Disclaimer : Les personnages de White Collar ne sont pas à moi.
Précision : cette histoire se situe en gros après la fin de la saison 4, vu que je n'ai aucune idée de ce qu'il va advenir dans la saison 5. Avoir vu le premier épisode de la saison 5 change un peu mon optique, mais tant pis, je continue comme je suis partie.
Para Margarete1 : O prefere que eu deixo a resposta em francês?
Obrigado para esta mensagem nova. É verdade que nós podemos considerar o Benjamim como alguém imperdoável e de certo modo ele é isto. Ele jogou com a vida de Neal e o que ele lamenta mudança nada. Por outro lado, sendo a pessoa que o criou, eu sei o que ele suportou e assim eu tenho mais mal para o odiar. É necessário considerar como bem o fato como para Benjamim as torturas e os estupros durou anos, sem qualquer pessoa o (isto) ajudar e ele ainda era uma criança, enquanto para Neal era só dois meses e como adulto. Eu não sei que são ambos mais capaz recuperar disto jejum.
Por outro lado, parabéns, você notou que o Benjamim tenta esparramar o Neal dos amigos dele.
Chapitre 35) Une pénible rencontre
Lorsqu'il se réveilla Neal se sentait mou et engourdi, comme s'il avait trop dormi. Il se redressa et s'étira. La tête lui tournait un peu et il avait la sensation curieuse que son esprit était absent, empli de coton.
Ce n'était pas bon signe, s'il devait soutenir une conversation il serait bien en peine de sortir deux mots cohérents.
Il se souvint alors qu'il n'aurait pas à soutenir de conversation puisqu'il était pour le moment dans l'incapacité de parler. Il soupira, cela aurait pu être un soulagement, mais pour le moment il ne vivait pas cela comme un soulagement. Plus comme un soucis supplémentaire.
Le souvenir des paroles de Benjamin lui revint, lui amenant les larmes aux yeux. June... elle aurait pu être tuée... par sa faute.
Il essuya ses larmes avec un peu d'agacement. Décidément il était devenu bien trop sensible, cela ne pouvait plus durer.
Il constata avec plaisir que son esprit s'éclaircissait. C'était au moins cela de gagné. Restait à prendre une décision.
S'éloigner de Peter et des autres ne servirait plus à rien, il était trop tard, le danger était déjà sur eux. A présent il était temps de faire face.
D'affronter les ennemis. A commencer par la mère de Benjamin.
Un faible sourire se dessina sur les lèvres de Neal.
Elle au moins allait être facile à trouver et il n'aurait pas beaucoup de chemin à faire. Il testa sa voix, et constata qu'il parvenait de nouveau à parler, faiblement, douloureusement certes mais il y parvenait.
Il quitta son lit et se dirigea vers le couloir. Il avait de la chance, celui qui était censé le garder avait quitté son poste.
Neal en profita pour filer. Il savait que Peter allait passer un sacré savon au gars, mais ce n'était pas son problème, enfin pas pour le moment, lui aussi allait en prendre pour son grade en temps et en heure. Ce n'était pas grave, il aviserait le moment venu.
Il se dirigea vers la section où se trouvait Lydia. Il ressentit les effets de sa faiblesse avant même d'y parvenir mais poursuivit obstinément. Il devait absolument parler à cette femme. Se faire une idée en personne de ce qu'elle était et de ce qu'elle avait en tête.
La chance était avec lui, lorsqu'il atteignit le service les infirmiers étaient dans leur salle de repos, visiblement ils fêtaient quelque chose, Neal parvint à se glisser sans être vu dans la chambre qu'il visait.
Lorsqu'il entra dans la chambre de Lydia la femme le regarda avec incrédulité.
- Vous !
- Et oui, moi. sourit Neal en s'installant dans un fauteuil et en croisant les bras.
- Sortez immédiatement de ma chambre ou je préviens la sécurité !
- Mais je vous en prie, faites donc, mais vous passerez définitivement devant la seule chance que vous ayez d'arranger les choses.
- D'arranger les choses à quel niveau ? questionna Lydia d'un ton ironique. Anatoli est en prison, Natalia également. Leurs comptes sont gelés, leurs biens saisis.
- Le procès n'a pas encore eu lieu. Les choses peuvent encore changer.
- Je ne vois pas comment.
- Un témoin pourrait refuser de témoigner contre eux.
- Et je présume que ce témoin ce serait vous.
Neal hocha la tête.
- Mais bien entendu cela aurait un prix. Vous devrez dire à Benjamin où est son frère Vassili et faire en sorte qu'Anatoli et sa fille se tiennent tranquilles.
Lydia éclata de rire.
- Je préfère encore qu'Anatoli et sa fille restent en prison.
- C'est bien ce que je pensais. Vous préférez ne rien faire pour eux que renoncer à faire souffrir Benjamin. C'est lui votre véritable cible et non moi. Depuis le début, alors qu'il n'était qu'un enfant, vous avez toujours détesté votre fils, vous vous êtes évertuée à le détruire. J'aimerai savoir pourquoi.
- Il a tout gâché. cracha Lydia. Et vous avez achevé de réduire à néant le peu de chances que j'aurai pu espérer retrouver.
Neal se redressa et la toisa. Lydia fatiguée par sa dernière séance de soins était dans l'incapacité de se lever de son lit mais il n'avait aucune pitié pour elle, pas plus qu'elle n'avait eu de pitié pour Benjamin.
- Je pense que vous avez gâché vous même les chances que vous auriez pu avoir. Aussi bien auprès de votre mari que de vos enfants. J'ai une bonne nouvelle pour vous, aucun de nous ne viendra plus jamais vous déranger.
- Benjamin reviendra ! Il revient toujours, avec son stupide espoir de retrouver son débile de frère.
- Je peux vous assurer que non, j'y veillerai. Vous finirez vos jours toute seule madame... oh, excusez moi, je ne me souviens pas de votre nom. Non, inutile de me le dire, à vrai dire je n'en ai cure. Adieu.
Il repassa la porte, ignorant les vociférations de Lydia. Il marqua une pause près du bureau des infirmiers.
- Excusez moi, je crois que la patiente de la 109 fait une crise d'hystérie.
- Mais qui êtes vous ? s'étonna l'une des personnes présentes dans le bureau.
- Toutes mes excuses, je ne me suis pas présenté, mon nom est Neal, je suis un des frères adoptifs du fils de cette dame. Du côté de son père. Il m'avait chargé de passer la voir, mais visiblement je tombe mal. Vous pourriez faire quelque chose pour elle ? C'est vraiment épouvantable de l'entendre crier de la sorte, je ne voudrai pas devoir dire à mon grand frère que l'état de sa mère s'est aggravé.
L'un des infirmiers se dépêcha d'aller donner à Lydia une dose de calmants et Neal se retira après l'avoir remercié et avoir pris le temps de discuter un peu avec les autres personnes présentes malgré la douleur que cela lui causait.
Lorsqu'il regagna sa chambre il était épuisé, avait vraiment très mal à la gorge, mais il était satisfait de son escapade. Son sourire s'effaça cependant lorsqu'il découvrit Benjamin, Peter et l'homme affecté à sa surveillance en grande discussion devant la porte de sa chambre.
Il était doué pour se glisser dans le dos des gens mais là il n'avait aucune chance. Prenant une profonde inspiration il se dirigea vers eux.
Benjamin fut le premier à le remarquer et à se tourner vers lui, ce qui attira l'attention de Peter puis du garde.
Peter s'avança vers lui, le visage exprimant une visible exaspération.
- Je peux savoir où tu étais passé ?
- Parti faire un tour... risqua Neal.
Il aurait été convainquant s'il n'avait pas trébuché au même moment, ses jambes commençant à sérieusement faiblir.
Peter soupira et glissa un bras autour de sa taille pour l'aider à regagner sa chambre.
- Tu es vraiment l'individu le plus exaspérant, le plus irresponsable et le plus irréfléchi que je connaisse ! Tu as pensé que tu aurais pu faire un malaise pendant ta soi disant promenade ?
- Oui, je me suis dit que dans un hôpital cela ne prêtait pas vraiment à conséquence. répondit Neal d'un ton détaché.
Sa tentative d'humour n'eut pas l'honneur de plaire à Peter, l'agent du FBi se remit à rugir.
- NEAL !
- Peter, pitié pour mes oreilles. gémit Neal en faisant mine de se les boucher avec les mains.
Peter leva les yeux au ciel.
- Finalement je crois que je te préférai inconscient.
Neal le regarda avec des yeux ronds et se mura dans le silence. Peter soupira, les silences de ce genre était habituels pour Neal et indiquaient en général qu'il était choqué et voulait le faire savoir.
- Je suis désolé... murmura t'il. Je me suis fait du soucis lorsque j'ai trouvé la chambre vide et que le garde m'a dit qu'il t'avait laissé seul. J'ai cru que...
Peter ne parvint pas à terminer sa phrase, ce n'était pas nécessaire, Neal savait ce qu'il voulait dire. Peter avait cru que quelqu'un était venu et avait réussi à l'enlever. Il avait sans doute craint le pire. Un regain de honte lui revint. C'était lui qui devrait présenter des excuses à Peter et à l'agent qui était en poste devant la chambre.
Il se laissa reconduire dans la chambre, évitant le regard de l'homme qui avait sans aucun doute du passer un très mauvais moment à l'arrivée de Peter. Il s'assit avec soulagement au bord du lit. S'étendre n'avait jamais été si tentant, sa balade chez Lydia l'avait vraiment mis à plat. Il essaya à nouveau de plaisanter.
- Je suis en moins bon forme que je ne le pensais, cette petite promenade m'a épuisé.
Peter fronça les sourcils et le regarda sévèrement.
- Je te conseille de ne pas trop te plaindre, sinon je vais devoir demander au médecin de te rendormir pour quelques jours.
Neal le regarda d'un air qui se voulait malheureux et Peter se renfrogna plus encore.
- Et ne me fais pas ce regard là, je le connais trop bien pour m'y laisser prendre. Maintenant dis moi où tu étais.
Neal resta silencieux. Il regarda Benjamin qui se tenait sur le pas de la porte.
- Je suis allé dire bonjour à la mère de mon grand frère.
Benjamin et Peter sursautèrent avec un bel ensemble et le regardèrent avec effarement.
- Ce n'est pas vrai !
- Tu n'as pas fait une chose aussi stupide !
La seconde exclamation provenait de Peter. Neal serra brièvement les dents.
- Je voulais faire sa connaissance, puisqu'elle m'en voulait autant.
- C'était dangereux... grommela Peter en secouant la tête.
- Dangereux ? Elle n'avait pas la force de se lever.
- Ne discute pas ! gronda Peter.
Neal soutint son regard sans sourciller malgré sa fatigue.
- Je devais le faire Peter. Je voulais être certain de bien avoir jugé cette personne.
- Admettons. Mais à quoi cela t'a t'il servi au final ? Vous êtes devenus amis ?
- Pas le moins du monde. admit Neal. Mais je sais ce qu'il en est d'elle. Peter, nous devons retrouver Vassili. Quand à toi Benjamin, j'ai pris la liberté de dire à ta mère qu'elle ne te reverrait pas, j'espère que tu ne me feras pas mentir.
Benjamin soupira.
- C'est tout de même ma mère... murmura t'il.
- Tout comme James Bennet était mon père, pendant les trois premières années de mon existence, ensuite il a cessé de l'être même si biologiquement parlant il l'est toujours. Mettre au monde un enfant ne fait pas d'un père ou d'une mère un parent digne de ce nom. Toi et moi sommes bien placés pour le savoir. J'ai tiré un trait sur mon père. S'il te plaît, fais en autant pour ta mère.
- Neal n'a pas tort. intervint Peter. Cette femme n'est pas une mère pour vous et vous en avez fait bien assez pour elle. Il est temps de baisser les bras.
Benjamin soupira et secoua nerveusement la tête. Il avait passé tant de temps à prendre soin de sa mère malgré le méchant caractère qu'elle présentait et sa cruauté à son égard. Il n'aimait pas l'idée de cesser alors qu'elle n'en avait plus pour longtemps.
- Je ne peux pas... elle a besoin de quelqu'un à ses côtés, et maintenant Anatoli et Natalia sont en prison. Elle va être vraiment seule.
- Benjamin, elle l'a bien cherché. protesta Neal. Tout le mal qu'elle a fait...
- C'est parce que je l'ai déçue. déclara Benjamin en se dirigeant vers la porte.
Son visage exprimait une vive inquiétude, le fait que Neal soit allé la voir le tourmentait beaucoup, elle devait être bouleversée et furieuse. Il se devait d'aller la voir.
Neal et Peter échangèrent un regard navré.
- Il te ressemble beaucoup. murmura Peter lorsque Benjamin eut disparu.
Neal le regarda avec surprise.
- Comment cela ?
- Vous avez le même sens du dévouement.
A suivre
