptibles, à subir d'autres assauts d'une sensualité à nous essouffler. A désirer l'autre, comme si notre vie en dépendait, comme si d'autres vies pouvaient en dépendre … A nous découvrir, étonnés, tendres et passionnés, amoureux et sauvages. Presque à regretter le temps où nous étions sages, où nous pouvions nous regarder …
Sans s'avouer autrement que par les yeux ce que ma main te dit depuis tout à l'heure.
Le vent vient faire cliqueter tes persiennes sur les bords de la fenêtre, et tu frissonnes. Mon bras vient sans bruit t'envelopper, formant une esquisse d'étreinte où, encore assoupie, tu viens te blottir. Ton souffle, plus léger que nos murmures cachottiers, balaie la peau nue de mon torse, y dessinant et signant ton nom. Des syllabes que j'inscrirais encore et encore …
Dans mille autres après-midi aussi délicieusement indolents et impatients que celui-ci.
Mes yeux se referment de nouveau, tandis que ma tête vient reposer sur la tienne. Je crois que je viens d'entendre quelqu'un appeler mon nom dehors. Mais là, je n'ai guère le courage de me relever. Ce moment, il t'est réservé.
Comme cette place, dans mon cœur. Mon cœur, qui bat contre le tien. En ton sein.
Je me sens bien.
