BrockBuck mon Stony – Brock'n'Buck

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, mystère, action, noir (mais aussi du l'humour quand je peux hein), des sujets durs et sensibles, shonen-ai et hétéro (parce que c'est bien l'hétéro !)

Couple : BrockBuck, Stony, FuryPepper, WandaVision, MariaRhodey et TaserGod(pas très présent, mais là !) sans oublier le SinSam ! Mais la vraie question étant : est-ce que j'ai encore des persos de libre pour encore plus de couple ?

Disclaimers : Maggie, Natalia, Hal, Stasya et Oswald (Et Veronica mais elle squatte) mais tout le reste revient de droit à … des gens de la liste trop longue et non-exclusive qui suit : Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck, Allan Heinberg, Jim Cheung et Stan Lee. (J'espère ne pas avoir oublié les importants)

Note : Cette fic est la suite de « BrockBuck mon Stony » et de sa suite « Allô, Funny problemo », pour tout comprendre (les relations entre les personnages et toute leur histoire) je vous conseille plus que vivement d'aller les lires. Si vous êtes intrépides, je vous souhaite bon courage. Quoiqu'il en soit, bonne lecture ! (Oh et ma Sailor Sweety que j'aime et que j'adore m'aide avec les idées ou les informations Marvel (j'ai du mal à toutes les gérer malgré tous mes sites))


Chapitre 37 :

Brooklyn, Manhattan

« Tout va bien. Attends un moment, je sortirais de là. Rassure les enfants, s'il te plaît. Je t'aime plus que tout. Le bébé va bien. »

C'était les paroles que Liar avait transmises à Brock. Le contact avec Bucky était fort, même à distance, même sans qu'il soit contre lui.

L'ex-Commandant avait au moins la certitude de pouvoir prendre des nouvelles de son aimé. Il savait qu'il ne le laisserait pas seul. Mais il ne voulait pas qu'il soit là-bas dans le S.H.I.E.L.D. alors qu'il portait leur bébé. Il ne s'inquiétait pas pour la sécurité de son mari, même s'il tuerait pour le sauver, mais bien de sa santé. La sienne et celle de l'enfant. Puis il détestait Fury pour lui retirer une nouvelle fois tout ce qu'il pouvait avoir.

Il devait vraiment faire confiance à son artiste ?

Il avait envie de prendre les choses en mains. C'était quand même un monde qu'il devienne une telle femmelette lorsqu'il s'agissait de lui… Toutefois, il se doutait que Bucky avait un plan. Un plan pour que Fury les laisse tranquille, ne puisse pas remonter à KAW et qu'ils n'aient plus à se tracasser de tout ça avant un moment.

Au lieu de ça ? Il servait le repas aux enfants.

- Où est otets ? Demanda Stasya après l'avoir remercié pour l'avoir servie de purée, compote et bâtonnet de poisson pané.

Hal leva le regard vers son père. À voir comme sa fourchette était devenue orange autour de sa main, comme elle s'état tordue entre ses doigts, il devait être particulièrement perturbé et s'en garder.

À vrai dire, l'homme supposait qu'il ne parlait même pas pour éviter de relâcher des traits de flammes. Ça lui arrivait de plus en plus souvent. Ils avaient encore un jeu de drap qui avait brûlé.

- Tonton Tony a eu besoin de lui pour une grosse mission parce qu'otets, c'est le meilleur. Sourit Brock.

Pour quelqu'un comme lui, qui avait vécu double-jeu toute sa vie, mentir était étonnement facile. Mais lorsqu'il s'agissait de son artiste et de ses enfants… eh bien, c'était toujours aussi simple mais il éprouvait quelques remords par moment. Là, il les protégeait mais il sentait des sueurs froides rouler le long de sa colonne vertébrale.

- Il sera absent pendant un moment. Je ne sais pas combien de temps. Mais il m'a dit de vous dire qu'il vous aimait trèèèèèès fort et que je devais vous faire le double de câlin et de bisou. Ça va être difficile ça. Hm… Mais je vais faire un effort. Sourit-il.

Il leur colla à tous un énorme baiser sur la joue et le front. Les enfants rirent et se sentirent un peu plus léger même s'ils voulaient leur otets avec eux. À l'exception d'Oswald qui pouvait sentir son absence, le manque, mais qui avait du mal à saisir tout ce que ça impliquait.

Brock sourit en voyant ses enfants manger et il s'assit pour enfoncer sa fourchette dans la purée. Ses yeux restèrent plutôt sur Oswald qui avait encore tendance à redécorer le mur, le sol et même le plafond avec son talent. Son poisson était écrasé dans son cas et il se régalait même si la nourriture lui semblait très froide.

- Liar… Comment il va ? Il mange bien ? Il est assis ? Couché ? Je lui manque ?

- Je ne sers pas d'entremetteur. Répondit la bague. Il est couché, il a mangé et oui, tu lui manques terriblement.

- Quel est son plan ?

- Il ne me laisse pas y avoir accès. Winter Soldier est intelligent.

- Ouais…

L'homme songea que l'inquiétude était telle qu'il allait sans doute fumer deux paquets de cigarette par jour. Qu'il allait donc les ruiner sans le salaire de son aimé et que ça rait en empirant avec le mauvais temps qui ne manquerait pas de relancer sa bronchite. Il devrait peut-être arrêter de voir le kinésithérapeute trois fois la semaine mais son homme le tuerait pour ça.

Il devait faire les choses bien.

- Et c'était comment à l'école ? Demanda Brock.

- Bien ! On a fait des collages ! Dit Stasya.

Hal avala un morceau de bâtonnet de poisson.

- Tu savais que le bébé du cochon c'est le porcelet ? Sourit-il.

- Vous avait appris ça ?

- Oui ! Avec le collage de la ferme. Assura le garçonnet.

- Ah oui ? Et comment s'appelle le bébé de la poule ?

- Le poussin ! S'écrièrent les enfants ensemble.

L'homme sourit et continua de les faire ainsi répondre, aidant de temps en temps Oswald à manger. Sa haine pour Fury augmentait à mesure que ses enfants le rendaient heureux.

Washington, District Columbia – Une semaine plus tard

La voix en perpétuel changement ricochait doucement aux oreilles de Bucky, mimant un battement de cœur frénétique alors qu'il fixait le plafond avec la main sur son ventre. Il pouvait aisément faire le vide avec le blanc impersonnel au-dessus de lui et ce bruit qui faisait disparaître tout autre son. Il pouvait se concentrer sur sa respiration, juste compter le temps qui passait.

Une semaine.

Une semaine entière sans sa famille. Il avait désespérément besoin de la voir. Liar lui permettait d'avoir des discussions rapides avec Brock mais ce n'était pas sa voix. Steve n'était toujours pas venu et il ne savait pas comment allaient ses bébés. Pire que tout, la nourriture était effroyable, il vomissait tout le temps et il ne possédait aucune intimité lorsqu'il avait des besoins naturels. Il ne dormait pas. Et heureusement, il vomissait tellement que, en effet, il n'avait pas trop à se faire de soucis pour lesdits besoins naturels…

- Cet enfoiré de Fury veut te voir. Dit Spectral par-dessus Remaker.

- Je me tais ? Reprit cette dernière.

Bucky opina bêtement.

Il se redressa et s'assit sur le banc avant de se lever lentement. Ses jambes refusèrent de répondre un court moment avant que l'homme ne s'approche de la vitre et de la ridicule ouverture qui était découpée à côté.

- Bonjour, Barnes.

- Rumlow…

- Comment se passe cette détention ?

Bucky avait du mal à se tenir debout. Son corps faiblissait beaucoup trop… Il devait éviter de le montrer mais il jurait que ses jambes tremblaient.

- Steve ne peut pas venir ?

- Le Capitaine Rogers ne veut pas venir. Rectifia Fury.

- Ce genre de truc marche sur les autres ? S'enquit le Soldat de l'Hiver.

- Rogers ne tient vraiment pas à venir.

- Je connais Steve depuis qu'il a…

Bucky écarquilla les yeux.

- … Je ne me souviens pas. Reconnut-il. Mais je sais que c'est longtemps. Je sais qu'il tient à moi au moins autant que je tiens à lui.

- Ça ne fait pas partie de l'arrangement. Dit Nick. C'est un membre du S.H.I.E.L.D. et les membres du S.H.I.E.L.D. ne rendent pas visite aux détenus.

Le Soldat de l'Hiver tourna la tête vers la femme blonde assisse sur une chaise. Elle sourit en lui faisant un clin d'œil.

- Mais moi, je ne suis pas en visite. Même si je trouve particulièrement amusant de voir le fameux Winter Soldier comme un petit chat.

- Agent dix-neuf… Réprimanda Fury.

Elle sourit et reprit son magasine.

- Je suppose que je n'ai pas le droit de voir Steve.

- Exactement.

- Et que vous allez me laisser ici.

- Il y a un petit changement. Répondit Nick.

- Un changement ?

- Je vais te changer de cellule.

- Merci. Souffla Bucky.

- Tu iras dans celle d'en face.

Le Soldat de l'Hiver regarda par-dessus l'épaule de l'homme et il vit le sourire de Killian alors que son corps rougeoyait en d'étranges arabesques.

- Et il va où ?

Nick éclata de rire. Un rire forcé et glacial.

- Nulle part.

- Mon Dieu, Nick ! Est-ce que ça marche vraiment ? Souffla Bucky. Je ne suis pas stupide. Est-ce que j'ai l'air stupide ?

Le dirigeant ne répondit pas.

- Ouais. Sourit l'Agent dix-neuf.

- Merci. Lui répondit Bucky. Nick…

- Fury. Rectifia celui-ci.

- Appelez-moi Rumlow et je verrais ce que je peux faire.

- Tu vas frôler le malaise si tu continues comme ça. Va t'asseoir. Dit Nightbringer.

- Si tu le fais avec suffisamment de retenue, ça te donnera une position de force et non de faiblesse. Nota Influence.

Bucky se recula alors. S'il avait eu deux bras, il les aurait croisés. Il s'assit avec le plus de naturel possible sur le banc.

- Je sais que si jamais vous me mettiez avec lui… il y aurait trop de problèmes. Allez savoir ce que Winter Soldier et le Mandarin peuvent faire ensemble.

- C'est toi le Mandarin. Répliqua Nick.

- Un Oswald ! Cria Aldrich.

Barnes essaya de montrer qu'il n'était pas tendu mais c'était pénible. Il osait parler de son précieux bébé…

- Oui. Winter Soldier, le Mandarin et Killian, le chef d'AIM. Ça ferait des étincelles. Trop risqués pour vous. Vous ne me mettrez pas avec lui, je n'ai pas peur.

Fury sourit froidement pendant quelques secondes.

- Tu es intelligent, Barnes, vraiment.

- Merci, Nick.

- Néanmoins… Tu n'es pas sans savoir que nous surveillons toujours nos prisonniers. Ainsi, des malaises, des incursions répétées aux toilettes, une façon certaine de… toucher son ventre.

Le Soldat de l'Hiver tenta de maitriser un frison mais ne pouvait rien faire contre celui qui secoua toute son échine.

- On dirait que vous parlé d'une femme enceinte, boss. Dit l'Agent.

- Ce type à vraiment voulu de toi alors que tu t'es tapé Hammer un an ? Ou tu as trouvé un autre idiot à qui mentir ? Demanda Killian. Il est sûr que cet enfant est de lui ?

- Je suis sûr que tu veux sortir d'ici, Barnes.

Bucky acquiesça et murmura « Nick ». Celui-ci était d'ailleurs ravi de le voir perdre toute sa contenance. Il pourrait reprendre les choses en mains de la sorte. Et il avait des arguments tangibles cette fois.

- Tu sais que je ne voulais pas en venir là. Mais nous y sommes. Rumlow n'acceptera pas de laisser son mari, le père de ses enfants, l'homme qui porte son bébé, en prison.

Le mercenaire acquiesça à nouveau.

- Tu avoues ?

- Je n'avoue pas. Répondit Bucky. Oui. Brock ferait n'importe quoi pour moi, pour me sauver. Mais ça ne veut pas dire qu'il fait partie de KAW.

- Je ne te laisserais pas sortir d'ici tant que tu n'auras pas avouer. Un enfant qui n'est pas nourri correctement…

- Taisez-vous.

- Un enfant qui naîtra en prison.

- Arrêtez.

- Je suppose que vous voulez cacher aux enfants ce que vous avez fait. Le nombre de mort qui pèsent sur votre conscience. Ils doivent s'être rendu compte que tu n'étais pas là.

- La ferme ! Cria Bucky.

- Je n'ai aucune raison de m'arrêter, Barnes. En fait, Agent dix-neuf, vous pouvez vous amuser.

- Il est enceinte ? Questionna-t-elle en se levant.

- C'est exact.

- Il va falloir me parler de ça en longueur. Tu étais gay ? Tu viens bien des années trente ? C'était comment de vivre son homosexualité à l'époque ?

Le Soldat de l'Hiver fixa Fury qu'il vit s'éloigner. Il avait cet air qui disait qu'il était ravi de ce qu'il avait fait.

- Liar ?

Bucky s'allongea sur le banc en entendant la voix de l'Agent dix-neuf et de Killian se mêler au tumulte. Il posa sa main sur son ventre, la glissant sous ses vêtements sales cette fois-ci. Il sentit ses doigts trembler contre son nombril.

- Communication en cours, ne raccrochez pas.

- Dis-lui que je l'aime. S'il te plaît…

Il ferma les yeux et laissa les images de Brock et de ses enfants flotter devant ses yeux alors qu'il calmait sa respiration.

- Voici votre message : « Je t'aime aussi l'artiste, comment tu te sens ? Quand est-ce que je peux venir te chercher ? »

- Merci Liar. Réponds-lui… Que ses bras me manquent terriblement. Le bébé va bien. Et… Il ne pourra pas venir avant un moment. J'ai besoin… J'ai besoin que Fury ne le rallie pas à KAW. J'ai besoin… d'encore un peu de temps. Je lui reviendrais. Je lui reviendrais dès que je pourrais. Je l'aime terriblement. C'est l'amour de ma vie.

- C'est long… Je peux résumer par « J'ai envie de coucher avec toi, le bébé va bien, Fury est un connard, je reste en prison et je t'aime » ?

- Non. Dis-lui… « Tu me manques, je t'aime. Le bébé va bien. » et… « Sois patient ».

Il fallait un certain temps avant qu'il n'entende la voix de Liar à nouveau dans son crâne.

- « Je t'aime terriblement aussi. Je t'aime au point de t'attendre. Quand je te verrais, je te serrerais dans mes bras et je ne te laisserais plus jamais partir. »

- Tu as tout dis.

Bucky ne put retenir ses larmes et tenta de les cacher à ses bourreaux. C'était les hormones mais ils en tireraient parti.

Forcément.