Merci à liily01 pour sa correction et ses gentils commentaires motivants 3 :)

Erza Robin :En effet :P j'en suis assez fière :) merci de me suivre :) à demain :D

Lovlieka : C'est ex-ac-te-ment ça ! Le blondinet à l'origine de tous ses maux n'est pas encore né ! x) Tu ne peux pas imaginer comme je n'ai pas arrêté de bâiller en décrivant Anne x) Et encore maintenant dès que j'y repense... x) le bâillement est communicatif ? Nooooon !

Jujupayne34 : Haaa :D je suis contente que l'histoire te plaise et que tu veuilles continuer à la lire :D ça me fait plaisir que tu apprécies mon style d'écriture ! Ce chapitre va te faire craquer sur tu adores le petit Dragounet :P Profite bien !


Drago avait refermé la porte de la chambre d'ami derrière elle, et maintenant après plusieurs semaines constamment en compagnie de gens, elle se retrouvait réellement seule.

Elle avait beau se dire qu'il se trouvait juste derrière cette porte, un peu plus loin dans sa propre chambre, mais ça lui semblait être des kilomètres.

Se laissant tomber sur le matelas mou, elle scruta le plafond décoré de boiseries blanches. Il n'y avait que les battements de son cœur et sa propre respiration, pas celles d'autres personnes.

Seule.

Après ce qui lui semblait être une éternité.

Fermant doucement les yeux, elle profita de la douceur des draps, de leur agréable odeur, puis elle se redressa et s'avança vers la petite porte entrouverte, qui donnait sur une salle de bain petite mais distinguée.

Assise sur le rebord de la baignoire, elle hésita. Oserait-elle allumer l'eau pour le plaisir de se laver réellement sans l'aide de sort ? Et si des gens l'entendaient, si jamais Drago décidait de lui rendre visite maintenant ?

Finalement elle posa le bout de ses doigts sur la plomberie glacée et tourna lentement l'un des boutons à la forme étrange. Récupérant de l'eau tiède dans le creux de ses paumes, elle s'en aspergea le visage, fermant les yeux de plaisir.

Finalement, après avoir bouché le siphon, elle posa ses pieds au fond de la baignoire alors que l'eau se remplissait rapidement. Retirant son pantalon, puis finalement toutes ses affaires. Son corps frémissait de délice alors qu'il lui semblait que c'était la première fois depuis des mois qu'elle parvenait à se détendre.

Elle était seule, pas de bruit, pas de murmures, pas de respiration, mise à part ses propres sons. Seule, réellement seule. Pas à quatre sous une tente malgré la taille impressionnante de celle-ci.

Laissant glisser sa tête jusqu'à l'eau, plongeant son visage dans l'eau presque bouillante, retirant cette sensation de saleté qu'aucun sort n'était parvenu à faire disparaitre. Se redressant, avec un soupir de bien-être, elle attrapa l'une des fioles qui se trouvaient sur le côté. Une grimace sur les lèvres, elle hésita un petit moment avant de se décider, qu'elle était libre d'utiliser tout ce qui pouvait se trouver dans cette pièce.

Après s'être lavée et aspergée de tout ce qu'elle considérait comme utilisable, elle se rendit dans la chambre et se blottit dans le lit, profitant de la douce odeur de lavande des draps propres et doux. Ses yeux se fermèrent et un soupir plus tard, elle se laissa aller dans les limbes du sommeil.

Drago s'était lui aussi lavé, assit sur son lit, le dos vouté, son visage reposait dans les paumes de ses mains. Malgré ses paupières closes et le calme qui se lisait sur ses trais fiers, en lui se déroulait une véritable tempête.

Il était chez lui en sécurité, sa mère allait bien.

Il avait encore le choix d'abandonner l'idée d'aider Potter et ses complices, il pouvait retourner sa veste, rester avec le groupe des vainqueurs... Après tout, il avait bien lu dans le livre que le Lord tuait Harry Potter, non ? Si jamais Voldemort gagnait, alors comment pourrait-il expliquer sa traitrise ? Et si le Lord était déjà au courant qu'il était celui qui avait détruit le médaillon ?

Ce médaillon... Comment avait-il fait pour connaitre ses craintes ? Pourquoi le groupe des Griffondors avaient-ils tant voulu le détruire ? Quels étaient ces horcruxes dont ils ne cessaient de lui rabattre les oreilles ?

Il était encore temps pour lui de laisser tomber, Christelle avait prévu son plan, elle pourrait se débrouiller sans lui... De toute manière comment est-ce qu'il pourrait partir du manoir, une fois qu'elle serait en possession du gobelin ?

Que dirait sa mère lorsque la personne qu'il venait de ramener se sauverait avec le gobelin ?

Avec un soupir il se laissa tomber sur ses oreilles, posa sa main sur ses yeux. Peut-être que s'il s'endormait, il finirait par se réveiller de ce cauchemar. Peut-être que tout redeviendrait normal, Poudlard, ils finiraient simplement leur année, Dumbledore serait toujours en vie, il n'y aurait jamais eu de seigneur des ténèbres. Il aurait continué d'embêter Potter pour son bon plaisir.

« Potter » souffla-t-il avec un ton désespéré.

Cet individu qu'il avait toujours considéré comme un idiot, un faux-saint, surfant sur sa célébrité pour être prétentieux... Et finalement après ces quelques semaines passées avec lui, comment pouvait-il encore dire qu'il était prétentieux ? Il était dépassé par les évènements, aussi désespéré que lui...

Finalement ils étaient tout simplement dans la même merde.

Posant sa main sur son front, il se massa douloureusement les tempes, une grimace toujours sur le visage.

Dans la même merde, mais pas du même côté.

Qu'est-ce qu'il était censé faire ? Il avait toujours pensé que la moindre de ses actions, depuis sa sixième année, permettrait de sauver sa famille de l'épée de Damoclès qui pesait au-dessus d'eux. Le moindre de ses faux pas pouvait tuer ses parents...

Et maintenant ? Maintenant il permettait à l'une des camarades d'Harry Potter de pénétrer chez lui ? Pour qu'elle puisse aider l'élu à accomplir la putain de prophétie ?!

Mais qu'est-ce qui se passait ! Qu'est-ce qui n'allait pas bien avec lui ! Il était en train de foutre en l'air tout son travail !

Dans un mouvement rageur, il s'était redressé et s'appuya lascivement contre la porte de sa chambre. Ses lèvres tremblaient alors qu'il fronçait les sourcils pour retenir les larmes. Il paniquait. Qu'est-ce qu'il était censé faire... Qu'est-ce qu'il pouvait faire ?

Trois petits coups frappés à sa porte le ramena à la réalité. Essuyant rapidement ses larmes et reprenant son air fier il lança de sa voix la moins tremblante : « Oui ? »

Doucement, dans un léger grincement, la porte s'ouvrit. Christelle rentra, penaude. Ses cheveux étaient humides et frisaient, elle se mordillait les lèvres comme à son habitude. Hésitante elle demanda : « Je me sentais un peu seule, on pourrait peut-être discuter un peu ? »

Cette phrase, prononcée avec cette petite voix douce brisa l'anxiété dans laquelle il s'était plongé. Il sentit même son visage se détendre et un sourire fendre ses lèvres. Il referma la porte derrière elle et l'invita à s'installer sur l'un des petits fauteuils qui meublaient la pièce.

Restant sur son lit et lui dit : « Pourquoi est-ce que tu te sens seule ?

- ça va faire des semaines que ma vie est bercée par le bruit ambiant des autres, j'ai trouvé ça stressant, alors que j'allais m'endormir, le manque de bruit m'a réveillé !

- ça c'est étonnant » souffla-t-il en s'allongeant dans un bâillement.

Maintenant qu'elle en parlait c'est vrai qu'il se sentait mieux maintenant qu'il y avait du bruit autour de lui. Toutes ses petites choses qui le sortaient continuellement de ses pensées sombres. Il ouvrit brutalement les yeux lorsque son lit pencha.

Christelle s'y était installé et attrapa le polochon pour le séparer en deux : « Voilà, comme ça pas de risque que tu ne te jettes sur moi

- Pardon ? Moi me jeter sur toi ? C'est toi qui me dévorais du regard, je devrais plutôt craindre de t'avoir là si proche alors que tu pourrais me faire plein de choses effroyables.

- Pleiiins de choses effroyables, répéta-t-elle un petit sourire moqueur sur les lèvres, Ha ! Non ! Je ne te ferais rien. Je suis contre l'inceste.

- L'inceste ? Répéta-t-il surpris alors qu'il dégageait le traversin pour la regarder dans les yeux, comment ça ?

- Hé ben quoi ? Ria-t-elle en affichant un grand sourire tendre fendant ses joues de ses deux jolies fossettes.

- Nous serions de la même famille et je ne serais même pas au courant ? Demanda-t-il en se laissant baigner dans ce bonheur qui rayonnait d'elle

- J'aime à me considérer comme une seconde maman !

- Quoi ? Tu n'y es vraiment pas ! » S'exclama-t-il en ricanant.

Non vraiment ? Une mère ? Elle n'avait rien d'une mère !

Il laissa son regard se plonger dans le sien.

Mais en y réfléchissant bien...

Durant ces longues semaines, elle était celle qui lui avait permis de se mettre en confiance, et de donner cette confiance à Potter et Granger. Elle avait toujours eu des sourires et des gestes tendres à son attention, alors même qu'il lui avait fait du mal, alors qu'elle devrait le détester, elle s'était contentée d'oublier les mauvaises choses et elle continuait de le soutenir, le rassurant lorsqu'il s'inquiétait, et même en le protégeant de son corps lors du combat contre Nagini...

Il avait d'abord pensé qu'elle le séduisait mais maintenant qu'il réfléchissait, qu'il lisait son regard doux et généreux, il était impossible qu'il pense d'elle de cette manière. Il trouvait même cela répugnant de l'imaginer dans son lit pour une autre raison que parler ou rire.

Finalement, peut-être qu'elle n'avait pas tort ?

Mais elle ne ressemblait en rien à sa mère. Pour sa mère il avait toujours été obligé d'être parfait, il s'inquiétait de tout, il savait qu'elle l'aimait mais jamais elle ne se serait permis de le montrer de peur de ne pas respecter l'étiquette.

Il ricana tout seul et murmura à Christelle : « Une maman de remplacement ? Franchement ? Tu n'as pas mieux ? »