Je suis tellement désolé de cette très très longue absence, c'est juste que je n'y arrivais vraiment plus. Je ne trouvais plus l'envie d'écrire le moindre mot mais sachez que vos reviews m'ont toute fait extrêmement plaisir. Il n'a jamais été question d'abandonner ma petite Orianna à son sort, c'était juste une question de temps avant que je ne me décide à terminer ce récit.
Sans doute que tous les lecteurs de cette histoire ont déserté mais c'est quand même pour vous que j'ai décidé de m'y remettre. Je sais comme c'est frustrant de ne pas avoir la fin d'une histoire qu'on a apprécié. Je ne sais pas peut être que ce chapitre est moins bien que les autres, c'est toujours dur de reprendre après quelques mois.
Après celui ci il restera à mon avis un ou deux chapitres et promis ça ne prendra pas plusieurs mois pour le publier.
Bonne lecture ^^
CHAPITRE 37
La voix de ma cousine me ramena à la réalité, en un quart de seconde Draco s'était relevé et le pire c'est qu'il était déjà parfaitement présentable. A vrai dire il n'y avait que mon état à moi qui trahissait de nos activités. Mon haut de pyjama était à moitié relevé et malgré mes efforts désespérés pour tenter de me coiffer correctement j'étais sûre qu'il y avait toujours une sorte de panneau clignotant au dessus de moi qui indiquait en grosse lettres rouge que je venais d'être à deux doigt de faire l'amour dans ce lit d'hôpital.
Comme si c'était la chose la plus naturelle au monde Draco salua ma cousine par un bref hochement de tête, se contentant d'un signe de main à mon égard avant de s'enfuir. Le lâche, au vue du sourire de Tonks j'étais sûre qu'elle n'était pas prête de me lâcher avec cette histoire. M'installant dans une position plus convenable, c'est-à-dire pas complètement vautrée sur le matelas, je trouvais qu'il faisait très chaud dans cette pièce. Je savais que j'étais toute rouge et j'avais vraiment l'impression que ce n'était pas prêt de cesser.
- Alors Est-ce que ce serait un nouveau type de traitement ? Si oui je suis prête à me faire interner immédiatement.
A nouveau j'entendis le son de son rire, osant à peine lever les yeux vers elle pour me rendre compte que les couleurs vives de ses cheveux avaient été remplacé par un ton châtain assez banal. Elle portait un jean et un débardeur gris, soit bien loin de ses tenues habituelles.
- Ce n'est pas drôle gémis-je.
- Oh si crois moi ça l'est, si par contre ça avait été ton père à ma place là en effet plus personne n'aurait eu l'occasion de rire. A mon avis Draco se serait fait stupéfixié sur place et ça crois moi c'est encore dans le meilleur des cas.
Rien que d'y penser j'en avais des sueurs froides. Sans doute que la prochaine fois j'y réfléchirais à deux fois avant de me mettre à embrasser mon petit ami dans un lieu accessible à tous.
- Apparemment tu ne vas pas trop mal …
Le ton de sa voix avait brusquement changé, c'était rare de voir ma cousine sérieuse et encore plus prendre cette mine inquiète.
- Je suis vraiment désolé Orianna, tout ce qui s'est produit était ma faute.
Fronçant les sourcils je ne voyais pas où elle voulait en venir. Elle n'avait rien à voir avec Julian, et encore moins avec les évènements de ces derniers jours.
- Si j'avais pris plus au sérieux mon rôle, rien de tout cela ne serait arrivé. Je me suis laissée distraire par mon rendez vous avec Rémus, j'aurais du te raccompagner chez toi et ensuite m'assurer que tu étais bien arrivée chez Draco.
- Tu sais très bien qu'il aurait tout aussi bien pu venir m'enlever dans ma chambre, ce n'était pas de ta faute je t'assure.
Posant ma main sur la sienne j'en oubliais ma honte d'il y a quelques minutes, ma cousine paraissait vraiment peinée et je ne savais pas très bien quoi dire pour la réconforter.
- A cause de ma négligence on a perdu de précieuses heures. Ton père pensait que tu étais chez moi, je pensais que tu étais chez Draco et lui te croyait chez toi. Je regrette tellement de …
- Tonks s'il y a quelqu'un qui doit regretter ici ce n'est pas toi. C'est lui qui m'a kidnappé et …
Rien que le mot me fit revivre de désagréables moments, je souhaitais juste aller de l'avant et oublier tout ça mais Est-ce que c'était possible avec tous ses flash ? Peut être qu'une potion pourrait les supprimer définitivement.
- Orianna ça va ? Demanda-t-elle inquiète.
- Oui ce n'est rien. L'important c'est que je sois saine et sauve non ?
J'essayais de sourire mais ça sonnait faux et surtout c'était loin de la tromper.
- Les aurors ont extrait du cerveau de Julian les souvenirs de ces derniers jours, je sais ce qu'il t'a fait subir alors ce n'est pas la peine de faire semblant. Si tu veux pleurer ce serait tout à fait compréhensible …
- Est-ce que tout le monde a vu ça ? Demandais-je paniqué.
Je ne savais pas pourquoi j'avais honte de ce qui s'était passé, je ne voulais pas que tout le monde sache précisément ce qui avait eu lieu. Ce serait trop dur d'oublier si toutes les personnes proche de moi étaient au courant.
- Tu as été très courageuse Orianna, ce cinglé va être enfermé à Azkaban pour un très long moment et je peux te dire que s'il ressortait ce qui l'attendrait serait bien qu'un détraqueur.
Elle venait d'éviter la question et j'en déduisis que la réponse devait être oui.
- Comment Est-ce que vous m'avez trouvé ?
Ca n'avait aucune sorte d'importance en réalité mais je préférais penser à mon sauvetage qu'au reste.
- En entendant parler de ton kidnapping, l'employé du magicobus s'est souvenu d'une fille qui avait l'air assez mal en point et il a contacté les aurors. Nous avons quadrillé la zone et comme tu sais c'est Rémus qui t'a trouvé le premier. Ton père a suivi la trace que laisse le transplanage et il semblerait que Severus ait fait de même. La suite tu la connais. Orianna je te promet que je ne laisserais plus jamais quelque chose comme ça se reproduire.
Est-ce qu'il y avait une chance qu'il ressorte un jour de prison ? Je ne m'en remettrais sans doute jamais si je le revoyais juste en face moi. J'espérais que contrairement aux moldus, chez les sorciers il n'y aurait pas de sorte de procès où je devrais me rendre. Je ne voulais plus jamais le revoir et il me semblait que j'étais tout bonnement incapable de parler de ce qui avait eu lieu.
- Est-ce que tu veux que je te laisse te reposer ?
Sortant de mes pensées je me rendis compte que non je n'avais aucune envie qu'elle me laisse. Quand Draco était encore là j'avais eu l'illusion que ce serait facile de passer à autre chose mais maintenant que je réalisais que j'allais me retrouver toute seule dans cette chambre si ma cousine s'en allait j'en étais tout de suite moins sûre.
- Non reste. En faite je … j'aimerais que tu me parles de ton rendez vous avec Rémus. Est-ce que ça s'est déroulé selon tes plans ?
Elle parut surprise du changement de sujet mais je ne voulais pas avouer que j'avais peur et encore moins qu'elle se fasse du soucis
.
Assise sur mon lit j'essayais de me dire que tout allait bien. Le médicomage m'avait laissé rentrer chez moi au bout de deux jours, nouvelle qui apparemment avait largement été relayé puisque une horde de photographe m'attendait à ma sortie. J'étais restée complètement tétanisée sous les flash et sans doute que si mon père n'avait pas pris les choses en main pour nous faire transplaner j'y serais encore.
Comment Est-ce que j'allais faire dans le futur ? J'aurais du être habituée à tout ça mais depuis ce qui s'était passé j'étais complètement terrifiée à l'idée de me retrouver seule ou qu'on me photographie. Je savais que c'était stupide, il était enfermé maintenant je ne risquais plus rien mais Est-ce que ce n'était pas possible qu'il y ait un autre dangereux malade dehors ? Peut être qu'en ce moment quelqu'un d'autre était en train de m'espionner. J'avais envie de pleurer, pourquoi Est-ce que j'étais aussi peureuse ?
- Ma chérie je peux entrer ?
Sursautant je me rendis compte qu'il ne s'agissait que de mon père tenant un plateau de brownie dans les mains. Je savais qu'il s'apprêtait à me parler de l'incident qui avait eu lieu mais qu'Est-ce que j'étais censée dire ? Si je racontais la vérité alors il serait déçu. Sans compter qu'être chanteuse impliquait forcément de faire des photos, et dans ce cas si je refusais qu'Est-ce qui se passerait ?
- Tu peux manger sans crainte ce n'est absolument pas moi qui ait cuisiné.
Je n'avais même pas faim mais je pris une bouchée pour lui faire plaisir.
- Est-ce que ça va mieux ?
- Est-ce que tu serais déçu si je te disais que je ne veux plus jamais chanter ?
Je tremblais presque en lui posant cette question , néanmoins je n'étais pas prête à remonter sur scène et je ne savais pas si ça changerait un jour.
- Orianna, c'est normal d'avoir peur et tu as tout ton temps pour …
- Je ne peux plus faire ça, j'étais complètement paralysée et ce n'était que quelques journalistes.. Je ne peux plus chanter devant tout le monde et me dire que peut être parmi la foule il y a quelqu'un d'autre qui me veut du mal.
C'est fou parce que les mots sortaient tout seul. J'ai serré la couverture sous mes doigts au moment où mon père m'a embrassé sur la tempe.
- Tu feras ce que tu voudras ma chérie, si c'est trop dur personne ne t'obligera à recommencer mais prends le temps d'y réfléchir d'accord ?
J'eus beau lui promettre que c'était ce que j'allais faire je savais au fond de moi que ça ne risquait pas de changer. Pour ça il aurait fallu que je sois courageuse, une qualité qui m'avait toujours fait faux bond.
Mon père devait vraiment penser que j'étais désespérée pour accepter de laisser Draco monter jusqu'à ma chambre. J'étais un peu près sûre que Kreattur attendait juste derrière la porte avec l'ordre d'intervenir à chaque bruit suspect mais je m'en moquais. J'étais contente d'avoir décidé de passer une robe blanche au lieu du pyjama dans lequel je trainais ces derniers jours, je n'étais pas vraiment sûre que l'amour de Draco survive au vieux tee shirt informe qui était devenu mon meilleur ami en l'espace d'une semaine.
Le regard de mon petit ami, et j'adorais me dire que oui il était bel et bien mon petit ami, s'attarda sur le piano qui était dans un coin de la pièce alors que j'étais en train de me demander ce qu'il faisait là en pleine semaine. C'est vrai il devait avoir mieux à faire que rendre visite à une agoraphobe en devenir.
- Tu es prête, on y va ?
Je n'avais aucune idée de ce à quoi il faisait allusion mais ça ne m'étonnait qu'à moitié. Mon père n'aurait jamais accepté qu'il monte à l'étage si ce n'était que pour un temps très limité.
- Aller où ?
Il a souri et je devinais que ça n'annonçait rien de bon. Prenant mon visage en coupe il m'a embrassé et je savais que toute résistance s'avérait inutile.
- C'est une surprise.
Je cherchais une excuse, n'importe laquelle mais quand il me regardait de cette façon j'avais le plus grand mal à réfléchir. On est descendu, une valise, ma valise, attendait sagement posée dans le salon et j'ai deviné que c'était un coup monté. J'ai voulu lâcher sa main au moment où il a ouvert la porte d'entrée mais il m'en a empêché m'attirant plus près de lui avant de m'embrasser à nouveau.
- Orianna je suis là tout va bien.
Je n'ai entendu aucun soupir de mécontentement provenir de la direction de mon père et j'ai deviné que cette solution extrême provenait sûrement de lui. Est-ce que la situation lui faisait si peur qu'il n'avait eu aucun autre recours que de demander de l'aide à Draco ?
- Tu sais que je ne laisserais jamais rien t'arriver.
- Oui mais …
- Pas de mais. Maintenant soit tu me suis bien gentiment, soit tu m'obliges à te porter.
- Mais je …
- Tu ne diras pas que je ne t'avais pas prévenu.
J'ai poussé un petit cri au moment où mes pieds ont décollé du sol, enfouissant ma tête dans son cou au moment où j'ai senti l'air frais sur mon visage. Je ne voulais toujours pas sortir mais avec Draco je ne risquais rien si ? Il nous a fait transplaner et au moment où je me suis décidé à regarder on était sur une plage. Autant dire que Draco avec son costume complet dénotait un peu, j'ai éclaté de rire au moment où un frisbee lui a atterri sur le derrière de la tête, encore plus en voyant la tête qu'il faisait.
Le groupe de garçons qui jouait un peu plus loin a paru un peu étonné de notre présence, je suppose que c'était des moldus et que dans ce cas voir des gens apparaitre d'un coup devait être perturbant. Le garçon m'a souri en récupérant son frisbee, à nouveau j'ai éclaté de rire quand Draco lui a lancé un regard noir avant de me serrer contre lui. Je me rendis compte que je n'avais pas encore eu peur malgré qu'on soit à l'extérieur, peut être étais-ce l'effet Draco. Souriant à nouveau j'ai passé mes bras autour de son cou me mettant sur la pointe des pieds avant de l'embrasser.
- Qu'Est-ce qu'on fait ici Draco ? Murmurais-je.
Sa main droite était dans mon dos, la gauche faisait glisser mes cheveux derrière mon épaule pour que ses lèvres puissent s'y déposer.
- On est en vacance.
- Je ne savais même pas que tu connaissais ce mot le taquinais-je.
Il a mordu légèrement mon cou en guise de représailles alors que je me demandais où on pouvait bien être. Sûrement pas en Angleterre vu la chaleur qu'il faisait.
- Je te fais visiter la villa ?
J'ai réalisé qu'on allait probablement être seul pendant quelques jours et j'ai su comme ça avait du couter à mon père d'accepter. Sans doute que j'avais été stupide de me terrer tout ce temps dans ma chambre, avoir peur ne menait à rien mais je savais que sans Draco à mes côtés la situation serait bien différente.
- Dis moi que tu étais en train de penser au maillot de bain que tu allais passer une fois arrivée.
Je ne doutais pas de ce qu'il espérait me voir porter mais comme c'était Kreattur qui avait fait ma valise il risquait fort d'être déçu. Ce fut à mon tour de l'embrasser dans le cou, l'obligeant à se baisser pour être à son niveau.
- En faite j'étais plutôt en train de penser à toi en maillot.
Il est resté stoïque l'espace d'une seconde avant de planter ses yeux dans les miens. Un frisson m'a parcouru, je savais parfaitement ce que signifiait ce genre de regard et je me rendis compte que c'était tout à fait la réaction que j'avais escompté obtenir. Il m'a attiré à lui brusquement, posant ses lèvres sur les miennes sans plus de préambule et à nouveau on a transplané. Je n'ai pas pensé aux pauvres moldus qui devaient croire avoir des hallucinations, ni au risque que c'était de faire de la magie autant à découvert, la seule chose sur laquelle mon esprit arrivait à se concentrer c'était les lèvres de Draco sur les miennes, les mains de Draco qui se baladaient sur mon corps.
On a atterri dans une chambre, ma robe a glissé au sol mais je n'ai pas eu le temps de m'en préoccuper. Il m'a soulevé pour m'allonger sur le lit déposant de petits baiser dans mon cou, sur le haut de ma poitrine, descendant sur mon ventre. Je savais qu'on ne serait pas interrompu cette fois ci mais c'était loin de me faire peur. J'en avais envie, vraiment envie.
Il est remonté progressivement pour se remettre à ma hauteur, me faisait écarter légèrement les cuisses pour s'y installer. Ses mains continuaient à me caresser, j'avais vraiment chaud mais ça n'avait rien à voir avec la température de la pièce. A nouveau il m'a regardé dans les yeux et je ne crois vraiment pas que j'aurais pu plus l'aimer qu'en ce moment.
- C'est vraiment ce que tu veux ?
Rectification c'était maintenant chose faite. Je me suis légèrement redressée pour avoir accès à ses lèvres, passant à califourchon sur lui avant d'approfondir le baiser. Il semblait apprécier la réponse, grognant doucement quand j'ai passé mes mains sur son torse après que sa chemise ait rejoint ma robe. Ma petite intervention n'a pas duré très longtemps, il a vite repris le dessus et apparemment le reste de mes affaires le dérangeait beaucoup parce que ça lui a pris environ 15 secondes pour les faire disparaitre.
Il m'a murmuré au moins une vingtaine de fois à quel point j'étais belle, il n'arrêtait jamais de me toucher et c'était juste parfait. Je savais que c'était seulement parce qu'il s'agissait de lui et que forcément ça n'aurait pas pu être autrement. Ce serait mentir de dire que ça n'a pas fait mal mais je crois que des deux celui qui était le plus inquiet c'était lui. Peu importe ce qui se passait par la suite je savais que je ne regretterais jamais ce moment, c'était peut être cliché mais quand il m'a dit qu'il m'aimait pendant et après que ça soit fini ça m'a juste fait me sentir encore plus heureuse. Moi aussi je l'aimais et s'il était avec moi alors j'étais capable de tout, même de surmonter mes peurs.
