Titre : Unlocking Harry Potter. Libérez Harry Potter.

Disclaimer J.K. Rowlings a créé Harry Potter et son univers. L'auteur de cette histoire, Sarini, m'a gentiment autorisée à traduire sa fiction.

Spoilers : Cette histoire se déroule après l'Ordre du Phoenix et inclut des informations des cinq premiers livres. Le Prince de Sang mêlé et les Reliques de la Mort n'étaient pas sortis à l'époque où cette fiction a été écrite. Par conséquent, considérez que ces deux derniers livres n'existent pas quand vous lirez cette histoire.

Rating : M. Ne vous attendez pas à de longs lemons graphiques mais c'est un SLASH et certaines scènes seront plus ou moins citronnées. Si vous n'aimez pas, ne lisez pas.

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Unlocking Harry Potter

Chapitre trente six

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Bonne lecture !

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Severus se dirigea droit vers le bureau d'Albus dès son arrivée à Poudlard. Il ne fut pas étonné d'y retrouver Moody, Kinsley, Tonks et Remus qui attendaient son retour. Il en fut néanmoins ennuyé. Avec l'humeur dans laquelle était le Seigneur des Ténèbres, Severus était inquiet pour Harry, mais il ne pouvait pas se précipiter à son côté, pas avec tous ces membres de l'Ordre ignorant tout de leur relation. Il entra avec un sourire narquois et s'assit avec grâce dans un des fauteuils encore libres, malgré son corps tout entier qui hurlait de douleur après les punitions qu'il avait reçues.

« Eh bien, qu'est-ce qui te rend si content de toi ? » Cracha Moody.

Severus adorait cela. L'ancien Auror était si aisément manipulable, « Ils ont bien fonctionné. »

Les yeux de Dumbledore pétillaient à tout va et Remus s'illumina. Les autres ne comprirent pas à quoi Severus se référait aussi rapidement, mais les regards satisfaits finirent par emplir la pièce.

« A quel point ont-ils bien fonctionné ? » Remus, Maraudeur pour la vie, fut le premier à réagir.

« Les seules victimes en Roumanie sont les Détraqueurs, ils ont été détruits par les flammes des dragons, » annonça Severus. « Le seul moyen pour lui d'obtenir des dragons maintenant, c'est dans la nature. Les dresseurs doivent tous rester en état d'alerte. Il va tenter d'en kidnapper quelques-uns. Sans McNair, il n'a personne de qualifié pour être en charge des dragons. »

« Tu les a vus ? » Demanda Moody, constamment soupçonneux.

« J'ai été appelé pour observer, » remarqua Severus sèchement. « Evidemment, il était très mécontent. Ta tante, Nymphadora, doit être plutôt mal dans sa peau en ce moment. »

Tonks eut l'air plutôt heureuse de ce commentaire et ne s'embêta pas à corriger l'usage de son prénom. Albus tendit à son Professeur une potion au-dessus de son bureau, identifiable par tous. C'était celle que Severus utilisait pour les effets secondaires du sortilège Doloris. Le geste était délibéré, lui donner la potion avec Moody présent. Severus avala la potion et rendit la fiole vide à Albus.

« Est-ce que ça va ? » Lui demanda Tonks avec une réelle inquiétude.

Severus leva un sourcil, « Revenir d'une rencontre avec le Seigneur des Ténèbres en un seul morceau reste toujours préférable aux autres alternatives. »

Albus se pencha au-dessus de son bureau et offrit à Severus son regard perçant, « Y a-t-il quelque chose d'autre ? »

« Il veut savoir pour les Patronus Portables, » déclara calmement Severus. « La forme de celui de Potter a été reconnue. Le Seigneur des Ténèbres savait déjà qu'il prenait celle d'un cerf, sans doute grâce à Pettigrew. »

« Tonks, reste-t-il quelques-unes des premières versions ? » Demanda Remus.

Elle réfléchit quelques instants, « Seulement si Harry en a une. Les jumeaux ont l'originale, mais ils en ont toujours besoin pour faire des copies. Je ne suis pas sûre de l'endroit où ils se trouvent à l'heure actuelle… »

« Ils étaient en Roumanie avec Charlie, pour essayer de perfectionner les Patronus Portables, » répondit Albus. « Vérifiez avec Harry en premier. Si Voldemort est furieux… »

Remus bondit sur ses pieds, « Harry ! »

« Severus, accompagne donc Remus afin de vérifier s'il va bien, » ordonna Albus, au grand soulagement, quoi que bien masqué, de Severus. « Si Harry a l'un des globes, tu pourras le porter à Voldemort. »

Severus et Remus quittèrent ensemble le bureau du Directeur, prenant le chemin des quartiers des professeurs où le Réseau de Cheminette était encore ouvert vers le dortoir des garçons de Sixième Année de Gryffondor. Ils ne pipèrent pas un mot alors qu'ils arpentaient les couloirs, Severus la mine renfrognée, et Remus souriant légèrement. Tous les deux masquaient leur inquiétude à leur manière et conservaient les apparences au cas où ils rencontreraient quelqu'un.

Dès qu'il pénétra dans ses quartiers, Severus laissa tomber son air menaçant et Remus montra son anxiété, « Ne t'embête pas à demander un des globes à Harry. J'en ai un. » Remus haussa ses sourcils et Severus déglutit avec difficulté. « Harry me l'a donné… pour que je puisse revoir Prongs. »

Remus était certainement le plus perspicace des Maraudeurs. Il posa une main sur le bras de Severus, « Je suis désolé, Severus. »

Le chagrin qu'il ressentait souvent était à présent bien loin, éclipsé par son inquiétude pour Harry, comme James l'aurait voulu. Il ne répondit pas au loup-garou, ni ne le regarda. Cela ne ferait qu'augmenter la douleur de sa perte. Il lança de la poudre de Cheminette dans l'âtre et partit pour la chambre d'Harry.

« Professeurs ! » Severus et Remus faillirent entrer en collision avec Ron Weasley à leur arrivée. Il avait l'air harassé, « J'allais justement vous… »

« Nous savons, » Severus coupa la parole au jeune sorcier. Les rideaux du lit d'Harry étaient fermés et aucun son n'en sortait.

« Charme Imperturbable, » expliqua Weasley. « J'étais le seul à être réveillé et je ne voulais pas déranger les autres. Il y a un sort de silence supplémentaire également. »

Weasley fit un geste de sa baguette pour retirer le Charme Imperturbable et ouvrit les rideaux. Les violents mouvements et tressaillements étaient très étranges sans le son. Le visage d'Harry était trempé de sueur et quand ils passèrent le sort de silence ils purent entendre les bruyants gémissements et les cris.

« J'ai essayé de lancer quelques sorts apaisants et sorts d'allégresse mais ils n'ont pas fonctionné, » déclara nerveusement Weasley.

Severus tendit la main pour tenter d'apaiser son fils, mais retira sa main quand un choc le repoussa d'une dizaine de centimètres de la peau d'Harry, « Bon sang ! »

« Severus ? » Remus se dirigea de l'autre côté du lit et s'assit, tendant également la main.

« Non, arrête, » ordonna Severus. « Il a un bouclier défensif en place. Tu ne pourras pas le toucher… et aucun sort simple ne passera à travers. »

Remus leva les yeux et rencontra ceux de Severus. Ce n'était pas bon. Cela ressemblait bien trop à Privet Drive, au bouclier qu'Harry avait maintenu alors qu'il était inconscient et qu'il saignait à mort.

« N'y a-t-il rien que vous ne puissiez faire ? » Demanda Weasley, les yeux suppliants.

Severus et Remus continuèrent à se regarder, sachant pertinemment qu'il n'y avait pas grand-chose qu'ils puissent faire, « Je pourrais essayer de briser le bouclier… »

« … mais cela pourrait faire plus de mal que de bien, » finit Remus.

Harry ne s'était toujours pas réveillé, et Severus prit sa décision en une fraction de seconde. Si quelqu'un en avait le droit, c'était lui, « Allez chercher Granger, Weasley. »

« Mais les escaliers…, » lui rappela Weasley.

La question plaintice eut pour résultat un rire amer de la part de Remus, « Ne me dis pas que vous ne l'avez toujours pas compris. » Il rencontra un regard vide. « Siri et James l'avaient compris dès le début de notre Quatrième Année. Utilise ton balai pour voler jusqu'à sa porte, et pour en revenir, Ron. »

Les yeux de Weasley s'écarquillèrent et il attrapa le balai le plus proche, le Supernova II d'Harry, et l'enfourcha immédiatement, il serait ainsi plus rapide que s'il était obligé de courir dans les escaliers. Il revint quelques minutes plus tard avec Granger accrochée à lui les yeux fermés et le visage crispé.

« Je déteste voler, » déclara-t-elle en descendant du balai, toute tremblante. Elle vit Harry s'agiter violemment sur son lit et se dirigea instantanément vers le lit, mais fut stoppée par Weasley.

Severus se leva et serra son épaule fermement, « Allez dans mes quartiers et ramenez-nous le grimoire. Il est sur le bureau dans mon étude qui donne sur le salon. Si nous tentons de l'aider, je ne veux pas qu'il soit trop loin. »

Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent et elle hocha la tête, Weasley la regardant étrangement. Elle ne devait pas lui avoir parlé du rituel qu'elle avait trouvé, ainsi que le lui avait demandé Severus. Remus avait le même regard surpris. Granger s'excusa silencieusement avant de disparaitre par la Cheminette.

« Weasley, descendez dans votre salle commune et appelez le Directeur par cette cheminée. Dis-lui de venir par là dès que possible, » ordonna Severus. Weasley hocha la tête et sortit aussitôt.

Severus se dirigea vers chacun des autres lits et lança des sorts de sommeil sur les autres garçons. Ils savaient peut-être que Severus avait une certaine préoccupation pour le bien-être mais ils ne devaient pas apprendre l'étendue de cette préoccupation.

« Ma présence était-elle vraiment nécessaire, Severus ? » Demanda Albus avec inquiétude alors qu'il suivait Weasley dans le dortoir.

« Je l'ai, Professeur ! » Granger sortit de l'âtre avec le grimoire dans ses mains et le tendit à Severus, qui le passa à Albus.

« Cela pourrait le devenir, Directeur, » déclara sinistrement Severus pendant qu'Albus ouvrait le grimoire à la page marquée.

Albus regarda Severus fermement dans les yeux, « Tu réalises ce qui pourrait se passer si tu pratiquais ce rituel, Severus. »

« Bon sang, Albus, » cracha farouchement Severus. « Qu'est-ce qui est le plus important, la vie d'Harry ou ma position en tant qu'espion ? »

Le directeur haussa les sourcils devant l'explosion de son jeune professeur et toutes les personnes dans la pièce, du moins celles qui étaient réveillées, regardèrent Severus avec étonnement, « Je ne pense pas que tu aies besoin que je réponde à cette question, Severus. »

« Severus ? » Remus interrompit le match de regards entre le Maitre des Potions et le Directeur de Poudlard, « Le bouclier ? »

Severus prit une grande inspiration, hocha la tête, et pointa sa baguette vers Harry. Il murmura un sort annulant les boucliers, à la limite de la Magie Noire, et le bouclier autour d'Harry devint visible avant de commencer à vaciller. Il continua à chanter à voix basse et il y eut un 'Snap' bruyant, comme si un millier d'élastiques s'étaient étirés à leur maximum et claquaient en même temps. Severus chancela quand l'énergie le quitta.

Il y eut un moment pendant lequel Severus pensa qu'Harry avait pris un contrecoup lorsque le bouclier s'était brisé, mais son fils recommença à s'agiter violemment et ses cris redevinrent audibles dans toute la pièce. Le Directeur et Remus le remplacèrent instantanément aux côtés d'Harry et ils commencèrent à administrer des potions à son fils pour contrôler la douleur provenant de son lien avec Voldemort.

« Est-ce que ça va, Professeur ? » Severus cligna plusieurs fois des yeux et les baissa pour regarder Granger qui l'observait avec inquiétude.

Il hésita un moment, épuisé par sa nuit avec les Mangemorts et la concentration qu'il avait fallu pour briser le bouclier d'Harry, « Je vais bien, Hermione. »

Il ne se rendit compte qu'il avait utilisé le prénom de la jeune femme qu'une fois que Granger et Weasley l'eurent mené à un fauteuil aux côtés du lit d'Harry. Severus aurait pu jurer que ce fauteuil n'était pas présent quand ils étaient entrés dans le dortoir. Par son confort, il sut que c'était un de ceux que le Directeur aimait conjurer. Il baissa les yeux vers le lit et vit que son enfant dormait à nouveau paisiblement. Severus tendit sa main et prit une de celles d'Harry. Remus était assis sur le lit, de l'autre côté, frottant gentiment le dos de son fils en de larges cercles.

« Severus, » Severus leva les yeux vers le Directeur et eut l'impression d'avoir de nouveau dix-sept ans, « Je veux vous voir, Harry et toi, dans mon bureau à la première heure demain pour discuter de tout cela. »

Severus hocha la tête. Le Directeur tenait encore le grimoire, « Je n'ai rien dit à Harry à ce sujet. » L'expression sur le visage du Directeur fit Severus se sentir instantanément coupable. Le formidable sorcier n'était décidemment pas content du mensonge ou plutôt du non-dit de Severus. « Il ne m'aurait jamais laissé le faire, quand bien même je lui en aurais parlé. »

Albus soupira et se redressa, l'air très autoritaire, « Ceci est un problème dont nous chercherons la solution demain. Tu as besoin de dormir, Severus. Retourne dans tes quartiers. » Il se retourna vers le reste des occupants éveillés dans la pièce. « Mlle Granger, retournez dans votre chambre. Je suppose que vous serez en mesure d'expliquer tout cela au Professeur Lupin et à M. Weasley demain dès la première heure. » Granger se mordit la lèvre et hocha la tête avant de se précipiter hors du dortoir. « M. Weasley, veuillez envoyer Harry à mon bureau quand il se réveillera demain matin. Remus ? »

Remus se leva et fit le tour du lit pour suivre le Directeur hors de la Tour. Ils prirent le chemin classique, et passèrent par le portrait de la Grosse Dame. Severus regarda Harry dormir quelques minutes de plus, souhaitant s'assurer qu'il ne se passerait plus rien.

« Je vous réveillerai s'il a besoin de vous, » déclara Weasley depuis le bout du lit d'Harry. Severus se tourna vers lui et hocha la tête, appréciant les efforts du rouquin.

Physiquement, le garçon ressemblait à un croisement entre ses frères ainés Bill et Percy. Ses cheveux devenaient un peu hirsutes, ayant poussé sous ses oreilles, et son corps s'était un peu remplumé, le jeune sorcier n'était plus aussi dégingandé qu'il l'avait été pendant des années. Severus regarda le garçon dans les yeux et découvrit que Weasley ne ressemblait en rien à l'imbécile pour lequel Severus l'avait pris dans sa Première Année. Six années à être le meilleur ami d'Harry avait fait grandir le plus jeune fils Weasley plus vite que n'importe lequel de ses frères et sœur. Severus savait qu'il pouvait faire confiance à Weasley pour s'occuper d'Harry, que le garçon protègerait son fils avec sa propre vie s'il le fallait.

« Merci, Ronald, » Severus hocha la tête et se leva. Il se dirigea vers la cheminée, un sourire narquois sur les lèvres. Weasley n'avait peut-être pas tant grandi que cela, après tout. Il s'était levé et se tenait la bouche béante comme un poisson alors que son Professeur de Potions entrait dans l'âtre.

Severus soupira quand il pénétra dans ses quartiers. S'il allait se coucher maintenant, il ne ferait que profiter de quelques heures de sommeil, or il y avait bien trop de choses dans sa tête pour qu'il dorme bien et qu'il récupère vraiment. Plutôt que de tourner et de se retourner dans son lit, et de regarder son plafond, Severus avala une potion énergisante et se dirigea vers son laboratoire privé.

Il vérifia son dernier lot de Potion Tue-Loup de Remus. Il mijotait à feu doux et continuerait pendant encore… dix heures. Severus sortit ses notes et passa les heures suivantes à travailler sur une potion supplémentaire à la Tue-Loup qui, du moins il l'espérait, pourrait soulager la douleur de la transformation. Il ferma les yeux pour se souvenir de l'exact processus.

Il aurait besoin d'un antalgique, le plus puissant possible mais sans l'effet de relaxant musculaire… ou plutôt une libération retardée de relaxant musculaire. Severus commença à écrire sa nouvelle théorie, la liste des ingrédients nécessaires et leurs réactions. Il reprit ses informations sur les loups garous et notamment la section sur l'argent. Pourquoi cet élément avait-il un tel effet sur les lycanthropes ?

Quand Severus leva à nouveau la tête de ses papiers et vérifia son horloge, il était presque l'heure pour que commence le petit déjeuner du dimanche dans la Grande Salle. Il se lança plusieurs sorts de nettoyage et changea sa robe dans une futile tentative d'éviter les commentaires désapprobateurs d'Albus sur son rythme de sommeil avant de s'élancer à grandes enjambées dans le couloir pour la longue marche en direction du bureau du Directeur.

« Professeur, » s'éleva une voix non loin du portrait qui gardait le bureau de Severus.

« M. Malfoy, » répondit Severus dans un ton de velours. « Y a-t-il une raison pour laquelle vous flânez devant mon bureau, ou attendez-vous simplement que vos gardes du corps arrivent et vous escortent jusqu'à la Grande Salle ? »

Le visage de Malfoy ne montra aucune réaction, « J'avais juste quelques questions pour vous, Monsieur. »

« Très bien, entrez donc, » Severus rouvrit le portrait et Malfoy le suivit dans son bureau. « Attendez un instant. J'étais en chemin pour une réunion avec le Directeur. » Severus alluma le feu de son bureau et y lança une poignée de Poudre de Cheminette, « Bureau d'Albus Dumbledore ! »

« Oui, Severus ? » La tête d'Albus apparut dans les flammes vertes. « Bonjour, M. Malfoy. »

« Bonjour, » répondit Malfoy poliment mais d'une manière un peu maussade.

« Comme vous pouvez le voir, je serai sans doute en retard, Directeur, » déclara Severus.

« Nous ne commencerons rien sans toi, » répondit Albus joyeusement. « Passez une agréable journée, M. Malfoy. »

Ayant pris soin de cela, Severus éteignit son feu pour empêcher toute autre interruption et s'assit à son bureau. Il leva les yeux vers Draco Malfoy avec une expression faussement ennuyée et attendit qu'il prenne la parole.

Après quelques instants, Malfoy brisa le silence, « Savez-vous où se trouve mon père, Monsieur ? »

Bien des gens dans l'école, que ce soit le staff ou les étudiants, pensaient que Severus avait une sorte de relation spéciale avec le jeune Malfoy, comme un mentor ou une figure paternelle de substitution. Malfoy n'était rien de plus qu'un des Préfets de sa Maison, Attrapeur dans son équipe de Quidditch, et un élève doué en Potions. Cela le rapprochait sans doute plus de lui que la plupart des gens de sa Maison, mais aucun de ses élèves n'était en termes familiers avec lui. Severus était resté en contact avec les autres Mangemorts libres dans les années où le Seigneur des Ténèbres n'était rien d'autre qu'un esprit errant. Mais sa réputation de sorcier antisocial, irritable qui passait plus de temps avec ses potions qu'en présence d'autres personnes l'avait gardé un peu en marge. Il était présent à la cérémonie de baptême de Draco et avait vu le jeune homme quelques fois pendant son enfance, mais la plupart de ses transactions avaient été avec Lucius.

Severus lança à Draco un regard perçant, « Je ne sais pas précisément où se trouve Lucius Malfoy en ce moment, mais je peux vous dire qu'il est encore en prison. »

Draco était loin d'être aussi doué que Severus pour cacher ses émotions. Le garçon montra du soulagement, de la colère et de la frustration. Les conjointes des Mangemorts étaient toujours observées avec attention et Severus n'avait aucun doute que chaque mornille dépensée par Narcissa et Draco devait être expliquée immédiatement sur demande du Ministère. Ils devraient faire face à une surveillance constante jusqu'à ce que la guerre se termine, quelle qu'en soit l'issue.

« Monsieur, je sais que vous êtes… » Commença Malfoy d'une manière imprudente dont Severus n'avait encore jamais été le témoin auparavant chez le Serpentard d'ordinaire si calculateur. Au début de cette année, Malfoy avait agi de la même manière que d'habitude. Dans les dernières semaines, néanmoins, qui avaient suivi les vacances de Noël, le garçon avait été plus calme que d'ordinaire. Si certains associés de Lucius n'avaient pas approché Draco afin de lui faire prendre la Marque, Severus voulait bien donner cent points à Gryffondor.

Severus se redressa de toute sa hauteur et fixa furieusement l'adolescent de seize ans, « Ne finissez surtout pas cette phrase, M. Malfoy. Les murs de ce château ont des yeux, des oreilles, et je ne serais pas surpris d'apprendre que même vos pensées ne sont pas sacrées. Me comprenez-vous ? »

Les yeux de Malfoy s'écarquillèrent légèrement et ses pupilles se dilatèrent alors qu'il hochait la tête, « Oui, Monsieur. »

« M. Malfoy, vous êtes pratiquement un adulte, et avec Lucius qui est indisponible, la réputation du nom des Malfoy est de votre responsabilité, » Severus garda son regard fixé sur le visage du garçon. « Réfléchissez bien, jeune Malfoy, à ce que vous voulez que les sorciers dans deux cents ans disent au sujet des Malfoy. » La frayeur mineure du garçon s'effaça et laissa place à une réflexion approfondie. « Je crains de vous avoir accordé tout le temps que je pouvais ce matin. »

Malfoy se leva et se dirigea vers la porte avant de rebrousser chemin, « Monsieur, pourquoi répondez-vous à Dumbledore ? »

« Vous êtes un Serpentard, M. Malfoy. Pensez donc en tant que tel, » Severus garda son visage impassible mais le mépris dans sa voix était clair. Draco n'était pas un imbécile. Il savait prendre congé de son Directeur de Maison quand ce dernier le lui suggérait.

Sur son chemin vers le bureau du Directeur, Severus tourna et retourna dans sa tête les mots qu'il avait eus pour le jeune Malfoy. Il lui avait répété quelque chose que James lui avait demandé quelques années plus tôt. Le nom de Snape n'était pas tenu en haute estime. Il n'était d'aucune utilité en politique ou dans les cercles sociaux…. Et Severus n'en avait strictement rien à faire. Le nom des Potter avait pris un coup l'année précédente mais était revenu à présent dans les bonnes grâces du monde magique.

James était arrogant, ainsi que Severus l'avait toujours dit à Harry, et il était un homme fier. S'il avait été en vie, il n'aurait certainement pas laissé toutes ces calomnies auxquelles son fils avait dû faire face être étalées dans la presse ou ailleurs… et le monde aurait écouté cet homme charismatique. C'était le travail de Severus à présent, supposait-il, de s'assurer que le nom de Potter soit ce que James aurait voulu qu'il soit.

Harry et Albus l'attendait en buvant du thé. Le petit déjeuner était servi mais n'avait pas été touché. Severus inspecta rapidement Harry et remarqua les légères ombres qui bordaient ses yeux, la couleur pale de sa peau. Les sautes d'humeur de Voldemort faisaient des ravages sur la santé du jeune homme. Il s'assit et se servit une tasse de thé.

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Note de traduction : Un espoir peut-être pour Draco Malfoy ?

A nouveau un chapitre que je n'ai pas relu autant de fois que d'habitude, mais je pars demain très - trop - tôt pour quelques jours et n'aurai pas les moyens de vous le publier là-bas...

Je vous remercie encore et vous souhaite un bon weekend !