Titre : Underground Ch.27 - Orphelins.

Auteur : Nandra-chan

Disclaimer : La plupart des personnages sont à CLAMP, le reste est à moi, le monde d'Argaï aussi. Le boulot aussi. La connerie aussi (malheureusement...). Les fautes d'orthographe et de français sont à quelqu'un d'autre.

Note : Hop, voilà. Alors je tiens vraiment à dire que je poste très en retard, oui, mais c'est PAS DE MA FAUTE ! Je suis une victime, dans cette affaire !

Temps passé sur ce chapitre : 7h, plus ou moins

Réponse aux reviews :

Lyra : courage pour tes révisions et merci ! Ben justement, le problème, c'est que le fandom est pas si mort que ça. Les gens sont là et lisent, je le vois bien dans les stats. Juste...ils consomment et partent sans payer :p

Je peux te dire que ça demande un solide mental d'écrire tous les jours et de publier sans avoir de retour sur la qualité des textes ou même un petit mot d'encouragement. Y a vraiment des moments où on a pas envie d'écrire, où on est à la bourre (comme aujourd'hui, et je me suis levée à 3h30 du matin pour écrire ce chapitre et j'y bosse dessus depuis (il est 10h30)) et crevé parce que malade ou parce que boulot ou autre, et où on doit se forcer pour faire le chapitre, et c'est dur en se disant que de toute façon... tout le monde s'en fout, puisque personne ou presque ne réagit. Dans cette fic depuis le début j'ai publié des textes de qualités très diverses, des tout simples et qui vont pas chercher bien loin, et d'autres comme ceux de la semaine dernière dont certains m'ont demandé des dizaines d'heures de boulot, et au final... la réaction est exactement la même, rien... Donc bon voilà, je trouve ça blasant.

Après on peut pas non plus forcer les gens à laisser des mots, et personne ne me force à poster non plus... mais je veux pas être hypocrite, certains des textes que j'ai publiés, comme la scène de la fourrière ou le truc des taupes et des lapins, je les avais dans mon disque dur depuis des mois, voire des années, et le plan d'underground je travaille dessus depuis que j'ai publié la fin d'Himitsu. C'est pas des trucs écrits en cinq minutes sur un coin de table pendant un cours, et si je les publie, c'est parce qu'on me les a demandés, sinon je les aurais gardés bien au chaud dans mon disque dur. Donc évidemment, j'attends une réaction.

Je dis pas qu'on me la doit, j'aurai pas cette prétention, mais je dis simplement que ce serait quand même sympa de me montrer que je me casse pas la binette pour rien. Mais pour ma part j'estime que ce fandom est quand même spécial, ces personnages ont vraiment un truc « magique » et qu'ils méritent bien qu'on les abandonne pas comme les CLAMP ont pu le faire en bâclant la fin de TRC. Malgré les années qui ont passé j'ai jamais pu complètement l'abandonner, aujourd'hui j'aimerais vraiment que ce qu'on fait, Irissia et moi (et les autres auteurs du fandom bien sûr), aide à le réveiller et à lui redonner un peu plus de vie, parce que ça m'attriste de le voir dans cet état. Voilà, c'est tout :)

Riri : Hein oui ils sont mignons, ils roucoulent comme au premier jour ! Et Fye a pris de la consistance, un peu, je trouve. Ça lui fait pas de mal à ce garçon, il a besoin de s'affirmer.

Pour reviewter, c'est en bas au centre !


Trente-sixième jour – le 9 mars – Orphelins.

La religieuse qui vint les accueillir était une jeune femme à la peau laiteuse et aux joues charnues couvertes de taches de son. Ses lèvres roses, pleines et souriantes compensaient la dureté d'un regard bleu-gris, et si elle fut impressionnée par la taille ou la stature des deux nouveaux venus, elle n'en montra absolument rien.

- Je suis Soeur Marie-Léna, dit-elle après les avoir salués. Que puis-je faire pour vous ?

- C'est bien l'orphelinat des Orangers ? demanda le mage.

- Absolument !

- Nous venons de la part de l'inspecteur Depestre.

- Oh ! s'exclama la jeune femme. Mais entrez donc !

Elle leur ouvrit le portail et leur permit de pénétrer dans la cour, puis les guida le long d'une courte allée de gravier fait de minuscules galets, bordée de petits massifs de pelouse et d'arbres à papillons, d'agaves et de pieris. Le corps de bâtiment de l'orphelinat était flambant neuf, couvert de tuile orangée et crépi de blanc cassé. Les balançoires, divers jeux et bacs à sable étaient assaillis par une trentaine d'étranges petits êtres piaillants, gigotants et bondissants, qui couraient dans tous les sens en riant.

- C'est l'heure de la récréation, fit Soeur Marie-Léna avec un petit sourire d'excuse. Et ils sont toujours très excités le samedi, car c'est le jour de la visite hebdomadaire de l'inspecteur. Il ne viendra pas ?

- Il a un empêchement, précisa le mage.

- J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de fâcheux !

- Il va bien, rassurez-vous. Il est simplement indisposé et il ne veut pas partager ses microbes avec tout le monde. Je lui ai dit que c'était très égoïste de sa part mais vous le connaissez, il est si têtu !

- Transmettez-lui tous nos vœux de prompt rétablissement, répondit la jeune femme, avec un petit sourire, en rosissant légèrement. Venez, vous l'annoncerez-vous même aux enfants.

Elle les précéda dans la cour et se mit à battre le rappel de la marmaille. Pendant que tout le monde se rassemblait, le ninja donna un petit coup de coude dans le bras de son compagnon.

- Oy... arrête de faire les yeux doux à cette fille.

- Jaloux, Kuro-chan ?

- C'est une religieuse !

- Et moi un vampire magicien d'une autre dimension ! J'en ai le cœur brisé mais rien ne sera possible entre elle et moi, alors ne t'inquiète pas !

- C'est pour elle que je m'inquiète.

- Les enfants ! fit le sujet de leur conversation. Ces messieurs sont venus vous annoncer quelque chose.

- Bonjour, commença le mage, je m'appelle Fye, et lui c'est Kuro-toutou !

- KUROGANE !

- Il faudrait savoir, vraiment ! C'est l'inspecteur...

Pendant le blond se mettait les gamins dans la poche, son compagnon resta un peu retrait pour observer ces enfants pas tout à fait comme les autres. Ne plus avoir de parents n'était pas le seul point commun qui les unissait ; tous ou presque avaient reçu de terribles blessures. A l'un, il manquait un pied, à l'autre une main ou un œil, il y avait une petite fille dont la moitié droite du corps portait d'horribles cicatrices de brûlures. Ils avaient été bien soignés, et ils agissaient parfaitement normalement, comme des enfants de leur âge, mais les traumatismes physiques étaient bien là, et sans doute que le côté moral ne devait pas toujours être très rose.

- J'imagine que c'est les conséquences du séisme, fit le ninja à la religieuse qui était venue le rejoindre, puisque le magicien accaparait toute l'attention du petit auditoire avec des tours de passe-passe ahurissants et des blagues bêtes.

- Pas uniquement... Pour la plupart oui, mais certains des enfants qui sont ici subissaient déjà de mauvais traitements bien avant la catastrophe.

- Comment ça ?

- Vous savez... Pays pauvre, tourisme sexuel, villages acculturés...

- C'est moche.

- Oui, mais vous ne devez pas vous fier à ce que vous voyez ici. Cet orphelinat est particulier. Il n'accueille que des enfants... disons... qui ne sont potentiellement pas candidats à l'adoption.

- Je vois... répondit le brun, vaguement écœuré.

Effectivement, ce n'était ni juste, ni sans doute très légal, mais il fallait bien être réaliste. De très nombreux enfants étaient restés sans parents, après la catastrophe et les graves conséquences qui avaient suivi : les ouragans, les difficiles conditions de vie dans les camps, les incendies, les épidémies, la pauvreté avaient prélevé un lourd tribut sur les populations. Et même si, grâce à l'aide internationale, il n'y avait pas trop de problèmes de malnutrition, cela ne sortait pas pour autant le pays de l'ornière. Dans ces conditions, les orphelinats étaient pleins à craquer et les familles d'adoptants avaient « l'embarras du choix ». Alors ils n'allaient probablement pas s'encombrer d'enfants d'un certain âge et handicapés, qui présenteraient probablement des difficultés d'adaptation, quand ils pouvaient en trouver de plus jeunes et en parfaite santé. Les pensionnaires des Orangers y resteraient probablement jusqu'à leur émancipation ou leur majorité.

- De quoi vit cet orphelinat, si ce n'est pas indiscret de demander ?

- Un peu d'aide de l'état, différents parrainages, un peu d'aide humanitaire, et les enfants participent aussi à gagner de l'argent.

- De quelle façon ?

- En chantant. Nous avons une chorale, et grâce à l'aide de jeunes gens de la ville, nous avons pu faire un disque que nous vendons. Nous ne pensions pas remporter un grand succès, même si les enfants y avaient mis tout leur cœur, mais l'inspecteur connaît un journaliste international. Il l'a fait venir et lui a présenté notre travail. Il en parlé dans son journal et de nombreuses personnes dans son pays ont commandé. Nous avons été en rupture de stock trois fois !

- L'inspecteur s'investit beaucoup pour vous.

- Oui. Il est d'ailleurs le parrain de deux enfants de la fondation. Mais venez, c'est l'heure du goûter. Vous vous joindrez bien à nous ?

Kurogane la suivit pour aller rejoindre le magicien. Ce dernier savait décidément s'y prendre avec les enfants. En quelques minutes, il avait réussi à calmer toute la meute de lutins sauteurs et les avait fait asseoir en rond dans l'ombre étale d'un magnifique tulipier. Toutes les attentions étaient centrées sur ses mains, tandis qu'il utilisait une simple ficelle pour créer et défaire toutes sortes de figures représentant des animaux, des maisons ou des motifs artistiques. Sa dextérité était impressionnante.

Le ninja s'installa discrètement à côté de lui, tandis que la religieuse partait chercher le goûter. Il savait que c'était risqué ; il se souvenait très bien d'avoir été victimé* par le mage, dans une situation similaire, à Rozamova, mais cette fois, rien ne se passa. Fye se contenta de lui adresser un petit coup d'œil et un sourire, avant de reprendre sa démonstration.

Au bout de quelques minutes, un petit garçon, qui ne devait pas avoir plus de quatre ou cinq ans, se leva, fit le tour du cercle, et décréta que les genoux du brun seraient plus confortables que le sol pour poser son fessier. Il retira ses chaussures, grimpa des deux pieds sur sa cuisse, lui fit un bisou sur la joue, puis s'installa sans la moindre gêne pour mieux bénéficier du spectacle. Le mage, qui tentait d'exécuter une figure compliquée, venait de se tromper et d'emmêler complètement sa ficelle, qui pendouillait au bout de ses doigts sous forme d'un gros nœud vraiment lamentable. Impitoyable, l'audience se moquait. Kurogane n'était pas dupe...

Fye profita du retour de Soeur Marie-Léna pour mettre fin à la démonstration, et se tourna vers le gamin qui squattait sur son compagnon.

- Toi, tu viens par là, lui dit-il, en le soulevant sous les aisselles et le faisant migrer sur ses propres genoux.

- Kuro ! protesta le petit.

- Non, non, pas Kuro. Ce n'est pas bien ce que tu fais.

L'enfant lui tira la langue, il lui répondit d'un regard métallique, le garçon se renfrogna sous la réprimande, puis le blond lui fit cadeau de sa ficelle, qui s'était miraculeusement dénouée, et tout rentra dans l'ordre.

Pendant un instant, Kurogane se demanda ce qui venait de se passer, puis il comprit en voyant que la religieuse ne donnait pas au petit garçon le même goûter qu'aux autres. Quand tout le monde avait droit à une tranche de pain avec une barre de chocolat et un fruit, lui se vit octroyer une sorte de sachet opaque muni d'un embout pour aspirer le contenu. Etait-ce bien ce à quoi il pensait ? Un coup d'œil au mage lui confirma ses doutes. Fye observait le gamin avec une expression bizarre, mi-réprobatrice mi-attristée, mâtinée de deux ou trois autres sentiments difficiles à démêler, même pour son compagnon.

- Un mini-vampire ? demanda-t-il, quand ils eurent pris congé des orphelins et qu'ils eurent pris le chemin du retour à l'appartement.

- Oui...

- C'est pour ça que tu voulais pas qu'il vienne sur moi ?

- Il te voulait. Il voulait profiter de toi, même s'il savait que tu m'appartiens.

- Il savait peut-être pas. Peut-être qu'il sentait juste que je suis différent des autres personnes. C'est qu'un petit garçon de quatre ans, tu as été un peu dur, non ?

Le mage se tourna vers lui, un air sérieux inhabituel sur le visage.

- C'est un vampire, Kuro-chan. Demande-toi simplement depuis combien de temps il est un petit garçon de quatre ans.

- Je vois.

- Tu n'as pas vu comment il te regardait...

- Il n'aurait pas pu me faire grand mal, quoi qu'il en soit.

- Ce n'est pas toi que je protégeais. Il n'a pas dû souvent rencontrer de vampire se promenant avec sa Proie, mais même si je ne sais pas grand-chose au sujet de mes « congénères », je sais au moins qu'ils ne sont pas tous aussi gentils que moi, et que convoiter ce qui appartient à un autre n'est pas foncièrement une bonne idée.

- Ouais... C'est un truc que Loé m'a appris. Il y a une sorte de code d'honneur à ce sujet.

- Ah oui ? fit le blond avec un sourire croche. Je me demande bien comment Loé en est venu à te parler ce genre de choses...

Mais s'il pensait arriver à mettre le ninja mal à l'aise, il en fut pour ses frais. Ce dernier le regarda avec un air débonnaire avant de répondre :

- Tu sais... On agite les lèvres, on remue la langue, on expire, et des sons sortent de la bouche.

- Très malin, Kuro-sama ! fit le blond, hilare.

- Qu'est-ce que tu crois ? Tes petites piques vont pas marcher à chaque fois, ce serait trop facile !

- Je note ! Il va falloir que j'étende mon registre.

Le soir tombait quand ils arrivèrent en bas de l'appartement de l'inspecteur. Le soleil était couché et la lumière grisaillait déjà, annonçant que la nuit ne tarderait pas. La marche de l'après-midi leur avait fait du bien, dissipant progressivement, en douceur, les courbatures et douleurs diverses qui restaient de leur combat de la veille, mais ils étaient également fatigués.

En arrivant, ils trouvèrent le logement très calme, et le policier en train de dormir comme un bienheureux dans son lit. Il n'y avait plus trace de son collègue, sans doute reparti travailler. Fye s'attela aussitôt à la confection du repas, un plat facile et vite préparé à base de riz, d'œuf au plat, de banane poêlée et de sauce tomate pimentée. Quand ce fut prêt, il envoya le ninja chercher l'inspecteur et ils s'installèrent sur le balcon pour le dîner. Malgré l'heure tardive, l'air était doux et d'une agréable légèreté.

Depestre s'était reposé tout l'après-midi et il se montra assez en forme pour leur faire un résumé des dernières avancées de son enquête. A la suite des interrogatoires de Cathy Voisin, la femme qui dirigeait le Bouillon des Poisons, de nombreuses perquisitions et arrestations avaient eu lieu, et une cinquantaine de personnes avaient été placées en garde à vue, soupçonnées de divers trafics, notamment de drogues et de poisons, mais aussi de cigarettes, de fausse monnaie, de voitures volées, et diverses autres choses.

Plusieurs noms de personnalités haut placées de la vie politique et économique du pays avaient été cités, et des enquêtes avaient été diligentées les concernant. L'inspecteur pensait que c'était sûrement là que le bât avait blessé et qu'il avait froissé la sensibilité de la mauvaise personne. Mais à savoir laquelle ? Il était difficile de le déterminer, quand la liste comportait trois ou quatre ministres, des directeurs de cabinet, secrétaires d'état, hauts fonctionnaires de tous poils, ou leurs épouses. Naturellement, aucun des intéressés n'avait une réputation immaculée, et tous étaient susceptibles d'avoir commis, au minimum, les crimes dont on les accusait. Seulement, lorsque le séisme avait eu lieu, le pays était en pleine restructuration, fragilisé, et la catastrophe n'avait rien arrangé. S'en était suivi une période terrible, où la principale occupation avait été de rassembler les centaines de milliers de morts pour éviter les épidémies, de soigner les blessés et de reloger plus de deux millions de sans-abris. Là-dessus était venu un ouragan, qui avait laissé dans son sillage famine et choléra. Quelques mois plus tard, la situation n'était toujours pas formidable, alors Depestre doutait que mettre la moitié du gouvernement en garde à vue soit l'idée du siècle.

Seulement, il faudrait bien faire quelque chose, sans quoi il serait condamné à rester enfermé pour le restant de sa vie dans son appartement, à trembler dans son caleçon chaque fois qu'il mangerait ou boirait quelque chose, jusqu'à ce que la personne qui lui en voulait perde patience, décide d'employer des solutions plus radicales et envoie quelqu'un mettre un terme à son existence.

Le problème, c'était qu'il doutait toujours qu'on se fut introduit chez lui pour empoisonner ses aliments, d'autant que le ninja, lui, n'avait même pas souffert d'une légère intoxication. En dehors de son domicile, le seul endroit qu'il fréquentait était le commissariat, où il passait chaque jour de trop nombreuses heures, mangeait n'importe quoi et engloutissait des litres de café en fumant cigarette sur cigarette. Quelqu'un, là-bas, n'avait pas eu envie d'attendre que l'épuisement, la mal-bouffe, un ulcère à l'estomac ou un cancer du poumon ne l'achèvent et avait pris les devants.

- Mais de toute façon, acheva-t-il en repoussant son assiette vide, même si c'est un flic qui a fait le coup, il n'a pas agi de son propre chef. Si quelqu'un veut ma place, je la lui file et je prends ma retraite, sans aucun problème. Non, ça ne change rien au fait que les ordres viennent de plus haut. Par contre, je ne vois pas comment je vais pouvoir enquêter là-dessus si je dois me méfier de quatre vingt dix-neuf pour cent de mes collègues.

Il coula un regard par en-dessous en direction de Kurogane.

- Evidemment... si quelqu'un voulait bien me rendre un petit service et aller – très confidentiellement, bien sûr – balancer quelques coups de pied dans la fourmilière, par-ci par-là... ça pourrait aider.

- Ce n'est pas trop son truc, les coups de pied, fit le magicien en désignant le ninja du pouce.

- Non, c'est plutôt lui, qui utilise ses pieds, reprit celui-ci. Moi mon truc, c'est plus les baffes ou les coups de poing.

- Moi je n'aime pas trop ça, enchaîna le blond en agitant ses doigts. Mes petites minimes sont fragiles et... c'est important pour un magicien. Il ne faudrait pas que je les abîme. Et puis, inspecteur, vous avez déjà mis votre poing dans la figure de quelqu'un ? Ça fait horriblement mal à la main !

- C'est juste que tu sais pas faire. Si tu veux je te fais une démonstration.

- Tu veux me frapper, Kuro-sama ? C'est méchant !

- Je cherchais juste à rendre service...

- Mais du coup, c'est ennuyeux, tu ne vas pas pouvoir accepter la demande de l'inspecteur...

- Non, mais toi tu vas le faire !

- Hein ? Pourquoi ?

- Parce que j'ai décidé que tu le ferais.

- Ah bon ? C'est toi qui décides, maintenant ?

- Ouais. Et au fait pendant que j'y pense, j'ai oublié de te parler de la deuxième ligne du nouveau règlement : tu as interdiction formelle de sortir de mon champ de vision.

- Euh... même pour aller me doucher ?

- Particulièrement pour aller te doucher.

- Kuro-chan, pervers !

- Ouais, et ça s'applique aussi pour aller botter des fesses, ou des fourmilières ou je sais pas quoi d'autre.

- Donc tu vas être obligé de venir avec moi ?

- Vous ne pouviez pas juste dire oui ? rigola le policier.


*Non, ce mot n'est pas dans le dictionnaire !