Coucou!
Si vous vous souvenez bien, je vous avais honteusement planté à un moment crucial...^^
Robert venait de dire qu'Iris était sortie des appartements du professeur Rogue juste après lui car ils avaient tous les deux été invités à venir prendre le thé chez lui pour fêter la fin de leurs rondes de surveillance nocturnes.
Chapitre 37
« Quoi ?! Tu veux rire ? Ne me dis pas que tu crois que le professeur Dumbledore va avaler un truc pareil ! s'exclama Eléanore, avec un rictus de mépris.
- Et pourquoi pas ? Il t'a bien écoutée, toi ! répliqua Robert, énervé. En plus, elle n'avait pas les cheveux ébouriffés et les joues rouges ! Tu racontes vraiment n'importe quoi ! Tant que tu y es, tu n'as qu'à dire qu'elle réajustait ses vêtements aussi ! Non mais franchement, tu délires complètement, ma pauvre fille… »
Rogue, Iris et Dumbledore échangèrent un regard, stupéfaits et en même temps ravis de l'intervention du préfet de Poufsouffle.
Puis profitant du fait que la Serpentard avait les yeux rivés sur le garçon, totalement abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre, d'un accord tacite, ils décidèrent de s'engouffrer dans la brèche que Robert avait dénichée et d'essayer de profiter de la situation pour parvenir à se tirer de là.
« Mais, professeur Dumbledore… » commença Eléanore.
Le directeur leva une main pour la faire taire et s'adressa à son professeur de potions :
« Je vous écoute, Severus.
- Bien. Comme monsieur Carlisle vient à l'instant de vous le dire, Albus, j'ai invité la préfète de Gryffondor et le préfet de Poufsouffle à venir prendre le thé chez moi pour récompenser leur travail lors de ces surveillances de nuit des trois dernières années… Je ne pense pas que le règlement de l'école interdise à un professeur d'inviter des élèves à prendre le thé dans ses quartiers… Mais peut-être me trompé-je et miss Murfin pourrait sans doute nous éclairer sur le sujet… »
Rogue adressa un regard glacial à la Serpentard qui était en train de se ratatiner sur place en balbutiant des paroles presque inaudibles qui ressemblaient à « mais… je… et elle… »
« Vous ne vous trompez pas, Severus. Rien en effet ne l'interdit… D'ailleurs, plusieurs professeurs ont eu la même idée que vous. Le professeur Chourave a convié le préfet de Serpentard et la préfète de Serdaigle et je crois savoir que les professeurs McGonagall et Flitwick avaient l'intention d'en faire de même… répondit Dumbledore.
- C'était très gentil à vous de nous inviter, professeur Rogue, intervint Iris.
- Oui, on a passé un agréable moment, renchérit Robert.
- Je vous en prie, c'était la moindre des choses… répondit Rogue en s'inclinant vers eux.
- Mais non ! Ce n'est pas possible ! Professeur Dumbledore ! Ils… Ils sont tous de mèche ! Ils mentent ! s'écria Eléanore, au bord de l'hystérie.
- Je suis désolé, miss Murfin, mais vous avez sans doute mal interprété ce que vous avez vu… Cela peut arriver, vous devez sans doute être fatiguée… Avec les examens et la fin de l'année qui approche… Personne ne peut vous en vouloir… » répondit calmement le directeur, compatissant, en lui adressant un regard bienveillant.
La Serpentard, incrédule, les observa tous tour à tour puis, débordant de haine, elle finit par laisser exploser sa colère contre Iris :
« Sale Sang-de-Bourbe ! Espèce de traînée ! Tu vas…
- Je vous conseille vivement de surveiller votre langage et de vous taire, miss Murfin ! » gronda le professeur Rogue, d'une voix sourde, en s'avançant vers elle d'un air menaçant et en la toisant de toute sa hauteur.
Un silence tendu s'installa. La scène semblait irréelle, comme suspendue dans le temps.
D'un côté se trouvaient le professeur Dumbledore, impassible, et Eléanore, blanche comme un linge, qui avait reculé d'un pas en voyant Rogue s'approcher d'elle, de l'autre il y avait Iris, ébahie, les yeux ronds et la bouche entrouverte, et Robert, qui retenait son souffle, et enfin, Severus Rogue, plus inquiétant que jamais, se tenait au milieu, il s'était avancé pour se dresser entre la Gryffondor et la Serpentard.
« Vous feriez bien d'écouter le professeur Rogue, miss Murfin… conseilla Dumbledore sur un ton froid. Pour une fois, je vais passer l'éponge et nous allons tous faire comme si nous n'avions pas entendu les paroles que vous venez de prononcer. Il serait dommage que vous soyez renvoyée de l'école deux semaines avant la fin de vos études… ajouta-t-il en guise d'avertissement.
- Mais… voulut-elle protester.
- Le sujet est clos, miss Murfin ! trancha le directeur sur un ton sans réplique. Et je ne veux plus entendre la plus petite allusion à propos de miss Bloomwood et du professeur Rogue à l'avenir sinon je ne me montrerai plus aussi indulgent envers vous. »
Un terrible silence glacial s'empara du bureau et Dumbledore décida de les congédier :
« La discussion est terminée, je ne vais pas vous retenir plus longtemps… Miss Murfin, miss Bloomwood, monsieur Carlisle, courage pour vos derniers examens. Professeur Rogue, bonne soirée. »
Ils sortirent tous les quatre du bureau sans prononcer le moindre mot et se séparèrent pour regagner chacun leurs quartiers respectifs.
Bouillonnant de colère, Iris franchit le trou que dissimulait la grosse dame et fondit directement sur Catherine qui, un peu en retrait, discutait dans un coin tranquille de la salle commune avec Marvin.
« Maudite Serpentard ! chuchota-t-elle, énervée.
- Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? » interrogea Cath.
Iris jeta un bref coup d'œil à Marvin qui comprit instantanément le message et déclara, avant de s'éloigner :
« Bon, j'ai saisi… Affaire de filles, je suppose… Je vous laisse.
- Merci, Marvin ! Tu es un mec super ! » lança Iris.
Il leur fit un signe de la main et rejoignit ses copains.
« Alors tu vas me dire ce qui s'est passé ? Pourquoi Dumbledore, Rogue, Robert et Murfin t'attendaient à la sortie de la Grande Salle ? » demanda Catherine.
Iris lui raconta en détails l'entretien auquel elle venait de prendre part à l'instant et, à la fin de son récit, Catherine s'exclama, abasourdie et profondément agacée :
« Mais quelle grognasse ! Si jamais je la croise dans les couloirs celle-là, je ne me priverai pas de lui faire un croche-pied ! Sûre qu'elle est jalouse de toi depuis des années et qu'elle cherche à t'enfoncer par tous les moyens ! C'est pas elle qui avait ajouté quelque chose dans ton chaudron en première année pour que Rogue te punisse ?
- Si c'est elle… grommela Iris, de mauvaise humeur, les bras croisés sur sa poitrine.
- Non mais vraiment ! Tout ça parce qu'elle ne supporte pas l'idée que tu sois meilleure qu'elle…
- Ouais… Moi, une Sang-de-Bourbe, meilleure qu'une Sang-Pur, ça la fout mal… maugréa-t-elle.
- Je n'en reviens pas qu'elle ait osé t'insulter comme ça… Devant Rogue et Dumbledore en plus ! Ils devaient être méga furax !
- Ça… C'est le moins qu'on puisse dire… répondit Iris en repensant au moment où Rogue s'était avancé pour se placer entre Eléanore et elle.
- C'était vraiment n'importe quoi de t'accuser de coucher avec Rogue… Elle ne va pas bien du tout cette fille ! Comme si tu avais besoin de ça pour réussir en potions, en plus ! s'exclama Cath, outrée.
- Oui… Preuve que la perversion des Serpentard n'a pas de limite… répliqua-t-elle, quand même légèrement mal à l'aise devant à la réaction de son amie face à cette hypothèse.
- N'empêche, heureusement que Robert a trouvé une super excuse et vous a défendu… Ça vous a évité pas mal d'ennuis…
- Oui, c'est sûr… Même si rien n'interdit de rendre visite à un professeur, c'était mieux de dire qu'il était là aussi, ça faisait moins louche, surtout pour son esprit de Serpentard tordue… approuva Iris.
- Il est vraiment prêt à tout pour toi, ce garçon… C'était très chevaleresque de sa part… J'espère que tu t'en veux un peu de l'avoir repoussé maintenant !
- Je le reconnais, c'était très gentleman… Mais non, je ne regrette absolument pas ma décision, persista Iris.
- Pfff… T'es vraiment une tête de mule !
- Et oui ! Ce n'est pas vraiment nouveau ! Bon, je vais aller me coucher. J'ai eu assez d'émotions pour aujourd'hui et il faut être en forme pour l'horriblement long et ennuyeux examen de demain !
- Ouais… Bonne idée, je monte avec toi ! »
Les deux filles souhaitèrent une bonne nuit à Marvin puis montèrent dans leur dortoir.
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Les examens étaient désormais terminés et les étudiants de Poudlard profitaient des belles journées ensoleillées de cette fin du mois de juin pour se promener à Pré-au-Lard ou pour se détendre dans le parc.
Iris n'avait plus pris le risque de descendre dans les cachots pour aller voir Severus depuis que cette satanée Serpentard avait bien failli leur attirer de graves ennuis à tous les deux.
Elle le contactait chaque jour par l'intermédiaire du miroir à double sens mais le maître des potions lui manquait quand même terriblement : cela faisait deux semaines qu'ils ne s'étaient plus vus et elle ressentait plus que jamais le besoin de se trouver auprès de lui. Heureusement, demain, elle prendrait le Poudlard Express pour Londres et pourrait enfin retrouver son cher Severus…
Iris, Catherine et Cyrielle avaient profité au maximum de leurs derniers jours au château.
Elles avaient vécu des choses extraordinaires ensemble et s'étaient fabriqué de magnifiques souvenirs tout au long de leurs études. Elles étaient toutes les trois un peu tristes de quitter cette fabuleuse école mais, à présent, elles étaient beaucoup plus sûres d'elles-mêmes et étaient prêtes à s'engager dans leur vie future comme les jeunes femmes avisées et responsables qu'elles étaient devenues au fil des ans.
Mais avant de quitter définitivement l'adolescence, il leur restait une merveilleuse occasion de profiter de leur insouciance, de leur jeunesse et de leur fraîcheur, un dernier rite de passage pour accéder à l'âge adulte : le bal de fin d'études. C'était ce soir qu'il avait lieu et elles étaient toutes les trois plus surexcitées et impatientes les unes que les autres.
Les trois filles avaient prévu de s'y rendre ensemble et de passer la soirée entre amies en compagnie de leurs cavaliers respectifs.
Catherine et Marvin iraient ensemble, vu qu'ils étaient en couple ; Cyrielle avait accepté d'accompagner l'un de ses camarades de Serdaigle, Anthony Knight ; quant à Iris, qui ne pouvait pas s'y rendre en compagnie de son amoureux, elle avait consenti à être la cavalière de Robert Carlisle pour le remercier de lui avoir sauvé la mise dans le bureau de Dumbledore.
Elle lui devait bien ça mais elle avait, une fois encore, été bien claire à ce sujet et lui avait répété qu'elle l'accompagnerait en tant qu'amie et rien d'autre. Le Poufsouffle avait assuré qu'il s'en contenterait et elle le croyait bien volontiers.
En revanche, celui qui se satisfaisait le moins de la situation c'était Rogue. Il savait très bien qu'il n'avait aucun souci à se faire au sujet du garçon, qui les avait récemment aidé à se sortir d'un mauvais pas, ou d'Iris, qui l'aimait profondément… Mais que n'aurait-il pas donné pour pouvoir accompagner Iris lui-même à cette soirée !
Il trouvait cela terriblement injuste de devoir la laisser aller à ce bal en compagnie du jeune homme mais pour rien au monde il n'aurait voulu l'en empêcher : elle se réjouissait à l'idée de cette soirée depuis tellement longtemps… Il ne voulait surtout pas l'en priver et, de toute façon, même s'il l'avait voulu, il en aurait été incapable : la Gryffondor était d'une détermination et d'un entêtement à toute épreuve et elle ne se serait pas laissée impressionner le moins du monde par ses menaces.
La jeune fille lui avait dit que le seul homme avec qui elle aurait voulu se rendre à ce bal c'était lui mais que malheureusement c'était impossible… Et elle avait raison, comme souvent…
Rogue essayait de se réconforter comme il le pouvait en se disant qu'elle avait été très claire avec le garçon de Poufsouffle, en lui répétant qu'ils y allaient en tant qu'amis, et que, au moins, il pourrait la contempler tout à loisir lors de cette soirée puisqu'il y assisterait en tant que surveillant en compagnie des autres professeurs de Poudlard…
Iris et Catherine avaient revêtu leurs robes de bal et avaient terminé de se maquiller et de se coiffer.
Si Catherine avait opté pour un look ultra glamour pour agrémenter sa robe pourpre moulante (chignon coiffé-décoiffé très à la mode, smokey eyes, khôl et mascara noir, fard à joue fuschia, rouge à lèvre vermillon, vernis à ongle carmin et talons aiguilles noir laqué), Iris, elle, avait préféré une coiffure plus sobre (elle avait tressé deux mèches de chaque côté de son visage qui se rejoignaient à l'arrière de sa tête en formant une sorte de couronne posée sur sa longue chevelure soyeuse laissée libre, à la façon des dames du Moyen-Âge), un maquillage plus naturel (une ombre à paupière mordorée, du mascara noir, un fard à joue légèrement rosé et un simple baume transparent sur ses lèvres) et des chaussures à talons plus confortables (une jolie paire de salomés cuivrées) pour aller avec sa robe lilas.
Lorsqu'elles descendirent dans la salle commune, elles eurent droit à un « Waouh ! » enthousiaste de Marvin qui portait une élégante tenue de soirée noire et blanche semblable à celle que la plupart des garçons portaient.
Ils sortirent tous les trois dans le couloir où les attendait Robert qui était aussi très chic dans sa robe de sorcier de soirée. Ensuite, ils se dirigèrent ensemble vers la Grande Salle, en marchant par couple, et récupérèrent au passage Cyrielle, dans sa robe bleue, qui avait opté pour la sobriété comme Iris, et son cavalier, Anthony.
Puis ils patientèrent quelques instants en compagnie des autres étudiants de dernière année devant les portes de la Grande Salle qui s'ouvrirent à vingt et une heures précises pour les laisser entrer.
La décoration était tout simplement féerique !
Un énorme lustre en cristal qui diffusait une étincelante lueur argentée était suspendu au centre du plafond magique qui avait été recouvert de voilages blancs qui partaient du centre du plafond pour rejoindre les différents côtés de la salle. Au fond de la pièce, étaient installés un orchestre et une piste de danse ; une longue table recouverte d'une nappe blanche et remplie d'apéritifs, de gâteaux, de chips, de boissons non alcoolisées, de bières au beurre et de punch aux fruits se trouvait collée contre le mur de droite et de petites tables rondes, qui pouvaient chacune accueillir six personnes, ornées de nappes blanches en dentelle, de fleurs et de bougies, occupaient le reste de l'espace.
Lorsqu'il vit apparaître Iris au milieu de cette foule de jeunes gens en tenue de soirée, le cœur de Rogue rata un battement : elle était encore plus ravissante que d'habitude, on aurait dit qu'elle irradiait de beauté et qu'elle éclipsait par sa simple présence toutes les autres jeunes filles. Du moins, c'est ce qu'il ressentait en la voyant arriver ainsi dans sa jolie robe lilas, au décolleté discret, qui découvrait ses épaules, marquait sa fine taille et dévoilait ses jambes à partir des genoux.
Au bras de Robert, la jeune fille sentit le regard brûlant du maître des cachots posé sur elle. Elle leva les yeux vers lui et lui décocha son plus beau sourire.
Elle remarqua que Severus était lui aussi très élégant : il avait abandonné son éternelle tenue noire et avait revêtu pour l'occasion une robe de sorcier vert émeraude très foncé, taillée dans un tissu brillant (sans doute du satin) agrémenté de fils argentés qui formaient des motifs celtiques. Il était vraiment très beau habillé comme ça, avec son teint clair et ses cheveux d'un noir de jais… Que n'aurait-elle fait pour avoir la chance de danser avec lui !
Lorsque tout le monde fut entré dans la Grande Salle, le professeur Dumbledore s'avança au centre de la piste de danse et leur fit un petit discours avant de débuter le bal :
« Mes chers enfants ! Rassurez-vous, je ne vous embêterai pas longtemps, vous avez déjà tous eu droit au discours de fin d'année ce soir lors du banquet… Je voudrais simplement vous souhaiter tout le meilleur pour l'avenir, que ce soit dans votre vie personnelle ou professionnelle. J'espère que Poudlard vous aura appris des choses qui vous seront utiles pour votre futur et que vous avez apprécié ces moments passés entre les murs de cette école. Sachez que le personnel de Poudlard et moi-même garderons toujours une trace de chacun d'entre vous dans nos cœurs, j'espère qu'il en sera de même pour vous… À présent, trêve de sensibleries et place à la danse ! Passez une excellente soirée et surtout amusez-vous ! »
Tout le monde applaudit puis le directeur leva les bras pour réclamer une nouvelle fois le silence et il ajouta :
« Ha ! J'oubliais… Cette année, j'ai pensé qu'il serait amusant que les préfètes et les préfets ouvrent le bal avec les professeurs avec qui ils étaient chargés de surveiller les couloirs durant ces trois dernières années… Alors, mesdemoiselles, mesdames, messieurs, en piste ! »
Alors qu'Iris venait tout juste de réaliser ce que Dumbledore venait de dire et ce que cela impliquait, elle vit Severus s'avancer vers elle et lui présenter sa main droite.
« Miss Bloomwood, me feriez-vous l'honneur de m'accorder cette danse ? demanda galamment le professeur Rogue.
- Ou… Oui, bien sûr… répondit la jeune fille, ravie.
- Vous ne m'en voudrez pas si j'invite miss Bloomwood plutôt que vous, monsieur Carlisle ? demanda le maître des potions, sarcastique, après s'être tourné vers le préfet de Poufsouffle.
- Heu… Bien sûr que non, professeur Rogue ! » répliqua le garçon, amusé par sa remarque.
Et il regarda le professeur de potions emmener sa cavalière sur la piste de danse.
Iris était aux anges ! Elle allait finalement pouvoir danser avec l'homme qu'elle aimait à son bal de fin d'études devant toute cette assemblée. Il faudrait qu'elle pense à remercier le professeur Dumbledore de sa brillante idée pour leur permettre de danser ensemble !
Lorsque tous les couples d'élèves et de professeurs se furent avancés sur la piste de danse, l'orchestre se mit à jouer les premières notes d'un slow moldu qui faisait sensation chez les jeunes à cette époque : She's like the wind, tiré du film Dirty Dancing, que tous les jeunes, Moldus et sorciers, avaient vu et apprécié.
Severus plaça sa main gauche sur la taille de la jeune fille tandis qu'elle posait délicatement sa main droite sur son épaule puis ils joignirent leurs mains libres et entamèrent la danse, les yeux dans les yeux.
Pendant qu'ils dansaient parmi les autres couples, Rogue murmura en remuant à peine les lèvres :
« Tu es encore plus resplendissante que d'habitude… Je ne pensais pas que c'était possible… »
Iris rougit légèrement et répondit :
« Merci… Toi aussi tu es vraiment très beau et très élégant dans cette tenue…
- J'aimerais tellement pouvoir te serrer contre moi… lui confia-t-il.
- Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée même si, moi aussi, j'en meurs d'envie… répliqua la jeune fille.
- Nous aurons au moins eu cette danse… » dit-il en serrant plus fort sa main dans la sienne.
Quand l'orchestre entama le dernier accord qui mettrait un terme à ce merveilleux moment de complicité entre eux deux, juste avant qu'ils ne se séparent, Iris lui souffla : « Je t'aime. » Ils s'immobilisèrent en même temps que les autres sur la dernière note et échangèrent un long regard.
Tout le monde applaudit et Rogue fut contraint de lâcher sa belle Gryffondor en voyant ses amis arriver vers eux. Il s'inclina devant elle, l'abandonna à regrets et partit vers le coin de la salle où s'étaient rassemblés les autres professeurs.
« Waw ! Rogue et toi, vous avez super bien dansé ! s'exclama Catherine.
- Oui c'est vrai ! Je ne me doutais pas que j'assisterais un jour à ça dans ma vie : voir la terreur des cachots danser comme un pro avec une jolie fille comme toi… C'était hallucinant ! renchérit Marvin.
- En tout cas, c'est vous qui formiez le plus beau couple sur la piste de danse… » intervint Cyrielle.
Iris ne put empêcher le rouge de lui monter aux joues à la remarque de Cycy.
« Pourquoi tu rougis ? demanda Cath, à qui ça n'avait pas échappé.
- Moi, j'aimais bien Marc et le professeur McGonagall ! Tu as vu comme il était gêné ? pouffa Anthony, en ne se préoccupant pas du tout de ce que les filles disaient et en se moquant de son camarade de Serdaigle avec Robert.
- Ben… Vous me gênez avec toutes vos remarques et vos compliments… répondit Iris.
- Oui, tu as raison, Iris ! Arrêtons de jacasser et allons plutôt danser ! » proposa Marvin, en entraînant vivement Cath sur la piste de danse.
Tous les autres se joignirent à eux et ils passèrent tous une très agréable soirée à danser, à rire et à parler.
Alors que le bal touchait à sa fin, Iris se leva de la table où ses amis et elle s'étaient installés et leur dit :
« Je sors quelques minutes prendre l'air… Il fait vraiment étouffant ici !
- Tu veux que je t'accompagne ? proposa courtoisement Robert, en bon cavalier.
- Non, c'est gentil mais ça ira, merci. Je te laisse avec Cycy, Cath et les garçons pour parler de Quidditch ! » répondit-elle en souriant.
Puis elle sortit sous le regard intrigué de son amie Cyrielle, qui n'écoutait que d'une oreille la discussion que les autres avaient sur le sport favori des sorciers.
Iris marcha quelques instants dans le parc de Poudlard et s'arrêta finalement derrière un gros chêne, face au Lac Noir à la surface duquel se reflétaient la lune étincelante et une myriade d'étoiles brillant comme des diamants…
Bientôt, elle sentit une grande main, chaude et douce, se poser sur son épaule nue et elle se retourna aussitôt pour se blottir dans les bras du maître des potions. Ils restèrent ainsi enlacés pendant de longues minutes puis Iris parla :
« Si tu savais comme tu m'as manqué ! Ces deux semaines ont été une véritable torture pour moi ! Je suis tellement heureuse d'avoir pu danser avec toi ce soir !
- J'ai eu beaucoup de mal à supporter cette distance, moi aussi. J'ai besoin de t'avoir chaque jour à mes côtés. J'ai failli devenir fou sans toi… Je suis si content de pouvoir te sentir à nouveau dans mes bras… » lui confia-t-il, en lui caressant la joue.
La jeune fille prit sa grande main dans les siennes, embrassa délicatement sa paume puis planta son regard turquoise dans ses prunelles onyx. Rogue ne put résister plus longtemps à son charme redoutable, face à tant de douceur et de beauté, il l'attira tout contre lui et s'empara de ses lèvres si douces dans un baiser langoureux.
Lorsque leurs lèvres se quittèrent pour de bon, Iris distingua quelqu'un derrière Severus, elle s'éloigna brusquement de lui et s'écria :
« Cycy ! »
Rogue se retourna et vit la Serdaigle s'approcher d'eux.
« Je venais voir si tu allais bien et, d'après ce que j'ai vu, il me semble que tu te portes à merveille », déclara Cyrielle, malicieuse.
Iris regardait son amie, bouche bée, avec des yeux ronds ; elle ne savait pas quoi dire…
« Miss Row, je… commença Severus mais la bleu et bronze l'interrompit.
- Ne vous en faites pas, professeur, je ne dirai rien… Et puis, d'ailleurs, ça fait environ dix minutes que vous avez officiellement cessé d'être notre professeur de potions alors… » déclara-t-elle en levant les épaules pour signifier que ça ne la concernait pas le moins du monde.
Iris éclata de rire : c'étaient ses nerfs qui lâchaient, pas étonnant vu la pression qu'elle avait accumulée ces derniers mois pour garder son secret. Elle se jeta dans les bras de son amie et s'exclama :
« Merci, Cycy ! Je t'adore, tu sais !
- Oui, je sais », répondit-elle en souriant puis elle ajouta : « Je pense que tu as fait un excellent choix, Iris, et vous aussi, professeur Rogue. J'avais raison, vous formiez le plus beau couple sur la piste de danse. »
Aucun des deux ne fut capable de répondre quoique ce soit face à l'étonnante franchise de la Serdaigle qui poursuivit :
« Bon, je vais dire aux autres que tu arrives dans cinq minutes, Iris. Au revoir, professeur !
- Au revoir, miss Row… répondit Rogue, stupéfait.
- D'accord, j'arrive ! Merci ! lui dit Iris, alors que Cyrielle repartait vers le château.
- Cette jeune fille est tout simplement surprenante… affirma le maître des potions.
- Oui, c'est vrai… Bon, je vais les rejoindre avant qu'ils ne descendent tous… Bonne nuit, Severus, et à demain ! dit-elle, en l'embrassant sur la joue.
- À demain, mon amour… »
Puis il regarda sa sublime Gryffondor regagner le château, une légère brise faisant onduler ses longs cheveux soyeux ainsi que le tissu en voile lilas de sa robe…
Voilà! J'espère que ce chapitre vous a plu! Merci d'avoir lu en tout cas ;-)
Il était légèrement plus long que d'habitude et je n'ai pas pu m'empêcher de glisser quelques petits clichés... Désolée pour ceux qui n'aiment pas^^ ;-)
A la prochaine!
