Bonjour bonjour !
Et oui, me revoilà !
J'avoue que j'avais un petit peu oublié de poster ce chapitre (merci Anulya pour le rappel, d'ailleurs !), à vrai dire je pensais que j'avais encore une semaine avant de le poster... Mais c'est pas ma faute, c'est les révisions qui me font perdre la notion du temps, je vous jure ! Pardonnez-moi siouplaît...
Bref, voici donc ce petit chapitre, encore un chapitre mignon où rien de bien méchant se passe... Les choses se mettent en place pour le prochain chapitre surtout, où le drama va revenir en force ! J'ai hâte de poster la suite mouhahaha !
Sur ce, bonne lecture et n'oubliez pas que les commentaires sont toujours appreciés !
Bisous à vous,
Leaule.
Margareth entendit vaguement Adam, son chien, ronfler au pied de son lit. Comment avait-il fait pour monter celui-là ? Elle s'étala un peu plus sur son matelas, sentant Malefoy remuer sur son ventre. Décidément, ils s'étaient tous ramenés. Sa mère n'allait pas être contente du tout. Elle enfouit sa tête dans l'oreiller, se remémorant la journée qu'elle avait passé. Elle était allée chez Albus, il lui avait dit qu'il l'aimait, elle vivait sur un petit nuage et tout allait bien. Elle sourit et s'étira, ouvrant un oeil puis deux. Et hurla comme une folle.
Malefoy bondit du lit, non sans lui donner un grand coup de griffe sur le bras et Adam sursauta avant de lui sauter dessus. Elle mit cinq minutes à se dépêtrer de son chien, avant de se vautrer par terre, les pieds encore emmêlés dans la couette. Elle gémit de douleur, se frottant la tête, Adam la regardant en remuant la queue. Il ne pouvait pas l'aider lui, au lieu de la fixer comme ça ?! Foutu chien inutile.
- Mais qu'est-ce que c'est que tout ce bordel, Margareth ! s'écria Gabriel d'en bas.
Elle grommela et se releva. Avant d'arracher l'horrible photo d'au dessus de son lit. Un clown, tout droit tiré d'un film d'horreur. De mieux en mieux. Et cet espèce de crétin qui osait lui faire des reproches alors qu'il savait pertinemment l'origine de son cri matinal ! Là, elle était foutrement en colère. Elle allait lui faire manger sa foutue photo par le nez à cet attardé !
Margareth ouvrit la porte en la laissant claquer contre le mur. De toutes façons, si elle n'avait pas réveillé toute la maison en criant, ça n'allait pas tarder à être le cas. Elle descendit les escaliers en claquant des talons, énervée. Et entendit Gabriel rire comme un fou en bas. Il allait morfler, cet idiot.
- GABRIEL! cria-t-elle en sautant la dernière marche et en se tournant vers le canapé.
Elle se figea, se trouvant nez à nez avec un garçon aux cheveux ébouriffés la dévisageant. Qu'est-ce que James fichait ici ?!
- Saaaaluuuut, chantonna celui-ci, en lui faisant un grand sourire.
- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle, en fronçant les sourcils.
- Moi aussi je suis là, fit une autre voix.
Margareth tourna la tête vers la table du salon, où Rose et Albus faisaient face à sa mère. Margareth tira une drôle de tête qui fit marrer Gabriel. Sa mère haussa un sourcil dans sa direction avec un sourire en coin.
- Tu pourrais t'habiller quand même... remarqua-t-elle, achevant Gabriel au passage.
Elle prit conscience de la tenue qu'elle portait. Un tee-shirt et une culotte. Bon, là, ça craint. Qu'avait-elle fait dans une vie antérieure pou mériter ça, au juste ? Elle évita de se tourner et partit à reculons en évitant soigneusement de croiser le regard d'Albus. Gabriel s'en roulait par terre. Elle allait l'éventrer.
oooooo
Elle redescendit quelques minutes plus tard, plus décente. Les trois intrus faisaient tranquillement la discussion à sa mère, souriant de toutes leurs dents. James lui adressa son fameux sourire moqueur quand elle approcha.
- Rebonjour, dit-il quand elle passa à côté de lui pour se servir un verre de jus d'orange.
- Salut, marmonna-t-elle, pas très bien réveillée.
Sa mère adressa un sourire contrit à leurs invités et se tourna vers elle.
- Pourquoi ne les emmènes-tu pas dans ta chambre ? proposa-t-elle.
Margareth haussa les épaules, après tout, pourquoi ne pas rester dans la cuisine ? Sa mère lui jeta un regard qui voulait dire « Dans ta chambre, tout de suite » et elle retint un soupir. Après son verre de jus de fruits, elle fit donc signe aux autres de se lever et de la suivre, ce qu'ils firent gentiment. Même pas le droite de déjeuner tranquillement maintenant…
- Que me vaut l'honneur de votre visite ? demanda-t-elle en montant les marches.
- On se demandait si ça te dirait de venir avec nous au Chemin de Traverse, dit Rose en souriant. On a quelques petits trucs à acheter.
- En fait, c'est surtout qu'Al voulait te voir mais qu'il ne trouvait pas d'excuses valables pour le faire, avoua James, un sourire en coin.
Le brun protesta vivement, la faisant sourire. Il était au courant qu'il n'avait pas besoin d'excuses pour lui demander de passer une journée ensemble ? Et il n'était pas non plus obligé de ramener son frère et sa cousine, d'ailleurs. Une fois devant la porte de sa chambre, elle s'arrêta. Il fallait vraiment qu'elle demande à Gabriel de la repeindre, même si elle savait qu'elle allait devoir offrir un truc en échange. Tout ce rose commençait à l'écoeurer.
- Bon c'est pas bien grand.. prévint-elle en ouvrant la porte.
Rose la qualifia de charmante, James de "plutôt pas mal" et Albus prit son air de petit chiot excité. Margareth pinça le lèvres, se retenant de lui faire un câlin, tout en fermant la porte.
- On ne va pas rester longtemps, dit Rose en s'asseyant sur le lit aux couvertures princesse.
Elle avait oublié de les changer. Mince.
- Tu aimes les trucs... roses ? demanda James, un sourire goguenard aux lèvres devant ses draps.
- Non c'est... Gab'... marmonna-t-elle.
- La porte aussi ? demanda Albus en la pointant du pouce.
- Malheureusement oui... soupira-t-elle. Il a profité de mon absence pour la peindre... Il est idiot.
- Il me fait penser à toi, James, dit Albus en effleurant son bureau des doigts.
Et Margareth était sûre qu'elle pourrait se rappeler exactement où il l'avait touché. Elle devait devenir un peu plus folle avec le temps.
- Toi aussi ? dit Rose en soupirant. J'espérais que James était une espèce en voie de disparition.
Les deux cousins échangèrent un regard entendu. Margareth eut un sourire. Oui, elle aussi aurait préféré que la race Jamesienne soit en voie de disparition. Ce dernier grommela quelque chose comme « Pff, je ne ressemble en rien à ce gars bizarre » et se mit à bouder.
- Oh, je la connais ! s'écria soudainement Rose en soulevant une peluche.
Bambi. Elle venait de prendre son Bambi. Son Bambi qui était sur...
Margareth n'eut le temps de rien dire avant qu'un fracas magistral ne se fasse entendre.
… qui était sur une étagère qui ne tenait pas, donc.
- Oh pardon... murmura Rose.
- Margareth, je t'ai déjà dit de faire attention à cette étagère ! cria sa mère depuis la cuisine.
Elle ne prit même pas la peine de répondre.
- Ce n'est pas grave Rose... marmonna-t-elle en se penchant pour ramasser les objets tombés.
Rose entreprit de l'aider ainsi que les deux garçons. Ils rassemblèrent tout ce qui était sur l'étagère : Bambi, bonbons, barrettes, livres, photos, ... Photos qu'Albus regardait bizarrement. Elle avait oublié que certaines pouvait être dérangeantes. Elle se pencha avant que James n'en ait l'idée et trouva la photo que le brun regardait bizarrement.
Il y avait deux enfants au bord de la mer, une fille et un garçon, la première était en train de rire les mains plongées dans le sable mouillé et le garçon avait un seau jaune sur la tête et un air fier.
- C'est toi ? demanda-t-il en désignant la petite du doigt.
Magareth hocha la tête. Elle devait avoir quatre ans, c'était un peu avant la naissance de Rafaël, quand elle n'avait pas encore envie de tuer Gabriel en lui fracassant ce seau jaune sur la tête.
- Tu es adorable, déclara Rose d'un ton sans appel.
Elle les laissa regarder d'autres photos. La plupart était d'elle petite, il y en avait quelques une avec Gabriel et Rafaël et d'autres un peu plus récentes avec Calista. Celle qui les arrêta cependant, fut une photo de sa mère dans sa robe de demoiselle d'honneur (au mariage de son oncle Jim et de son ex-femme Gina).
- Wow, tu ressembles beaucoup à ta maman, remarqua Albus.
- Je sais, répondit-elle.
- Mais tes yeux sont plus foncés, continua le brun.
Il la regarda dans les yeux et pencha la tête sur le côté comme pour vérifier s'il avait raison. Margareth eut un sourire et approuva. On lui faisait souvent cette remarque. Comme on lui disait souvent qu'elle avait le sourire de son père. Dur à croire, quand on voyait que son père tirait souvent la tronche.
Ils restèrent comme ça un petit moment, plongés dans les yeux l'un de l'autre. C'était un peu comme un être dans un autre monde : tout ce qu'il y avait autour d'eux n'existait plus et tout ce qui importait c'était eux. Margareth ouvrit la bouche pour dire quelque chose (elle ne savait pas quoi, à vrai dire) quand Albus se pencha vers elle, comme hypnotisé, prêt à l'embrasser.
- Tiens, mais c'est nous ! intervint Rose.
Albus sembla se rappeler de son existence juste à temps et détourna les yeux, se mâchouillant la lèvre, gêné. Elle sourit, secouant la tête parce que vraiment c'était idiot, et tourna son attention vers Rose qui avait suivi l'échange avec un air amusé.
Margareth regarda les photos sorcières qu'elle tenait dans les mains. Sunny les lui avait envoyées comme cadeau de Noël. Elles étaient plutôt jolies. Sur l'une on voyait Scorpius mort de rire (chose rare et immortalisée), sur une autre Rose et Violette sur le canapé de leur salle commune, ou encore Eloïse qui rêvassait avec le sourire aux lèvres, Orlando et Sunny qui s'embrassaient (adieu, temps révolu), Yana et James qui se disputaient, Virginia qui haussait un sourcil dans une expression très "Pardon ? Tu sais à qui tu parles, vermine ?" avec Judith qui souriait en tenant Myrtille par le bras, Nathaniel, Caleigh et Kevin en train de regarder la petite blonde bouder, Yoshura, Chris et Judicaël qui étaient sur le point de faire une bêtise, James et Sembro en tenue de Quidditch en train de parler avec Welrick, Lily qui faisait un câlin à Albus et d'autres comme ça avec seulement les gens qu'elle aimait bien.
- Je l'aime bien celle-là, dit Albus en montrant une photo où Scorpius et lui étaient en train de se regarder avec un sourire complice.
Margareth hocha le tête, un sourire contrit peint sur le visage. C'était tellement dommage ce qu'il se passait avec le blond… Albus aussi avait l'air un peu triste de les voir si complices alors qu'ils ne se parlaient plus désormais. Rah, si seulement cet idiot de grand blond au look d'asperge (dixit Caleigh) pouvait être moins bête aussi ! Mais bon, on n'allait pas repartir sur du radotage, ça ne changerait rien.
- Elle a été prise au début de l'année, non ? demanda Rose en se détournant vivement de la photo. Je crois que je l'avais vu dans les affaires de Sunny…
Elle hocha encore une fois la tête, retenant l'envie irrépressible de cacher cette photo hors de leur vue, histoire qu'elle arrête de remuer le couteau dans la plaie.
- Magui-chat, dit le brun en lui tendant une photo.
Sur celle-ci elle parlait avec James et on voyait ses oreilles remuer dans tous les sens, signe qu'il l'énervait. Margareth sourit et posa la photo avec les autres.
Elle se surprit à regarder vers le tiroir de sa table de nuit. Dans ce tiroir il y avait une photo où ils étaient tous réunis pour l'anniversaire de Margareth. Elle l'avait mise là parce que c'était celle qu'elle préférait. Elle avait vraiment passé un bon moment ce soir-là. Même si elle en avait passé de meilleurs depuis, celle-ci restait un moment inoubliable. Elle se tourna vers Albus qui la regardait déjà et elle sourit. Ce mec, il trouvait toujours un moyen de la faire fondre, même en ne faisant que la regarder avec cet air qui la faisait se sentir si… spéciale.
- Bon, et si on y allait ? finit par dire James en remettant l'étagère en place. T'as déjà pris le Magicobus Magui ?
Elle hocha la tête. Deux fois seulement, avec Sunny. Elles étaient allées faire des courses pour la rentrée en quatrième année. Elle en avait gardé un effroyable souvenir et fit la moue en les voyant sortir de la chambre. Pourvu qu'elle ne soit pas malade…
oooooo
Depuis le temps qu'elle n'y était pas allée, elle avait presque oublié à quel point le Chemin de Traverse avait une atmosphère si étrange. Magique, en somme. Tous ces gens qui déambulaient, vêtus de vêtements sorciers, ces magasins avec leurs enseignes hors du commun, même l'odeur de la rue semblait sortie d'un autre monde. Elle secoua la tête, ce n'était pas le moment de se perdre dans ses tergiversions ou alors elle allait vraiment se perdre tout court.
- Ah, je m'arrête là, dit Rose devant Fleury et Bott.
- Rah, j'aime pas cet endroit, grommela James en croisant les bras.
- Tu n'es pas obligé de me suivre, rétorqua sa cousine en poussant la porte.
Ils s'arrêtèrent donc tous les trois, comme des crétins devant la porte. Margareth soupira. Elle avait encore les jambes en coton après leur voyage en bus. Ce truc la rendait malade avec tous ces soubresauts. Elle jeta un coup d'œil aux deux Potter l'encadrant, se demandant ce qu'ils comptaient faire.
- James, tu attends Rose ici ? Je veux passer au magasin d'équipement de Quidditch, fit Albus au bout de quelques minutes.
- Ouais, ouais, c'est bon allez-y, marmonna le Gryffondor en lorgnant la porte avec un air de chiot abandonné.
- On se rejoint là-bas ? proposa Margareth.
Le brun grogna quelque chose et Margareth secoua la tête. Qu'est-ce qu'il avait encore celui-là ? Il allait bien il y avait quelques minutes, pourtant. Albus commença à partir et elle le suivit. Au bout de quelques mètres, elle sentit quelque chose effleurer sa main et pencha la tête. C'était la main d'Albus.
Elle se demanda un instant s'il l'avait fait exprès et tourna la tête vers lui. Le Serpentard regardait tranquillement autour de lui, l'air de rien. Bon, ce n'était pas fait exprès alors. Ou peut-être que si, songea-t-elle en remarquant le rapide coup d'œil qu'il lui lança. Elle soupira d'un air désabusé. Quel idiot, vraiment.
Elle lui attrapa la main avec un sourire en coin et il ne dit rien, se laissant faire. Elle en aurait presque levé les yeux au ciel, si un flash crépitant ne l'avait pas rendue aveugle à ce moment là.
- Qu'est-ce que c'était ? demanda-t-elle quand elle eut recouvré la vue.
- Un crétin, grinça des dents le brun.
Margareth se tourna vers le crétin en question qui avait déjà pris la fuite. Elle se demandait bien ce que c'était, tout de même.
- Attends-toi à faire la une des magazines people, s'écria soudainement quelqu'un en se collant dans son dos.
Elle sursauta, se retrouvant nez à nez avec Roméo. Oh non, pas lui.
- Qu'est-ce que tu fais là ? fit Albus en croisant les bras, sur la défensive.
- Rien, de spécial, je me promène, répondit le Serdaigle avec un clin d'œil. Je vous ai vus devant Fleury et Bott alors je vous ai suivis, ajouta-t-il naturellement.
Parce que c'était totalement naturel de suivre bêtement les gens que tu connais dans la rue plutôt que de leur signaler ta présence. Margareth s'en serait tapé la tête contre le mur le plus proche si l'aura menaçante de son cher et tendre n'était pas aussi forte. Elle retint un soupir, pourquoi fallait-il toujours que quelqu'un perturbe leur moment ?
- Pourquoi est-ce que je ferai la une des journaux ? demanda-t-elle en repensant à la phrase du Serdaigle.
- Bah, t'es la copine de Potter, fils cadet de Harry Potter. Les gens s'intéressent à leur vie, un peu comme les Moldus avec les enfants de stars, tu vois.
- Arrête tes conneries, grogna Albus à côté d'elle. Tu veux lui faire croire n'importe quoi.
- Quoi ?! s'offusqua Roméo. Eh, c'est pas de ma faute si ces gens te collent au train et veulent savoir avec qui tu couches, fit-il en pointant son pouce vers elle.
Margareth s'en étrangla. Albus aussi puisqu'il s'apprêtait à répondre avant d'être soudainement pris par une quinte de toux. Roméo lui fit un clin d'œil et partit en ricanant. Ouh, elle l'aurait tué. Si seulement elle n'était pas rouge comme une pivoine, ce qui lui enlevait toute crédibilité, croyez le, elle l'aurait fait.
- On ferait mieux d'aller dans le magasin de Quidditch, fit-elle en tirant le Serpentard avant qu'il ne décide de tuer Roméo à sa place.
Il se laissa faire et ils entrèrent bientôt dans le magasin en question. Albus y commença ses petites courses, cherchant de nouvelles protections surtout et de quoi entretenir son balai. Margareth réfléchit à ce que venait de de dire Roméo en attendant. Elle savait qu'Albus n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appelé un « garçon banal », en tant que Potter. Mais elle n'avait jamais entendu parler de photos de James ou Albus dans un quelconque magazine… Le Serdaigle s'était sans doute moqué d'elle. Ou peut-être que non mais dans ce cas, que pouvait-elle y faire ? Elle n'allait pas quitter Albus sous prétexte que certaines personnes étaient trop curieuses à son sujet. Elle en était là de ses réflexions quand James et Rose les rejoignirent, alors qu'Albus hésitait encore entre des protège-coudes noirs ou marron foncé.
- Tu en penses quoi ? demandait-il à Margareth alors que son frère et sa cousine s'approchaient d'eux.
- Je n'en ai pas la moindre idée, Al, tu n'as qu'à prendre ceux qui te protègent le mieux.
- Vous êtes là, dit Rose en souriant, une fois à leur hauteur, j'ai eu peur que vous soyez déjà partis.
- Et non, répondit-elle, on est toujours là, Monsieur n'arrive pas à se décider.
- Al, fais pas chier, prends les marrons, ordonna James d'un ton sans appel.
- Je prends les noirs alors !
Sur ce, le Serpentard adressa un sourire innocent à James avant de se diriger vers les produits d'entretien. Le Gryffondor le suivit, insultant dans sa barbe inexistante son petit frère. Aaaah, ces deux-là… Les deux en question se mirent à parler balais et produits d'entretien. Margareth se tourna vers la rousse, ne sachant pas quoi faire.
Elle remarqua soudainement à quel point elle avait l'air pâle et cernée. Quelque chose ne devait pas aller… La « discussion » qu'ils avaient eu Scorpius et elle, lui revint en mémoire. Mmh, tout laissait penser que Rose n'allait pas bien à cause de cet empaffé de blondinet. Bon, il fallait qu'elle en sache plus pour que ces deux-là arrêtent de se tourner autour en pensant que le monde entier était contre eux. Magui la sauveuse de couple et d'amitié devait encore s'en mêler !
- Au fait, commença-t-elle nonchalamment, tu sais qu'Al et Scorpius se sont disputés ?
- Ah ? fit la Gryffondore en évitant le regard de Margareth, pourquoi ça ?
- Aucune idée, je voulais savoir si tu étais au courant comme vous avez l'air de bien vous entendre Scor' et toi…
Bon, ok, c'était pas cool de dire ça, surtout en sachant qu'entre eux ça n'allait plus du tout et qu'il fallait être absolument aveugle pour ne pas le savoir. Mais il fallait jouer le jeu et faire l'innocente, quitte à ce que ça pique un peu… Puis ils avaient qu'à en parler aux aussi ! Quels idiots de cacher tout ça aux autres, non mais ! Et oui, Margareth était très mal placée pour critiquer mais entre Albus et elle, c'était différent, d'accord ?
- Oh, heu, non, je ne sais rien, finit par dire la jeune fille en haussant les épaules. Disons qu'entre Malefoy et moi c'est un peu compliqué, ajouta-t-elle après une courte pause.
- Comment ça ? questionna-t-elle, l'air de rien.
Le fait que Rose prononce Malefoy en disait assez long sur ce qu'elle en pensait, néanmoins. Qu'est-ce qu'elle disait juste avant déjà ? Remuer le couteau dans la plaie ? Elle s'en voulait un peu de demander ça mais elle ne pouvait vraiment pas dire qu'elle avait tout entendu, n'est-ce pas ?
- On s'est disputé récemment, il a dit qu'il ne voulait plus de moi dans sa vie, alors disons que je ne suis pas la meilleure personne à qui tu devrais demander des renseignements sur ce qu'il se passe dans sa tête parce que, vois-tu, moi non plus, je ne comprends pas.
Margareth, elle, comprit que la rousse avait envie de se confier. En même temps après une dispute pareille, elle devait en avoir gros sur le cœur.
- Mais… Pourquoi il t'a dit ça ?
- C'est… compliqué, soupira-t-elle pour seule réponse.
Margareth hocha la tête, se faisant une vague idée d'à quel point c'était compliqué, en effet.
- Pour tout avouer, reprit Rose en jetant un coup d'œil à Albus et James, il s'est passé quelque chose entre nous et je crois qu'il n'a pas supporté que je prenne autant de place dans sa vie.
- Comment ça ?
- Eh bien, fit la rousse en se rapprochant et en baissant la voix, entre nous ça devenait de plus en plus intime, avoua-t-elle en rougissant.
- Intime ? chuchota Margareth en ouvrant grand les yeux.
Quelle actrice, n'est-ce pas ?
- Oui, on s'est peut-être embrassé, une fois ou deux… Voire une dizaine ou une vingtaine…
- Quoi ?! s'écria Margareth en s'étouffant à moitié.
Pardon mais elle ne pensait pas aussi intime. Il y avait visiblement un truc qui n'avait pas été très bien compris pendant son espionnage involontaire.
- Shhh, se mit à rire Rose en la tirant plus loin. Pas si fort !
- Désolée, s'excusa-t-elle en regardant les deux garçons qui semblaient absorbés dans leur débat sur le meilleur produit à utiliser pour un balai. Vous étiez ensemble ?
- Non, répondit-elle en secouant ses cheveux roux. Enfin pas vraiment, c'était ambigu, je sais pas trop quoi en penser. Mais, ce dont je suis sûre, c'est qu'il a eu peur de s'engager dans quoique ce soit et il m'a lâchée comme si je n'étais rien… À croire que je les enchaîne, les crétins.
À croire, oui. Entre Yoshura qui l'avait descendue parce que pour lui il n'y avait que l'autre peste de Bellezza et Scorpius qui n'assumait pas… Est-ce que c'était vraiment le cas après tout ? Est-ce que le blond n'assumait vraiment pas ou est-ce qu'il se perdait dans ses sentiments ? Margareth se disait plutôt que c'était un peu des deux, à vrai dire. Elle était passé par là, après tout, et savait à quel point ça pouvait être effrayant de se rendre compte que l'on tenait vraiment à quelqu'un et plus qu'en tant qu'ami.
- Peut-être que c'est juste qu'il a peur de ce qu'il ressent pour toi ? proposa-t-elle en haussant les épaules. C'est pas toujours facile de se rendre compte qu'on aime quelqu'un, ça peut faire peur.
- Peut-être, mais ça ne lui donne pas d'excuse pour me lâcher comme ça, rétorqua son amie.
- Je ne peux qu'approuver.
Elles se sourirent et Margareth fut contente d'avoir abordé le sujet avec elle. La rousse semblait d'un coup plus légère et sa mine était moins sombre. Au moins, ça avait servi à deux choses : soulager la rousse et lui permettre de concocter un plan pour que Scorpius arrête de se faire souffrir inutilement. Il fallait absolument qu'elle lui parle dans tous les cas.
Albus sembla se rappeler de son existence en passant à la caisse et lui fit signe de le rejoindre. Elle adressa un sourire à la rousse qui alla retrouver son autre cousin, perdu au milieu de trop de choix pour briquer son balai.
- Eh, ça te dit une glace ? demanda le Serpentard en sortant du magasin.
oooooo
Ils s'arrêtèrent donc pour prendre une glace, le temps que James se décide à faire un choix. Rose les avait suivis et ils discutaient de leur nouveau professeur, Mr Softy. Albus et la rousse le trouvaient bizarre, eux aussi. Il y avait définitivement quelque chose avec ce prof qui mettait tout le monde mal à l'aise visiblement. Néanmoins, il avait été présent quand elle avait explosé en larmes d'un coup devant James et Yana, alors elle ne pouvait pas non plus en dire trop de mal.
- Tu veux qu'on te ramène vers quelle heure ? demanda Rose une fois qu'ils eurent acheté les glaces.
Une au chocolat pour Albus (bien entendu), une à la vanille pour Rose, une aux fruits rouges pour Margareth et une avec un goût étrange du style piment et chocolat pour James. Le Gryffondor était justement en train de les rejoindre, achats en main.
- Je pense que d'ici une heure, ce serait pas mal, dit-elle en léchant sa glace.
- Pas de souci, répondit la rousse en tendant sa glace à James. Tu peux venir avec moi à la banque ? Maman m'a demandé d'acheter quelque chose pour Hugo comme c'est bientôt son anniversaire, ajouta-t-elle à l'intention de son cousin.
- Ouaip, si tu veux, on se retrouve devant le chaudron baveur, ok ? fit le brun à Albus et Margareth.
Ils hochèrent la tête et les deux cousins s'en allèrent.
- Bon, tu veux faire quoi ? questionna le Serpentard quand les deux autres furent hors de leur vue.
- Mmh, je ne sais pas, et si on se promenait juste ? proposa-t-elle.
Et c'est ce qu'ils firent, discutant de tout et de rien, main dans la main. Margareth remarquait parfois les gens les dévisager et chuchoter des choses comme « le fils d'Harry Potter », la faisant penser à Roméo. Peut-être qu'elle allait faire la une d'un torchon stupide après tout, mais ce n'était pas vraiment la faute d'Albus s'il était né avec Potter comme nom de famille. Pourquoi Albus pensait-il qu'elle aurait peur de s'afficher avec lui ? Elle n'allait pas non plus fuir sous prétexte qu'il était un brin populaire.
Quel idiot, à croire qu'il ne la connaissait pas, depuis le temps. Elle leva les yeux de sa glace, voyant que celle d'Albus commençait à couler.
- Oh, Al, ta glace est en train de fondre, dit-elle avant de croquer un bout de la sienne.
Le brun tourna sa glace pour lécher le côté commençant à fondre sur ses doigts. Margareth remarqua alors que l'autre coté coulait aussi. Elle se hissa sur la pointe des pieds et lécha l'autre côté sans y penser à deux fois. Ce n'est que quand elle leva les yeux vers Albus qu'elle remarqua l'air choqué de ce dernier. Bah quoi ? Bon, ok, ça faisait vraiment scène de film à l'eau de rose mais il n'y avait pas de quoi en être choqué à ce point.
Elle recula, haussant un sourcil dans sa direction. Bien, au moins, s'il avait toujours peur qu'elle s'affiche avec lui, il devait avoir compris qu'elle n'en avait rien à faire. Et elle ne l'avait même pas fait exprès en plus, elle avait agi par réflexe. Elle eut encore envie de rouler des yeux en contemplant son air ahuri. Crétin.
- Hum, fit doucement le brun après s'être remis de ses émotions, tu sais que c'est ma glace, hein ? T'as pas le droit de la lécher, marmonna-t-il en faisant la moue.
Elle leva les yeux au ciel en riant. Quel imbécile. Il sourit et se pencha vers elle, lui plantant un baiser froid sur les lèvres. Elle ferma les yeux, appréciant le goût d'Albus mélangé au chocolat. Ils se séparèrent et le Serpentard sourit de toute ses dents d'un air absolument adorable avant de retourner à sa glace. Elle fit de même en secouant la tête. Elle était en train de fondre comme la glace d'Albus, actuellement. Ouh, qu'est-ce qu'elle pouvait l'aimer celui-là…
